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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 15:55
Olivier de Maison Rouge et Jean-François Fiorina : dire le droit constitue un paramètre essentiel de la guerre économique, à prendre soigneusement en compte dans l'analyse géopolitique.

Olivier de Maison Rouge et Jean-François Fiorina : dire le droit constitue un paramètre essentiel de la guerre économique, à prendre soigneusement en compte dans l'analyse géopolitique.

 

22.09.2016 source notes-geopolitiques.com

 

Jean-François Fiorina s’entretient avec Olivier de Maison Rouge

 

Quel rôle joue le droit dans la guerre économique ?
Quels sont les liens et les différences entre le renseignement d’Etat et le renseignement économique ?
Existe-t-il un droit du renseignement ?…

Avocat d’affaires, docteur en droit, diplômé de Sciences-politiques, Olivier de Maison Rouge est connu pour être un spécialiste du droit de l’intelligence économique.

Son dernier ouvrage, Le droit du renseignement, renseignement d’Etat, renseignement économique (Lexis Nexis, 2016), fait suite à un autre ouvrage, Le droit de l’intelligence économique, patrimoine informationnel et secret d’affaires (Lamy, 2012).

Pour lui, celui qui définit les normes et les règles juridiques prend de fait un avantage majeur sur ses concurrents ou adversaires.

 

Suite de l'entretien : ICI

Consulter les anciens numéros

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 11:50
Envisioning European defence – Five futures

 

13 April 2016 Chaillot Paper - No137 - Jan Joel Andersson, Sven Biscop, Bastian Giegerich, Christian Mölling, Thierry Tardy

 

This Chaillot Paper – a collective endeavour on which the five authors have collaborated – outlines five possible future scenarios for European defence. The aim is to develop plausible and coherent descriptions of what European defence might look like a decade or two from now in order to point out the choices and decisions that need to be made today.

A key assumption underpinning these hypotheses is that the future of European defence will be of Europeans’ own making rather than the outcome of external pressures and events.  Moreover, the publication highlights the fact that, whatever the future evolution of European defence policy, defence cooperation — which could take shape in many different ways — is essential if Europe is to be a global security actor in its own right.

 

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 10:50
Security Jam du 25 au 28 avril 2016

 

source IRSEM

 

Participez au Security Jam du 25 au 28 avril 2016 et prenez ainsi votre part dans la réflexion menée par l’UE dans le cadre de sa nouvelle Stratégie sur la sécurité et la politique étrangère et par l’OTAN en vue de son sommet de Varsovie qui se tiendra en juillet prochain.

 

Que vous soyez experts des questions de sécurité, des droits de l’homme, du développement, que vous soyez membre d’un gouvernement, d’une organisation internationale, d’une ONG, d’une université, d’un média, venez confronter vos points de vue avec des milliers d’autres internautes et proposer des solutions innovantes pour répondre aux défis de sécurité globale.

 

Vos recommandations sur les 6 thèmes suivants seront partagées avec les grands décideurs politiques et les experts du monde entier :

 

Ø Thème 1: Strategic foresight and earlier-warning

Ø Thème 2 : Global partnerships for conflict prevention

Ø Thème 3: A regional security architecture for the Middle East

Ø Thème 4: Foreign military engagement 2025

Ø Thème 5: Policing 2025: new strategies against transnational crime

Ø Thème 6: Answers to radicalisation and violent extremism

 

A partir de vos propositions, les modérateurs élaboreront 10 recommandations par thème.

 

L’IRSEM, avec les plus grands think tanks internationaux, est partenaire du Security Jam et modère le thème 4.

 

Pour participer à cette initiative, il vous suffit de suivre ce lien et de vous inscrire ou de vous connectez à notre site internet www.defense.gouv.fr/irsem dès lundi .

 

Venez nombreux ! A vos claviers !

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 12:55
L' ANAJ-IHEDN fête ses 20 ans !

2016, un cru spécial pour l'ANAJ-IHEDN !

20 ans au service de l'Esprit de défense et de cohésion nationale

Participez activement à nos actions et soutenez la première association de Jeunes sur les questions de défense et de sécurité

 

 

 

L'ANAJ-IHEDN, une association désormais connue et reconnue

Depuis maintenant 20 ans, l'ANAJ-IHEDN oeuvre pour sensibilser les jeunes (et moins jeunes) aux questions de défense et de sécurité. L'objectif ? Créer un socle commun de connaissance et de dialogue entre différents univers pour alimenter le terreau d'une cohésion nationale pérenne et forte. Les tragiques événements qui ont frappé notre pays en 2015 ont montré à quel point la société française était en recherche de ces valeurs républicaines et prète à s'engager.

 

Avec une moyenne de 80 événements par an depuis 5 ans, en France et à l'international, l'ANAJ est désormais connue et reconnue comme une association motrice sur ces questions. Passionnés et engagés, les jeunes qui la compose sont tous bénévoles et dévoués à cette noble cause. Pour continuer nos actions, nous avons besoin du soutien de tous !


Les nouveautés 2016 à ne pas manquer !

Continuellement à la recherche d'innovations au service de nos membres et de la communauté Défense et Sécurité, l'ANAJ va lancer cette année plusieurs nouveautés qui permettront de mieux répondre à vos besoins : événements, opérations spéciales, outils, etc.

Application mobile "ANAJ-IHEDN"

L'ANAJ-IHEDN débarque sur votre smartphone ! Grâce à cette application mobile (IOS et Androïd) vous pourrez retrouver toutes nos publications, nos vidéos, nos photos et bien entendu l'agenda de nos événements. Pour ne pas les manquer, une alerte push vous sera envoyée à l'ouverture des inscriptions.

       

 

L'ANAJ facilite l'accès des séminaires aux jeunes de l'École de la 2e Chance des Yvelines

Dans le cadre de sa mission de sensibilisation aux enjeux de défense et l'ouverture à de nouveaux publics, l'ANAJ permettra à plusieurs jeunes de l'École de la 2e Chance des Yvelines de participer au prochain séminaire-jeunes de l'IHEDN de Février 2016 à Paris.

 

Soirée de prestige pour les 20 ans de l'ANAJ-IHEDN

Pour fêter les 20 ans de l'ANAJ, une soirée exceptionnelle sera organisée le 25 juin 2016 à l'Ecole militaire. Réunissant l'ensemble de la communauté Défense et Sécurité, plus de 500 personnes seront présentes pour échanger dans un cadre prestigieux et convivial.

Devenir partenaire de cette soirée

 

Des conférences toujours plus innovantes et de qualité

Comme les années précédentes, 2016 sera une année riche en conférences exclusives sur des sujets d'actualité, innovants et parfois décalés. Ces événements sont l'occasion d'accueillir de nouveaux publics et de sensibiliser aux questions de défense, sécurité et internationales.

Toutes nos conférences

 

Des ateliers pour approndir la réflexion et échanger avec des experts

Dans un cadre restreint, les ateliers de l'ANAJ-IHEDN sont réservés uniquement aux membres. Ils permettent d'échanger librement avec des experts sur des problématiques variées. Organisés tous les mois, ils sont l'occasion unique de pouvoir approfondir la réflexion stratégique.

Tous nos ateliers

 

Des visites pour aller à la rencontre des acteurs de la défense/sécurité

Réservées aux membres, nos visites permettent d'aller à la rencontre d'acteurs ou sur des sites rarement ouverts au public. Elles sont l'occasion d'échanges directs et passionnants avec nos membres.

Toutes nos visites

 

De nouvelles publications pour alimenter la réflexion stratégique

Fort de son vivier de membres et son réseau de partenaires, l'ANAJ contribue pleinement à l'émergence d'une réflexion et d'une vision "jeune" sur les enjeux stratégiques.

Toutes nos publications

 


Puisque vous êtes désormais convaincus de l'intérêt de nous soutenir ... Voici nos 3 types d'adhésion

 
 
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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 06:55
Colloque "Défense et sécurité. Quelles continuités ?" 2-3 mars 2016 à l'Ecole militaire


08/01/2016 source IRSEM

 

L’IRSEM organise un colloque sur le thème " Défense et sécurité. Quelles continuités ? ", les Mercredi 2 et Jeudi 3 mars 2016 à l'École militaire, amphithéâtre Foch

 

Programme :

 

Mercredi 2 mars 2016 09h00 - 18h15

 

Ouverture du colloque par monsieur Louis Gautier, SGDSN

Présentation du colloque par le professeur Thierry Balzacq, Directeur scientifique de l’IRSEM

 

Défense versus Sécurité 

Modérateur : Monsieur Thierry Widemann (SHD)

- Professeur Hervé Drévillon (Université de Paris I)

- Monsieur Philippe Vial (SHD)

- Monsieur Ronan Doaré (CREC)

 

Les leçons de la contre-insurrection

Modérateur : LCL Arnaud Planiol (IRSEM)

- Madame Alya Aglan (Université de Paris I)

- Professeur Douglas-Porch (Californie, USA)

- Monsieur Elie Tenenbaum (IFRI)

 

L’image de la menace

Modérateur : Madame Fatiha Dazi-Heni (IRSEM)

- Monsieur Vincent Martigny (CEVIPOF)

- Monsieur Elyamine Settoul (IRSEM)

- Monsieur Thomas Lindemann (UVSQ)

 

Résilience et esprit de défense

Modérateur : LCL Jérôme de Lespinois (IRSEM)

- Monsieur Joseph Henrotin

- Monsieur Jean-Baptiste Jeangéne-Vilmer (Caps –Min AE)

- Docteur Bernard Croisile (Centre hospitalier de Lyon)

 

Territorialisation de la défense et de la sécurité

Modérateur : Colonel Partrick Poitou, (auditeur INHESJ/CHEMI) 

- Madame Sophie Gaultier-Gaillard (Université de Paris I)

- Commissaire de Police (auditeur INHESJ/CHEMI)

- Général Pierre Grégo (EM Sentinelle)

 

Jeudi 3 mars 2016 09h00 - 18h00

 

Quels enjeux démocratiques ?

Modérateur : (auditeur INHESJ/CHEMI

- Monsieur Gabriel Périès (Institut Mines-Télécom)

- Magistrat (auditeur INHESJ/CHEMI)

- LCL Jérôme Cario (CICDE)

 

Quelques modèles concrets

Modérateur : Monsieur Christophe-Alexandre Paillard (IRSEM)

- Monsieur Ethan Corbine (Assemblée parlementaire de l'OTAN)

- Intervenant (Italie) Mr Stephano Silvestri ou Jean-Pierre Darnis

- L’action de l’Etat en Mer (Désignation en cours) 

 

Approche Prospective

Modérateur : Monsieur Thomas Reydellet (Thalès)

- LCL Baeriswyl (Armée Suisse)

- Professeur Bernard Wicht (Université de Lausanne)

- LCL Olivier Entraygues (IRSEM)

 

Synthèse du colloque :

Synthèse générale des travaux par les organisateurs :
- Professeur Hervé Drévillon

Présentation de l’étude collaborative Wiki-Lab « Défense & Sécurité » :
 - LCL Olivier Entraygues

Présentation de Futuring Lab :
- Stéphane Giron

Présentation des résultats de l’étude collaborative :
- Dr Olivier Schmitt

Table ronde « Grands témoins » :

Modérateur : Monsieur Jean-Dominique Merchet

 

Pour réserver vos places pour le colloque...

Inscription obligatoire

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 12:55
"Pour une défense cohérente, il faut revoir les engagements budgétaires"

 

28/12/2015 par Sihem Souid Le Point.fr

 

INTERVIEW. Les responsables du Centre d'étude et de prospective stratégique (CEPS) évoquent la politique de défense de la France.

 

Loïc Tribot La Spière, délégué général du Centre d'étude et de prospective stratégique (CEPS) & Hélène Pichon, directrice des relations avec les institutions du CEPS, think tank dédié à l’analyse et à la mise en perspective des facteurs d’évolution technologiques, économiques, politiques et sociaux, évoquent la politique de défense de la France.

Lire l’article

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 17:50
The EU neighbours 1995-2015: shades of grey

 

This Chaillot Paper charts the changes that have taken place in the countries and regions adjacent to the EU over the past two decades, and analyses how the upheavals of recent years have altered the EU’s relationship with and approach to its eastern and southern neighbours.  

Coming at a time when the new EU leadership has launched what amounts to a complete ‘reboot’ of the European Neighbourhood Policy as well as a wider review of the EU’s foreign and security policy priorities, it shows that the Union still as an important role to play in these regions, albeit a less exclusive and possibly less ‘magnetic’ one than assumed a decade ago.

 

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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 08:50
L'article 44 du traité de l’Union européenne, le complément opérationnel nécessaire


23/11/2015 par Général de division (2s) Maurice de LANGLOIS, Bénédicte ARA. -  IRSEM

 

Dans le cadre de la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC), il manquait au Conseil un mode d’action opérationnel lui permettant d’agir dans l’urgence en s’appuyant sur un groupe d’États volontaires. Ce mode d’action, qui est un complément aux procédures habituelles de lancement d’une opération, est l'article 44 du Traité sur l'Union européenne1 (TUE).

 

Numéro 26 - 2015  (pdf - 389 ko)

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 19:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

20/11/2015 EV C. M. - DICOD

 

A deux semaines de la COP 21, le Centre d’études stratégiques de la Marine était partenaire, le mardi 17 novembre, d’une soirée organisée par le BIPE sur le thème « L’Arctique face au réchauffement climatique ». A cette occasion de nombreux spécialistes, dont deux officiers supérieurs de la Marine nationale, ont débattu sur les enjeux climatiques et géostratégiques de l’Arctique.

 

A deux semaines de la 21e conférence des parties de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP21) , qui s’ouvrira à Paris le 30 novembre prochain, le Centre d’études stratégiques de la Marine était partenaire, le mardi 17 novembre, d’une soirée organisée par le BIPE (société de conseil en stratégie) sur le thème « L’Arctique face au réchauffement climatique ». Au cœur du Pavillon Tara, Océan & Climat, situé à côté de la célèbre goélette scientifique Tara, au pied du Grand Palais, trois tables rondes se sont succédées pour tenter de saisir les enjeux climatiques et géostratégiques de l’Arctique.

 

Le dérèglement climatique transforme progressivement le contexte stratégique mondial en accroissant les tensions dans certaines zones et en exacerbant les rivalités pour l’accès aux ressources naturelles. Pour y faire face le ministère de la Défense souligne l’importance des politiques publiques de développement durable et souhaite notamment développer la recherche stratégique sur les questions climatiques. Acteur majeur, la Marine nationale mène régulièrement des missions « Grand Nord » (voir encadré). Le déploiement régulier des bâtiments de la Marine en Arctique contribue à mieux connaître cette zone, dans le cadre de la défense des intérêts de la France.

Pour le capitaine de vaisseau Laurent de Jerphanion, chef du bureau Stratégie politique de l’état-major de la Marine, les intérêts que représente l’Arctique sont énormes : « C’est un espace de flux maritimes, de ressources potentielles et un espace de liberté géostratégique. Beaucoup de pays, comme la Russie et les Etats-Unis, anticipent déjà sur le long terme en ce qui concerne la territorialisation des ressources. Heureusement le droit international de la mer permet d’apporter des réponses. » L’Arctique, bien commun aux Etats, représente aujourd’hui un intérêt majeur et doit bénéficier du développement durable. D’autant que c’est la première zone impactée par le réchauffement climatique et la fonte des glaces. L’Arctique, zone non concernée par les émissions de gaz à effet de serre, ne sera pas traité par la COP21. Néanmoins, il est impossible de ne pas évoquer cette région, à l'approche de cette conférence mondiale.

 

photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

Le monde d'après-demain

« Le Grand Nord, c’est le monde d’après-demain, a souligné au cours de cet évènement le capitaine de vaisseau Jean-Marin d’Hébrail, commandant de la frégate anti-sous-marine Primauget, déployée pour une mission Grand Nord en juin et en juillet 2015. Cependant il y a beaucoup de choses à apprendre sur l’Arctique, qui est un monde hostile pour tout navigateur. Nous avons donc découvert lors de notre périple la fameuse dérive des glaces et ses dangers avec les growlers (petits icebergs). Dans cette zone, le Nord magnétique varie et le compas n’est plus fiable. Les cartes marines sont mal cartographiées et les tempêtes sont rudes. Nous ne pouvons pas naviguer en Arctique sans une expertise ni un matériel adapté. »

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 19:50
Vers une nouvelle stratégie européenne de sécurité


20/11/2015 par IRSEM

 

Le Laboratoire de l'IRSEM accueille des productions ayant pour finalité une perspective d’innovation. On y trouvera également des actes de colloques ou de la matière première pour des recherches futures.

 

Vers une nouvelle stratégie européenne de sécurité sous la direction du Général (2S) Maurice DE LANGLOIS - Laboratoire n°25

 

Note RP Defense: en savoir plus sur EU Global Strategy for foreign and security policy

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 17:55
Colloque du 1er Décembre 2015 "Reconfigurations politiques en Europe à la suite de la guerre en Ukraine"

 

13/11/2015 par IRSEM

 

L’IRSEM organise un colloque sur le thème " Reconfigurations politiques en Europe à la suite de la guerre en Ukraine " le Mardi 1er décembre 2015 à l'École militaire

 

Mardi 1er Décembre 2015  à l'Ecole militaire  9h00 à 17h30 -  Amphithéâtre Lacoste

 

Programme :

Rôle de l’OTAN et avenir de la défense européenne

Avec la participation de : Isabelle FACON, Barbara KUNZ, Céline MARANGÉ, Guillaume LASCONJARIAS, Marianne PERON-DOISE.

Débat : Quel avenir pour la défense européenne ?

Avec la participation de : Thierry BALZACQ, Michel BARNIER, Christophe-Alexandre PAILLARD, Général Jean-Paul PALOMÉROS.

Rôle de l’Union européenne et avenir du Partenariat oriental

Avec la participation de : Thorniké GORDADZÉ, Chantal LAVALLÉE, Philippe PERCHOC, Nicu POPESCU, Pierre RAZOUX, Elsa TULMETS.

Débat :  Quelle nouvelle architecture de sécurité pour l’Europe ?

Avec la participation de :  Roland GALHARAGUE, Fabien MANDON, Jacques RUPNIK, Général Michel YAKOVLEFF.

 

Programme détaillé

 

Pour réserver vos places pour le colloque :  Inscription obligatoire

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 17:30
photo Ministère de la Défense

photo Ministère de la Défense

 

Nov 16, 2015 - Harleen Gambhir

 

ISW’s Counter-terrorism Analyst Harleen Gambhir makes the case that  "Europe and the United States must accept the reality that protracted sectarian warfare in the Middle East is a clear and present danger to their safety and security at home" arguing that these attacks "are yet more proof that we cannot live in peace at home while millions of people are engulfed in war." Read her full op-ed in the Washington Post.

 

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 08:55
L’ISAD (Institut Supérieur de l’Armement et de la Défense) fête ses 40 ans

 

12.11.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

L’Institut Supérieur de l’Armement et de la Défense (ISAD) célèbrera, le mardi 17 novembre, à l'Ecole militaire, son quarantième anniversaire en remettant leurs diplômes aux étudiants de la quarantième promotion du Master Professionnel "Défense et Dynamiques Industrielles".

A cette occasion, l'ISAD organise un colloque (lire le programme ici). Ce colloque se tiendra de 14h à 18h, au 6 rue Albert de Lapparent, 75007 Paris. Les inscriptions sont obligatoires.

 

Retour sur l'ISAD. L’initiative du professeur Jacques Robert qui fut en 1974 à l’origine de ce premier centre de recherche universitaire consacré aux questions de défense était audacieuse, surtout quand on se remémore l’atmosphère antimilitariste qui sévissait à l’époque dans les universités françaises.

Il fut très vite imité à Grenoble avec la création du CEDSI sous l’impulsion des professeurs Guilhaudis et Fontanel, puis du centre droit de la défense sous la direction du professeur Pirotte à Lille 2, sans oublier bien sûr le master Défense de Paris 1 créé par Pierre Dabezies et Jean Klein.

Comme le résume Jean-Jacques Roche, l'actuel patron de l'ISAD, "l’existence de ces centres a permis de développer une filière de recherche académique qui a formé quasiment tous les spécialistes français du domaine, alors qu’il semble toujours impensable en France d’envisager la création d’une discipline qui s’apparenterait au war studies anglo-saxonnes – l’Association française de science politique vient une nouvelle fois de refuser la semaine dernière la création d’un groupe thématique sur les questions de sécurité nationale".

Le pari était également osé eu égard à la volonté de positionner les universités de sciences sociales sur le créneau des industries de la défense du fait de la culture d’ingénieur qui prévaut dans ce secteur.

Le Master "Défense et Dynamiques Industrielles" qui a succédé au DESS d’origine est néanmoins devenu le sas privilégié d’accès aux fonctions juridiques et commerciales, ainsi qu’aux métiers de la communication et aux missions relevant des départements des affaires publiques des grandes et des moins grandes entreprises françaises du secteur.

Grâce à l’alternance mais également du fait du développement de la formation continue qui permet d’accueillir aussi bien des stagiaires étrangers de l’école de guerre que des ingénieurs abandonnant la phase "projet" de leur carrière pour aborder la phase "management", le Master DDI est ainsi parvenu à mettre en oeuvre une stratégie de "niche" qui permet aux industriels de recruter les jeunes professionnels dont ils ont besoin, tout en offrant à ses diplômés une insertion dans le monde du travail en rapport avec leur formation.

Pour toute information : www.isad-40ans.fr

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 08:45
Conférence « A la découverte des Terres australes et antarctiques françaises »

 

La délégation Océan Indien de l’ANAJ-IHEDN a le plaisir de vous inviter à son prochain événement, A la découverte des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), avec Madame Cécile POZZO DI BORGIO, Préfète et administratrice supérieure des TAAF

 

Vendredi 11 décembre 2015 17h00 à 18h30

Siège des TAAF - Saint-Pierre, île de La Réunion
 

Les Terres australes et antarctiques françaises (Taaf) sont depuis 1955 un Territoire d’outre-mer doté de l’autonomie administrative et financière.

Cette collectivité d’outre-mer a été créée par la loi du 6 août 1955 abrogeant un décret de 1924 qui rattachait précédemment ces terres au Gouvernement Général de France à Madagascar. Le décret n° 2008-919 du 11 septembre 2008 pris pour l’application du statut des Taaf, est le principal texte de développement.

Les Terres australes et antarctiques françaises sont formées par l’archipel de Crozet, l’archipel des Kerguelen, les îles Saint-Paul et Amsterdam, la terre Adélie et les îles Eparses (depuis la loi du 21 février 2007). Ces dernières rassemblent les îles tropicales de l’archipel des Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India dans le canal du Mozambique et Tromelin au nord de La Réunion.

L’ensemble de ces terres procure à la France une Zone Economique Exclusive (ZEE) de plus de 2 300 000 de km² riches en ressources marines, qui contribuent à donner à la France la deuxième emprise maritime au monde après les Etats-Unis.

 

Inscription avant le 20 novembre 2015
Par retour de mail à :
Mathieu David / ocean-indien@anaj-ihedn.org
Informations à préciser :
Nom :
Prénom :
Numéro de téléphone :
Adresse email :

Munissez-vous de votre carte d’identité pour le 11 décembre.
ATTENTION ! Le nombre de places est limité.

 

Lieu :
Au niveau de la rivière d’Abord
Siège des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF)
Rue Gabriel Dejean
97410 Saint-Pierre, île de La Réunion
Lien Google Maps : https://goo.gl/maps/cABuABewK3T2

 

Informations complémentaires : ocean-indien@anaj-ihedn.org

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 17:55
Comment optimiser la participation aux opérations de maintien de la paix en Afrique ?


12.11.2015 Clara Mény, Responsable du comité Afrique - ANAJ IHEDN
 

Le Comité Afrique de l’ANAJ-IHEDN a le plaisir de vous présenter son premier atelier autour du thème Comment optimiser la participation aux opérations de maintien de la paix en Afrique ? Equipements, soutien, formation, financement - par Général (2S) Dominique TRINQUAND
Consultant, Expert des  opérations de maintien de la paix de l’ONU, le Lundi 23 novembre 2015 à l'École militaire.

 

L’intervention du général (2S) Trinquand abordera la question de l’optimisation de la participation aux Opérations de maintien de la paix à travers les exemples malien (MINUSMA) et centrafricain (MINUSCA).

Le 25 avril 2013, la résolution 2100 adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU porte création de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) afin de remplacer la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA) de la CEDEAO et de l’UA au Mali. La MINUSMA a pour principal mandat de stabiliser les principales agglomérations du Mali et de contribuer au rétablissement de l’autorité de l’État dans tout le pays. Outre le Bangladesh et la Chine, le Tchad, le Burkina Faso, le Niger et le Sénégal sont les plus importants contributeurs de troupes au sein de la MINUSMA.

Le 10 avril 2014, la résolution 2149 votée par le Conseil de sécurité de l’ONU porte création de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en République centrafricaine (MINUSCA). La MINUSCA est dotée, dès septembre 2014, d’une composante militaire, reposant principalement sur les effectifs de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA). Hormis le Bangladesh et le Pakistan, plusieurs pays africains (Cameroun, Burundi, Congo, RDC, Rwanda, etc.) fournissent le plus gros contingent de la MINUSCA.

 

Atelier réservé exclusivement aux membres de l’ANAJ-IHEDN à jour de cotisation 2015

sinscrire

Depuis 25 ans, sa pratique de l’ONU, aussi bien sur le terrain qu’au siège, lui a donné une véritable expertise de cette organisation, aussi bien sur ses méthodes de travail et les procédures que sur les influences internes et externes, sur les hommes et femmes du système. En opération, il a commandé un bataillon de la FINUL (1991-92) et pendant les périodes difficiles de la crise en ex Yougoslavie (1993-95), il a été choisi pour être le conseiller de deux commandants militaires des forces de l’ONU. Depuis 1998, il a tenu plusieurs postes de responsabilité dans des états-majors de l’OTAN, de l’Union européenne aussi bien que de l’ONU. Cette pratique des différentes organisations internationales lui a permis de mesurer les avantages et inconvénients, les forces et faiblesses de chacune d’entre elles.
En 2010, il a rejoint le groupe Marck où il assure la fonction de directeur de développement du groupe puis celle de directeur des relations extérieures. Dans le cadre de cette fonction, il participe à la création d’un groupement d’entreprises qui équipent les contingents participants aux opérations de maintien de la paix.
Le général (2S) Dominique Trinquand est issu de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr. Il est breveté de l’École supérieure de guerre de Paris, du Staff College de Camberley, du Royal College of Defense Studies de Londres et diplômé du Centre d’Etudes Diplomatiques et Stratégiques de Paris.

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 17:55
La sécurité au XXIesiècle : quels leaders et quels défis ? (CEMA - 2 Nov 2015)

photo AECP Centraliens

 

10/11/2015 Sources : État-major des armées

 

Allocution du général d’armée Pierre de Villiers devant l’association des centraliens à Paris, 2 novembre 2015.

 

Mesdames et messieurs,

Je voudrais tout d’abord adresser mes plus vifs remerciements à l’association des Centraliens et à son président, monsieur Jean-Georges Malcor, pour son invitation : c’est un privilège et un plaisir de pouvoir m’exprimer devant vous à l’occasion de ce petit déjeuner organisé à un horaire militaire sur le thème : « la sécurité au 21èmesiècle : quels leaders et quels défis ? ».

La sécurité et la défense de notre pays est un sujet qui nous concerne tous, que nous soyons militaires ou dans l’entreprise. Sans sécurité, il n’y a pas de développement économique possible.

Les armées françaises, directement aux ordres du chef des armées, le Président de la République, ont une raison d’être, celle de contribuer à assurer la sécurité de la Nation ; elles ont une vocation, celle de protéger la France et les Français. Je suis heureux de l’occasion qui m’est offerte d’exprimer devant vous quelques-uns des défis de l’armée de la Nation. Ce sont les défis de votre armée ; ceux de notre sécurité collective. Voilà pourquoi je suis heureux d’être là ce matin avec vous.

Le maintien dans la durée de la bonne adéquation entre les missions de nos armées et les moyens dont elles disposent pour les remplir est, vous l’imaginez, au cœur des préoccupations du chef d’état-major des armées. Parmi ces « moyens » au sens large, la ressource humaine tient une place à part. La qualité humaine est en effet la vraie force de nos armées ; elle au cœur de ce que nous sommes et de notre efficacité opérationnelle. Recruter, former et faire grandir les leaders, les chefs militaires de demain, est pour moi un sujet d’importance stratégique.

Vous l’avez compris, le thème que vous avez choisi renvoie à l’une de mes principales préoccupations : préparer les armées, et plus particulièrement ses chefs, à affronter l’avenir incertain.

Ce matin, je voudrais vous livrer un témoignage de chef militaire et pour aborder ces différentes facettes de la problématique de votre sujet, je vous propose un exposé en trois parties :

  • dans la première partie, je voudrais vous parler des principaux enjeux sécuritaires auxquels nous sommes confrontés. C’est le contexte dans lequel s’inscrivent nos missions ; ce sont les défis que nous devons relever, ceux que nous devons anticiper ;
  • dans la deuxième partie de mon exposé, je vous décrirai les grandes lignes de notre stratégie d’action pour maintenir l’efficacité de nos armées et les préparer à affronter l’avenir ;
  • enfin, dans une dernière partie, je vous livrerai ma vision du chef militaire que je préconise et en particulier des qualités qu’il doit développer. Vous y retrouverez sûrement de grandes similitudes avec ce que vous attendez d’un manager dans l’entreprise. Gardez néanmoins à l’esprit que le métier militaire n’est pas un métier comme un autre : un militaire peut être amené à donner et à recevoir la mort. Mourir au combat n’est pas un accident du travail, c’est un sacrifice librement consenti, lorsque la mission l’exige.

***

Première partie donc, quels sont les défis sécuritaires auxquels nous devons faire face ?

Vous le suivez à travers l’actualité : les risques augmentent. A l’extérieur de notre pays, nous observons chaque jour des menaces qui se durcissent et se rapprochent de nos frontières et de celles de l’Europe. La Syrie et l’Irak avec Daech ; l’ensemble de la bande sahélo-saharienne avec ses groupes armés terroristes ; le Nigeria et les pays riverains du lac Tchad avec Boko-Haram ; s’y ajoutent d’autres menaces de déstabilisation que sont la piraterie maritime, le risque Cyber et les attaques dans les champs de la perception et de l’information. Toutes ces menaces affectent, directement ou indirectement, les grands échanges entre les Nations. Elles affectent notre pays et nos concitoyens.

Les attentats et actes de violence survenus depuis le mois de janvier sur notre propre sol sont une expression dramatique, au cœur même de notre territoire national, de la profonde dégradation de la sécurité du monde. Chaque nouvelle menace s’ajoute aux précédentes.

Pour bien comprendre les ressorts de cette violence, je voudrais commencer par vous donner les quatre lignes de forces qui sont à mes yeux la toile de fond des crises et qui mettent au défi l’efficacité de notre défense.

1èreligne de force : le lien de plus en plus étroit entre sécurité extérieure et sécurité intérieure.

Les connexions matérielles et immatérielles, à l’échelle régionale et mondiale, augmentent la difficulté de circonscrire une crise à un théâtre limité.

Les crises extérieures ont des répercussions directes sur le territoire national et sur l’espace européen : le retour de combattants étrangers et – dans un autre registre – l’ampleur du phénomène des migrants en sont les deux illustrations les plus criantes.

Dans tous les cas, les menaces, les défis, sont transfrontaliers.Je constate qu’aujourd’hui, certains Etats se comportent parfois comme des bandes armées et des bandes armées se prétendent et agissent comme des Etats, à l’image du phénomène Daech.

Il y a donc un lien très fort entre la défense de l’avant – ce que nous faisons en opérations extérieures – et la sécurité de l’arrière : la protection de nos concitoyens sur le théâtre national. En agissant au Sahel ou au Levant, en y combattant les groupes terroristes, en y recueillant des renseignements sur les intentions hostiles des ennemis de notre société, nos forces armées contribuent directement à la défense de la France et des Français.

Deuxième ligne de force : le phénomène du terrorisme international.

Ce phénomène, incarné par Al Qaida, Daech et leurs affiliés, renvoie à la radicalisation djihadiste et répond à une stratégie délibérée : la recherche de la rupture par une surenchère de terreur. Sa propagande, véhiculée par les réseaux sociaux est offensive et de grande « qualité » technique ; elle est au bilan efficace et, ne nous leurrons pas, elle opère une attractivité certaine sur une partie de notre propre population, notamment les jeunes. En cela, elle menace notre société et place la violence au cœur de notre démocratie. La menace est sérieuse ; il suffit de regarder les faits pour s’en convaincre :

  • 2 700 comptes twitter en langue française relaient la propagande djihadiste, avec globalement, quotidiennement, 40 000 tweets pro-Daesh ;
  • environ 20% des combattants étrangers présents aujourd’hui même en Syrie sont francophones et parmi eux on dénombre environ 500 Français.

Troisième ligne de force : l’avance technologique, qui nous donnait d’office l’ascendant, se réduit sous l’effet des modes d’action qui visent à la contourner.

Ces modes d’action limitent les avantages liés à la technologie ; ilssont redoutablement variés :ce sont les cyber-attaques, les engins explosifs improvisés, les snipers, les attaques suicides, les actions dans les champs de l’influence et de la perception. Ces capacités sont d’autant plus dangereuses qu’elles sont peu coûteuses, aisément accessibles, et qu’elles se combinent facilement à l’idéal de mort de ceux qui nous combattent.

Nous les avons affrontés en Afghanistan, au Mali ; maintenant c’est au Levant ; qui peut dire qu’ils ne viendront pas demain jusqu’à nous ? C’est déjà partiellement le cas. Et il nous faut réfléchir pour trouver les parades pour conserver notre supériorité.

Quatrième et dernière ligne de force : la contradiction de plus en plus flagrante entre la gestion du temps court et la nécessité d’inscrire l’action dans le temps long.

Avec l’information instantanée et continue, la pression pour une réponse immédiate s’applique partout et à tous, alors que l’histoire nous montre que la résolution d’une crise demande en moyenne 15 années d’endurance, de constance et de persévérance.

A réagir sous le coup de l’émotion à un événement circonstanciel, nous courrons le risque de la précipitation et du micro-management qui peuvent provoquer des réponses inappropriées au regard des enjeux réels, au regard de nos objectifs stratégiques.

Nous ne devons pas baisser la garde. Nous ne devons pas non plus adapter notre outil de défense aux seuls combats d’aujourd’hui. Gardons le juste recul pour appréhender l’avenir incertainet « penser l’impensable ». L’histoire est parfois cruelle sur ce plan.

Ces quatre lignes de force constituent autant de défis pour nos armées. Leur addition ou leur combinaison a pour conséquence de modifier profondément la physionomie des crises, dont l’intensité et la simultanéité conduisent déjà à un engagement important de nos soldats qui garantissent la sécurité du territoire national et de ses approches, aussi bien en métropole qu’outre-mer, dans les 3 milieux historiques - terre, air, mer - auxquels il faut désormais ajouter le cyberespace et le spatial.

Au total, ce sont actuellement environ 30 000 soldats des 3 armées qui sont déployés 24h sur 24 à l’intérieur et à l’extérieur de nos frontières. Ils arment les forces de présence – c’est-à-dire nos forces prépositionnées à l’étranger – et de souveraineté, c’est-à-dire nos forces dans les DOM-COM ; ils assurent les missions permanentes de sécurité ; ils conduisent les opérations extérieures comme les missions intérieures.

A l’heure où je vous parle, nos armées sont engagées dans 25 opérations extérieures et 7 000 soldats arment la seule opération Sentinelle sur le territoire national. Elles luttent contre le terrorisme maritime, contre les trafics, protègent notre zone économique exclusive et notre espace aérien. Elles tiennent enfin la posture permanente de dissuasion nucléaire, qui sanctuarise nos intérêts vitaux.

Vous le voyez : une situation sécuritaire qui se dégrade, une violence en mutation et en augmentation, tel est le contexte dans lequel nos armées doivent agir. Ce sont autant de défis et nous n’avons pas le droit de faillir, car c’est la protection de notre pays et de nos concitoyens qui est en jeu !

Face à la montée des menaces et à la complexité des situations, il faut fixer des principes suffisamment généraux pour être expliqués, compris et assimilés, et suffisamment précis et adaptables pour servir de lignes directrices.

***

Pour ma part, je crois que les leviers de l’action résident toujours dans la conjonction et la combinaison de troiséléments : la volonté, les moyens et l’engagement. J’aborde là ma deuxième partie : vouloir – pouvoir – agir, trois dimensions que je souhaite détailler devant vous ; elles forment la matrice de notre stratégie militaire générale pour être au rendez-vous de nos missions.

1erdimension : la volonté. C’est le « vouloir » de l’engagement militaire.

La capacité de vouloir suppose que soient réunis trois impératifs :

  • le premier est la nécessité d’une capacité autonome d’appréciation de situation, au niveau stratégique et tactique, afin de rester dans le club très fermé des armées qui disposent de cette capacité. En clair, il s’agit d’abord de savoir et de comprendre. C’est la vocation de notre Direction du renseignement militaire, de nos capteurs de renseignement, de nos satellites, mais aussi des efforts consentis pour améliorer nos capacités dans le domaine cyber et, plus généralement, dans les champs immatériels ;
  • deuxième impératif : préserver un modèle d’armée complet, est nécessaire pour défendre notre pays. Parce que les menaces sont multiples ; parce qu’elles se présentent chaque jour sous une forme différente ; parce que nous ne savons jamais vraiment de quoi demain sera fait, il nous faut une palette de moyens à « large spectre». Il faut s’adapter à la menace, au plus près comme au plus loin, dans toutes ses dimensions capacitaires.
  • le troisième impératif du « vouloir » est l’aptitude de nos armées à « entrer en premier », c’est-à-dire à planifier et à conduire une opération nationale, en y intégrant, et très vite, des soutiens fournis par d’autres nations. Cette aptitude s’appuie, là encore, sur des capacités souveraines de renseignement et de commandement, mais aussi sur une palette d’équipements capables de faire la différence sur le terrain. Ces capacités doivent être pérennisées : sans elles, rien n’aurait été possible au Mali ou en République Centrafricaine, car, au départ, nous ne pouvions guère compter sur d’autres partenaires.

2èmedimension, après la volonté : ce sont les moyens en tant que tels, c’est-à-dire « pouvoir ».

Ces moyens, ces ressources, elles se conçoivent ; elles se préparent ; elles se façonnent. Un modèle d’armée, cela part de la prospective pour aller jusqu’aux hommes ; cela passe par les aptitudes, les capacités, les équipements, le fonctionnement et le budget. Cette cohérence et cette globalité de modèle, c’est ce que j’ai sans cesse à l’esprit. C’est ce qui guide la transformation de nos armées que nous menons actuellement.

Nous transformons en effet nos armées, car la réalité est que nous sommes confrontés à un vrai challenge. Avec des moyens en constante diminution, depuis une dizaines d’années, tout en menant des opérations exigeantes, il faut faire des choix, mais en gardant le cap de la cohérence globale de notre modèle. Le mot « cohérence » est essentiel, car l’histoire nous enseigne que l’on perd la guerre souvent à cause d’un grain de sable, à cause du maillon faible !

La réforme, cette transformation, nous la mettons donc en œuvre résolument, mais elle n’est pas un but en soi. Elle est un moyen pour préserver au mieux notre outil de défense et le façonner sur les défis de demain.

La transformation, c’est en réalité pour les armées plus qu’un état de fait, c’est un état d’esprit !

Transformer, c’est concilier les contraintes budgétaires avec le maintien de notre excellence opérationnelle ; c’est donner à notre pays l’outil de ses ambitions et de ses besoins. Tout au long de cette manœuvre, alors que les lignes bougent, et tout en continuant à gagner en opérations, nous devons conserver cette essentielle cohérence de nos armées. Pour cela, nous nous sommes organisés avec soin :

  • un plan stratégique a été construit. Il s’appuie sur une cartographie des risques et sur une analyse fonctionnelle. Je pense que vous êtes parfaitement familiers de ces notions ;
  • un projet, que nous avons nommé CAP 2020, a été bâti. Il traduit le plan stratégique en actions à conduire. Nos trois armées et nos six directions et services ont, à leur tour, construit et rédigé leur projet pour leurs propres entités. Chacun d’eux s’inscrit dans le plan d’ensemble de CAP 2020, qui est un projet global, parfaitement cohérent avec la Loi de programmation militaire qui vient d’être actualisée. Cette loi fixe, année après année jusqu’en 2019, les moyens financiers qui sont alloués aux armées. C’était tout l’enjeu de l’actualisation de cette PLM 2014-2019, votée en juillet dernier avec la décision prise par le Président de la République de redresser le budget de la défense au regard du niveau des menaces. C’était l’objectif de notre combat dernière notre ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian ;
  • trente et un chantiers transverses ont été lancés : ils portent par exemple sur les Etats-majors, la formation, le modèle RH, l’organisation logistique,…

Voilà pour la 2èmedimension, le « vouloir ».

3èmeet dernière dimension, après les moyens : l’engagement ; c’est la capacité à « agir ».

Dans les affrontements, qui sont toujours une confrontation entre deux volontés, il faut prendre l’ascendant sur l’adversaire. Là encore, il faut pour cela une philosophie de l’action qui fixe des principes et des impératifs comme conditions de notre efficacité militaire.

Vous connaissez sûrement les principes de la guerre édictés, il y a un siècle, par le maréchal Foch : « l’économie des moyens », « la concentration des efforts » et « la liberté d’action ». A ces principes, toujours vivants, je suis convaincu qu’il faut désormais ajouter « la surprise ». Non celle que l’on subit, mais celle que l’on impose. Dans les affrontements armés d’aujourd’hui, c’est cette surprise, cette incertitude, cette « foudroyance », qu’il faut rechercher à imposer, car l’adversaire fuira toujours le combat, sauf s’il est acculé.

Cela suppose de disposer d’une mobilité suffisante, d’une allonge pour projeter notre puissance et frapper l’adversaire dans la profondeur avant qu’il ne vienne jusqu’à nous.

Cette capacité à agir est permise par de nombreux moyens et équipements militaires, mais elle s’exprime surtout à travers les hommes qui les mettent en œuvre, ce qui m’amène naturellement à vous parler de la richesse humaine de nos armées. J’aborde ici ma troisième et dernière partie.

***

 

Je vous l’ai dit, j’apporte une attention toute particulière à la sélection et à la formation des hommes et des femmes de nos armées et en particulier à celle des chefs militaires : ils doivent être capables de commander en opérations avec agilité et leadership.

Dans le brouillard de la guerre, l’intelligence ne suffit pas : il faut du caractère. Dans la fatigue, le danger, le stress des combats, le chef doit être à même de faire face et de dominer l’imprévu ! Il doit agir en homme de pensée et penser en homme d’action.

L’art du commandement militaire rejoint sur ce plan celui du management civil dans la capacité à entraîner en vue d’un objectif commun, dans la capacité à remplir la mission. Le « leader », le chef, est celui qui définit la mission, qui la répartit et qui en assure la responsabilité. Cette mission engage ses subordonnés et, avec eux, il est personnellement engagé : le chef « co-mande ». Ce qui suppose que sa première qualité soit bien sa capacité à entraîner, à expliquer, à écouter. Pour commander, il ordonne : il donne des ordres, il met de l’ordre. C’est vers lui que l’on se tourne pour y voir plus clair. Le chef compose avec l’incertitude. Il assume le risque de se tromper dans ses évaluations et dans ses décisions.

Mais, in fine, sur le champ de bataille, pour le chef militaire, c’est toujours de vies humaines dont il s’agit. Il peut ordonner de donner la mort et en assumer la contrepartie, celle de perdre la vie, la sienne comme celle de ses hommes : c’est cela, fondamentalement, qui distingue le leader militaire du manager d’une équipe ou d’une entreprise civile.

Pour moi, trois chosessont nécessaires pour faire un chef militaire de cette trempe.

Premièrement : l’envie de commander, c’est-à-dire le sens et le goût des responsabilités. C’est une évidence : pour être un chef, il faut être habité par le profond désir et la volonté de le devenir. C’est un choix qui doit être renouvelé tout au long de la carrière militaire ; ce choix doit s’exprimer par la combativité, l’ardeur à servir, l’esprit d’initiative. « Malheur aux gens tièdes, qu’ils rentrent dans leurs familles ! », disait le prince de Ligne.

Deuxième chose : le caractère, un caractère bien trempé fait de volonté, d’énergie, de pugnacité, d’exemplarité et de maîtrise de soi. Il faut être sérieux, sans se prendre au sérieux. Je crois en effet que le chef doit avoir de l’humour. C’est même pour moi une qualité indispensable lorsqu’il n’est pas dérision systématique, car il fait partie des défenses immunitaires essentielles, contre la simplification à l’excès, l’arrivisme ou la prétention. Il donne en plus une certaine distance par rapport aux évènements de la vie quotidienne.

Troisième chose, l’esprit d’équipe. C’est la conscience d’être membre d’un groupe au sein duquel chacun est indispensable à la mission. C’est ce que l’on nomme chez nous l’esprit d’équipage ou l’esprit de corps ; quelque chose comme l’équivalent de « l’esprit d’entreprise ». Je suis persuadé que le chef n’est rien sans ses subordonnés. Il ne vaut qu’avec eux. Toute autorité est un service !

S’il fallait compléter ces trois éléments par quelques qualités à développer pour faire un grand chef militaire, j’en citerais quatre :

  • le courage, physique et intellectuel, qui permet d’affronter la peur. Il donne l’autorité ; il autorise la persévérance. Il est bien la marque des chefs, car il permet d’avoir confiance en soi et, surtout, il donne confiance autour de soi. « Absorbeur de stress », « diffuseur de confiance », voilà le chef militaire ;
  • le discernement qui s’ancre dans le travail personnel, la lecture, la réflexion, la culture générale. Il permet de décider seul dans l’urgence des situations opérationnelles ;
  • le goût de l’effort, qui incite au dépassement de soi et au travail. « S’élever par l’effort », quelle belle devise !
  • l’abnégation, qui peut aller jusqu’au sacrifice ultime, au service de la mission qui est sacrée.

 

Je crois enfin que tout cela ne relève pas que de l’inné, de l’intuition ou des circonstances : les grands chefs ont toujours été de grands travailleurs, y compris les plus géniaux. Ils ont toujours cherché à cultiver trois domaines.

Premièrement, la compétence technique, autrement dit la connaissance du métier. C’est l’un des premiers critères sur lequel le leader est évalué, par ses supérieurs, ses pairs et aussi ses subordonnés. Sans compétence, pas de crédibilité.

Deuxièmement : l’ouverture d’esprit. C’est pour nous l’ouverture sur le monde en général, et sur la société civile en particulier. « Celui qui n’est que militaire est un mauvais militaire », disait Lyautey. Je ne doute pas que vous ayez cette même attention, y compris en direction du monde militaire. Je vois en tout cas ma présence ici comme une preuve de cela !

Troisième domaine, enfin : l’expérience, la sienne et celle des autres. Quand on a 20 ans et l’avenir devant soi, on est impatient de voler de ses propres ailes ; rien ne remplace l’expérience personnelle, mais celle des autres fait gagner du temps ! La lecture de l’histoire, de la vie des grands chefs, des décideurs politiques, des capitaines d’industrie : tous ont des choses précieuses à nous apprendre sur le leadership et sur le charisme du chef. La plupart de mes idées nouvelles, je les prends chez les autres, en les écoutant.

Voilà ce que je voulais partager avec vous sur les qualités du chef. La richesse humaine de nos armées est notre principal capital et nous nous attachons à la faire fructifier. Elle forge les forces morales qui permettent, dans les moments d’exception, d’être au rendez-vous de l’histoire et de surmonter les difficultés, sans esprit de recul.

 

***

Voilà pour les quelques éléments que je souhaitais développer devant vous pour répondre à la question que vous m’avez posée : « quels leaders et quels défis ?». Pour conclure, je dirai que les défis qui sont devant nous, ceux d’un contexte sécuritaire qui se dégrade, nous invitent à ne pas baisser la garde ; ils soulignent l’importance de nos capacités militaires, de notre budget, de notre ressource humaine. Ce n’est pas un discours corporatiste, c’est celui d’un chef militaire soucieux de l’outil militaire dont il a la charge, conscient d’une mission exercée pour l’intérêt supérieur de la Nation. C’est le discours d’un citoyen qui a conscience des enjeux sécuritaires de notre pays.

Vous pouvez compter sur les hommes et les femmes de nos armées, sur leur courage, sur leur sens du service, sur leur dévouement. Comme ils le démontrent tous les jours sur les théâtres d’opérations extérieures et à l’intérieur même de nos frontières ; c’est avec leur enthousiasme qu’ils s’engagent pour vous, pour leur pays, pour le succès des armes de la France.

Je vous remercie et je me tiens maintenant à votre disposition pour répondre à vos questions.

 

 

151102_CAB_CEMA_association des centraliens (format pdf, 66 kB).

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 12:45
La professionnalisation des armées arabes face à un nouveau contexte stratégique régional: les cas de l’Algérie, de la Tunisie et de l’Égypte


06/11/2015  Flavien BOURRAT - IRSEM


"La professionnalisation des armées arabes face à un nouveau contexte stratégique régional : les cas de l’Algérie, de la Tunisie et de l’Égypte"
 

Un nouveau contexte stratégique caractérise le monde arabe, posant avec une acuité particulière la question des capacités des forces armées locales à affronter des défis vis-à-vis desquels elles n’ont pas été préparées. Ce contexte est désormais marqué par la montée en puissance d’un jihadisme armé et territorialisé ...

 

Numéro 24 - 2015 (pdf - 694 ko)

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 12:55
Reconfigurations politiques en Europe à la suite de la guerre en Ukraine


08/11/2015 par IRSEM

 

L’IRSEM organise un colloque sur le thème " Reconfigurations politiques en Europe à la suite de la guerre en Ukraine " le Mardi 1er décembre 2015 à l'École militaire

 

Programme à télécharger...

 

Pour réserver vos places pour le colloque :  Inscription obligatoire

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 17:20
« Canada is back! »

 

 

Le potentiel insoupçonné de « quelques arpents de neige »…

 

La victoire du Parti libéral aux dernières élections législatives ne sonne pas seulement le glas de dix ans de pouvoir conservateur à Ottawa. Elle annonce le « retour » du Canada sur la scène internationale, et un changement de cap sur un certain nombre de dossiers (arrêt des frappes aériennes contre l’Etat islamique, participation à la COP21 et plus généralement meilleure prise en compte des enjeux environnementaux…).

« Le Canada est de retour » a ainsi lancé le vainqueur, Justin Trudeau, dès le lendemain du scrutin, aux « amis (du Canada) à travers le monde » qui « se sont inquiétés du fait que le Canada avait perdu sa compassion et sa voix constructive dans le monde au cours des dix dernières années ».

Un réalignement sur la politique « internationaliste » que menait l’ancien Premier ministre Pierre-Eliott Trudeau, père de Justin Trudeau, est donc à prévoir. La situation incite à s’intéresser de nouveau au Canada, une puissance moyenne mais aux fondamentaux solides et à l’influence croissante.

La campagne électorale a semblé un temps se focaliser, via l’islam, la menace terroriste et surtout la question de l’accueil des réfugiés syriens, sur les problèmes du « multiculturalisme » qui caractérise à la fois la société et l’organisation politique canadiennes.

Mais il semble que le choix se soit opéré pour l’essentiel sur l’économie, socle sur lequel le premier ministre sortant a voulu capitaliser.

« Avec une récession sur les six premiers mois de l’année, en raison de la chute des prix du pétrole, Justin Trudeau a promis au prix de trois prochaines années en déficit budgétaire, de relancer l’activité avec un programme d’infrastructures et des emplois à la clé », relève Le Figaro (20/10/2015).

La production pétrolière ayant largement redéfini l’économie canadienne au cours des quinze dernières années, la baisse des cours de l’or noir a eu des effets directs sur la croissance, et finalement sur le moral du corps électoral.

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 13:55
Les images dans la communication opérationnelle française (2000-2010)


04/11/2015 source IRSEM

 

Cette note vise à éclairer une question cruciale sur la place des images dans la communication opérationnelle, sur leur captation, leur rôle et leur utilisation à destination des médias. La décennie 2000-2010 marque en effet un moment de forte évolution dans la réflexion et les décisions prises sur ce point.

 

"Les images dans la communication opérationnelle française (2000-2010)" - par Bénédicte CHERON

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 12:55
Cyberdéfense et Cyberguerre (RDN - Nov. 2015)

 

02/11/2015 - Jérôme Pellistrandi - cyberstrategie.org

 

"En 1941, le calculateur Z3, première machine programmable, était mis en service à Berlin pour conduire des analyses statistiques sur l’aérodynamisme. Aux États-Unis, ENIAC, démarré en 1946 et considéré comme le premier ordinateur, avait une masse d’environ 30 tonnes et pouvait calculer des trajectoires de tir en trois secondes. Le cyberespace était né.

Aujourd’hui, il n’y a pas un domaine de la vie de l’Homme sans une dimension cyber. Pour son bien, à travers de multiples usages, et hélas pour son malheur avec une imagination sans limite, avec des acteurs connus ou clandestins dont l’objectif est rien moins qu’a-moral. Certes, la littérature sur la cyberdéfense est désormais abondante et il n’est pas un jour sans de nouvelles publications sur ce thème. Pourtant, il était nécessaire que la RDN revienne sur ce sujet, notamment pour faire un point de situation sur la forte impul- sion donnée à la cyberdéfense dans le cadre de la LPM 2014-2019.

La France s’est engagée avec une volonté forte et des moyens dédiés à renforcer ses capacités dans le domaine, y compris sur le plan offensif. En effet, il ne faut pas se leurrer, le cyberespace est devenu un champ de bataille au quotidien dans lequel la menace est permanente et venant de tous les horizons. L’ubiquité et la complexité des cyberattaques sont intrinsèques. De plus, l’accélération technologique et le développement permanent de logiciels et de systèmes de plus en plus performants rendent souvent le bouclier fragile par rapport à la cyber-épée. Les défis à relever exigeront donc un effort permanent s’appuyant sur une capa- cité à innover, bousculant les vieux principes hiérarchiques et de fonctionnement vertical de nos armées. Défi technique, conceptuel mais aussi humain, indispensable pour préparer la défense de demain. Le débat n’est pas prêt de s’arrêter tant le cyber est devenu prégnant de notre vie et donc des modes de relation conflictuelle auxquels nous sommes confrontés.

Le cyber ne doit cependant pas se substituer au réel et les articles proposés ce mois- ci poursuivent cette réflexion permanente sur notre environnement stratégique, notamment avec la dimension maritime de la COP21 souvent négligée. Après la conférence des ministres de la Défense organisée à Paris le 14 octobre, il s’agit de continuer à examiner tous les enjeux autour du réchauffement climatique dont les conséquences stratégiques se feront sentir demain.

À cet effet, il convient de ne pas oublier les leçons de l’histoire. Un échec politique, bien qu’imperceptible aux yeux d’opinions publiques désormais conditionnées par le zapping médiatique, peut avoir des conséquences plusieurs décennies après. La faillite du projet de la CED – arrivé sûrement trop tôt et trop novateur – se paye encore aujourd’hui…"

 

Pour obtenir le numéro de novembre de la RND sur le cyber : ici

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 17:55
Une toile sous les mers

 

03.11.2015 ASP Alexia Pognonec, chargée de recherches au Centre d’études stratégiques de la Marine (CESM) - Marine nationale

 

 

Le 20 novembre 2000, en Australie, les internautes n’ont plus accès à la toile. Telstra, leur principal fournisseur d’accès, ne tourne plus qu’à 30 % de sa capacité habituelle. Le trafic est ralenti, toute tentative de connexion est impossible. La raison ? La rupture d’un câble sous-marin au large de Singapour.

Difficile d’imaginer que nos photographies de voyage postées sur les réseaux sociaux ou que nos conversations sur Skype avec nos amis du bout du monde transitent sous la mer ? Et pourtant. Ce sont plus d’un million de kilomètres de câbles qui sillonnent le fond des océans, permettant d’assurer 99 % des communications intercontinentales, loin devant les satellites. Et le développement de cette technologie ne date pas d’hier. Les premières tentatives d’immersion de câbles remontent aux années 1840. C’est en 1851 que la toute première ligne sous-marine est inaugurée : posée au fond de la Manche, elle relie Calais à Douvres.

Ce pas de géant dans le développement des communications internationales sera le premier d’une longue série. Dès le mois d’août 1858, la liaison est établie entre l’Europe et les États-Unis, permettant l’envoi de messages en quelques heures seulement. Loin des 15 jours de traversée nécessaires pour qu’un courrier traverse l’Atlantique ! Mais la composition inadaptée du câble à l’environnement marin aura très rapidement raison de cette première. Sept années de travail, de multiples tentatives de pose et autant d’échecs seront nécessaires, avant qu’en 1866 un autre câble déroulé par le plus grand paquebot de l’époque, le Great Eastern, relie à nouveau le Vieux Continent au Nouveau Monde.

Depuis cette date, la technique n’a cessé d’évoluer. Les années 50 voient naître les câbles téléphoniques et la fin des années 80 les câbles en fibres optiques dont les performances sont progressivement décuplées. La capacité de transmission est passée au très haut débit, multipliant ainsi par 1 million le volume de flux.

 

Une économie connectée

Ces câbles sont également le support des marchés financiers, permettant de se jouer des distances et des créneaux horaires pour parier à la hausse ou à la baisse de Tokyo à Londres, en passant par New York. À l’heure des opérations boursières, chaque milliseconde gagnée dans le transfert de données peut valoir plusieurs millions de dollars.

L’entrepreneur de son côté peut commander, contrôler la fabrication, puis la livraison via les porte-conteneurs de sa prochaine collection de prêt-à-porter, de son dernier modèle de voiture ou de son smartphone. Et bon nombre d’entreprises sont de plus en plus tributaires de ces plates-formes dématérialisées. L’accès au Cloud Computing (nuage virtuel) qu’elles utilisent aux fins de messagerie, de stockage de fichiers clients, de données comptables ou financières est particulièrement dépendant de la qualité du réseau. Le risque, en recourant à ce type de technologie, est qu’en cas de coupure internet – due à une rupture de câble ou à une attaque ciblée – les activités de ces sociétés s’en trouvent gelées.

 

Lorsque les États perdent le fil

Dans le monde actuel inter – voire ultra – connecté, le bon fonctionnement de ces liaisons sous-marines est crucial. Déjà, lors de la Grande Guerre, ces liens revêtaient une importance décisive, à tel point que les alliés se sont attelés à en priver l’Allemagne dès les premières heures du conflit. Ce faisant, ils s’assuraient un avantage stratégique majeur dans le déroulement des hostilités.

C’est aussi la stratégie qu’ont adoptée les États-Unis pour isoler Cuba du reste du monde dès le début de l’embargo en 1962. Il faudra attendre près de 50 ans pour que la Havane soit enfin connectée via un unique câble sous-marin.

Si cette mainmise sur les câbles de télécommunications revêt une importance considérable dans les relations entre États, elle est tout aussi essentielle concernant le contrôle et la surveillance des populations. Qu’il s’agisse d’espionnage d’agences gouvernementales – comme rappelé par l’affaire Snowden – ou de régimes autoritaires qui paralysent les communications pour faire taire les contestations de leurs peuples, le pouvoir que confère la maîtrise de ces outils est immense.

 

Câbles stratégiques

Les câbles sous-marins ne sont pas indestructibles, loin de là. Les contraintes qu’ils subissent sont nombreuses : température, salinité, pression, courants, tempêtes, séismes et glissements de terrain sous-marins, ancres, chaluts et même attaques de requins ! Autant de facteurs qui rendent ces serpents de mer vulnérables. Ceci sans compter les dégradations volontaires, le vandalisme et les autres formes de sabotages. D’autant qu’ils ne sont pas non plus à l’abri de destructions une fois à terre, quand bien même ils seraient enfouis dans le sol.

Dans le cadre de ses missions, la Marine a aussi vocation à protéger les navires civils qui œuvrent à la pose de ces câbles, ainsi qu’à déceler toute forme d’activité suspecte ou délictueuse à l’encontre de ces précieux moyens de communication.

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 17:20
Le destroyer américain USS Fitzgerald lance un missile à l’occasion de tests reliés au système de défense antimissile des États-Unis. (Archives/US Navy)

Le destroyer américain USS Fitzgerald lance un missile à l’occasion de tests reliés au système de défense antimissile des États-Unis. (Archives/US Navy)

 

04.11.2015 par Nicolas Laffont – 45eNord.ca

 

Le groupe de travail du Centre d’Études en Politiques internationales (CÉPI) sur la politique de sécurité internationale et de défense a rendu public mardi un rapport à l’intention du nouveau gouvernement.

 

Pour les experts du CÉPI, l’environnement international de sécurité et de défense est désormais entré dans une période de changement rapide et souvent imprévisible.

Malgré l’impossibilité de prédire avec exactitude les menaces auxquelles le Canada pourrait être confronté, le groupe de travail estime qu’il est possible de «prendre des mesures qui nous garantiront la capacité d’agir quand ces menaces se matérialiseront».

Le groupe d’experts fait ainsi 7 recommandations clés:

  1. Agir immédiatement pour rétablir le statut du Canada aux États-Unis et dans le système onusien.
  2. Mettre de l’avant une position crédible sur les changements climatiques au Sommet de Paris.
  3. Définir une stratégie de contre-terrorisme équilibrée et s’engager à l’appliquer, cette stratégie couvrant la fois la prévention du terrorisme et les menaces de terrorisme, depuis celles touchant le Moyen-Orient jusqu’à celles planant sur notre propre pays.
  4. Entamer avec la population canadienne un dialogue sur la politique étrangère et de défense, par l’entremise d’un « Livre blanc » à produire dans un délai de six mois. Il faudrait pour ce faire définir une politique et une stratégie exhaustives au sujet des relations Canada-États-Unis, notamment sur la défense continentale.
  5. Exposer une vision pour la dimension humanitaire de la politique étrangère canadienne et, à court terme, dresser un plan d’action pour les réfugiés syriens, contrer la menace posée par ISIS et renforcer les capacités régionales.
  6. S’engager à allouer des ressources suffisantes aux engagements de principe internationaux du Canada, et plus spécialement à revitaliser la présence et les capacités diplomatiques du Canada à l’appui des objectifs gouvernementaux de sécurité, de commerce et de développement, ainsi qu’à aligner les ressources de l’enveloppe de la défense avec les engagements du Canada en matière de sécurité.
  7. Organiser et équiper le centre du gouvernement de façon telle à soutenir adéquatement les responsabilités et les objectifs gouvernementaux de sécurité internationale et de défense.

Les auteurs du rapport estime aussi que «la décision prise par le gouvernement Martin de ne pas participer à la défense continentale antimissiles balistiques doit être revue».

Le gouvernement libéral de Paul Martin avait décidé en 2005 de ne pas participer au programme américain de défense antimissile balistique. Or, depuis 2014 le Canada étudiait la possibilité de finalement prendre part au programme américain, mais les Conservateurs de Stephen Harper ont été chassés du pouvoir, le 19 octobre dernier.

Lors d’une audition, lundi 2 juin, devant les sénateurs membres du comité permanent sur la sécurité nationale et la défense, le lieutenant-général Alain Parent (alors commandant-adjoint du NORAD) évoquait le fait que si une interception de missiles devait avoir lieu, il était obligé de «quitter la pièce», puisque le Canada n’est pas partenaire du programme de défense antimissiles.

Concrètement, le programme antimissile balistique américain n’implique pas la mise en place d’un «bouclier» contre lequel viendraient se heurter les missiles assaillants. Il s’agit du lancement d’un missile intercepteur qui, pour neutraliser le missile balistique ennemi, va déployer un «véhicule d’interception exoatmosphérique» qui entrera en collision avec le missile. La neutralisation résulte en réalité de la vitesse de la collision entre ces deux objets.

Le groupe d’experts du CÉPI souhaite donc que le Canada demande à se joindre officiellement au système de défense antimissiles balistiques des États-Unis. «Dans ses négociations avec Washington, le gouvernement canadien devrait demander de participer à l’établissement des protocoles opérationnels du système. Il devrait également devrait demander que le centre de commandement et de contrôle de la défense continentale antimissiles soit hébergé au sein de NORAD, de manière à consolider pour longtemps encore la place du commandement binational comme régime commun de défense aérospatiale de l’Amérique du Nord».

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 17:55
La dernière bataille de France (éd. Gallimard)

La dernière bataille de France (éd. Gallimard)

 

0311.2015 par Michel Goya – La Voie de l’Epée

 

Dans 50 ou 100 ans, des historiens se demanderont comment les gouvernements successifs de la France ont pu accepter de mettre le pays dans un tel état de vulnérabilité quelques années seulement après la fin de la guerre froide. La lecture d’un (vieux) manuel d’histoire suffisait pourtant à apprendre qu’à long terme des menaces majeures finissent toujours par apparaître et convaincre du caractère suicidaire d’une telle politique, si tant est que cette longue suite de lâchetés et d’abandons puisse être considérée comme une politique.

Ces historiens découvriront aussi rapidement que ce désarmement était sous les yeux de tous, à condition bien sûr de s’extraire des discours officiels sur la « juste suffisance », la « sanctuarisation », le format « plus réduit pour être plus réactif » ou des déclarations de généraux annonçant  fièrement devant l’IHEDN que « la France disposait de tous les moyens pour faire aux enjeux internationaux », toutes déclarations, au mieux myopes et au pire hypocrites.

Ces historiens découvriront qu'il suffisait de lire, hors du cercle des « responsables », quelques citoyens intéressés par la défense de leur pays et stigmatisés officiellement comme « pseudo-expert auto-proclamés » (expression utilisée la première fois à la fin de 2013 pour disqualifier ceux qui estimaient que l’opération Sangaris, toujours en cours en Centrafrique, durerait certainement plus longtemps que les six mois annoncés officiellement).

Pour comprendre ce plan incliné de la défaite, il suffisait en fait simplement de lire le livre du général Desportes justement titré La dernière bataille de France. Tout y est, expliqué, démontré et démonté, le plus clair et le plus implacable éclairage sur ce désarmement rampant, cet affaiblissement accepté des défenses immunitaires de la France. Cette « obsolescence programmée » de LPM en LPM qui est ainsi décrite est d’autant folle que l’outil militaire français, tellement facile à utiliser pour ceux qui veulent se donner une posture d’hommes d’Etat, est actuellement le plus employé au monde. Elle est d’autant plus stupide que ce désarmement, à but d'économies budgétaires, a également des conséquences désastreuses pour notre industrie (et donc aussi en retour pour les recettes budgétaires).

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 17:50
Ateliers de la Citadelle 2015 - photo CRR-FR

Ateliers de la Citadelle 2015 - photo CRR-FR

 

3 nov 2015 par Nicolas Gros-Verheyde – Bruxelles2

 

Réunis à Lille autour des ateliers de la Citadelle, ce jeudi d’octobre, on pouvait avoir l’impression d’être au chevet d’un grand malade, se demandant que faire du gisant. L’optimisme qui prévalait il y a quelques années a cédé la place, même chez les plus fervents défenseurs européens, sinon à du scepticisme, au moins à une interrogation : comment relancer l’Europe de la défense ? Que peut-on faire ensemble ? Alors que de nombreux Etats sont aujourd’hui préoccupés tout d’abord d’assurer leur défense territoriale.

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