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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 15:55
la tourelle T40 en essais sur un châssis d’AMX 10RC préfigure celle de l’EBRC, mais on est encore loin d’un modèle définitif… (photo Frédéric Lert)

la tourelle T40 en essais sur un châssis d’AMX 10RC préfigure celle de l’EBRC, mais on est encore loin d’un modèle définitif… (photo Frédéric Lert)

01.07.2013 Par Frédéric Lert (FOB)

 

« Nous avons les briques technologiques, nous maîtrisons l’architecture du système, nous maîtrisons la vétronique, nous avons le canon de 40mm qui convient, nous avons le démonstrateur de levée de risque avec la tourelle T40… Nous avons les moyens, la compétence et la volonté : nous sommes prêts ».

 

L’industriel de Satory n’y va pas par quatre chemins pour expliquer à ses visiteurs, parlementaires, opérationnels ou journalistes, qu’il est prêt, bien calé dans les starting blocks pour donner à la France, et à d’autres si affinités, le véhicule « roue-canon » du 21ème siècle. En l’absence d’un programme de développement, Nexter multiplie les études amont pour bien évaluer les enjeux techniques et industriels et commencer à réfléchir aux bonnes réponses. Il faudra faire vite si l’objectif d’une première livraison en 2020 et la fabrication des 125 premiers véhicules (sur les 250 pressentis pour équiper les armées françaises) d’ici 2025 doit être tenu. A commencer par la commande d’un prototype que l’industriel souhaite voir inscrite dans la prochaine loi de programmation militaire. Recevant quelques invités triés sur le volet, Nexter a détaillé quelques-uns de ses choix techniques autour d’une maquette de grande taille préfigurant ses options techniques. Pour respecter le devis de masse, 25 tonnes en ordre de combat avec un système anti-RPG, le recours au châssis du VBCI, trop lourd, est exclu. L’EBRC sera bien un 6×6 dont les essieux avant et arrière seront directionnels. Le compartiment moteur sera dimensionné pour une large gamme de moteurs, Nexter citant en exemple celui du VBCI ou celui du Porteur Polyvalent Terrestre tout juste entré en service. Le constructeur annonce également une importante capacité d’évolution avec une réserve de masse de deux tonnes, un volume d’1m3 gardé en réserve et une puissance électrique de 9 à 10 kW permettant de faire face à l’ajout de futurs équipements.

 

C’est bien évidemment autour de la tourelle que se focalisent également bon nombre d’études, avec déjà de nombreuses itérations entre les maquettes exposées sur les salons ou montrées sous le manteau…

 

Pour Nexter, le mot clef est « modularité », avec l’idée de proposer différents niveaux de capacités offensives et de protection suivant le client final. Car bien entendu, la tourelle de l’EBRC sera déclinée pour pouvoir être embarquée sur différents véhicules porteurs, 6×6, 8×8 ou même engin chenillé. La solution aujourd’hui retenue est l’accrochage d’une rampe double de missiles à gauche de la tourelle dans un caisson protégé, découvert simplement au moment du tir. A droite de la tourelle, Nexter évoque la possibilité d’installer un armement non létal ou à létalité réduite utilisable après les combats,  pendant les phases de « stabilisation ». Détecteurs de départ de coup, brouilleurs anti-missiles seront également installés sur la tourelle. Mais à l’instar des missiles et de l’armement non létal, ils pourront en être absent sur une version « low cost » de la tourelle.

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 16:55
AMX-10 - photo Marine nationale QM1 Simon Ghequière

AMX-10 - photo Marine nationale QM1 Simon Ghequière

27.06.2013 Par Frédéric Lert (FOB)

 

L’EBRC, Engin Blindé de Reconnaissance au Combat, est un élément essentiel du programme Scorpion, lui-même placé au cœur de l’armée de Terre pour les trente années à venir. Une armée de Terre à présent bien fixée sur ce qu’elle attend de son futur véhicule de combat, destiné à remplacer les ERC-90 (Panhard) et autres AMX-10RC (GIAT/Nexter) à l’horizon 2020. Des véhicules qui ont montré au cours des dernières décennies  l’excellence de leur choix techniques, et en particulier tout l’intérêt qu’il pouvait y avoir à marier la roue et le canon. Mais les dernières opérations, et en particulier Serval au Mali, ont également rappelé les limites de ces véhicules datant des années 70.

photo Sirpa Terre

photo Sirpa Terre

On le sait bien, l’ERC90 Sagaie n’a bénéficié que d’une remotorisation depuis son entrée en service. Le véhicule reste inapte au combat de nuit et ne garantit à ses occupants qu’une protection contre les lance-pierres, soft gun autres fusils de chasse.

Photo Sirpa-Terre

Photo Sirpa-Terre

L’AMX 10RC offre un plus grand pouvoir de destruction et une meilleure protection pour son équipage depuis qu’il a bénéficié des kits de protections développés pour le théâtre afghan. Mais ses optiques sont vieillissantes et si les équipages soulignent qu’ils peuvent « vivre et durer » dans la tourelle, ils sont également prompts à rappeler les températures supérieures à 60°C qui y ont été enregistrées pendant Serval… Pour l’ ERC-90 comme pour l’ AMX-10RC, la conclusion qui s’impose est donc la même : le blindé de moyen tonnage sur roues présente donc un excellent compromis en terme de mobilité et de puissance de feu. Mais il est plus que jamais nécessaire de préparer l’avenir en tenant compte des contraintes opérationnelles nouvelles et en tirant profit des technologies actuelles.

Les grandes lignes de l’EBRC sont aujourd’hui figées : il s’agira d’un 6×6 avec un équipage de trois hommes dont deux en tourelle. La masse maximale ne devra pas dépasser 25 tonnes pour préserver la mobilité tactique et la capacité à être transporté facilement par un A400M. Comme pour tout programme de véhicule, la masse et le gabarit imposé par l’aérotransport entrent bien évidemment en conflit avec les ambitions du cahier des charges : l’armée de Terre veut un véhicule offrant plus de protection, de mobilité et de puissance de feu que les engins actuels. L’EBRC devra être capable de parcourir de longues distances en totale autonomie, tout en restant discret, polyvalent et capable de « réversibilité ». Derrière ce mot barbare se cache la capacité de répondre indifféremment à des situations de combat ou de maintien de la paix.

la tourelle T40 (photo G. Belan)

la tourelle T40 (photo G. Belan)

Une quadrature du cercle qui trouve un début de réponse dans le choix de l’armement principal : un canon automatique de 40mm développé par CTAI (co-entreprise entre Nexter et BAE). Compacte et très puissante, la munition télescopée de 40mm développée pour la nouvelle arme pourra engager la plupart des cibles blindées. Les engins les plus lourds seront traités par les missiles emportés en tourelle, offrant une capacité anti-char à longue portée (4000m). En étant visuellement moins agressif que le 90mm ou 105mm, le canon de 40mm est également vu comme une bonne réponse à la question de la réversibilité. Il contribuera également fortement au respect du devis de masse. FOB détaillera prochainement quelques-unes des solutions présentées par Nexter, pour qui l’EBRC constitue un enjeu industriel majeur.

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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 10:55
Nexter prépare le véhicule blindé polyvalent de demain

Nexter a réalisé un démonstrateur de la tourelle T40 CTAS qui équipera l’EBRC à l’aide d’une plate-forme d’une taille proche de ce futur engin blindé de reconnaissance et de combat. Photo Patrice Desmedt

 

07 juin 2013 Par Patrice Desmedt Usinenouvelle.com

 

Nexter Systems est déjà prêt pour proposer à l’armée française son futur engin blindé de reconnaissance et de combat (EBRC), un véhicule à roues 6x6 polyvalent. Sa conception modulaire permettra à Nexter de réaliser des économies d’échelle tout en proposant aux armées de différents pays un véhicule adapté à leur besoins, et à leurs moyens.

 

La loi de programmation militaire pour les années 2014-2019 ne devrait être votée qu’au cours de l’été par l’Assemblée nationale. Cela n’empêche pas Nexter Systems d’avoir une idée déjà précise de l’engin blindé de reconnaissance et de combat (EBRC) que l’armée de terre ne devrait pas manquer de commander avant la fin de la décennie pour remplacer les vieillissants AMX 10RC et ERC 90, lancés en 1977. Le dialogue est constant entre Nexter et les membres de l’état-major, dont certains ont participé aux récents conflits, en Afghanistan et au Mali. Et le dernier Livre blanc de la sécurité et de la défense nationale, rendu public en avril 2013, confirme que la France est susceptible de participer à tout type de conflit dans des zones géographiques diverses.

 

"Les blindés sur roues présentent le meilleur compromis, explique le général d’armée Bertrand Ract-Madoux, chef d’état-major de l’armée de terre. Il y a trente ans, la France était en pointe dans ce domaine. Depuis, pays après pays, même les plus ardents défenseurs de la chenille ont adopté des véhicules à roues. Le programme Scorpion est essentiel pour l’armée française." Les blindés à roues ont prouvé leur efficacité, avec leur mobilité, leur vitesse de déplacement et leur masse raisonnable permettant l’acheminement par avion, le tout avec une puissance de feu et une protection significatives. Le programme Scorpion (Synergie du contact renforcée par la polyvalence et l’infovalorisation), lancé en 2010, doit assurer la modernisation des unités de combat au sol, au sein desquelles les véhicules blindés de la cavalerie joueront un rôle clé.

 

L’EBRC de Nexter sera un blindé compact à roues de type 6 x 6, relativement léger (entre 20 et 25 tonnes), doté d’un canon de 40 mm à munition télescopé qui permet d’utiliser des projectiles de plus faible dimension et un chargement automatique sur le côté, un élément important pour un véhicule de dimensions restreintes. La tourelle permettra de lever le canon jusqu’à un angle de 45 degrés pour traiter des cibles en hauteur, alors que les chars sont conçus uniquement pour des combats au sol.

 

Elément important, l’EBRC sera  modulaire afin de s’adapter aux besoins des différentes armées. A partir d’une cellule de base à prix serré, il est possible d’ajouter des éléments comme des missiles, flash bang, système fumigène, brouilleur d’ondes. De même, le système informatique embarqué reposera sur des micro-ordinateurs et un câblage Ethernet, pour faciliter l’intégration et assurer une réelle évolutivité. Cette modularité a été prise en compte dès les premières études, pour ensuite mettre en place les solutions industrielles afin de profiter au maximum d’une fabrication en nombre qui permettra une baisse des coûts.

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