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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 11:30
IAI and Thales have integrated a new datalink capability on Heron

 

Jul 7, 2015 source IAI

 

Israel Aerospace Industries (IAI) and Thales have conducted, in Israel, risk reduction flight tests for the integration of Thales and Elisra's NATO STANAG 7085 data link on board the Heron Medium-Altitude Long-Endurance unmanned aerial vehicle (MALE UAV).

 

Through a joint effort between IAI and Thales, Thales's data link terminal, the TMA 6000, together with Elisra Radio Frequency Modules and antennas, have been integrated on board the Heron system and successfully demonstrated in flight. During the flight test, both infrared and daylight videos were transmitted in real time to the ground control station, and the sensors were controlled in real time from the ground.

 

The TMA 6000 complies with NATO STANdard Agreement (STANAG) 7085: the waveform standard for real time transmission of videos, images and other Intelligence Surveillance Reconnaissance (ISR) data from on-board sensors to dedicated ISR stations. This compliance ensures NATO interoperability and guaranties radio frequency authorisation in full alignment with the International Telecommunications Union (ITU) regulation, as well as high resistance to jamming and interception. The TMA 6000 offers exceptional radio performances with a throughput capability up to 137 Mb/s.

 

The Heron is a MALE UAV developed by Israel Aerospace Industries. It is capable of operations of up to 45 hours in duration at up to 30,000 ft. The different variants of Heron are operated by more than 15 nations worldwide including: Israel, Australia, Canada, France, Germany, and more.

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 11:20
photo USAF

photo USAF

 

June 27, 2015: Strategy Page

 

The U.S. Air Force recently ordered another few hundred Griffin missiles for use in its AC-130 gunships and UAVs. Entering service in 2010 the AGM-176 Griffin, which weighs 15 KG (33 pounds, or 20.5 kg/45 pounds with the launch tube) and has a 5.9 kg (13 pound) warhead, was first used in Afghanistan. Griffin has a greater range (20 kilometers from aircraft for the B and C versions) than Hellfire because of pop-out wings that allow it to glide after launch. The latest version (Griffin C) uses laser, GPS, inertial guidance and two way communications. The Hellfire II missile has been around a lot longer, weigh 48.2 kg (106 pounds), carries a 9 kg (20 pound) warhead, and have a range of 8,000 meters. But for precision work, as gunships and UAVs are often called on to do, smaller warheads and cheaper missiles are preferred.

 

The U.S. Army also tested the Griffin B missile as a replacement for the more expensive Javelin ATGM (Anti-Tank Guided Missile). In Afghanistan troops at remote outposts use the Javelin as their own artillery, which is especially useful if they are out of range of American 155mm guns and so far from air bases that bombers or helicopter gunships would take a while to arrive. Javelin gets the job done but it is expensive ($75,000 per missile). Griffin is smaller, simpler, and dispenses with the expensive armor-piercing warhead. This is a much cheaper alternative to Javelin. The Griffin B is being tested in a six missile launcher that can be swiveled towards the target and missiles can be quickly fired at nearby threats. Budget reductions put this project on hold although the U.S. Navy also considered using a similar system on ships to take care of Iranian suicide boats.

 

The air force and marines find Griffin excellent for use from gunships, enabling (in addition to the larger Hellfire) gunships to operate in daytime. Previous to the introduction of these precision missiles the gunships had to be low enough to use 20mm and 40mm autocannon. But that brought them within range of similar weapons on the ground plus heavy machine-guns and portable missiles. With Griffin and Hellfire the gunships can fly high enough to be safe from ground fire.

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 11:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

02.07.2015 par Jean Esparbès, étudiant à Sciences Po Lille et qui réalise actuellement un stage à La Voix du Nord et au blog Défense globale
 

Pour prolonger l'interview sur l'éthique du drone (lire ici), tentons d'aller un cran plus loin, au-delà de la doctrine actuelle de la France qui se refuse à armer ses trois drones MALE (moyenne altitude longue endurance). Jusqu'ici, l'usage intensif (5 000 heures de vol en un an et demi pour l'opération Barkhane) se cantonne aux missions de reconnaissance. L'efficacité opérationnelle ne commandera-t-elle pas rapidement d'armer les drones ?

La réflexion avance avec Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, chargé de mission « affaires transversales et sécurité » au Centre d’Analyse, de Prévision et de Stratégie (CAPS) du ministère des Affaires étrangères, notamment sur les drones armés. Il partage la position des nombreux opérationnels souhaitent en tirer pleinement parti, et donc de les armer. Il s’exprime ici en son nom : ses propos n’engagent aucunement le ministère des Affaires étrangères.

 

Un rapport de force en faveur de l’armement des drones

Dans son article « Quand la France armera ses drones », publié dans Les Cahiers de la Revue Défense Nationale, deux arguments prédominent. L'attrait opérationnel de l'armement des drones « serait un gain de ressources ». Aujourd’hui, toutes les frappes de Mirage 2000-D résultent d’une surveillance de drone. Le drone armé permettrait de libérer un avion de chasse pour une autre mission. Il serait un démultiplicateur de forces.

L’autre avantage est l'endurance, donc la permanence. Un Reaper peut assurer une présence pendant vingt-quatre heures au-dessus d’une zone, contrairement au chasseur qui ne fait que passer. Cette permanence offre le choix du moment pour frapper. On accroît ainsi la discrimination et diminue le risque de victimes civiles. Le dilemme s’est déjà présenté. « Quand la cible est mouvante, si elle est dans le désert ça va, si une heure plus tard elle est en ville, qu’est-ce que vous faites lorsque votre avion arrive ? »

 

Armement et souveraineté

Maintenant, avec quoi les armer ? Les missiles Hellfire des hélicoptères Tigre HAD sont une option. Reste que les drones MQ-9 Reaper de General Atomics sont une technologie américaine. Le renseignement américain (la NSA comme d’autres) emploie tous les leviers à sa disposition, ce qui augure des problèmes de souveraineté. Par ailleurs, ils ont été prélevés sur des exemplaires produits pour l’US Air Force. Le concours de General Atomics sera donc nécessaire pour les modifier.

Se pose ensuite la question de l’emploi. Qu’est-ce qui, vu du ciel, différencie un véhicule de djihadistes de celui de trafiquants ou de rebelles se jouant des frontières des Etats du Sahel ? Rien. La réalisation de « Signature Strikes » (frappes basées sur le comportement), comme le fit la CIA au Pakistan ou au Yémen, semble à exclure. La validation des cibles par du renseignement venant d’autres sources (troupes au sol, services de renseignement) est plus sage et conforme à la doctrine française.

Jean-Baptiste Jeangène Vilmer rappelle également qu'« il y a un débat sur l’efficacité : les frappes de drones réduisent-elles ou augmentent-elles la menace ? Un usage industriel des Signatures Strikes, par exemple, peut se retourner en formidable outil de recrutement, pour les proches des victimes qui crient vengeance et dans la propagande qui utilise abondamment ce genre de récits. Cela incite à la plus grande prudence et à un usage parcimonieux de cet outil ».

Il recommande plutôt une doctrine restrictive d’élimination ciblée. Celle-ci se concentrerait sur « des cibles de haute valeur, posant une menace imminente et démontrable à la sécurité nationale, lorsque l’État sur le territoire duquel elles se trouvent n’a pas la volonté ou la capacité de supprimer la menace ».

 

Des militaires divisés entre terriens et aviateurs

Une double résistance à l'armement des drones existe. L'opinion publique, informée par les ONG sur les abus américains, est sensible à une vision négative. Plus surprenant, l'armée française serait, elle aussi, divisée sur la question. Jean-Baptiste Jeangène Vilmer rappelle qu’une fraction des militaires est attachée à la conception selon laquelle le risque physique reste l’étalon de la valeur du soldat. Il ne faut pas sous-estimer « cette différence de culture entre les armées de l’air et de terre, entre ceux qui considèrent que faire la guerre à distance n’est pas un problème éthique, et ceux qui considèrent que c’en est un ». Le débat est ouvert.

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 16:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

June 16, 2015: Strategy Page

 

France recently received its third American RQ-9 Reaper UAV. The first two were ordered in 2013 and in service by early 2014. Pleased with Reaper performance France has ordered a dozen and expects all of them to be in service by 2019.

 

Back in 2013 France decided that its locally developed Harfang UAV was not sufficient and decided to try out the Reaper. As expected the Reaper performed as well as other NATO users had reported and soon the initial order was increased to twelve. In 2013 two Harfang UAVs were in Mali (operating from neighboring Niger) and some American RQ-9s are helping out as well. France wanted the RQ-9s as quickly as possible and apparently this sale was dependent on the U.S. being able to deliver the RQ-9s before the end of 2013. That was accomplished and the two French reapers were in service by January and were soon in Africa.

 

The MQ-9 Reaper is a 4.7 ton, 11.6 meter (36 foot) long aircraft, with a 21.3 meter (66 foot) wingspan that looks like the MQ-1 Predator. It has six hard points and can carry 682 kg (1,500 pounds) of weapons. These include Hellfire missiles (up to eight), two Sidewinder or two AMRAAM air-to-air missiles, two Maverick missiles, or two 227 kg (500 pound) smart bombs (laser or GPS guided). Max speed is 400 kilometers an hour and max endurance is 15 hours. The Reaper is considered a combat aircraft, to replace F-16s or A-10s in many situations.

 

The Harfang was based on the Israeli Heron Shoval UAV, which in turn is very similar to the MQ-1 and is selling well to foreign customers who cannot obtain the MQ-1. In addition to being one of the primary UAVs for many armed forces (Israel, India, Turkey, Russia, France, Brazil, El Salvador), the United States, Canada, and Australia have either bought, leased, or licensed manufacture of the Heron. France bought four Harfang ("Eagle") UAVs and used them in Afghanistan, Libya, and Mali since 2009.

 

The Shoval weighs about the same (1.2 tons) as the Predator and has similar endurance (40 hours). Shoval has a slightly higher ceiling (10 kilometers/30,000 feet, versus 8 kilometers) and software which allows it to automatically take off, carry out a mission, and land automatically. Not all American large UAVs can do this. Both Predator and Shoval cost about the same ($5 million), although the Israelis are willing to be more flexible on price. Shoval does have a larger wingspan (16.5 meters/51 feet) than the Predator (13.2 meters/41 feet) and a payload of about 137 kg (300 pounds). The French version costs about $25 million each (including sensors and development costs).

 

Israel also developed a larger version of the Heron, the 4.6 ton Heron TP. This is similar to the American RQ-9, but with a lot less combat experience and more expensive. Some Heron TP tech was incorporated into Harfang and France was going to buy some Heron TPs, even though MQ-9s were offered for more than 20 percent less. France analyzed the situation and decided to switch to the RQ-9 because they are seen as more reliable and capable as well as possessing lots of combat experience.

 

The Heron TP entered squadron service in the Israeli Air Force four years ago. The UAV's first combat service was three years ago, when it was used off the coast of Gaza, keeping an eye on ships seeking to run the blockade. For that kind of work the aircraft was well suited. But so are smaller and cheaper UAVs. Development of the Heron TP was largely completed in 2006, mainly for the export market, and the Israeli military was in no rush to buy it. There have been some export sales and the Israeli air force eventually realized that this was an ideal UAV for long range operations or for maritime patrol. But it turned out there were few missions like that. Equipped with a powerful (1,200 horsepower) turboprop engine, the Heron TP can operate at 14,500 meters (45,000 feet). That is above commercial air traffic and all the air-traffic-control regulations that discourage, and often forbid, UAVs fly at the same altitude as commercial aircraft. The Heron TP has a one ton payload, enabling it to carry sensors that can give a detailed view of what's on the ground, even from that high up. The endurance of 36 hours makes the Heron TP a competitor for the U.S. MQ-9. The big difference between the two is that the Reaper is designed to be a combat aircraft, operating at a lower altitude, with less endurance, and able to carry a ton of smart bombs or missiles. Heron TP is meant mainly for reconnaissance and surveillance, and Israel wants to keep a closer, and more persistent, eye on Syria and southern Lebanon. But the Heron TP has since been rigged to carry a wide variety of missiles and smart bombs.

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 12:56
photo Aqui.fr

photo Aqui.fr


25.06.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

Le ministère de l'Intérieur vient de lancer un appel d'offres pour la "fournitures de micro-drones au profit de la Gendarmerie Nationale, maintien en condition opérationnelle des micro-drones acquis et formation pour la fonction de télé-pilote". Cet appel d'offres est à consulter ici.

L'avis précise que "chaque micro-drone est un système d'aéronef sans pilote de type quadri-rotor à décollage vertical, de taille réduite et compacte, facilement transportable et très discret. Chaque système est équipé d'un vecteur aérien, d'une station de réception et de visualisation sol et d'un moyen de transport et de stockage. Les spécificités techniques propre à chaque lot sont précisées au cahier des charges techniques particulières (Cctp)."

Combien de drones:
- 4 (max: 6) micro-drones haut de gamme (vitesse, autonomie) ou durci de type VTOL, avec zoom d'au moins X10, pour le lot 1
- 19 (jusqu'à 30) micro-drones grand public pour le lot 2.

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 10:55
MQ-9 Reaper - photo Armée de l'Air

MQ-9 Reaper - photo Armée de l'Air

 

01/07/2015 par Jean Esparbès, étudiant à Sciences Po Lille et qui réalise actuellement un stage à La Voix du Nord et au blog Défense globale

 

Alors que la France possède sept drones MALE (moyenne altitude longue endurance) et se refuse pour l’heure à les armer, il n’est pas inutile de revenir sur le cadre juridique et éthique de leur emploi. Et sur la probable évolution de la doctrine. Jean-Baptiste Jeangène Vilmer est chargé de mission « affaires transversales et sécurité » au Centre d’analyse, de prévision et de stratégie (CAPS) du ministère des Affaires étrangères, où il s’occupe notamment des drones armés. Il s’exprime ici en son nom propre et ses propos n’engagent aucunement le ministère des Affaires étrangères. Prenons donc un peu de hauteur en ce temps caniculaire.

 

A paraître ce jeudi 2 juillet, un second volet au titre intrigant : Et si la France armait ses drones...

 

Lire l’article

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 07:55
photo Dassault

photo Dassault


30.06.2015 Frédéric Brillet - capital.fr
 

En Afghanistan, au Yémen et au Mali, les drones ont fait la preuve de leur utilité. Bien moins chers que les avions de combat, ils égaleront probablement un jour leurs performances.

 

Et de cinq ! En janvier dernier, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé qu'il allait commander aux Etats-Unis trois drones Reaper supplémentaires. L’armée française en opération en Afrique contre les djihadistes ne peut plus se passer de ces appareils. Non seulement les Reaper volent plus vite et plus longtemps que les drones Harfang dérivés des Heron israéliens qui équipaient jusque-là nos troupes, mais ils disposent de caméras à la résolution plus performante et affichent un coût inférieur à l'heure de vol ; de plus, ils nécessitent moins de maintenance et sont plus fiables : trois mois après sa mise en service, en janvier 2014, l'un de nos Reaper a repéré dans la région de l'Adrar (dans le nord-est du Mali) dix terroristes d'alqaida au Maghreb islamique (AQMI) qui manipulaient des lance-roquettes. Dépêchés sur place peu après, des Mirage 2000 et des hélicoptères Tigre se sont chargés de les éliminer.

Une preuve de plus, s'il en était besoin, du rôle irremplaçable des drones dans les guerres modernes. Initialement voués à faire de la reconnaissance, ils sont de plus en plus utilisés pour désigner des cibles aux avions, voire les détruire directement. Et ils ne renâclent jamais devant les missions qu'on surnomme 3D, c'est-à-dire «dirty, dangerous or dull» («sales, dangereuses ou barbantes»). Aucun pilote de chasse ne peut ainsi voler quarante-deux heures d'affilée comme le fait le Reaper, dont les équipages se relaient au sol jour et nuit en attendant qu'une cible apparaisse. Les drones sont une arme de prédilection pour les «conflits de basse intensité», qui mettent aux prises une armée régulière et des adversaires évanescents multipliant les escarmouches avant de se fondre dans la population. En outre, les considérations économiques jouent en leur faveur. Un Reaper revient au ministère de la Défense trois fois moins cher qu'un Rafale, et son entretien et sa formation sont très bon marché. Les drones ont aussi un avantage politique, car en Occident, l'opinion publique supporte difficilement les pertes de soldats au combat.

 

Le débat sur la «moralité» des tirs de drones se poursuit

En effet, ces engins peuvent s'approcher de l'ennemi sans risquer la vie du pilote. Quant aux victimes civiles collatérales, elles représentent, selon l'organisation The Bureau of Investigative Journalism, de 15 à 25 % des cibles touchées en Afghanistan et au Pakistan de 2004 à 2015. Rien ne prouve que les pilotes, qui envoient des missiles depuis des avions volant beaucoup plus vite, sont plus précis dans leurs tirs. Le débat sur la «moralité» des tirs de drones n'en continue pas moins d'agiter les experts militaires et de mobiliser les intellectuels. Dans son essai «Théorie du drone» (publié par La Fabrique Editions), le philosophe Grégoire Chamayou s'insurge ainsi contre l'emploi par l'armée américaine de drones armés qui transforment la guerre en chasse à l'homme permanente, suscitant l'hostilité des populations, qui redoutent d'être victimes de frappes.

Pour ces raisons, les Français se sont jusqu'ici refusés à armer leurs Reaper. Mais leur position pourrait s'infléchir, car le missilier européen MBDA, filiale commune à Airbus, à BAE Systems et à Finmeccanica, a obtenu l'homologation qui lui permet d'effectuer des tirs de missiles Brimstone à partir du Reaper. A en croire son fabricant, le Brimstone peut «réduire les dommages collatéraux dans un environnement complexe». Or quoi de plus complexe que les conflits africains qui opposent l'armée française et des djihadistes ?

L’emploi des drones pose aussi la question de la dépendance de la France et de l'Europe vis-à-vis des industriels américains et israéliens, qui dominent ce marché. Cette dépendance constitue le plus grand loupé de l'Europe de la défense depuis vingt ans. Après la chute du mur de Berlin, les gouvernements ont en effet rogné les budgets militaires et tergiversé pour élaborer un cahier des charges favorisant l'émergence d'une filière européenne de drones. Pour leur part, les entreprises présentes dans l'aéronautique militaire ont été longtemps incapables de s'entendre pour monter des projets et se partager d'éventuels contrats. Enfin, certains membres des états-majors ont tardé à comprendre l'intérêt opérationnel des drones.

D'où un énorme retard qu'il faut tenter de combler, en définissant des priorités sur un marché divisé en segments plus ou moins encombrés. Le plus connu, celui des drones MALE (Moyenne altitude longue endurance), dont le Reaper est un des produits stars, est verrouillé par l'américain General Atomics et Israel Aerospace Industries (IAI). La France a, de son côté, accumulé les revers. En 2012, EADS a abandonné son projet de drone MALE Talarion, faute de soutien financier. Et l'achat du Harfang, dérivé du modèle israélien Heron, a été calamiteux pour nos finances publiques. Il a fallu dépenser 440 millions d'euros, au lieu des 100 prévus, pour l'adapter au cahier des charges de l'armée de l'air, selon Daniel Reiner, vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées au Sénat. Dépassés avant l'heure, les Harfang ont été ensuite remplacés par les Reaper. Cette nouvelle acquisition a «un peu traumatisé» Eric Trappier, le P-DG de Dassault Aviation, qui espère qu'il s'agit d'une solution provisoire. Il a déclaré en mars 2015 vouloir convaincre, avec ses partenaires Airbus et Finmeccanica, la France, l'Italie et l'Allemagne d'investir dans un successeur du Reaper.

 

Le X-37B américain a volé dans l'espace durant 22 mois

Quant aux drones tactiques, à l'autonomie et à la portée moindres, ils font l'objet d'une vraie foire d'empoigne en Europe. Entre le Watchkeeper conçu par Thales UK et l'israélien Elbit, le Patroller de Safran et le Shadow M2 proposé par Airbus Group et l'américain Textron, les armées du Vieux Continent ont l'embarras du choix. Mais leurs budgets ne pourront pas satisfaire tout le monde, et certains de ces programmes risquent donc de disparaître.

Enfin, sur le segment des drones HALE (Haute altitude longue endurance) qui servent à l'espionnage, les Etats-Unis sont maîtres du jeu avec le Global Hawk de Northrop Grumman, et surtout le X-37B. Propulsé en partie par énergie solaire, il est revenu en octobre 2014 d'une mission de presque deux ans dans l'espace. Pouvant servir de future navette, ce drone spatial de Boeing devrait aussi neutraliser des satellites hostiles et déployer de nouvelles générations de satellites espions pour surveiller les théâtres d'opérations.

Reste l'avenir lointain. Les Européens ont une carte à jouer dans les futurs drones de combat, dont la vitesse et la puissance de feu s'approcheront de celles des jets. Parmi les projets en cours, le nEUROn, dont Dassault Aviation est maître d'œuvre, a réalisé 100 vols d'essai et impressionne même les Américains. Il continuera à être développé dans le cadre du projet franco-britannique «Future Combat Air System», doté d'un budget de 250 millions d'euros, et dont Dassault Aviation et BAE Systems sont les chefs de file. Son rival américain, le X-47B de Northrop Grumman, atteint Mach 1 et sera opérationnel vers 2023. Conçus pour voler avec des avions, ces drones serviront notamment à assurer les premières frappes sur les défenses ennemies au sol. A terme, on pourrait voir des combats aériens entre drones. Ce jour-là, les pilotes de la «Chair Force» («l'armée de la chaise») regardés avec condescendance par les pilotes d'avions de combat, deviendront eux aussi des Chevaliers du ciel.

 

Les différents types de drones militaires :

 

La surveillance et l’attaque

- Mission : Capables d'identifier des cibles et de les éliminer en tirant des missiles, les drones de surveillance et d'attaque peuvent parcourir jusqu'à 1 800 kilomètres.

- Modèles : Le Reaper de General Atomics (ci-dessus), qui succède au Predator, et le Heron israélien sont les plus connus.

 

Le combat

photo Christophe Patenaire - Armée de l'air

- Mission : Ces drones à l'étude en Europe et aux Etats-Unis dépasseront 1 000 km/h et rempliront des missions aujourd'hui réservées aux avions de combat.

- Modèles : Les démonstrateurs de drones de combat furtif nEUROn de Dassault (ci-dessus) et X-47B de Northrop Grumman préfigurent les modèles qui apparaîtront après 2020.

 

L'espionnage

- Mission : Les drones HALE (Haute altitude longue endurance) surveillent l'ennemi. Ils peuvent parcourir plus de 20 000 kilomètres à 18 000 mètres d'altitude.

- Modèles : Le Global Hawk de Northrop Grumman (ci-dessus), dont l'envergure atteint 40 mètres, a volé de la Californie à l'Australie.

 

Cet article est issu du magazine Capital Hors série de mai- juin 2015, actuellement en kiosque et disponible sur abonnement en cliquant    ici    .


 

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 11:55
photo CESA Drones

photo CESA Drones

 

25 juin 2015 par Aerobuzz.fr

 

Apave Aeroservices et CESA Drones (Centre d’Essais et de Services sur les systèmes autonomes) ont décidé de créer Qualidrones. Cette qualification est présentée comme un moyen de permettre :

 

- aux exploitants de démontrer
 leur niveau d’intégration (sécurité, réglementaire, protection des droits privés, 
assurances ou encore qualité de service) et d’accéder par cette reconnaissance à 
de nouveaux marchés

- aux clients de favoriser la sélection des exploitants en se
reposant sur une qualification établie par des experts du domaine en toute
indépendance

- aux assureurs de mieux évaluer les risques liés à l’exploitation
de drones pour proposer des primes d’assurance RC adaptées

- aux 
pouvoirs publics de faciliter l’exploitation des dossiers de demande
d’autorisation, de réduire les délais d’instruction et de référencer et de qualifier les exploitants.

 

Le référentiel modulaire de Qualidrones définit 4 niveaux de qualification en fonction du cadre et type d’exploitation visé par les opérateurs et des risques associés.

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 11:20
photo Chris Flahive - US Air Force

photo Chris Flahive - US Air Force

 

June 23, 2015: Strategy Page

 

The U.S. Air Force recently reduced its UAV operations by eight percent because it was unable to train enough new operators. Part of the problem is stress, as it has been discovered that the intensity of watching the ground constantly was more stressful to pilots (operators who control the UAV and fire weapons) and sensor operators (who constantly scour the ground below) than for their counterparts who go into the air than anticipated. Earlier in 2015 the air force sought to deal with problem by asking Congress for more money to pay bonuses to attract more UAV operators and keep the overworked ones it has. Most of the $35,000 a year in bonus money was to be “flight pay” for air force pilots who volunteer or are persuaded to serve as UAV operators. This was the solution that did not work and many in Congress were reluctant to just throw money at the problem when the air force had an easier and cheaper solution for this; allow enlisted (sergeants) airmen be used to operate UAVs and allow them to make a career out of it. The air force used to do this, during World War II when it was still part of the army. But that was changed during World War II and the air force refuses to consider going back to what worked in the past, even though it works fine for the other services and some other countries.

 

Congress, which is being asked to supply more money to persuade officer pilots to keeping doing work many don’t really want, ordered its own investigation of the matter. This GAO (Government Accounting Office, the investigative arm of Congress) effort interviewed and surveyed a representative sample of UAV operators and found that current problems were real. UAV operators were overworked and the air force was unable to get as many as it needed. This meant that existing crews had to work longer hours (60 or more a week). This caused a lot of stress. UAV operators each spend about 1,200 hours a year controlling UAVs in the air, versus 450 hours for army helicopter pilots and even less for air force pilots in the combat zone. The problem is that UAV operators (all of them pilots of manned aircraft) get none of the enjoyable aspects of flying (operating a jet, especially a fighter) and a lot more of the drudgery (constantly monitoring instruments and what is going on below). Operators did report that the air force had addressed a lot of the earlier problems (poor training, loss of career opportunities, especially promotions). The main problem was that few UAV operators wanted to be UAV operators. And those few who did choose it as a career were just as worn down by the grind as everyone else.

 

By 2013 UAV operators were nearly nine percent of all air force pilots, triple the percentage in 2008. By 2015 UAV activity had increased ten times over the last decade. The air force was and is unable to get enough manned aircraft pilots to “volunteer” to do a three year tour as a UAV operator and cannot train non-pilot officers fast enough to be career UAV operators. A lot of pilots are getting out of the air force in part because of the prospect of another three year tour with UAVs. At this point UAV operators leave the air force at three times the rate of pilots of manned aircraft. Worst of all, UAV operators are not shown the same respect as pilots who go into the air aboard their aircraft. All this would go away if the air force allowed NCOs (sergeants) to be operators of the larger UAVs but the air force leadership is very hostile to that idea. Despite the GAO study, the head of the air force continues to insist that all UAV operators be pilots.

 

Currently, only the army allows enlisted troops to handle larger UAVs. The U.S. Air Force has consistently and publicly rejected growing calls to even try this out. NCOs are eager for this kind of work and often are better at it than officers who are experienced pilots of manned aircraft. This is believed to be caused by the fact that operating a UAV is more like using a consumer-grade flight simulator game than flying an actual aircraft. The NCOs often have lots of experience with video games and get better the more they actually operate UAVs. This is especially true with the widely used Raven.

 

Another argument in favor of NCO pilots is the fact that most special operations troops (Special Forces, SEALs and pararescue) personnel are NCOs. These troops undergo much more strenuous selection and training than pilots and are quite satisfied with being an “operator” all the time without any mandatory detours in the name of being “well rounded.” The air force leadership is not swayed by this, for them there is something undefinably wrong about putting NCOs in the pilots seat. The air force brass shall not be swayed, even these NCO pilots never leave the ground.

 

Commanders closer to the action believe NCOs could do the job and that would eliminate the shortages and morale problems with officers doing it. In large part this is because of expectations. NCOs know what they are getting into and consider operating UAVs as a step up and a rational career choice. This is nothing new and the controversy over NCOs or officers being pilots began at the start of World War II, when the army air force (there was no separate air force yet) and navy both had enlisted pilots. These men were NCOs ("flying sergeants" or "flying chiefs" in the navy) selected for their flying potential and trained to be pilots. Not leaders of pilots but professional pilots of fighters, bombers, and whatnot. Officers trained as pilots would also fly but in addition they would provide the leadership for the sergeant pilots in the air and on the ground. This worked quite well and many countries continued using NCO pilots throughout the war.

 

The “officer only” began in the United States during World War II as the Army Air Corps changed into the mighty AAF (Army Air Force, 2.4 million troops and 80,000 aircraft at its peak). Back then the capable and persuasive AAF commander general Hap Arnold insisted that all pilots be officers. Actually, he wanted them all to be college graduates as well, until it was pointed out that the pool of college graduates was too small to provide the 200,000 pilots the AAF eventually trained. But Arnold forced the issue on officers being pilots and the navy had to go along to remain competitive in recruiting. When the air force split off from the army in 1947, the army went back to the original concept of "flying sergeants" by making most pilots "Warrant Officers" (a sort of super NCO rank for experienced troops who are expected to spend all their time on their specialty, not being diverted into command or staff duties).

 

Many air force pilots envy the army "flying Warrants" because the Warrant Officers just fly. That's what most pilots want to do; fly a helicopter or aircraft, not a desk. But a commissioned officer must take many non-flying assignments in order to become a "well rounded officer." Many air force pilots don't want to be well rounded officers, they want to fly. So a lot of them quit the air force and go work for an airline. But often they stay in the air force reserve and fly warplanes on weekends and get paid for it. This is considered an excellent arrangement for the many pilots who take this route.

 

But now the air force has this growing force of UAVs, which are piloted from the ground. Increasingly, as the flight control software improves, the pilots do less piloting and more "controlling" (sending a few orders to the airborne UAV and letting the software take care of the details). Initially, the fighter and transport pilots ordered to perform UAV duty were not happy about it. In addition to losing flight pay, they were not flying. While guiding a Predator or Global Hawk from the ground could have its exiting moments, there was no hiding the fact that you were sitting on the ground staring at a computer screen most of time. Worse yet, you couldn't "feel" the aircraft in flight. Pilots know well that this aspect of flying is one of the most enjoyable, exciting, and useful aspects of their job. Being a UAV jockey had none of the fun, challenge, or extra pay of real flying. The air force finally decided to give the UAV pilots flight pay and promise them they could go back to "real aircraft" after two or three years of UAV work. That meant the air force had to constantly find and train new pilots to volunteer for UAV duty.

 

A fifteen week training course is used to train air force pilots to operate UAVs. Since qualified pilots are taking this course the washout rate is only two percent. Some pilots are even volunteering to stay with the UAVs, even though the air force, for a long time, considered UAV controller work a "temporary assignment." Only recently did UAVs become a distinct "community" in the air force, with an official job description. That helped a bit, but most of the pilots of manned aircraft still avoid UAV duty.

 

 

Unlike the traditional "pilot and crew" arrangement for aircraft, larger UAVs, like the Predator and Reaper, are operated by a team. Typically each of these UAVs is attended to by a pilot and two sensor operators (NCOs), who monitor what the cameras and other sensors are picking up. Because a Predator is often in the air for 24 hours at a time, and is often flying over an active battlefield and is looking real hard for specific stuff, the "crew" has to be changed every 4-6 hours to avoid fatigue. Moreover, each Predator unit might have several UAVs in the air at once. The new software means that eventually each shift will need only one pilot for up to four airborne Predators and up to eight sensor operators. The pilots also operate the weapons, if any of the Predators are carrying missiles. But most of the time Predators fly missions without using missiles. That is less the case with the larger Reapers, which are considered combat aircraft because of the large range of weapons they can carry (including smart bombs).

 

The core of all this is the fact that software is replacing a lot of pilot functions and, eventually, taking the place of human pilots. Many larger UAVs already have the ability to take off, follow a predetermined course, carry out a mission, and then land, all by itself (or "autonomously"). One can make a case for officers being in charge here but as commanders of the autonomous UAVs, not their operators. This is the ultimate solution and probably one reason why the air force keeps insisting that UAV pilots be officers. Flight control and pattern analysis software takes a lot of the work out of operating a UAV. The pattern analysis software can spot what is being looked for on the ground and is rapidly approaching the point where it does the job better than human observers. Thus the future is seen to be officers commanding several UAVs, each largely “operated” by software. Each officer would then be assisted by one or two NCOs to help deal with any situations requiring human intervention. The trouble is that sort of software is not here yet and not be for another five or ten years. In the meantime the air force brass are just going to have to take the heat.

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 11:55
Drone MALE : Paris confiant dans les avancées du programme européen

L'Allemagne, la France et l'Italie "estiment indispensable de disposer au plus vite d'une vraie proposition technique et financière, pertinente, pouvant servir utilement de base à la négociation et préparation d'un premier contrat d'études", a expliqué le délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon (Crédits : Dassault Aviation)

 

19/06/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

L'Allemagne, la France et l'Italie se disent satisfaites des avancées enregistrées dans la mise en place de l'organisation étatique du programme du futur drone européen de surveillance et reconnaissance.

 

Belle partie de poker menteur entre les trois États - Allemagne, France et Italie -, qui veulent lancer un drone MALE européen et les industriels pressentis pour participer au programme, Airbus Group, Dassault Aviation et l'italien Finmeccanica. Le président du géant européen dans l'aéronautique civile, Tom Enders, a menacé vendredi de retirer son groupe du projet si les gouvernements nationaux s'ingéraient trop dans la phase industrielle.

"La répartition des tâches doit être faite intelligemment et non pas d'une manière hautement politisée, fragmentée entre les pays", a-t-il tempêté dans une interview au "Financial Times", le quotidien économique britannique où il a pris ses habitudes. "Je n'hésiterai pas à me retirer de projets si j'ai le sentiment que cela mène droit dans le mur", a-t-il précisé.

Un nouveau coup de gueule de Tom Enders - une tactique qu'il maîtrise bien - qui refléterait l'état d'esprit des deux autres industriels, Dassault Aviation et Finmeccanica, selon le quotidien économique "Les Echos", qui a titré ce vendredi "Drone européen : Dassault s'impatiente".

 

Le délégué général pour l'armement confiant dans le programme

Croisé dans les allées du salon du Bourget, le délégué général pour l'armement (DGA) Laurent Collet-Billon s'est pourtant félicité d'avoir pu constater avec la secrétaire d'État allemande, Katrin Suder, et le général Stefanini, patron du secrétariat général italien pour la Défense (Segredifesa), les avancées enregistrées dans la mise en place de l'organisation étatique du programme.

"Les trois parties estiment indispensable de disposer au plus vite d'une vraie proposition technique et financière, pertinente, pouvant servir utilement de base à la négociation et préparation d'un premier contrat d'études, a-t-il expliqué à La Tribune. Elles se félicitent également du maintien de l'enthousiasme de l'industrie pour ce projet".

 

Un budget pour faire quoi exactement

Une fois la décision politique acquise, encore faut-il harmoniser ensuite le besoin capacitaire et le calendrier de mise en service d'un futur drone MALE européen dans les trois armées. "Notre effort en matière de drones de surveillance et d'ISR (Intelligence, Surveillance & Reconnaissance, ndlr) devrait être accentué, avec notamment, dès cette année, le lancement des études relatives au futur drone européen, que la France envisage à l'horizon 2025 avec l'Allemagne et l'Italie", avait déclaré le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, lors d'une conférence de presse en mars.

Ce sont sur les études où cela se complique. Car d'aucuns s'interrogent sur l'utilisation des 60 millions d'euros, la somme attribuée aux industriels pour une première étude de faisabilité, via l'OCCAR (Organisation conjointe de coopération en matière d'armement). "60 millions d'euros soit l'équivalent de plusieurs centaines d'ingénieurs pour écrire pour la quatrième ou cinquième fois, des spécifications, c'est curieux", explique-t-on à la Tribune. Car en matière de drone MALE, les industriels ont beaucoup travaillé mais aucun de leurs programmes n'a passé le cap de l'industrialisation (EuroMale, Talarion, Advanced UAV, Mantis/Telemos, Voltigeur...). Le coût de développement du futur drone de surveillance et de reconnaissance de type MALE est estimé à environ un milliard d'euros.

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 09:55
photo Drones-Center

photo Drones-Center

 

18 juin 2015 source Aerobuzz.fr

 

L’ancienne base aérienne BA217 de Bretigny-sur-Orge va accueillir le futur cluster drone Ile-de-France. Des entreprises spécialisées vont pouvoir venir s’y implanter pour notamment bénéficier des infrastructures. L’ancien centre d’essais en vol de l’armée de l’air offre, en effet, deux zones de vols pour des activités de formation, de tests, d’essais et de démonstration. Une halle de pratique indoor doit être mise en service en 2017.

Le cluster du drone a pour vocation de faire de la BA217 le site de référence en Île-de- France, participant ainsi à la structuration et au développement de la filière régionale. Ce projet bénéficie de la forte implication de l’Etat, du soutien du pôle de compétitivité ASTech Paris Region et de la Fédération Professionnelle du Drone Civil.

Une première entreprise, l’école de pilotage, Drones-Center, s’est installée en septembre 2014, à Bretigny.

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 09:55
Création d’une chaire « Systèmes de drones » à l’ENAC

 

19 juin 2015 source Aerobuzz.fr

 

L’ENAC, avec le soutien de Cofely Ineo (GDF Suez) et de Sagem (Safran), annonce la création de la première Chaire française de recherche et d’enseignement dédiée à l’intégration des drones dans l’espace aérien (durée initiale de 3 ans).

 

Les travaux des chercheurs de la chaire, avec l’appui des équipes de l’ENAC, permettront de favoriser le développement de procédures et de standards pour l’exploitation de systèmes de drones soumis à certification, afin d’ouvrir la voie aux applications civiles de drones dans un contexte national et international.

 

La Chaire favorisera également le développement d’échanges et de réflexions autour de la thématique « Systèmes de Drones » entre les entreprises partenaires et les élèves du cycle ingénieurs (spécialisation « Drones » ouverte en 2014), les étudiants des masters et mastères spécialisés de l’ENAC.

 

Enfin, la Chaire entend partager ses travaux par le biais de manifestations et de publications auprès d’un large public (étudiants, industriels, acteurs institutionnels, etc.) et à les valoriser auprès des organismes nationaux et européens en charge de faire évoluer la réglementation dans le domaine des drones civils.

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 06:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

18/06/2015 Capitaine Karim Djemaï - Armée de l'air

 

Le centre d’excellence « drones » (CED), installé sur la base aérienne 701 de Salon-de-Provence, a intégré le réseau Provence Remotely Piloted Aircraft System (RPAS) Network du pôle Pégase.

 

Cette annonce a été officialisée, jeudi 18 juin 2015, au Salon international de l’aéronautique et de l’espace du Bourget, par M. Michel Fiat, directeur du pôle Pégase, en présence du général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air et du général Francis Pollet, commandant l’École de l’air et la base aérienne 701 de Salon-de-Provence.

 « L’arrivée du CED au sein du Provence RPAS Network permet d’apporter l’expertise de l’armée de l’air dans le domaine de la formation, de la certification et de l’évaluation de nouveaux systèmes et concepts », estime le colonel Jean-François Héry-Goisnard, représentant de l’École de l’air auprès du pôle Pégase. « L’obtention de ce label est une reconnaissance de la qualité du CED, détaille quant à lui le général Pollet. Cela renforce notre crédibilité vis-à-vis du monde industriel et favorise le développement de synergies. »

Créé en mai 2006, le pôle Pégase est un pôle de compétitivité, dont l’activité essentielle est essentiellement centrée autour de l’aéronautique. L’École de l’air est membre du comité exécutif du pôle Pégase depuis les origines.

 

photo Armée de l'Airphoto Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

Le centre d’expertise drones de Salon-de-Provence

Afin de répondre à ses besoins croissants en formation et à sa volonté d’anticiper en matière d’innovation, l’armée de l’air a créé un centre d’excellence « drones » (CED) sur la base aérienne 701 de Salon-de-Provence. Un échelon de préfiguration a ainsi vu le jour en septembre 2014 et a accueilli ses premiers stagiaires en 2015 (Sensor Operators, opérateurs de mini-drones, stagiaires de haut niveau…).

Le CED possède une double vocation : former et innover. Le centre d’excellence « drones » compte ainsi un ensemble de moyens techniques afin de constituer un Mission Lab (laboratoire de recherche, de tests et de validations de systèmes). Les concepts innovants y sont matérialisés et testés in situ. Sept personnes forment actuellement son personnel d’encadrement. Actuellement en travaux, ces locaux rénovés doivent être livrés en février 2016.

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 11:50
photo Aveillant

photo Aveillant

 

17 juin 2015 Par Frédéric Parisot - Usinenouvelle.com

 

L’ingénieriste français présente au salon du Bourget un radar à technologie holographique. Une innovation qui permet de détecter des drones à une distance de dix kilomètres et de suivre leur trajectoire.

C’est le radar que tout le monde attendait. Au salon du Bourget, la société Aveillant présente une technologie révolutionnaire baptisée "radar holographique". "Contrairement aux radars giratoires classiques, qui balayent le ciel avec un faisceau laser toutes les quatre à dix secondes, notre technologie holographique illumine le ciel en permanence. C’est un flux continu qui nous permet de détecter et de surveiller toutes les cibles en même temps", détaille David Crisp, PDG de cette spin-off de Cambridge Consultants, filiale du groupe Altran. Ce fonctionnement en continu permet au radar d’Aveillant de ne plus lâcher sa cible une fois qu’il l’a détectée.


Différencier les drones des oiseaux
Reste donc à détecter les drones. "Notre radar est suffisamment précis pour détecter un drone de un kilo à une distance de un kilomètre. Nous pouvons même compter le nombre de ses hélices", assure David Crisp. Contrairement au radar giratoire, qui donne des positions à intervalles de temps réguliers, la trajectoire de la cible est ici enregistrée en continu et en trois dimensions. Impossible donc de confondre un drone avec un oiseau. On peut même imaginer suivre le drone jusqu’à son lieu d’atterrissage pour identifier le pilote, d’autant que les drones pourront être suivis jusqu’à une altitude de six mètres.

Cette technologie, qui utilise un émetteur de lumière en bande L (longueur d’onde de 30 à 15 centimètres), Aveillant l’avait développée à l’origine pour résoudre un autre problème des radars giratoires : la perte de visibilité quand les avions passent au dessus des champs d’éoliennes. Pour répondre à la demande de surveillance anti-drone, il en a développé une nouvelle version, plus compacte et facile à installer dans des zones urbaines, et configurable pour une surveillance allant de 90 à 360 degrés.

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 11:20
L’épuisement des pilotes de drones américains force le Pentagone à ralentir le rythme

La société CAE de Montréal continuera à former les équipages des drones MQ-1 Predator/MQ-9 Reaper de l’USAF de l’Armée de l’air américaine. Ici, un Predator (Archives/CAE/USAF)

 

17 juin 2015 par Bastien Duhamel – 45eNord.ca

 

Victime de l’enthousiasme des autorités militaires vis à vis de l’utilisation des drones en théâtre d’opération, les pilotes de ces appareils sont sujets à un épuisement professionnel qui pousse le Pentagone à revoir à la baisse le nombre de leurs sorties aériennes.

 

A l’image de l’attaque de drone qui a conduit à l’élimination du haut responsable yéménite d’Al-Qaïda au Mahgreb  islamique le 5 juin dernier, Washington a eu abondamment recours à l’utilisation de drones lors de ces dernières années afin de mener à bien ses missions à travers le Moyen-Orient.

Le déploiement de ces plateformes aériennes pour accomplir des éliminations présentées comme « ciblées » présente toutefois son lot de controverses et détracteurs. Incarnation technologique d’une guerre asymétrique, nombreux sont ceux qui dénonce la lâcheté de ces méthodes et l’ampleur de leurs dégâts collatéraux passés sous silence.

Insistant sur les limites opérationnelles, un ancien responsable de la CIA estimait en juin dernier que le recours massif aux drones revenait «au mieux à tondre la pelouse», c’est-à-dire priver les organisations terroristes visées de chefs remplaçables sans les désorganiser durablement.

La tendance à la substitution des forces armées au sol par des drones armés dans la lutte contre les organisations terroristes atteindrait-t-elle donc ses limites ?

C’est en tout cas ce que semble indiquer un article du New York Times du mercredi 17 juin, selon lequel l’armée de l’air américaine aurait commencé à réduire le nombre quotidien de sorties de ces aéronefs sans personne à bord.

Le nombre de sorties quotidiennes des drones américains serait passé de 65 à 60 selon cette source.

En cause, un épuisement professionnel de plus en plus prégnant chez les pilotes de drones qui doivent faire face à de plus en plus de sollicitations sans avoir vu leurs effectifs augmenter en conséquences.

Le colonel James Cluff, responsable de la base de Creech dans le Nevada d’où opèrent les pilotes de drone était déjà revenu sur cette diminution en mai expliquant qu’il s’agissait de maintenir les équipes de pilotes «en bon état».

En réalité, les opérateurs de drones sont surtout victimes des succès et de l’enthousiasme militaires entourant les appareils qu’ils contrôlent à distance.

Une diminution conjoncturelle des sorties américaines qui ne doit pas manquer de nous faire prendre conscience de la tendance structurelle de l’utilisation exponentielle de ces aéronefs sans pilotes à des fins de surveillances, d’assistance des troupes au sol ou d’élimination «ciblées».

En effet, il semble que les Etats-majors américains tout comme israéliens, également champions en la matière, développent une véritable addiction à ces plateformes aériennes qui minimisent les risques pour les soldats déployés à l’étranger.

Le nombre de missions américaines «Combat Air Patrol»  a quasiment doublé entre 2008 et 2014. Selon les chiffres donnés par le quotidien new-yorkais, les Predator et Reaper ont effectué 3 300 sorties et tiré 875 missiles depuis le mois d’août.

 

Stress et pressions psychologiques exacerbés pour les opérateurs de drone

Dans un rapport paru en 2013, le Pentagone avait montré que les pilotes de drones subissaient les mêmes pressions psychologiques que les pilotes d’avions de guerre.

Il semble qu’une nouvelle enquête interne pointe du doigt le stress chez les pilotes de drones lié aux risques de dommages collatéraux.

Par ailleurs, le décalage profond entre le vie quotidienne de l’opérateur demeurant dans son pays et ses missions de combats se déroulant à des centaines de kilomètres s’avère également être un véritable facteurs de déstabilisation psychologique

Ajoutons à cela un possible sentiment de culpabilité de se tenir si loin du théâtre d’opération et éloigné de ses frères d’armes et nous avons a un bref aperçu des tensions psychologiques auxquelles sont confrontées les opérateurs de drones.

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 16:20
General Atomics et Cobham s'allient pour assurer le soutien des drones Reaper et Predator

 

16.06.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Voici une alliance qui risque de peser lourd: le constructeur américain de drones General Atomics et l'équipementier et prestataire de services britannique Cobham viennent de signer un accord dans le domaine du soutien des drones de type Predator et Reaper. Le communiqué de presse précise que le groupement d'entreprises va offrir ses services au Royaume-Uni (lvoir ici le site Drone Wars UK) et en Australie où "de futures opportunités" sont prévisibles.

Ce groupement devrait tout naturellement surveiller ce que les autres utilisateurs européens de drones Reaper, dont la France, vont décider en matière de soutien de leurs matériels.

Le MQ-9 Users Group qui s'était réuni en janvier à l'initiative de Paris avait mis en place quatre groupes de travail portant sur la formation, la simulation, l’insertion dans l’espace aérien et le soutien. Sa prochaine réunion était planifiée pour le mois de juin 2015... L'arrivée du duo anglo-américain risque de changer la donne.

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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 10:54
Immersion dans le combat aérien du futur…2025 et au-delà

 

12/06/2015  Actualité DGA

 

La DGA présente, pour la première fois et en exclusivité sur le stand du ministère de la défense au salon du Bourget 2015, une démonstration interactive d’une mission comprenant drones de combat et Rafale. Le visiteur devra faire les bons choix pour la mener au succès.

 

La démonstration proposée par la DGA imagine un futur rendu technologiquement accessible grâce aux études qu’elle a lancées et lève le voile sur les concepts développés actuellement par l’industrie. Elle sera une occasion unique pour les visiteurs de découvrir les capacités qui seront offertes par les drones de combat ainsi que leur future coopération avec le Rafale. Il vivra en direct sur grand écran  des séquences de détection et de frappes sur des cibles stratégiques ou d’opportunité hautement protégées. Et, surtout, il participera à la prise de décision tout au long d’un scénario montrant la complémentarité du Rafale et des drones de combat lors d’une opération aérienne furtive et sous les feux d’une défense antiaérienne des plus évoluées.

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 16:30
HERMES 900 with the following payloads - EO, IR, SAR,GMTI, MPR, ESM, ELINT - photo  Elbit Systems

HERMES 900 with the following payloads - EO, IR, SAR,GMTI, MPR, ESM, ELINT - photo Elbit Systems

 

June 10, 2015 by Elbit Systems

 

Elbit Systems will present a wide range of innovative next generation systems at the upcoming 51th Paris Air Show, set to take place in Le Bourget, from June 15 – 21, 2015. Visitors to the company’s booth (Chalet A-200, booth and outdoor display area A-8) will have an excellent opportunity to view new products and displays of the Company’s core technologies and cutting-edge solutions.

 

The following will be presented in the Company’s booth:

 

Military Avionics and Aircraft Upgrades

The SuperVisionTM Concept  generates a conformal image of the world outside the cockpit, as well as the aircraft systems, surroundings and threats, while simultaneously fusing together the various layers of information. Harsh environment and weather conditions, in conjunction with the immense flow of information during the flight, call for an intuitive display of flight and visual data.

This strategy creates an innovative solution that reduces the pilots' workload and allows them to focus on the successful completion of their mission, while flying “Head-Up” in any terrain and in all visibility conditions.

 

New Launch - BrightNite™ is a solution that enables utility helicopters to successfully perform Degraded Visual Environment (DVE) missions in more than 90% of the nights and provides them with piloting capabilities of attack helicopters and enables a new level of operational flight.

 

New Capabilities - Digital JHMCS is a lightweight and comfortable head mounted display (HMD), provided by RCEVS, a joint venture with Rockwell Collins. Offering an improved HMD Center of Gravity (CG) and balance and thus reducing neck strains, DJHMCS is plug and play, with minimal installation requirements and the ability to operate with the aircraft's current tracker and Electronic Unit. DJHMCS can replace legacy JHMCS equipment with no A/C modifications required, thus reducing life cycle costs. DJHMCS offers advanced video and color capabilities in both day and night missions using a modern, lightweight, well-balanced digital HMD system. The system’s proven symbology, combined with color, creates a superior solution that provides intelligent vision in the cockpit. It provides immediate and accurate recognition of friendly, threat and unknown targets and areas to create a complete view of the air, ground and sea picture.  This is accomplished with sophisticated software that integrates accurate intelligence with images, video and sound. The technological upgrade dramatically reduces the logistic and maintenance requirements.

 

C-Suite Tactical solution for C-130 aircraft is a flexible, modular solution created to effectively perform under the harsh and demanding conditions created by low altitude tactical environments. Providing accurate, real-time information projected on the Head-Up, Head-Down or Helmet Mounted displays, the C-Suite Tactical solution enables a safer and more precise mission as well as increased situational awareness.

 

CockpitNGTM is based on a smart central large area display (LAD) which includes all avionic components in one suite, fully integrated with the Helmet Mounted and Head-Up displays.  All of the systems' components were developed in a "Multi-touch-Screen" technology, allowing pilots to operate the aircraft in a smooth and customizable manner. 

 

Large Area Display (LAD) is a unique large area display, dual redundant, touch-screen enabled and featuring a wide dimming range for night vision goggle compatibility at low luminance levels. All products in this line are smart integrated modular avionics (IMA) displays that can host software applications  from either Elbit Systems, customer legacy software or third-party software.

 

 

Unmanned Aircraft Systems (UAS) and Electro-Option (EO) Payloads

 

New Launch - SkylarkTM I-LEX is a new generation of the legacy Skylark I-LE mini-UAS, man-portable electric propelled, best fitted for organic “beyond the next hill” reconnaissance, counter insurgency and force protection missions, as well as civil applications including perimeter security, border and coastal surveillance, anti-terror and a variety of law enforcement missions. The Skylark I-LEX is already operational as the standard battalion level UAS of the Israeli Land Forces and has accumulated thousands of operational sorties.

 

In the outdoor display area (#A8), the HermesTM 900 medium altitude long endurance (MALE) UAS will be showcased, equipped with a wide range of highly advanced payloads for a variety of missions.

 

The Hermes 900 UAS can be equipped with a variety of high performance sensors in a plug-and-play concept, allowing it to detect ground or maritime targets, over a wide spectral range. Providing over the horizon, persistent multi-payload capabilities, Hermes 900 is based on the proven and mature building blocks of Elbit Systems’ Hermes family, setting the highest levels of airworthiness, safety and reliability. This MALE UAS has been procured by the Israel Defense Forces (IDF) and additional international users.

 

PAYLOADS for UAS:

 

DCoMPASSTM  - Digital Compact Multi-Purpose Advanced Stabilized System is a highly stabilized electro-optical payload system, delivering superb day and night intelligence surveillance target acquisition and reconnaissance (ISTAR) capabilities in the harshest weather conditions. The multi-sensor system is designed for long-range surveillance and targeting functions for UAS, helicopters, fixed-wing, maritime and ground platforms.

 

Advanced Multi-sensor Payload System (AMPS) is a dynamic target detection and recognition payload for strategic ISTAR at standoff ranges. A highly stabilized EO payload, AMPS delivers excellent day and night ISTAR capabilities, facilitated by autonomous navigation with inertial system and GPS.

 

EMERALD–AES212 is a modular Airborne ESM/ELINT system for comprehensive radar detection for all types of manned and unmanned aircraft platforms. Designed for the densest and most complex electromagnetic environments, it meets the rapidly evolving needs of today's modern battlefields.  The system delivers sophisticated intelligence gathering capabilities for the detection and analysis of all types of radars - ground-based, airborne and shipboard.

 

COMINT/DF Systems are operational and battle-proven, designed as modular building blocks, capable of tackling various types of communication systems and able to fit any unmanned aircraft system (UAS). These systems utilize wideband multi-purpose receivers and meet the requirements of any EW/SIGINT payload, offering tactical intelligence reception in real time over wide rural and urban areas with precise DF, and enabling digital audio-recording.

 

COMJAM is a battle proven, modular, flexible, standalone, future-ready configuration of customizable, interoperable and interconnected airborne communications jamming (COMJAM) payload components for UAS. The system manages multiple frequency sub-bands, predefined threats list, and priority jamming with automatic or manual operation. Deployed as a stand-alone configuration or integrated with additional Elbit Systems EW support systems, the COMJAM payload can be mounted on a variety of airborne platforms as well as offer the ideal solution for forward battlefield areas.

 

Aircraft Self Protection Solutions

 

New Launch - Air Keeper EW & SIGINT Solution for Aircraft: A highly advanced solution that provides two significantly critical capabilities in one: intelligence gathering and EW defensive capacities onboard the same platform. The solution enables the aircraft to perform missions for any existing plane as cargo, tanker, transport etc.

 

Mini-MUSIC™ is an advanced, flight-tested directed infrared countermeasure (DIRCM) system in a single compact and lightweight package easily installed on small and medium rotary and fixed-wing platforms. The system protects small to medium sized rotary and fixed-wing aircraft against heat seeking ground to air missiles (MANPADS).

C-MUSIC™ is a unique multi-spectral infrared fiber-laser based DIRCM system that will be showcased in an impressive 2.7m long pod hung from the booth's ceiling, demonstrating its outstanding aerodynamic structure. The pod will be outfitted with see-through windows to enable visitors to examine the advanced fiber laser based DIRCM mirror turret, as well as the PAWS (IR Passive Approach Warning System) sensors.

J-MUSICTM  is designed to protect large aircraft, transporters, tankers, special mission platforms and VIP jets against MANPADS. Lightweight, compact and easily installed, J-MUSIC is a distributed system, meaning that the LRUs can be installed in various locations onboard the aircraft, enabling an optimized installation solution for protection of the aircraft. It has been selected for several programs such as Embraer's KC-390 aircraft for the Brazilian Air Force and the German Air Force’s A-400M aircraft.

 

ALL-in-SMALL™ is an airborne unified self-protection system, offering a complete, lightweight and compact electronic warfare (EW) suite in a single LRU for any airborne platform. ALL-in-SMALL is comprised of an EW controller, digital radar warning receiver, IR missile warning system, advanced laser warning system and chaff/flare dispensing system. It can be optimally integrated with a DIRCM system, due to its high range detection capabilities, high DF accuracy and extremely fast hand-over from IR MWS to DIRCM.

 

Unified Self-Protection Suite for Fighter Aircraft includes the most

advanced multi-spectral DAS and ESM capabilities in a single LRU, delivering the  highest  DF accuracy,  identification,  and  location  of received signals, very high probability of intercept (POI), and enabling swift response. The suite is already deployed onboard various fighter aircraft around the globe.

 

PAWS™ is a family of IR-based (Infrared) Passive Warning Systems that provides a comprehensive, turn-key solution for airborne platforms. The sophisticated IR Missile Warning Systems (MWS) enhance airborne platform survivability by providing advance warning of the presence of threatening missiles - and by automatic management of all types of applicable countermeasures available onboard.

 

IR-CENTRIC™ is a solution that utilizes the foundations of the de-facto standard in missile warning systems (MWS), an infrared-based MWS, to harness the information streamed from its sensors for facilitating a multi-role, multi-function nexus, mission protection and safety enhancement from one single system, while responding to most modern airborne and ground operational requirements.

 

ESM/ELINT provides a full spectrum 0.5-40 GHz coverage ESM/ELINT capabilities are integrated into the EW subsystems to automatically detect, measure, identify, monitor and intercept all ground-based, shipborne and airborne radar signals. Elbit Systems ELINT systems provide continuous/uninterrupted platform protection, surveillance, early warning, information gathering and storage, geo-location and data analysis.

 

Training and Simulation

 

Military Pilot Training Solutions

Elbit Systems provides comprehensive simulator support services such as Contractor Logistics Support (CLS), training, manuals and spare parts. Our customers can avail themselves of our full technical potential to support needs throughout the system lifecycle. The latest integrated data environment is employed for visibility into assets in transit, repair, inventory and simulator down-time. Elbit Systems maintains a flexible closed loop Failure Reporting & Corrective Action System (FRACAS) process that provides a framework for identifying and tracking causes of failures and determining and verifying corrective actions.

 

Embedded Virtual Avionics (EVATM) for trainer aircraft, can be installed on basic or advanced trainer aircraft, transforming the aircraft into a virtual advanced fighter while maintaining the hourly training costs of a trainer. The EVA virtual avionics suite is designed to shorten the training gap which exists today between trainer and modern fighter aircraft. EVA is manufactured in a minimal integration configuration, thus reducing aircraft integration costs virtually to zero.

 

SkyBreakerTM is Elbit Systems’ Mission Training Center (MTC), a networked multi-cockpit, mission oriented training center supporting many aircraft types. SkyBreaker provides realistic simulated battlefield training using all aircraft systems and mission scenarios to enhance all levels of pilot training. A world leader in field-proven training and simulation solutions, Elbit Systems developed SkyBreaker to save actual flight hours by presenting aircrews with high-fidelity, simulator-based training. The SkyBreaker facility houses a complex networked system designed to provide an entire squadron with the tools to practice modern air combat using SkyScen™, a sophisticated computer generated forces (CGF) solution, in a fully integrated military setting.

 

About Elbit Systems

Elbit Systems Ltd. is an international high technology company engaged in a wide range of defense, homeland security and commercial programs throughout the world. The Company, which includes Elbit Systems and its subsidiaries, operates in the areas of aerospace, land and naval systems, command, control, communications, computers, intelligence surveillance and reconnaissance ("C4ISR"), unmanned aircraft systems, advanced electro-optics, electro-optic space systems, EW suites, signal intelligence systems, data links and communications systems, radios and cyber based systems. The Company also focuses on the upgrading of existing platforms, developing new technologies for defense, homeland security and commercial aviation applications and providing a range of support services, including training and simulation systems.

 

For additional information, visit: www.elbitsystems.com, follow us on Twitter or visit our official Youtube Channel

 

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 11:55
Premières missions de surveillance de gazoduc par drone en France

 

05.06.2015 par Aerobuzz.fr

 

En partenariat avec GRTgaz, Air Marine vient de réaliser les premières missions de surveillance de gazoduc (mai 2015), dans le Sud de Brive sur un terrain vallonné. Elles ont permis de confirmer l’intérêt de cette technologie alternative dans des zones difficiles d’accès et fortement boisées. Elles complètent le dispositif de surveillance existant : centre de surveillance à distance, inspections terrestres et survols aériens, notamment avec un bimoteur léger Tecnam. Selon Air Marine, les drones permettent d’avoir une meilleure vision des installations.

 

Depuis la mise en place de la nouvelle législation sur les drones en 2012, il s’agit du premier programme de surveillance de ce type. Air Marine est l’un des rares opérateurs français de drones à maîtriser les vols à longues distances hors-vue. Pour chaque mission, deux pilotes interviennent sur le terrain en vue de gérer la navigation du drone et l’analyse des données.

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 11:35
Die Aufklärungsdrohne Heron


8 juin 2015 Quelle: Redaktion der Bundeswehr 06/2015 15E18803

 

Wenn in Afghanistan die Spähtrupps das Lager verlassen, begeben sie sich in jedem einzelnen Einsatz in Lebensgefahr. Wie ein Schutzengel wacht dann das unbemannte Luftfahrzeug „Heron“ über sie. Wir haben die Heron-Crew und die Aufklärer im Einsatz begleitet.

Musik:
The Countdown, Cardoni, Universal
On Point, Cardoni, Universal
Hell’s Patient Fury, Fayman/Goren, Universal
Radiate, Cardoni, Universal

 

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 19:45
Un drone tactique suédois au Mali

Le drone Örnen est déployé au Mali depuis le mois de mai 2015. photo Jonas Svensson/Swedish Armed Forces

 

06/06/2015 par Emmanuel Huberdeau - Air & Cosmos

 

Le site du ministère de la défense suédois annonce qu'un drone tactique Örnen opère au Mali depuis le mois de mai 2015.

 

UAV03 Örnen est le nom donné au sein de l'armée suédoise au drone américain RQ-7 Shadow 200 de Textron Systems. Un drone tactique qui est déployé pour la première fois en Afrique sous les couleurs suédoises.

 

Suite de l'article

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 16:55
Les drones : vers plus de furtivité

 

01/06/2015 Economie et technologie

 

Un drone est un appareil sans pilote, autonome programmé pour une mission ou télécommandé à distance. C’est à la fois l’aéronef et la station au sol qui permettent de le diriger. Sa fonction première, c’est de voir, de prolonger le regard, d’augmenter la distance de vue.

 

Il existe deux sortes de drones : les drones de moyenne ou haute altitude, avec longue autonomie, pour le renseignement ; ou bien des drones tactiques, plus petits, avec peu d’autonomie mais discrets, pour surveiller le champ de bataille et aider le soldat sur le terrain.

 

Avec l’arrivée du démonstrateur de drone de combat Neuron, la connaissance sur la furtivité a considérablement été améliorée. Pour atteindre ces performances, les ingénieurs ont notamment travaillé sur les matériaux et sur sa forme.

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 16:55
photo J.Redouane - MinDefFr

photo J.Redouane - MinDefFr

 

29/05/2015 C.Martin  - DICoD

 

L'utilisation malveillante des mini-drones représente, aujourd'hui, une menace importante qui nécessite des réponses aux niveaux législatif et opérationnel. Cette question était au centre du colloque « Drones civils : opportunités et menaces », organisé le 28 mai par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN).

 

Survol d’un site militaire, occupation de l’espace aérien, l'utilisation de plus en plus fréquente de mini-drones pose de nouvelles problématiques. Comment faire face à ce nouveau type de menace et comment agir de manière opérationnelle ? Pour y répondre bon nombre de représentants de l'État, des armées, de l'industrie et des partenaires internationaux se sont réunis, le jeudi 28 mai, au Palais d'Iéna à Paris, siège du Conseil économique, social et environnemental (CESE), lors du colloque « Drones civils : opportunités et menaces ».

 

Organisé par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), cette journée a été rythmée par des tables rondes, au cours desquelles les intervenants ont évalué les opportunités, mais aussi les menaces liées au développement de cette technologie qui s'inscrit dans l'air du temps. « La première menace est d'avoir un mini-drone acheté à Noël et utilisé par des personnes qui n'ont aucune notion d'aéronautique. Cet engin peut alors devenir un véritable boulet de canon pour nos aéronefs civils et militaires », a expliqué le chef d'état-major de l'armée de l'Air, le général d'armée aérienne Denis Mercier. « Il faut faire de la prévention auprès de tous les utilisateurs de drones. L'objectif est de se partager l'espace aérien avec le maximum de sécurité. »

 

Les mini-drones représentent un domaine économique en plein expansion et un loisir un plein essor. Ces engins apportent également une aide inestimable dans de nombreux domaines : surveillance de sites industriels, sécurité civile, innovation technologique, etc. Mais le risque principal est une utilisation malintentionnée. Une menace qui nécessite aujourd'hui des réponses opérationnelles. « Détection, identification, neutralisation. Il faut un large spectre de dispositifs pour faire face aux mini-drones malveillants, assure le contre-amiral Frédéric Renaudeau, directeur de la protection des installations, moyens et activités de la défense (DPID). Mais dans le futur, il faudra aller au-delà et être capable de s'adapter à l'évolution de cette menace. Notamment avec un cadre juridique adapté à nos besoins opérationnels. »

photo J.Redouane  - MinDefFr

photo J.Redouane - MinDefFr

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 11:55
Aéronautique. Les entreprises de Midi-Pyrénées en ordre de bataille pour le Bourget

 

28 mai 2015 par Audrey Sommazi- ToulÉco

 

>  Pour la cinquante-et-unième édition du salon du Bourget, qui aura lieu du 15 au 21 juin, quatre-vingts entreprises régionales vont présenter leur savoir-faire auprès de clients potentiels sous pavillon du pôle Aerospace Valley.

 

Arnaud Setien, fondateur et dirigeant de Skyconseil, jeune entreprise dédiée aux métiers de l’ingénierie dans l’aéronautique et le spatial, en est à son second salon du Bourget. Sa première participation en 2013 s’était soldée par un gain de « crédibilité et de visibilité », sans toutefois « un retour fondamental » pour l’activité de cette entreprise. Comprendre : peu ou pas de nouveaux clients.

 

Pourtant, le patron renouvellera l’expérience sous la bannière du pôle de compétitivité Aerospace Valley Midi-Pyrénées et Aquitaine du 15 au 21 juin. « J’y vois deux intérêts. Le premier reste la visibilité. Le second est d’ordre financier, sachant qu’un stand au Bourget coute 10.000 euros. Avec la délégation et l’aide de la Région, il me coute 2500 euros ».

 

Un argument financier que partage Arnaud Le Maout, président du bureau d’études d’Airborne, spécialisé dans la conception et le développement de drones de défense. « Une start-up n’a pas les moyens de supporter un tel coût. Nous profitons aussi de la communication de la délégation », assure-t-il, précisant que le salon sera l’occasion de dévoiler aux clients mondiaux, ainsi qu’à la presse, le prototype civil et militaire Drop’n Drone. Orange et Airbus sont déjà intéressés par ce concept à voilure fixe, capable de supporter l’aérolargage depuis un avion ou un hélicoptère.

 

La plus grande délégation

Pas moins de quatre-vingts entreprises de Midi-Pyrénées, et quarante autres de la région Aquitaine, profiteront des 1450 m² de stand mis à leur disposition par le pavillon commun du pôle de compétitivité Aerospace Valley, soutenu financièrement par les deux conseils régionaux. « Cette délégation sera la plus grande », se félicite Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées. Des petits-déjeuners thématiques sur l’usine du futur par exemple, et des conférences rythmeront ces cinq jours de rendez-vous d’affaires.

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 17:50
L’Europe est-elle capable de lancer un drone MALE "Made in Europe" ?

Jusqu'ici aucun des programmes lancés en matière de drones MALE n'a passé le cap de l'industrialisation : EuroMale, Talarion, Advanced UAV, Mantis/Telemos, Voltigeur. Une vue d'artiste du projet de drone européen, baptisé Male 2020 (Moyennne altitude longue endurance) (Crédits : Dassault Aviation)

 

26/05/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Face aux drones MALE américain et israélien, l’Europe se lance enfin dans la course. L'Allemagne, la France et l'Italie ont récemment décidé de lancer des études pour un système de troisième génération. Pour autant, le gâchis européen jusqu'ici en matière de drone MALE incite encore à la prudence. Ce sera l'un des thèmes abordés le 12 juin lors du Paris Air Forum organisé par La Tribune et sur lequel débattront le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Denis Mercier et le directeur général adjoint de Thales, Pierre-Eric Pommellet.

 

Peut-il y avoir une place sur le marché pour un programme de drone MALE européen face aux actuels systèmes en service, le Reaper américain et le Heron TP israélien, qui raflent la plupart des appels d'offre, et surtout leur successeur de troisième génération ? A la seule condition de consolider une volonté politique européenne commune, notamment en Allemagne, en Espagne, en France, en Italie et en Pologne pour l'achat d'un système développé et fabriqué par un consortium d'industriels du Vieux-Continent. C'est déjà pratiquement le cas, Berlin, Paris et Rome ont récemment annoncé vouloir lancer une étude de définition afin de préparer la phase de développement d'une drone MALE européen.

 

Un succès après une succession d'échecs?

Une fois la décision politique acquise - ce qui n'était pas un mince défi pour Jean-Yves Le Drian qui s'est beaucoup investi -, encore faut-il harmoniser ensuite le besoin capacitaire ainsi que le calendrier de mise en service d'un drone MALE dans les trois armées européennes. Surtout, le pari sera de confirmer ces bonnes intentions car jusqu'ici, aucun des programmes lancés en matière de drones MALE n'a passé le cap de l'industrialisation (EuroMale, Talarion, Advanced UAV, Mantis/Telemos, Voltigeur...) .

Et si aujourd'hui il y a bien un drone MALE européen, qui domine le marché européen, c'est un système "Made in USA". Le Reaper de l'américain General Atomics équipe déjà les armées française, britannique et italienne. Les Pays-bas et l'Allemagne sont également proches d'un achat de systèmes américains. Bref, c'est un grand chelem pour le Reaper, qui surpasse de loin l'avion de combat F-35 de Lockheed Martin, pourtant sélectionné par de nombreux pays du Vieux-Continent.

 

Une annonce officielle au salon du Bourget?

Bref, c'était loin d'être gagné - cela ne l'est toujours pas pour autant - mais le ministre de la Défense français, Jean-Yves Le Drian, qui a toujours voulu y croire en dépit de l'ampleur du défi, a passé un premier col de montagne. "Notre effort en matière de drones de surveillance et d'ISR (Intelligence, Surveillance & Reconnaissance, ndlr) devrait être accentué, avec notamment, dès cette année, le lancement des études relatives au futur drone européen, que la France envisage à l'horizon 2025 avec l'Allemagne et l'Italie", avait-il déclaré lors d'une conférence de presse en mars. Cette volonté politique s'est transformée en intention commune entre l'Allemagne, l'Italie et la France de lancer une étude de faisabilité.

Quand une décision définitive sera-t-elle prise? En principe en juin, à l'occasion du salon aéronautique du Bourget, qui ouvre ses portes le 15 juin, les trois pays pourraient officiellement confier un contrat de 60 millions d'euros au total (20 millions par pays) aux industriels pour une première étude de faisabilité, via l'OCCAR (Organisation conjointe de coopération en matière d'armement). Le coût de développement du futur drone de reconnaissance de type MALE est estimé à environ un milliard d'euros.

 

Combien de drones MALE en Europe?

Le ministère de la Défense français évalue le marché à 30 ou 40 système de drones MALE en Europe. Quels pays ? Outre la France, l'Italie et le Royaume-Uni, qui utilisent déjà des Reaper, l'Allemagne, la Pologne et les Pays-Bas pourraient très rapidement s'équiper de ce type de drones. Un marché qui intéresse fortement les industriels européens... même s'il est limité. Surtout sur le plan industriel, un programme de ce type est relativement modeste pour pouvoir accepter de nombreux partenaires.

"C'est la seule condition pour lancer un programme européen, note pourtant un observateur du secteur de la défense. Les Allemands, les Italiens et bien d'autres pays n'achèteront jamais un drone MALE de fabrication française". Et pourtant, la France, à travers son expertise tricolore chez Dassault Aviation, Thales, Safran, voire chez Airbus Group France, pourrait développer seule un tel programme.

 

Une coopération industrielle européenne

Du coup, Airbus Group, Dassault Aviation et Alenia Aermacchi ont proposé en mai 2014 une approche commune pour développer le drone européen de prochaine génération. Ils ont d'ailleurs remis leur proposition à la France, l'Allemagne et l'Italie. "Après avoir appelé au développement d'un tel système lors du dernier salon aéronautique du Bourget en 2013, les trois entreprises aéronautiques européennes les plus compétentes en la matière sont aujourd'hui d'accord sur les modalités pratiques d'une telle approche commune", avait-elle expliqué dans un communiqué commun.

Pas sûr pour autant que Dassault Aviation ait apprécié en mars dernier le "deal" entre Berlin et Paris : à la France, les satellites d'observation, à l'Allemagne, les drones MALE. Une affaire à suivre et qui ne sera pas un long fleuve tranquille... Surtout si Jean-Yves Le Drian quitte la barre du ministère de la Défense.

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