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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 17:50
Calendrier des think tanks à Bruxelles Mise à jour : Lundi 10 Mars2014

Mise à jour par la Représentation permanente de la France auprès de l’UE

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 13:50
Defence budgets in Europe: a Maginot moment?

Briefs - No7 - 07 March 2014 Olivier de France

Contrary to popular belief, the Maginot Line was actually a very functional piece of military engineering. Erected in between the two World Wars by France to protect the country from invasion, it ultimately proved to be of no effective military use. With its ground and air support systems hollowed out by financial constraints, and detached from the strategic vision from which it had originated, it turned out to be quite bereft of purpose.

Not unlike France in 1939, Europe in 2014 is confronted with ‘a growing gap between security demand and capability supply’, as the IISS recently put it. As EU member states try to juggle diminishing expenditure and increasing costs in the face of an ever more unstable neighbourhood, is it possible that Europe is trying to maintain its defences by cutting everything that makes them viable?

 

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 12:50
Calendrier des think tanks à Bruxelles Mise à jour : Lundi 3 Mars2014

Mise à jour par la Représentation permanente de la France auprès de l’UE

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 17:55
Laureats des Prix scienfiques de l'IHEDN 2013-2014

10.02.2014 IHEDN

 

Liste des lauréats Catégorie Thèse et  Master II recherche 2013-2014

 

Catégorie "Thèse de doctorat"

 

Premier prix de 3000 euros

 

Capitaine Hélène GUILLOT : Photographier la Grande Guerre : les soldats de la mémoire, 1915-1919, thèse d’histoire contemporaine, soutenue à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, sous la direction du professeur Myriam Tsikounas.

 

Seconds prix ex aequo de 2500 euros

 

Aurélie KNÜFER : Intervention et libération d'Edmund Burke à John Stuart Mill, thèse de philosophie, soutenue à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne, sous la direction de du professeur Bertrand Binoche.

Hélène DE POOTER : Le droit international face aux pandémies : vers un système de sécurité sanitaire collective ?, thèse de droit public, soutenue à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, sous la direction du professeur Pierre-Michel Eisemann.

 

Catégorie "Mémoire de recherche de master 2"

 

Premier prix de 2000 euros

 

Aurore BOUVART : La valorisation du renseignement dans la stratégie de défense et de sécurité française à travers les Livres blancs de 1972, 1994 et 2008, mémoire d'histoire et de science politique, soutenu à l'Institut d'études politiques de Bordeaux, sous la direction du professeur Sébastien Laurent.

Seconds prix ex aequo de 1500 euros

 

Commissaire aspirant Anaïs LOUËR : Bases de défense et externalisations, des structures et des techniques qui permettent d’optimiser le soutien des armées ?, mémoire de droit public, soutenu à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne et Paris II Panthéon-Assas, sous la direction de Philippe Josse, conseiller d’État.

Aude GERY : La mise en œuvre de l'article 51 de la Charte des Nations unies dans le cyberespace, mémoire de droit public, soutenu à l’université Paris II Panthéon-Assas, sous la direction du professeur Bertrand Warusfel.

En raison du grand nombre et de la qualité des travaux reçus, une catégorie "Nominés" a été créée. Elle permet aux jeunes chercheurs retenus de se voir remettre une lettre de félicitations du directeur de l’IHEDN.

 

Thèse de doctorat

 

Oriane BARAT-GINIES : Le soldat et le droit en opérations extérieures. Analyse des insécurités juridiques en droit opérationnel, thèse de droit public, soutenue à l’université de Poitiers, sous la direction du professeur Jean-Paul Pancracio.

Cédric LEBOEUF : De la surveillance des activités humaines en mer. Essai sur les rapports du droit et de la technique, thèse de droit privé, soutenue à l’université de Nantes, sous la direction  du professeur Patrick Chaumette.

Emmanuel VIANES : Entre Guerre et Paix : les administrations internationales post-belligérantes, thèse de science politique, soutenue à l’université Jean Moulin Lyon 3, sous la direction du professeur Jean-Paul Joubert.

 

Mémoire de master 2

 

Charlotte TOUZOT : Patrimoine mondial et conflit armé. Une destruction alarmante, une protection dérisoire, mémoire de droit public, soutenu à l’université de Limoges, sous la direction du professeur Jean-Marc Lavieille.

Thomas MERLE : Les États autoproclamés dans l’ancien espace soviétique. Approche comparative : Transnistrie, Abkhazie, Ossétie du Sud, Haut Karabagh, mémoire de géographie, soutenu à l’université Jean Moulin Lyon 3, sous la direction des professeurs Samuel Depraz et Pascal Orcier.

Anthony MARANGHI : L'instrumentalisation de la culture dans les discours de politique étrangère et de défense chinois : une analyse matérialiste d'une Chine au masque idéaliste, mémoire de science politique, soutenu à l’Institut d’études politiques de Bordeaux, sous la direction du professeur Dario Battistella.

Par ailleurs, la Fondation d’entreprise Airbus Group a souhaité s’associer, cette année, au programme de valorisation de la recherche de l’Institut et a proposé d’allouer une somme de 1000 euros au lieutenant Philippe LEPINARD : Sociomatérialité et systèmes d’information : le cas de la numérisation de l’aviation légère de l’armée de Terre, pour sa thèse de sciences de gestion, soutenue à l’université de Nice Sophia-Antipolis, sous la direction de Ivan Pastorelli, maître de conférences.

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 17:55
Conséquences du Livre Blanc et de la loi de programmation militaire

 

January 23, 2014 Dossier d'information n°8 - la Saint Cyrienne



Le G2S s'est réuni pour réfléchir sur les conséquences du Livre Blanc et de la loi de programmation militaire. Prenez connaissance de leurs réflexions (cliquez ici)

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 12:30
Les services de renseignement des pays arabes : entre pouvoir et facteurs de changement

 

24 janvier 2014 parTristan Bazin - ANAJ-IHEDN

 

Un vent démocratique souffle plus ou moins fort à travers le monde arabe depuis 2011 contribuant à une rupture historique pour cette région. Cependant, comme le rappelle Flavien Bourrat[1], le monde arabe reste un ensemble aux réalités sociales, économiques et militaires très hétérogènes. Sur le plan strictement militaire, nous avons à faire à des acteurs largement inégaux d’un pays à l’autre, en passant de l’exception libanaise à la renaissance irakienne, par l’évolution des piliers militaires en Algérie, en Egypte, en Syrie, ou par la construction d’un acteur de type original en Tunisie, l’équation prend des allures différentes en fonctions des inconnues propres aux préoccupations des États (revendication de puissance, problématique interconfessionnelle, sauvegarde du régime…).

 

En 2011, le refus de l’armée tunisienne d’appuyer une police au demeurant mieux traitée qu’elle dans le pays, celui de l’armée égyptienne d’appliquer les consignes les plus extrêmes d’un Hosni Moubarak en fin de règne et qui essayait de lui imposer auparavant une succession dynastique, précipitèrent les départs des deux raïs. En revanche, dans une Syrie marquée par des équilibres confessionnels et communautaires plus complexes, la confusion entre la nature alaouite du pouvoir baasiste et celle d’une partie des forces de sécurité, expliquent à l’inverse que le destin de ces dernières soit lié à celui du régime. Le conflit syrien confirme un peu plus chaque jour, le rôle majeur joué par les services de renseignement des états arabes au nom de la sécurité intérieure, de la stabilité régionale et des ambitions régionales de ces états qui se font et/ou se déferont en partie sur ce terrain.

 

Par ailleurs, si certaines armées souhaitent jouer un rôle politique majeur, comme le cas égyptien peut nous le laisser croire au sortir du récent référendum, sauront-elles convaincre d’établir un partage clair et institutionnalisé des prérogatives avec
les forces politiques sorties des urnes (dont le retour probable des frères musulmans au Caire[2]) ou imposeront elles un contrat ambigu ou chacun temporise en attendant des temps meilleurs, et surveille l’autre à travers un pacte tacite ? Les réponses à de telles questions auront un impact majeur aussi bien sur la construction interne de l’Etat à venir que sur ses relations extérieures futures avec l’occident. Des relations qui en retour agiront sur l’opinion publique arabe. D’ailleurs, prenant acte du renversement des rapports de forces dans de nombreux pays arabes, les services  de renseignements occidentaux ont continué de coopérer et de s’appuyer sur certains services  de renseignement en Irak ou au Liban afin de lutter contre le nouvel ennemi désigné, l’EIIL, et intercepter les djihadistes notamment français et européens actifs au sein de ces organisations terroristes. Depuis plusieurs années, sans que cela ne soit néanmoins admis publiquement, l’État hébreu n’est plus l’ennemi mobilisateur. La menace représentée par le terrorisme islamiste pour la sécurité intérieure l’a relayé loin derrière comme combat existentiel des services.

 

Parallèlement, nous assistons au redécoupage de nouvelles frontières géopolitiques qui s’étendent aujourd’hui de la frontière sahélo-sahélienne jusqu’aux rivages du golfe Persique, succédant aux anciennes frontières du monde arabe scindées en trois grands sous-ensembles que sont l’Afrique du Nord, le Proche-Orient et la péninsule Arabique[3]. Cette dernière sous-région, conservatrice  et centrée sur ses privilèges et sur ses gisements d’hydrocarbures, conserve et conservera parmi ses priorités, le maintien à distance de l’Iran, mais aussi de l’Irak, la préservation de son système pétro-monarchique et surtout la gestion de l’épineux dossier yéménite qui n’en a pas fini d’inquiéter les monarques du Golfe. Incarnant les préoccupations du CCG[4], l’Arabie saoudite participe largement au remodelage de son environnement arabe, mettant un point d’honneur  à influencer le changement né des printemps arabes[5]. Le prince Bandar qui dirige depuis 2012 les services de renseignement saoudiens s’active ainsi en coulisse pour redessiner les alliances régionales et anticiper les conséquences géostratégiques du rapprochement américano-iranien.

 

Cela nous amène à nous poser un certain nombre de questions : qui sont les acteurs militaires aux différents niveaux de leur hiérarchie, comment sont fabriquées leurs élites, quelles relations entretiennent-elles avec le reste de la société, avec le système politique, avec leur interlocuteurs extérieurs ? En résumé, sonder les « états d’âme » de ces états et ainsi faire échos à l’auteur britannique John le Carré, qui précisait récemment lors de la sortie de son dernier opus Une vérité si délicate, que « l’âme d’une nation se révèle à travers ses services secrets »[6]. Alors même que la question de leurs rapports à la démocratie se pose en termes nouveaux dans les pays occidentaux, quelle sera la place occupée par les services de renseignement de ces états arabes dans la transition politique à plus long terme ?

 

Cette conférence nous offre l’occasion de mettre en contexte et en perspectives ces évolutions à l’aune du printemps arabe, du drame syrien et des nouveaux rapports de forces à l’œuvre dans le Golfe.

 

                                               Tristan BAZIN
Auditeur-jeune de la 78ème session IHEDN – Brest 2013
Membre du comité Moyen-Orient de l’ANAJ-IHEDN

 

Pour plus d’informations sur le comité Moyen-Orient de l’ANAJ-IHEDN : moyen-orient@anaj-ihedn.org

 

[1] Flavien Bourat est responsable de programmes à l’IRSEM au sein du domaine Sécurités régionales comparées su la région Afrique du Nord et Moyen-Orient

[2] L’Orient XXI info, “l’Egypte en quête d’elle-même”

3 Commissariat général à la stratégie et à la prospective,  31ème Rendez-vous de la Mondialisation – Le monde arabe dans la mondialisation, Paris, 21 septembre 2013, http://www.strategie.gouv.fr/blog/2013/09/31eme-rendez-vous-de-la-mondialisation-le-monde-arabe-dans-la-mondialisation/ et http://cgsp.itislive.com/cgsp-30629

[4] Conseil de Coopération du Golfe

[5] Le Monde, “le grand jeu de l’Arabie saoudite pour étouffer les printemps arabes”, mardi 14 Janvier 2014

[6] Le Nouvel Observateur, Interview de John le Carré dans le numéro du 21/10/2013.

- See more at: http://www.anaj-ihedn.org/les-services-de-renseignement-des-pays-arabes-entre-pouvoir-et-facteurs-de-changement/#sthash.HjTYnJ1C.dpuf
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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 08:50
Calendrier des think tanks à Bruxelles Mise à jour : Lundi 20 Janvier 2014

Mise à jour par la Représentation permanente de la France auprès de l’UE

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 08:45
photo EMA

photo EMA

 

08/01/2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord


Le think tank européen, l'institut Thomas More, s'est penché sur la situation malienne à la veille du premier anniversaire de l'intervention française. Cette étude analyse le chemin qu'il reste à parcourir au Mali, avec l'aide de la communauté internationale, pour devenir une nation. Car les racines du mal n'ont pas disparu.

D'abord et personne ne s'en étonnera : " Si la victoire tactique est réelle, la situation sécuritaire reste fragile. " Et les situations politique, démocratique, économique, sociale, creusets originels de l'implantation des groupes jihadistes dans le nord du pays.

Pour l'auteur, " la reconstruction du Mali ne fait que commencer et s’annonce difficile, imposant à la fois un engagement soutenu de la communauté internationale et de ne pas se focaliser sur une menace jihadiste réelle mais limitée ". 

Dans les régions du nord, " les populations sont partagées entre le ressentiment, l'espoir et la peur avec en toile de fond des services publics qui restent à réinstaller et une nation introuvable. " Forces armées, classe politique, le Mali doit reconstuire ses forces vives. Même si en un an, l'action de formation militaire EUTM Mali et les élections, présidentielle puis législatives, ont démontré une certaine motivation nationale.

Seulement, " les différences de perception des menaces entre les bailleurs internationaux, les puissances étrangères présentes et les Maliens risquent de peser lourd dans les mois et les années à venir ", n'excluant pas des soubresauts violents.

En conclusion, " la situation ressemble à bien des égards à une guerre civile « étouffée » par l’intervention de la France et de ses partenaires africains. " Et d'alerter sur une situation régionale tout aussi fragile et un risque de propagation.

" La trajectoire malienne doit interpeller l’ensemble des acteurs sous-régionaux sur la radicalisation religieuse et la corruption. Telle est peut-être la principale leçon d’un effondrement dont les soubresauts dureront encore plusieurs années et dont les racines n’ont pas disparu. "

L'ensemble de l'étude est à lire ici.

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 12:30
Les services de renseignement des pays arabes : entre pouvoir et facteurs de changement

 

06.01.2014 ANAJ-IHEDN

 

Général (2S) Luc BATIGNE, Ancien attaché de Défense en Irak

Agnès LEVALLOIS, Consultante spécialiste du Monde arabe, Ancienne directrice de l'antenne arabe de France 24

Mardi 21 janvier 2014
19h30 à 21h00

Amphithéâtre Des Vallières
Ecole militaire



Informations  : moyen-orient@anaj-ihedn.org


Acteurs incontournables de la scène politique au Moyen-Orient, les forces armées sont plus que jamais au cœur de l’évolution des pays arabes depuis la vague de soulèvements de 2011. On a pu constater l’importance de ce rôle en Tunisie, en Égypte où elles viennent de reprendre le pouvoir, en Arabie Saoudite ou en Irak, où les forces américaines se sont en partie retirées il y a deux ans. Quelle est la place des services de renseignements dans cette organisation complexe ? Décriés pour les méthodes dures qu’ils emploient pour contenir les contestations, ils sont aussi un vecteur de dialogue et d’échanges avec les partenaires occidentaux des pays arabes. Comment et dans quelles conditions peuvent-ils évoluer pour accompagner la période de transition qui s’est ouverte en 2011, empêchant certains de ces pays de plonger dans le chaos, ou en aidant au maintien ou au changement des régimes en place ?


Intervenants :
Praticien des relations internationales et du renseignement, le général (2S) Luc BATIGNE a effectué une première carrière dans les forces puis occupé en alternance des postes en administration centrale (chef du poste de sécurité de défense à l'EMA et chef du bureau réservé au cabinet du ministre de la Défense) et les postes d'attaché de défense en Jordanie (1995-1996), en Syrie (2000-2003), au Liban (2006-2009) et en Iraq (2009-2012). Il est aujourd'hui chargé d'enseignement à Sciences Po.

Arabisante, spécialiste du monde arabe, Agnès LEVALLOIS était responsable du bureau monde arabe et persan à la Délégation aux Affaires stratégiques (ministère de la Défense) avant d'être directrice de l'information de RMC MO (filiale arabophone de RFI) puis directrice de l'antenne arabe de France 24. Elle est chargée de cours à l'ENA et à Sciences Po

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 13:50
European defence – to be continued

 

Alerts - No44 - 20 December 2013 Antonio Missiroli

 

Fifteen years after the Franco-British St Malo Declaration, ten after the release of the European Security Strategy, and five after the review of its implementation and the last discussion on defence matters among the EU heads of state and government, the European Council has just brought to a (preliminary) conclusion a policy debate that was long overdue. 

Considering the current unfavourable political context – one of fiscal austerity and budgetary cuts, turmoil in the Union’s neighbourhood (and beyond), and military intervention fatigue in Europe and the wider ‘West’ – the text agreed by the EU leaders on 19 December can be considered a major step forward, also because it indicates a way forward, with explicit deadlines and responsibilities for reviewing, researching, and reporting. EU citizens, officials in Brussels and the capitals as well as our allies and partners will not have to wait another lustrum for the next milestone in the development of the Common Security and Defence Policy (CSDP).

 

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 13:30
Reforming Arab security sectors

 

Briefs - No48 - 19 December 2013 Florence Gaub

 

In 2011, Arab security forces, long suspected to be inextricably linked to their respective regimes, once again became decisive political agents in their own right: agents of change, agents of repression and, in some cases, both.

Their facilitation or suppression of democratic transitions has sparked a long-overdue debate on security sector reform in the Arab world. What are the main features of security sectors in the region? What are the main obstacles to reform? And why is this debate taking place only now?

 

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 17:55
Défense : quel changement pour demain ?

 

15.12.2013 par Olivia Gesbert - Les Retours du dimanche
 

Définitivement votée au Sénat mardi dernier, la loi de programmation militaire prévoit une réduction des effectifs ainsi que des programmes d'équipement, tout en maintenant les principales missions de l'armée (protection du territoire, capacité de projection et dissuasion).

 

Entérine-t-elle un changement de cap stratégique ? Quelle perspective pour l'armée en France ? En misant sur le renseignement, la cyberdéfense et les forces spéciales, la France sera-t-elle capable de répondre aux défis sécuritaires (inter)nationaux de demain ? Faut-il rouvrir le débat sur la dissuasion nucléaire ? Les engagements de la France à l'étranger resteront-ils cohérents avec ses capacités ? Dans un contexte de réduction des politiques de défense nationale, l'armée de demain sera-t-elle européenne ?

 

 

Avec :

 

Claude-France Arnould, directrice exécutive de l'Agence européenne de défense depuis 2011 Membre de la Commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale en 2012.

 

Bruno Tertraispolitologue, maître de conférence à la Fondation pour la recherche stratégique. Membre de la Commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale en 2007-2008 et 2012.Auteur de La menace nucléaire, (Armand Colin), L’Apocalypse n’est pas pour demain. Pour en finir avec le catastrophisme (Denoël) etl'Atlas mondial du nucléaire civil et militaire (Autrement) tous publiés en 2011.

 

Pierre Conesachercheur associé à l’IRIS, spécialiste des questions stratégiques internationales et en particulier militaires.Auteur de La fabrication de l’ennemi, ou comment tuer avec sa conscience pour soi (Robert Laffont, 2011).

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 17:55
source Ministère de la Défense

source Ministère de la Défense

source centresevres.com

 

Cycle de conférences

« Les enjeux de Défense dans le monde contemporain »

 

Sous la direction du P. François Boëdec et de M. Louis-Marie Clouet

 

L’armée française aujourd’hui ; son évolution, ses capacités d’action, les choix pour l’avenir 

 

Samedi 14 décembre 2013 de 10h à 12h

 

Avec :

- M. Henri BENTEGEAT, général d'armée, ancien chef d'état-major des armées, ancien président du Comité militaire de l'Union européenne.

- M. Étienne de DURAND, directeur du Centre des études de sécurité de l'Institut français des relations internationales (IFRI).

 

Les évolutions géopolitiques du monde contemporain mettent en lumière de nouveaux enjeux de sécurité et de défense pour les nations et les populations. Des questions anciennes se posent différemment, de nouvelles questions apparaissent. Elles obligent les responsables politiques et militaires à réfléchir aux ajustements nécessaires dans les systèmes de défense, et à anticiper l’avenir.

Dans une période de récession économique et de cohésion sociale fragilisée, comment faire face aux enjeux importants de sécurité ?

 

Ce cycle de cinq matinées, le samedi matin, de 10h à 12h avec des spécialistes (experts en géopolitique, militaires, journalistes…), permettra un tour d’horizon précis des questions de défense aujourd’hui :

 

  • Samedi 16 novembre : Le monde change, la guerre aussi
  • Samedi 14 décembre : L’armée française aujourd’hui ; son évolution, ses capacités d’action, les choix pour l’avenir 
  • Samedi 11 janvier : Nouvelles technologies – nouvelles questions éthiques
  • Samedi 8 février : La guerre juste
  • Samedi 8 mars : Où en est l’Europe de la défense ?

 

 

 

Tarifs :

15 € la matinée

50 € les 5 conférences

Il est possible de ne venir qu’à une seule conférence-débat.

 

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 11:45
La Politique africaine commune de défense et de sécurité : limites et enjeux

 

 

05.12.2013 Par Amandine Gnanguênon (Chargée d’études Afrique à l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire IRSEM ) - Le Monde.fr

 

Alors que l’on célèbre en 2013 les cinquante ans de la création de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), la mise en œuvre d’une politique africaine commune de défense et de sécurité est plus que jamais d’actualité. Malgré les efforts déployés depuis la période des indépendances, la gestion informelle des conflits par les chefs d’Etats a relégué l’OUA au second plan.

 

Au-delà des déclarations politiques, la construction d’une Architecture africaine de paix et de sécurité (APSA), proposée par l’Union africaine (UA), qui succède à l’OUA en 2002, reste elle aussi confrontée à des obstacles à la fois politiques et opérationnels récurrents.

 

LES ÉVOLUTIONS D’UN OUTIL DE DÉFENSE AFRICAIN 

 

La première proposition de créer un outil de défense africain remonte à 1958 lorsque le Ghanéen Kwane Nkrumah suggère la création d’un haut commandement africain et d’une légion africaine. Ce projet suscite de nombreuses réticences car, même s’ils sont favorables à l’unité africaine, certains dirigeants ne souhaitent pas renoncer à une souveraineté récemment acquise.

 

D’autres projets sont proposés dans les années 1960 et 1970 : une structure militaire unifiée par le Ghana en 1963 ; une Organisation africaine de défense par la Sierra Leone en 1965 ; un système africain de défense par le Nigeria en 1970. Un projet de force de défense est discuté à l’OUA entre 1978 et 1981. Leurs réalisations sont reportées en raison de contraintes politiques, institutionnelles, financières et opérationnelles.

 

L’intervention de l’OUA au Tchad (1981-1982) est une nouvelle tentative qui se solde par un échec dû au manque de préparation de l’Organisation, à des capacités logistiques et financières insuffisantes et à la partialité de ses Etats membres dans la gestion de la crise. Il faut attendre 1996 pour que les chefs d’Etat-major africains entérinent le principe d’un système de forces en attente. Le contexte est alors plus propice suite à la création d’un Mécanisme pour la prévention et la gestion des conflits par l’OUA en 1993.

 

Dans le même temps, les Communautés économiques régionales (CER) se dotent de leurs propres instruments de gestion des conflits, à l’image de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) dont les Etats membres adoptent le Protocole relatif au mécanisme de prévention des conflits, de maintien de la paix et de la sécurité en 1999.

 

Les CER, dont l’objectif initial est de promouvoir l’intégration économique régionale, sont contraintes, avec la multiplication des crises, d’élargir leurs compétences aux questions de sécurité. Citons par exemple l’intervention de la Cedeao au Liberia (1990-1999), en Sierra Leone (1998-2000) et en Guinée Bissau (1998-1999) ou de la Southern African Development Community (SADC) au Lesotho (1998-1999).

 

PRISE DE POSITION COMMUNE

 

Face à la multiplication des pactes de non-agression régionaux et afin de marquer une prise de position continentale commune, les Etats adoptent la Déclaration solennelle sur la politique africaine commune de défense et de sécurité (PACDS), en février 2004. L’Union africaine (UA) se dote ainsi progressivement des instruments nécessaires pour la concrétisation d’un système de sécurité collective à deux niveaux (continental et régional), à l’image de la force africaine en attente (FAA) qui se décline en cinq composantes régionales.

 

Les dernières opérations de soutien à la paix de l’UA, à l’image de celle menées en Somalie, montrent que finalement les rapports de force entre les Etats continuent de constituer la toile de fond de l’outil de défense africain. Les Etats sont à la recherche de cadres d’action souple, pour ne pas dire ad hoc, pour intervenir (Somalie, Mali). La complexité des conflits africains conditionne donc de plus en plus la nature des réponses à apporter en termes de sécurité collective.

 

Le Mali est un exemple de « bricolage institutionnel » permettant non seulement de satisfaire les intérêts des acteurs (maliens, africains et étrangers) mais aussi de combler leurs carences opérationnelles sans trop entacher leur crédibilité.

 

Ainsi, l’observateur extérieur avait-il de bonnes raisons de se perdre entre la Force en attente de la Cedeao (FAC), la Mission de la Cedeao au Mali (Micema), puis la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (Misma) et enfin la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma).

 

Au-delà du cas malien, trois facteurs permettent notamment d’expliquer la difficulté à mettre en œuvre un outil de défense africain efficace.

 

Premièrement, au-delà des déclarations d’intention, il est encore possible de s’interroger sur la volonté politique des dirigeants africains pour mutualiser leurs moyens militaires. La protection de l’intérêt national a en effet conduit les Etats à s’impliquer prioritairement dans la gestion d’un conflit à l’intérieur de leur sphère d'influence (Ethiopie en Somalie, Afrique du Sud au Zimbabwe, Nigeria au Liberia).

 

DES GUERRES PAR PROCURATION

 

Deuxièmement, depuis les indépendances, les projets de forces africaines sont supposés permettre aux Etats de se doter de moyens militaires pour se défendre contre une agression extérieure. Or, mis à part quelques exceptions, la plupart des différends a surtout pris la forme de guerres par procuration où les Etats s’affrontent indirectement en soutenant des groupes rebelles (Tchad/Soudan, RDC/Rwanda, Ethiopie/Erythrée). Est-il pertinent pour un Etat d’invoquer la légitime défense face à une agression extérieure alors qu’il est impliqué dans sa propre instabilité ?

 

Troisièmement, la plupart des régimes n’ont pas réussi à adapter leur outil de défense au niveau national pour faire face à des facteurs d’insécurité complexes et interdépendants (criminalité transfrontalière, terrorisme, etc.) qui requièrent des moyens humains, matériels et financiers considérables. Face à des menaces transnationales, le champ d’action des CER est lui aussi limité par un déficit en termes de moyens logistiques, humains et financiers. En dépit de leurs expériences en dans la gestion des conflits, les CER souffrent d’un défaut de stratégie collective claire, sachant que leurs actions sont, de manière récurrente, dictées davantage par l’urgence que par l’anticipation.

 

Le rapport de la présidente de la Commission de l’UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, du 29-30 avril, part d’un constat à la fois juste et amer, en raison d’une forte dépendance notamment matérielle et financière. En approuvant, le 27 mai, la proposition la Capacité africaine de réponse immédiate aux crises (Caric), les chefs d’Etats africains actent à leur manière le fait que l’opérationnalisation de la force africaine en attente (FAA) n’aura pas lieu en 2015.

 

La Caric, nouveau projet de sécurité collective supposé transitoire, souligne néanmoins qu’il reste à trouver par les chefs d’Etat africains une réponse politique claire à la question d’un outil de défense africain avec quels moyens et pour quelle finalité ? La définition des besoins en matière de sécurité africains reste une question éminemment politique dans la mesure où elle est davantage dictée par des positionnements stratégiques nationaux vis-à-vis de partenaires extérieurs.

 

Il reste encore aux Etats africains à doter la politique africaine commune de défense et de sécurité des moyens nécessaires conformément à leurs ambitions politiques. Cette prise de position, claire et nécessaire, ne pourra qu’accroître l’efficacité sur le long terme des programmes de renforcement des capacités africaines proposés par les pays étrangers.

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 08:54
La prolifération nucléaire aujourd’hui

Dec. 5, 2013 par Jean-François Fiorina - notes-geopolitiques.com

 

Un enjeu éminemment géopolitique

 

Avec la conclusion du premier round de négociations sur le nucléaire iranien à Genève, ce sont les enjeux liés à la prolifération qui gagnent en visibilité. Délaissées depuis la fin de la guerre froide, les problématiques nucléaires militaires ne sont plus vraiment au centre des préoccupations stratégiques. « Pourtant un monde nucléaire inédit est en train d’émerger et, si nous n’y prenons garde, nous risquons de nous retrouver confrontés à un ordre nucléaire radicalement nouveau sans nous y être au moins intellectuellement préparés », prévient Camille Grand, directeur de la Fondation pour la recherche stratégique, dans la préface à l’ouvrage de Thérèse Delpech sur La dissuasion nucléaire au XXIe siècle (Prix Brienne du livre géopolitique 2013).

 

À l’heure où les premières puissances nucléaires s’interrogent sur le maintien de leurs arsenaux, du moins en Europe et aux États-Unis, il importe de resituer le débat sur la dissuasion dans le contexte mouvant de la géopolitique contemporaine.

L’arme nucléaire n’est pas un simple moyen de destruction. « Pour les uns, instrument de guerre, comme toutes les armes. Moyen de la non-guerre pour les autres, qui marquent ainsi la différence entre la paix naturelle imputable à la modération des politiques et la paix forcée due à la rétention de la violence par la peur de ses excès », analysait le général Lucien Poirier (Des stratégies nucléaires, 1977). Instrument politique autant que guerrier, la Bombe conserve des attraits incomparables. C’est ce qui explique la relance de la prolifération, qui peut être le fait de « primo accédants » souhaitant développer des programmes clandestins mais aussi des puissances nucléaires établies qui renforcent et améliorent leurs arsenaux.

 

La lutte contre la prolifération malmenée ?

Pour Bruno Tertrais, maître de recherche à la FRS, la prolifération est le fait des « pays qui sont restés à l’écart du TNP (Inde, Israël, Pakistan), qui s’en sont retirés (Corée du Nord), ou qui sont soupçonnés de le violer [Iran, Birmanie?]« . Depuis la fin de la guerre froide, l’effort de la communauté internationale privilégie la contre-prolifération horizontale, qui vise à « éviter qu’un État puisse maîtriser la technologie nucléaire militaire et être ainsi en mesure de bouleverser les équilibres régionaux garantis par les puissances nucléaires officielles (États-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne et Chine) » – cf. note CLES n°50, 12/01/2012. La lutte contre la prolifération verticale, c’est-à- dire le désarmement ou la limitation des arsenaux nucléaires déjà en service, est en revanche nettement moins volontariste. Et ce, en dépit de la prolifération active entreprise notamment par la Chine ou la Russie. Dans la stratégie militaire chinoise en effet, « les armes nucléaires jouent un rôle croissant. De nouveaux systèmes air, mer et terre commencent à être déployés [dans la région], dans la plus grande opacité, dénoncée par ses voisins. [...] Avec beaucoup moins de ressources financières, la Russie donne aussi la priorité à ses capacités nucléaires parce qu’elle estime que d’importants déséquilibres conventionnels existent avec l’OTAN et avec la Chine », constatait Thérèse Delpech, ex-directrice des affaires stratégiques du CEA, aujourd’hui décédée.

C’est par la diplomatie que s’organise principalement la contre-prolifération. Elle repose sur deux principaux outils: l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et le traité de non-prolifération (TNP) de 1968. L’enjeu est de taille: « Le risque est grand [en cas d’échec] d’une prolifération en cascade », alerte Bruno Tertrais. Si, jusqu’à présent, ce système a bien fonctionné (les États s’étant engagés dans la voie des applications militaires sont rares et la majorité a renoncé à franchir le seuil nucléaire), il est permis de douter de son efficacité pour le siècle qui s’annonce. « L’ère nouvelle ne sera pas nécessairement soumise aux règles de l’ancienne », prévenait Thérèse Delpech, pour qui le XXIe siècle sera caractérisé par une forme de « piraterie stratégique », c’est-à-dire un « manque de respect croissant pour le droit international et les règles de comportement acceptées par tous ». Cette « piraterie » est le fait d’un nombre de plus en plus croissant d’acteurs étatiques, mais aussi non gouvernementaux, qui contestent l’ordre international mis en place au lendemain de la Seconde Guerre mondiale par les puissances dominantes d’alors. Les Émergents, ainsi que les pays se percevant comme des leaders régionaux historiques, se contenteront- ils de cet ordre « qu’ils considèrent comme leur étant défavorable »? Probablement pas. Par le truchement de l’arme nucléaire, ils peuvent espérer le bousculer.

Pour anticiper les bouleversements en cours, la contre-prolifération devra davantage se concentrer sur les motivations des challengers d’un Occident perçu comme déclinant, et non sur les seules modalités techniques et scientifiques qui président à la réalisation ou à l’approfondissement d’un programme nucléaire. La question du « pourquoi? » ne devrait-elle pas être en effet au centre de la lutte contre les programmes nucléaires militaires clandestins et la prolifération verticale ?

 

Pourquoi un État choisit-il le nucléaire ?

La réponse la plus évidente est que les États qui cherchent à développer des armes nucléaires, ou à les améliorer, sont ceux qui sont confrontés à une menace militaire significative qu’ils estiment ne pas pouvoir contrer par d’autres moyens, plus conventionnels. En l’absence d’une telle menace, ils resteraient volontiers des États non nucléaires, ou à la capacité sommaire. C’est le « modèle de la sécurité » établi par Scott Sagan, professeur de sciences politiques à Stanford. L’évaluation des menaces restant un exercice à la fois subjectif et politique, c’est la perception qu’a un État de son environnement sécuritaire régional et international, davantage que la réalité objective de celui-ci, qui le pousse, ou non, à développer une capacité nucléaire militaire. La prolifération engendre donc la prolifération. Historiquement, l’Union soviétique a acquis des armes nucléaires pour parvenir à l’équilibre avec les États- Unis; la Grande-Bretagne et la France les ont acquises pour dissuader l’URSS; la Chine pour dissuader à la fois les États-Unis et les Soviétiques, etc. À l’inverse, l’Afrique du Sud, le Brésil ou encore l’Argentine ont abandonné leurs programmes dès lors que leur environnement sécuritaire ne les justifiait plus.

Pour Scott Sagan cependant, l’explication par l’analyse stratégique et sécuritaire ne suffit pas : « Les programmes d’armes nucléaires servent également d’autres objectifs, plus chauvins et moins évidents ». Il propose deux autres modèles complémentaires, dont chacun prétend dévoiler les autres motifs qui, au-delà de la recherche de sécurité, poussent des États à se doter d’armes nucléaires. Le « modèle de la politique intérieure » insiste sur l’importance des mécanismes d’acquisition propres à la culture administrative et politique d’un « État proliférant ». Le développement des armes nucléaires serait ici motivé par des rivalités entre administrations et responsables politiques. Les programmes nucléaires américains et français à leurs débuts illustrent ce jeu des luttes de pouvoir entre institutions. Plus près de nous, l’étude du cas iranien révèle un même jeu entre les divers acteurs du programme, au sein duquel chacun justifie son existence, indépendamment des considérations officielles sur l’intérêt national. Quant au « modèle de la norme », il fait référence à la volonté de prestige et d’affirmation de puissance. Ici, la représentation qu’a un État de lui- même sur la scène internationale est primordiale. Ce modèle peut être complémentaire du précédent. Ainsi, la vocation iranienne d’être la grande puissance régionale du Golfe explique en très grande partie la course à l’arme nucléaire. Outre la démonstration d’une excellence scientifique et technologique, la possession d’un arsenal nucléaire offre aux États un outil au service de leur politique étrangère. Elle est garante d’une autonomie stratégique.

En réalité, l’histoire de la prolifération conjugue les trois modèles (« sécurité », « politique intérieure », « norme »). L’explication des rapports de force internationaux n’est jamais monocausale. À la faveur de la recomposition géopolitique actuelle, caractérisée à la fois par l’évolution de la démographie globale et la mondialisation de l’économie, la prolifération semble donc avoir un bel avenir. En remettant en cause, dans ce domaine aussi, la domination occidentale.

 

La « bonne vieille dissuasion » a-t-elle encore un sens ?

« Il devient évident que l’Occident accorde aux armes nucléaires un rôle de plus en plus marginal et restreint » dans sa panoplie stratégique, constatait Thérèse Delpech, « au moment même où plane en Asie – de l’ Asie occidentale à l’ Asie orientale – une menace sur la préservation de la paix nucléaire ». Ce désintérêt se traduit aussi par un relâchement de la réflexion doctrinale. Autrement dit, les États-Unis, la France et la Grande- Bretagne disposent d’un arsenal dont le mode d’emploi n’a pas été sensiblement révisé depuis la fin de l’affrontement bipolaire. « La dissuasion a été (elle est toujours) le concept de base des doctrines nucléaires occidentales. » Répond-elle aux défis lancés par les nouvelles puissances asiatiques? La possession de la Bombe garantit-elle la sanctuarisation d’un territoire ? L’extension du parapluie nucléaire à des alliés hors de l’Europe est-elle souhaitable, voire crédible? Les mécanismes « classiques » de l’escalade nucléaire ont-ils encore cours vis-à-vis d’autres puissances que la défunte URSS ?

Pour répondre à ces questions, il faudrait connaître les intentions des adversaires potentiels. L’arme nucléaire sera-t-elle avant tout une arme d’emploi ? Aura-t-elle pour objectif premier de frapper des troupes militaires ou directement des agglomérations civiles ? Son emploi sera-t-il intégré à d’autres modes d’action ? Son usage fera-t-il l’objet d’avertissements selon des modalités connues de l’adversaire ? C’est à ce « nouvel effort intellectuel » qu’invite l’ouvrage posthume de Thérèse Delpech. S’intéresser à la prolifération nucléaire est une façon de se préparer aux profondes mutations géostratégiques de ce siècle naissant.

 

 

Pour aller plus loin

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 08:55
Laboratoire de l'IRSEM


05/12/2013 IRSEM

Le Laboratoire de l'IRSEM accueille des productions ayant pour finalité une perspective d’innovation. On y trouvera également des actes de colloques ou de la matière première pour des recherches futures.

 

Nouveaux Concepts

Laboratoire de l'IRSEM n°20

Laboratoire n°20

Sociologie d’une autre bataille :
La couverture médiatique de l’intervention militaire en Lybie
Analyse comparée : France, Royaume-Uni, Allemagne.

David DELFOLIE
Présentation


 

2013 - Laboratoire de l'IRSEM

Laboratoire n°19
Penser le sentiment de confiance dans l’armée : pour un programme de recherche Olivia LEBOYER Présentation

Laboratoire n°18
La réforme des systèmes de sécurité : quel différentiel français ? Sophie DAGAND et Frédéric RAMEL(dir.) Présentation
  

2012 - Laboratoire de l'IRSEM

Laboratoire n°13
Médiation régionale : le cas israélo-palestinien. Patrick Cazin (dir.)
Présentation

Laboratoire n°12
Le Rôle social des armées. Perspectives comparatives et actualité. Irène Eulriet (dir.) Présentation

Laboratoire n°11
La gestion de la crise libyenne par l’Union africaine: chronique d’une impuissance annoncée. Delphine Lecoûtre  Présentation

Laboratoire n°10 
L’Académie de la boue. Regards croisés sur l’apprentissage des forces armées. Colonel Michel Goya et Camille Sicourmat(dir.) avec Sophie Dagand, Simon Galli, Alicia Paya Y Pastor, Éric Sangar, Olivier Schmitt, Élie Tenenbaum, Mathias Thura.  Présentation 

Laboratoire n° 9
La formation des armées étrangères. Évolution des politiques et des pratiques des années 1950 à 2010. Georges-Henri Bricet des Vallons, Florent de Saint-Victor, Nicolas Mazucchi. Présentation

Laboratoire n° 8
Réflexion sociétale sur les interfaces cerveau-machine pour l'Homme et implications pour la Défense. Sous la direction de Agnès Colin. Présentation

Laboratoire n° 7
The Role of Greenland in the Arctic. Damien Degeorges
Présentation

Laboratoire n° 6
Atelier de réflexion portant sur des propositions d’évolution des modalités de contractualisation et de conduite des programmes d’armement. Sous la direction d'Aude Fleurant.   

Laboratoire n° 5
An unprecedented power shift and the revival of East Asia. Antoine Bondaz Présentation

Laboratoire n° 4
La « reconstruction post-conflit », implications et limites d’un concept multidimensionnel. Mehdi Belaid Présentation

Laboratoire n° 3
L’armée australienne dans la guerre du Viet-Nam. Antonin Tisseron
Présentation

Laboratoire n° 2
L’impact du partenariat entre les BRIC et les pays africains sur l’évolution du régionalisme sécuritaire. Patrick Ferras Présentation

Laboratoire n° 1
L’Asie du nord-est face à la montée en puissance de la Chine. Pierre Grosser Présentation

2011 - Laboratoire de l'IRSEM

Laboratoire n° 6
Egmont Paper 2011 : Europe Deploys Towards a Civil-Military Strategy for CSDP. Sven Biscop & Jo Coelmont.

Laboratoire n° 5
Réflexion stratégique sur le changement climatique et les implications pour la défense. Sous la direction de Agnès Colin. 

Laboratoire n° 4
Les opérations d’influence britanniques, de l’Empire à l’Afghanistan. Jennifer Dybman Présentation

Laboratoire n° 3
Les puissances tierces dans la zone arctique : posture stratégique et diplomatique de la France. Joël Plouffe Présentation

Laboratoire n° 2
Les Engagements stratégiques français : nouveaux regards. Eléments de réflexion pour l’actualisation du Livre Blanc sur la défense et lasécurité nationale, Recueil de la "Journée des jeunes chercheurs de l’IRSEM" du 24 -11 - 2011.
Présentation

Laboratoire n° 1
Les différentiels stratégiques français en Océanie. Clémence Mallatrait Présentation

2010 - Laboratoire de l'IRSEM

Laboratoire n° 2
Augmentation des performances humaines avec les nouvelles technologies : quelles implications pour la défense et la sécurité ? Jean-Didier Vincent (dir.).

Laboratoire n° 1
Impact des exigences environnementales sur l’industrie de défense européenne, compte-rendu de conférences.

Bilans stratégiques

L’IRSEM publie un aide mémoire annuel offrant une analyse des enjeux auxquels la France est confrontée.Il est réalisé par des chercheurs résidentiels et ouvert aux doctorants du séminaire "Jeunes chercheurs".

Recompositions stratégiques - Un bilan de l'année 2011
Un monde de polarités différenciées, remettant en scène des pivots régionaux dans un jeu plus ouvert où l’initiative internationale fait l’objet d’une redistribution : l'année 2011 offre une lecture moins simple qu’un « choc des civilisations » ou qu’un nouveau « G2 américano-chinois ».

Recompositions stratégiques - Un bilan de l'année 2010
Les recompositions du paysage stratégique international, la rupture des équilibres traditionnels de nos proximités sont envisagés, analysées et détaillées dans cet aperçu d’une année qui préfigure de nouvelles configurations.

Recompositions stratégiques - Un bilan de l'année 2009
Ce premier opus présente une photographie des engagements de la France en 2009. Il recense les enjeux de ces nouvelles implications stratégiques et en offre les analyses.

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 11:50
‘A numbers game’: the Council summit on defence

 

3rd December 2013  – by Daniel Fiott - europeangeostrategy.org

 

What is the reality of military spending in Europe? Who are the major industrial actors and why? What of European military capabilities? These are questions that the European Union (EU) Member States will deal with at the December 2013 European Council on the ‘State of Defence in Europe’. Academic and think-tank publications have been coloured with aspirations, likely conclusions and points of desperation. Yet little quantitative information has been fed into the debate. We now know the agenda, and the Member States will discuss: increasing the effectiveness, visibility and impact of CSDP; enhancing the development of capabilities; and strengthening defence industry. But how do we know the quantitative parameters that will frame these debate? By drawing on quantitative data reported to the European Defence Agency (EDA), Eurostat and the Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) from 2011 – data after this period is presently incomplete –, this post aims to provide European Geostrategy’s readers with a brief overview of the quantitative contours of the debate in advance of the December meeting.

Military spending (2011)

expenditure

 

Of the top seven military spenders in Europe, the United Kingdom (UK) is the highest spender on defence with €43.7 billion (£36.6 billion), with France (€38.5 billion – £32 billion), Germany (€33.8 billion – £28.1 billion), Italy (€21.7 billion – £18 billion), Spain (€10.1 billion – £8.4 billion), Netherlands (€8.2 billion – £6.8 billion) and Poland (€6.6 billion – £5.5 billion) following behind. This is significant given the NATO recommendation of requiring its members to spend a minimum of two percent of gross domestic product on their armed forces. Questions will always arise as to the effectiveness of such spending, especially if one considers inefficiencies such as over-spends and the fact that most military spending in Europe still goes to wage costs for personnel. Nevertheless, military spending is an important element in showing a commitment to the armed forces as an element of national policy. There are also tangible effects. The British have spent a proportion of their expenditure on new warships and aircraft carriers, which will go into maintaining a level of global force presence. Expect the British and the French to make an issue of military spending with their fellow Member States: the problem will be how they convince partners of the need to spend more on defence when so many of them are undergoing a period of fiscal and economic consolidation.

Government expenditure 2011

Other problems relate to two further issues. Firstly, the French announced in their 2013 White Paper that their national military spending will remain at approximately 1.5 percent of gross domestic product from 2015, and therefore no increase is foreseen – it is difficult to encourage other Member States to increase spending in this climate. Second, increasing military expenditure will be difficult given that other economic sectors continue to vie for a share of overall government expenditure. The above breakdown of EU27 defence spending as a total of government expenditure (2011) highlights the share of defence spending (€187 billion) as compared to other areas of government expenditure in the EU.

National spending on armaments (2011)

Defence equipment procurement expenditure 2011

 

Of the top seven national spenders on armaments equipment procurement in Europe, the French (€7.5 billion – £6.2 billion) come out on top, yet the UK (€6.8 billion – £5.6 billion) – a symptom of the demands of Afghanistan – and Germany (€5.8 billion – £4.8 billion) are close behind. Italy (€1.1 billion – £913 million) and Sweden (€966 million – £802 million) follow even further behind. The main tension on armaments equipment spending likely to emerge at the Council meeting will relate to where equipment is procured by the Member states and how much is in turn spent in collaborative projects at the European-level. In 2009 the European Commission adopted its Directives on intra-EU transfers of defence equipment and defence procurement. Expect some of the leading states to use these Directives to further open defence markets in Europe for the benefit of their own defence firms and suppliers.

Spending on European equipment collaboration (2011)European Collaboration 2011

 

Of the top six European spenders on European equipment collaboration, the Germany (€2.4 billion – £2 billion) invests more than any other EU Member State. Not much separates the UK (€1.7 billion – £1.4 billion), Italy (€1.5 billion – £1.2 billion) and France (€1.3 billion -£1.1 billion). Spain (€298 million – £247 million) and Belgium (€67.4 million – £56 million) are further behind. When compared to national armaments procurement spending, a number of disparities emerge; for example, France and the UK’s share of European-level spending is low when compared to Germany’s and Italy’s national-to-European ratio. The Council will attempt to showcase a number of bilateral military cooperation projects, including the British-French Lancaster Treaties and the BENELUX naval cooperation. Particular projects will also be highlighted including French-Italian naval cooperation on the FREMM Frigate, European Air Transport Command, the soon-to-be in service A400M, air-to-air refuelling capacities, remotely piloted aircraft systems (RPAS) and a Space Situational Awareness capability. It should be remembered that such capability projects do not necessarily reduce costs for the Member States. European cooperation on RPAS will entail a number of challenges, as will any discussion on the political reasons behind the failed BAE Systems-EADS merger.

Spending on defence research and development (2011)

Defence R&D 2011

 

The Council of the EU recognise that European levels of government investment into defence research and development is worryingly low. The ministers see defence research and development as a way to maintain and boost expertise, innovation and competitiveness in the defence sector. The problem, however, is that no workable ways of incentivising defence research and development investment among the Member States have been identified. Of the top six spenders on this in Europe in 2011, France (€3.3 billion – £2.7 billion) was the highest investor with the UK (€2.7 billion – £2.2 billion) and Germany (€1.1 billion – £913 million) in second and third place respectively. Defence research and development poses a number of challenges; member states have been keen to switch research and development investments to civilian sectors. Some have argued that this is a reflection of the European defence sector – e.g. greater development of dual-use technologies and the importance of small and medium-sized enterprises. While this may be a fair characterisation, Member States such as France and the UK recognise the importance of investment in military-specific research and development to maintain a technological and strategic edge.

 

Sustainable land forces (2011)Sustainable Land Forces 2011

 

Of the top seven European states with sustainable land forces, the French (29,444 troops) and the British (24,483) are European leaders. This is in keeping with their expeditionary posture since the end of the Cold War. Spain (7,850), Netherlands (5,050), Romania (2,953), Greece (2, 552) and Portugal (2,254) follow behind. Sustainable land forces will be another theme that emerges at the December Council meeting, especially in the discussions about the EU Battlegroups (EUBGs). Indeed, a key debate will be had on whether or not the Member States still see the EUBGs as a useful tool – more important will be the discussions on what purpose the EUBGs should serve in the wider framework of the EU’s Common Security and Defence Policy (CSDP). The British and French will be gearing up for a contest to keep the EUBGs as a tool for rapid deployment, whereas some other countries may push for the EUBGs to play a role in the CSDP’s existing work on in-country training of security forces in third-countries. This move would attempt to feed the EUBGs into the civilian elements of the CSDP, and away from the initial ambition for the EUBGs to serve as the EU’s rapid reaction standby force.

Arms exporters (2011)

Arms Exports Value 2011

 

The issue of arms exports will be critical in the context of the European Council’s discussions in December. While national reporting on arms exports is restricted and therefore based solely on estimates by SIPRI, it is clear from the diagram that in 2011 France (€1.8 billion – £) was the leading exporter of arms globally. Germany (€888 million - £737 million), the UK (€788 million - £646 million), Italy (€770 million – £639 million), Spain (€683 million - £567 million) and Sweden (€505 million – £418 million) followed behind. An interesting development has occurred since 2011, with all the countries mentioned above lowering their exports in 2012. Significantly, Germany is now Europe’s largest exporter (€878 million – £729 million) followed by France (€ 838 million - £695 million), the UK (€635 million – £527 million), Italy (€623 million – £517 million), Spain (€530 million – £440 million) and Sweden (€364 million – £302 million). France have lost its footing and Spain has improved its position on global markets compared to Sweden. Politically the French will be using the European Council meeting to put greater emphasis on the need to review EU export rules in such a way as to boost European (read French) arms exporters. The 2013 French White Paper makes clear that the financial crisis, the development of emerging economies’ domestic arms industries and the American sequestration are hurting French exports. Looking to increase its relevance in defence policy, the European Commission will be a natural ally for France in pushing for reforms that will benefit the ‘European Defence Technological and Industrial Base’ and, thus, French industry.

 

• Most of the data has been taken from the EDA’s ‘Data Defence Portal’, with the figures coming from 2011. Unfortunately, more reliable recent figures are unavailable as the European Union member states have not as yet reported figures to the EDA beyond 2011. It should also be noted that not all member states have reported national data to the EDA in certain cases. The figures on arms exports come from the Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) database from 2011; although the original figures quoted by SIPRI are in United States dollars, the author has converted the figures to euros. The figures on total government expenditure come from Eurostat. For all notes on methodology, please consult the EDA, Eurostat and SIPRI websites respectively.

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 12:50
The European Council on Security and Defence: asking tough questions

 

2nd December 2013  – by Jolyon Howorth - europeangeostrategy.org

 

The Common Security and Defence Policy (CSDP) is currently in limbo. With the European Union’s (EU) southern and eastern neighbourhoods in a state of relative turmoil, with the United States’ (US) tilt to Asia, with draconian defence cuts being applied in every Member State, with the North Atlantic Treaty Organisation (NATO) still searching for a role, CSDP is floundering.  The European Council on Security and Defence in December will address its status and future

 

Prognoses for the success of the December Council range from pessimistic to dire. Most commentators predict minimal progress on essentially technical issues. This is a recipe for failure. The summit is too necessary to risk being a non-event. It should not be about fine-tuning. If CSDP is to develop into a policy area with a future, it is time to ask some probing, fundamental questions.

 

In its brief fifteen-year history, CSDP has achieved a great deal. But most progress has been incremental, reactive, ad-hoc, piecemeal, experimental and inchoate. It is time to stop muddling through and to establish, at the very least, what exactly CSDP is attempting to achieve. The December Council needs to rethink three key issues: strategic vision; autonomy; intervention.

 

Strategic Vision

 

EU officials tend to shun ‘grand strategy’. Yet to posit the need for a more strategic approach is to insist that there needs to be clear agreement on basic objectives, and on the means of achieving them. To this extent, the 2003 European Security Strategy was not a strategy since it ignored the relationship between means and ends. The 2008 ‘Review’ was not a review since it contented itself with a minor updating of the 2003 text. The world is undergoing a process of power transition. What does the EU hope to accomplish in such a world?

 

There is a lively debate in the US about potential transition scenarios, beginning with diametrically contradictory views about the appropriate role for the US post-Afghanistan. More substantially, John Ikenberry foresees the liberal international order co-opting into its institutions and values all of the emerging powers. Robert Hutchings and Frederick Kempe insist, on the contrary, that ‘the West’ will have to make major concessions to ‘the Rest’ and forge a ‘global grand bargain’ ushering in a new global order acceptable to all the major actors. Charles Kupchan imagines a world in which no one power will enjoy dominance, still less hegemony. These are totally different scenarios. There seems to be no echo of this debate in the EU. It is time to start one.

 

Autonomy

 

We should recall why the word ‘autonomous’ in the December 1998 Saint-Malo Declaration was so important. It was predicated on the belief that EU Member States would take security and defence more seriously through an EU agency rather than through NATO – where the habit of free-riding is deeply engrained. The EU should be able to decide for itself what to do and with which instruments. Those were important foundational principles. It was crucial in the early years to allow CSDP to grow in its own way, without being micro-managed from Washington. But has the EU actually delivered on the promise of autonomy? In 2013, it remains hugely dependent on NATO and on the US for more or less everything other than the very simplest of missions. Given the scale of ambition revealed to date, what has ‘autonomy’ produced?

 

It is widely agreed since the Libya fiasco that CSDP must enter into much deeper and intensive cooperation with NATO. Both NATO and CSDP are currently in a state of existential self-interrogation.  What does it mean under those circumstances to insist that CSDP should remain autonomous? As one who initially argued in favour of autonomy in order for CSDP to breathe life into itself, I now believe the EU should cooperate intensively with NATO, in order to turn their joint efforts into an effective and appropriate regional capacity for the stabilisation of the greater European area.

 

Intervention

 

We need a heart-searching re-appraisal of intervention as an activity and as a principle. The recent debate on Syria’s chemical weapons is instructive. How can we be sure that, through our intervention, we will make matters better rather than worse – or no different? That is the only question of significance. There is much talk about CSDP being a ‘security provider’. But does the EU really know how to achieve that with any degree of durability? There have been no fewer than five CSDP missions in the Democratic Republic of the Congo (DRC). In what sense have they ‘provided’ lasting ‘security’?

 

If the EU is to become a security and defence actor – even at the regional level – it needs to tackle these issues head on. There is little purpose in simply re-arranging the deckchairs. The Council should, as a minimum, set in motion a process through which tough questions can be addressed.

 

 

* Prof. Jolyon Howorth is an Associate Editor of European Geostrategy. He is also Visiting Professor of Political Science and International Affairs at Yale University and Jean Monnet Professor ad personam of European Politics and Emeritus Professor of European Studies at the University of Bath. He writes here in a personal capacity.

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 19:50
Calendrier des think tanks à Bruxelles Mise à jour : Lundi 02 décembre 2013

Mise à jour par la Représentation permanente de la France auprès de l’UE

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 07:55
Notes de Recherche Stratégique de l'IRSEM

 

13/11/2013 IRSEM

 

Cette rubrique rassemble les travaux de différents chercheurs de l'IRSEM comme de personnalités extérieures, sur des thématiques d'actualité stratégique contemporaine.

 

Numéro 4 - 2013
La pensée stratégique russe aujourd’hui
Auteur : Arnaud KALIKA

Face à un monde multipolaire marqué par la montée en puissance de la Chine et l’érosion de la domination occidentale, la Russie revendique un besoin de puissance pour faire face à un environnement instable : Irak morcelé, Afghanistan incontrôlable, Iran cherchant à rejoindre le club des puissances nucléaires, Corée du nord toujours imprévisible, Syrie en délitement et Monde arabe en proie à un islam politique radicalisé...
Lire la suite (pdf 405ko)

 
2013 - Notes de Recherche Stratégique de l'IRSEM

 

Numéro 3
La pensée stratégique chinoise : développement d’un smart power sur les bases de concepts millénaires
Auteur : Alice GRANDSERRE
Présentation - Document (pdf 360 ko)

 

Numéro 2
Quelle stratégie internationale de la Chine à l’ère XI Jinping ?
Auteur : Dr Leïla CHOUKROUNE
Présentation - Document (pdf 357 ko)

 

Numéro 1
Vers une nouvelle équation stratégique en Méditerranée
Auteur : Pierre RAZOUX
Présentation - Document (pdf 1 Mo)

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 19:40
Note de Recherche Stratégique n°4 : La pensée stratégique russe aujourd'hui

 

12/11/2013 Par Arnaud Kalika, Directeur de recherche au département des menaces criminelles de l'université Paris II sur le crime organisé russe.

 

 L’auteur s’exprime à titre personnel. Ses propos ne sauraient engager ni l’IRSEM, ni le ministère de la Défense

 

Face à un monde multipolaire marqué par la montée en puissance de la Chine et l’érosion de la domination occidentale, la Russie revendique un besoin de puissance pour faire face à un environnement instable : Irak morcelé, Afghanistan incontrôlable, Iran cherchant à rejoindre le club des puissances nucléaires, Corée du nord toujours imprévisible, Syrie en délitement et Monde arabe en proie à un islam politique radicalisé. Vu de Moscou, le « printemps arabe » défie tout autant la stratégique occidentale que la stratégie russe.
C’est pourquoi le pouvoir russe estime n’avoir pas d’autre choix que de structurer sa pensée stratégique autour de ses points forts : l'atome, l'énergie et la force.

 

Note de Recherche Stratégique n°4La pensée stratégique russe aujourd’hui

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 17:50
CSDP between internal constraints and external challenges

Report No17 - 06 November 2013 - edited by Eva Gross, Anand Menon

 

Improving Europe’s military and civilian capabilities in a shifting security environment represents a major challenge for the EU and its member states. For one thing, European countries are having to contend with a climate of economic austerity that makes arguments in favour of investment in defence less convincing than they may (or may not) have been in more affluent times; second, broader geopolitical and strategic trends point towards Europeans assuming greater responsibility for their own security and the protection of European interests abroad; finally, the changing nature of conflict and projections concerning the coming decades call for a recalibration of the EU’s approach and appropriate instruments for its engagement in conflicts in its neighbourhood and beyond.

 

This report is the outcome of a conference held together with King's College London in September 2013 entitled 'CSDP between internal constraints and external challenges: the road ahead'.

 

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 17:45
République centrafricaine : défis humanitaires, politiques et sécuritaires

Briefs - No37 - 25 October 2013 par Cristina Barrios

 

 

« La République Centrafricaine (RCA) est en ­risque de somalisation », ont remarqué la Commissaire européenne chargée de la Coopération internationale, de l’aide humanitaire et de la réaction aux crises, Kristalina Georgieva, et le président français, François Hollande lors de réunions à l’ONU en septembre dernier.

 

En effet, ce qui restait de l’autorité du président François Bozizé, des Forces armées centrafricaines (FACA), et des services publics minimaux s’est effondré suite au coup d’Etat de mars 2013, lorsque la rébellion Séléka (une coalition amorphe composée de quatre factions principales regroupant environ 20 000 hommes armés, dont beaucoup sont originaires du Tchad et du Soudan) a porté Michel Djotodia au pouvoir et a laissé le pays à la merci des bandits et des groupes armés.

 

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 08:50
Calendrier des think tanks à Bruxelles Mise à jour : Lundi 28 octobre 2013

Mise à jour par la Représentation permanente de la France auprès de l’UE

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 07:55
La Lettre de l'IRSEM

09/10/2013 IRSEM

 

La Lettre de l'IRSEM est notre lettre d'information. Chaque mois, chercheurs résidents et invités y présentent un dossier stratégique, des chroniques et points d'actualité.
Vous trouverez dans cette rubrique les liens vers les numéros de chaque collection annuelle.

 

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Lettre n°6 - 2013

La Lettre de l'IRSEM n°6
(pdf 933 Ko)

 

DOSSIER :
  Qu’attendre de l’élection du nouveau président iranien ?
(pdf - 560 ko)

 

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