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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 17:20
Avions de coalition au décollage

Avions de coalition au décollage

 

11/12/2015 ADJ JL Nijean - Armée de l'air

 

Après une première phase de familiarisation, au cours de laquelle les pilotes de la Royal Air Force (RAF) britannique et de l’armée de l’air française ont pu à la fois découvrir la zone et effectuer du combat à vue, les missions de défense aérienne modernes, dites BVR (Beyond Visual Range/au-delà de portée visuelle) débutent sur la base aérienne de l’US Airforce (USAF) à Langley (Virginie).

 

Au-dessus de l’océan Atlantique, une bataille aérienne fait rage entre les Blue Air de la coalition et les Red Air. Afin de contrer la menace Red Air simulée par des F15 E et des T38 Talon, un pilote de chasse américain, le Mission Commander (MC/chef de mission), a disposé ses avions en deux blocs distincts : d’un côté, deux Eurofighter Typhoon de la RAF et un F22 Raptor de l’US Air Force, de l’autre, deux Rafale et le second F22 Raptor. Grâce à sa tactique et à la préparation commune, la mission est un succès pour les forces coalisées.

 

« Pour le moment, nous menons des missions de DCA (Defensive Counter Air), explique le lieutenant-colonel N., pilote de Rafale. Ce sont des missions de protection d’un territoire ou d’une zone. À partir de vendredi, nous augmenterons le nombre de participants, pour atteindre des engagements de l’ordre de 15 contre 15, avec également la présence d’Awacs de l’US Air Force. »

 

Tour à tour, chacune des trois nations participantes désigne un Mission Commander, qui devient le chef d’orchestre de l’ensemble du dispositif. Une preuve de la confiance qui règne entre les États-Unis, la France et le Royaume-Uni. « En fonction des conseils de chacun, le MC décide de l’agencement global des patrouilles et des tactiques associées, pour une efficacité maximale, ajoute le pilote. L’intérêt de ce type d’exercice est de connaître ces différentes tactiques pour agir avec le maximum d’efficacité lors d’un déploiement au coup de sifflet bref dans une coalition. »

 

Exercice TEI : les premières missions conjointesExercice TEI : les premières missions conjointes
Exercice TEI : les premières missions conjointes
Exercice TEI : les premières missions conjointesExercice TEI : les premières missions conjointesExercice TEI : les premières missions conjointes
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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 12:50
La Royal Air Force dispose désormais de 14 Mark-6 Chinook photo Boeing

La Royal Air Force dispose désormais de 14 Mark-6 Chinook photo Boeing

 

10.12.2015 source Aerobuzz.fr

 

Boeing a livré (7 décembre 2015) le 14ème et dernier Mk6 Chinook commandé par le Royaume Uni. Ce qui porte à 60 la flotte des Chinook de la Royal Air Force. Cette livraison coïncide aussi avec le 35ème anniversaire de l’entrée en service de cet hélicoptère lourd au sein des forces aériennes britanniques. Les H-47 Chinook sont utilisés depuis 1980 pour le transport de troupes, pour des missions d’assaut et des évacuations sanitaires.

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 08:50
HMS Bulwark's Cougar 15 Deployment


4 déc. 2015 Royal Navy
 

HMS Bulwark is due home on Monday 7th December after operations in the Mediterranean leading the Royal Navy's Cougar 15 deployment.

Cougar 15 consisted of exercises with the French Navy off Corsica and then Exercise Trident Juncture, the largest NATO exercise for a decade involving 30 nations, 60 ships and 36000 personnel.

When away from exercises and operations, the Ship has paid port visits to Gibraltar, Toulon, Palermo and Malta. High profile visits have been received from the Prime Minister, Home Secretary and high ranking NATO officials culminating with a ‘Cheer Ship’ for Her Majesty the Queen in Malta.

HMS Bulwark completed the deployment by providing security support to the Maltese Armed Forces for the Commonwealth Heads of Government Meeting.

This 3 minute video captures the essence of HMS Bulwark's deployment and the Cougar 15 deployment.

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 17:50
Jankel livrera dès 2016 108 Fox Rapid Reaction Vehicles aux forces armées belges

Jankel livrera dès 2016 108 Fox Rapid Reaction Vehicles aux forces armées belges

 

8 décembre, 2015 Nathan Gain (FOB)

 

Bonne nouvelle pour les para-commandos et forces spéciales belges, le Conseil des ministres du Royaume a accordé, le 4 décembre 2015, son feu vert pour l’achat de nouveaux véhicules de réaction rapide (Rapid Reaction Vehicles, ou RRV) afin de remplacer les vénérables jeeps Iltis encore en service. Et ce sont les Britanniques de Jankel Armouring Ltd., spécialisés dans le blindage de véhicules tactiques, qui se chargeront de livrer un total de 108 véhicules tactiques Fox RRV.

 

Il n’aura donc fallu que quelques semaines au Fox de Jankel, dévoilé au salon DSEI en septembre dernier à Londres, pour trouver un premier acquéreur. L’entreprise britannique a remporté ce contrat, dont le montant est estimé à 25-30 millions d’euros, face à deux autres entreprises. « L’acquisition de ces RRV s’inscrit dans le choix de la Défense de recourir à des forces expéditionnaires terrestres légères motorisées afin d’exécuter des opérations qui sont caractérisées par la vitesse, l’autonomie et la flexibilité, » précise le Conseil des ministres sur son site internet.

 

Selon le communiqué du ministère de la Défense belge (« la Défense »), les 108 véhicules prévus seront accompagnés de 38 kits modulaires de protection, ainsi que de 60 dispositifs démontables munis de lanceurs de pots fumigènes et d’un soutien technique pluriannuel. Le futur RRV disposera du panel d’armes récurrent pour cette catégorie de véhicule : mitrailleuse de 7.62 mm, mitrailleuse lourde de 12.7 mm, ou encore lanceur automatique de grenades 40 mm. La Défense ayant émis le souhait de voir ses troupes utiliser le Fox RRV dés 2016, les premières livraisons devraient intervenir dans les semaines à venir.

 

Le Fox de Jankel est une version militarisée du 4×4 Toyota Land Cruiser. La modularité, selon Jankel, est l’un des éléments clés du Fox RRV. Une modularité qui permet notamment d’adapter rapidement la configuration du véhicule en fonction du type de missions : transport d’opérateurs supplémentaires, évacuation de blessés, stockage de palettes OTAN, etc. Le Fox RRV peut être équipé soit d’un moteur essence V6 ou d’un moteur diesel V8, tous deux couplés à une transmission manuelle ou automatique.

 

Véhicule tactique léger de l’armée belge depuis plus de 30 ans, la jeep Iltis est maintenant appelée à rejoindre les étals des collectionneurs. Autrefois apprécié pour ses performances et son agilité, le véhicule de Volkswagen est néanmoins devenu obsolète en raison d’une trop faible protection balistique à l’égard des mines et autres engins explosifs improvisés. Il n’en restait d’ailleurs plus que 156 en service sur les 2 500 livrées au total, la plupart ayant déjà été remplacées par des plateformes plus lourdes, tel que le Lynx d’Iveco.

 

Bien que mises à mal par des contraintes budgétaires, les forces terrestres belges progressent donc dans leur modernisation. Outre les Fox RRV, les unités belges ont récemment achevé la livraison de nouveaux missiles sol-sol Spike LR et continue sa transition du fusil d’assaut FNC vers le FN SCAR.

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 20:20
Rafale en vol

Rafale en vol

 

07/12/2015 Adj Jean-Laurent Nijean - Armée de l'air

 

Vendredi 4 décembre 2015, 6h15, base aérienne de Langley (Virginie, États-Unis). Malgré l’heure matinale, des pilotes américains, britanniques et français sont réunis pour un briefing avant les premiers vols de l’exercice TEI (Trilateral Exercise Initiative).

 

Après avoir rejoint leurs appareils respectifs, les pilotes entament tour à tour un ballet de décollage sans précédent, sous les yeux impressionnés de l’ensemble des mécaniciens et des participants à l’exercice, fiers d’assister à un tel rassemblement d’aéronefs de dernière génération.

 

Cet entraînement de très haut niveau mobilise les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, qui y engagent certains de leurs appareils les plus performants. Pour l’occasion, près de 500 aviateurs des trois nations sont déployés.

 

La première journée était consacrée aux vols de familiarisation, permettant aux pilotes de reconnaître les procédures et les spécificités du terrain. Jusqu’au mardi 8 décembre, des missions simples, dites de type BFM (Basic Fighter Maneuver), sont au programme. Lors de celles-ci, les pilotes s’affrontent en duel, ou par patrouilles (deux contre deux), dans des combats rapprochés surnommés « Dogfights ». « Pour ce premier vol, mon équipier et moi, nous nous sommes entraînés contre deux Typhoon britanniques, explique le capitaine C. Notre playtime (autonomie d’action) nous a permis d’effectuer deux joutes. »

 

Patrouille F22 précédée d'un Rafale

Patrouille F22 précédée d'un Rafale

Cinq Rafale ont décollé en trois vagues successives pour rallier des F22 Raptor ou des Eurofighter Typhoon. Après la mission, les pilotes français étaient pleinement satisfaits de leur première expérience dans l’espace aérien américain. « C’est un bonheur de s’entraîner avec des pilotes d’un tel niveau et équipés, de surcroît, d’avions de chasse de dernière génération, ajoute le pilote de Rafale. Nous avons hâte que le niveau de difficulté monte d’un cran pour travailler à l’amélioration de l’interopérabilité entre nos trois nations et apprendre les uns des autres. »

 

L’objectif de TEI est, en effet, de maintenir et d’améliorer l’interopérabilité et la connaissance mutuelle entre trois armées de l’air qui partagent une longue histoire commune. Les États-Unis, le Royaume-Uni et la France ont également en commun un haut niveau de préparation opérationnelle sur un spectre très large de missions aériennes.

Départ pour un Rafale

Départ pour un Rafale

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 12:30
photo UK MoD

photo UK MoD

 

05.12.2015 par RFI
 

L’Allemagne qui rejoint les opérations militaires contre le groupe Etat islamique (EI) et le Royaume-Uni qui frappe pour la première fois en Syrie, la coalition internationale anti-EI a montré ses derniers jours de nouveaux signes encourageants. Mais tant qu’elle ne réunira pas l’ensemble des forces opposées à l’organisation terroriste, elle n’atteindra pas son plein potentiel. Etat des lieux d’une alliance en construction.

 

Ça bouge au sein de la coalition anti-EI. Après les premières frappes britanniques en Syrie menées jeudi 3 décembre, c’est au tour du plus proche allié de la France, l’Allemagne, de rejoindre le théâtre des opérations militaires contre l’autoproclamé Etat islamique (EI). Les députés allemands ont autorisé vendredi le déploiement d’un maximum de 1 200 soldats, six avions Tornado ainsi que d’une frégate. Il s’agit de la plus importante mission de l’armée allemande à l’étranger.

Berlin ne précise pas la date du début de l’intervention, mais prévient que ses forces aériennes ne procèderont à aucun bombardement, se cantonnant à des activités de reconnaissance. L’Allemagne prend néanmoins une part plus active dans la coalition internationale, en soutien à son voisin français violemment touché lors des attentats de Paris le 13 novembre.

 

Qui fait quoi au sein de la coalition anti-EI ?

Si une soixantaine de pays ont rejoint la lutte contre Daech (acronyme arabe du groupe Etat islamique) depuis 2014 à l’appel des Etats-Unis, ils interviennent à des degrés différents. Seule une dizaine de membres effectuent des raids aériens. Parmi eux, les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie et la Jordanie interviennent à la fois en Irak et en Syrie.

Les premières frappes françaises ont eu lieu le 19 septembre 2014. Elles visaient des sites de Daech en Irak. Ce n’est qu’un peu plus d’un an plus tard que les bombardements français ont également visé des positions jihadistes en Syrie. Selon le ministère de la Défense, ces attaques ciblent « les centres de commandement et d’entraînement de Daech, ainsi que ses capacités logistiques et ses sources de financement ». Le journal Le Monde rapporte que 680 bombes ont été larguées depuis le début de l’engagement français. 580 objectifs auraient été détruits. Selon le quotidien, la France pourrait arriver à court de munitions et aurait passé commande auprès de fabricants américains.

Malgré une intensification des efforts en Irak et en Syrie consécutive aux attentats du 13 novembre, la contribution française sur le plan aérien reste mineure. Le plus gros actionnaire demeure les Etats-Unis. Certains pays ne frappent qu’en Irak ou à l’inverse, uniquement en Syrie. La participation des uns et des autres ne cesse d'évoluer. Ainsi, si le Royaume-Uni a mené ses premières attaques en Syrie jeudi peu après le vote au Parlement, le Canada s’apprête, lui, à suspendre ses frappes. Par ailleurs, les pays arabes du Golfe sont moins présents sur ce théâtre d’opérations depuis qu'ils sont engagés dans une intervention militaire au Yémen.

La majeure partie des membres de la coalition internationale s’abstient toutefois de prendre part aux raids aériens, se contentant d’une aide financière ou logistique, de livrer de l’armement ou de dispenser des conseils et des formations militaires.

 

La Russie et l’Iran font bande à part

Tous les Etats engagés dans la lutte contre l’EI ne sont pas partie prenante de cette large alliance menée par Washington. La Russie et l’Iran, qui sont tous deux de fidèles alliés du régime syrien dirigé par Bachar el-Assad, jouent leur partition en solo. Il faut ajouter à la longue liste d’ennemis de Daech l'armée syrienne appuyée par l'Iran et le Hezbollah libanais, ainsi que des groupes d'opposition syriens et les forces kurdes d'Irak comme de Syrie.

Moscou est massivement engagé depuis septembre dernier. Problème, la Russie est accusée de ne pas uniquement viser les intérêts de Daech, mais aussi de cibler les groupes rebelles opposés à Bachar el-Assad. Une grande partie de ses bombardements frappe des régions où l’ennemi commun n’est pas présent. Du 26 novembre au 4 décembre, l'aviation russe a détruit 1 458 « cibles terroristes » en Syrie au cours de 431 vols dans les provinces d'Idleb (nord-ouest), d'Alep (nord-ouest), de Lattaquié (nord-ouest), de Hama (centre), d'Homs (centre), de Raqqa (est) et de Deir Ezzor (est), indiquait vendredi un communiqué de l'aviation russe. Plusieurs missiles auraient touché des installations pétrolières ainsi qu’un « un bastion majeur de combattants », précise-t-il.

 

Une coalition unique impossible ?

Le président russe Vladimir Poutine a plusieurs fois plaidé pour une coalition internationale élargie intégrant l’Iran et la Syrie. Mais le sort réservé à Bachar el-Assad continue de diviser. La lutte contre l'EI « ne sera totalement efficace que si l'ensemble des forces syriennes et régionales s'unissent. Comment est-ce possible tant que Bachar el-Assad préside, lui qui a commis tant d'atrocités, et qui a contre lui une grande partie de sa population », interroge le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius dans le quotidien régional Le Progrès paru samedi.

Mais alors que jusque-là, la position française était catégorique sur la question, « ni Bachar, ni l’EI », la priorité est désormais donnée à l’anéantissement du groupe terroriste. « Une Syrie unie implique une transition politique. Cela ne veut pas dire que Bachar el-Assad doit partir avant même la transition, mais il faut des assurances pour le futur », juge-t-il.

Une légère inflexion déjà sous-entendue par le secrétaire d’Etat américain John Kerry qui estimait, vendredi en marge d’une visite en Grèce, qu’une alliance syrienne anti-EI était envisageable sans le départ préalable de Bachar el-Assad. « Il n'est pas évident qu'il (Bachar el-Assad) doive partir à condition qu'il y ait de la clarté sur ce que son avenir pourrait être ou ne pas être », a-t-il déclaré.

 

Crise turco-russe

Le projet de coalition unique que défend Vladimir Poutine, et que porte aussi son homologue français François Hollande, souffre aussi de la crise entre la Turquie et la Russie. Le torchon brûle entre Ankara et Moscou depuis que l’aviation turque a abattu un bombardier russe, le 24 novembre dernier, l’accusant d’avoir violé son espace aérien.

En réaction, le Kremlin a eu vite fait d’évoquer une implication du pouvoir turque dans la contrebande du pétrole de l’organisation Etat islamique. « Nous n'oublierons jamais cette complicité avec les terroristes. Nous considèrerons toujours la trahison comme l'une des actions les pires et les plus viles », a pourfendu Vladimir Poutine le 3 décembre lors de son adresse annuelle face aux parlementaires.

Cette semaine, le président américain Barack Obama, qui a rencontré ses homologues turc et russe, était à la manœuvre pour apaiser les tensions. « Comme je l'ai dit à M. Erdogan, nous avons tous un ennemi commun et c'est l'EI. Je veux être certain que nous nous concentrons sur cette menace et sur la nécessité de trouver une forme de solution politique en Syrie », a-t-il affirmé.

D’autres accusations visent la Turquie. Celles-ci proviennent de Bagdad. Craignant pour sa souveraineté, alors qu’il reçoit une aide étrangère dans sa lutte contre Daech, l’Irak a sommé samedi Ankara de retirer ses troupes présentes sur son sol. « Nous avons la confirmation que la Turquie a envoyé en territoire irakien des troupes estimées à près d'un régiment blindé, accompagnées de chars et d'artillerie prétendument pour entraîner des groupes armés, et cela sans la demande ou l'aval des autorités fédérales irakiennes », a protesté le Premier ministre irakien Haider al-Abadi. Un haut responsable des forces kurdes alliées à Ankara a expliqué qu'il s'agissait d'une simple relève de routine de forces turques qui entraînent des combattants anti-EI.

 

Pas de victoire sans troupes au sol ni solution politique en Syrie

Difficile de démêler le vrai du faux, toujours est-il que c'est un exemple parmi d’autres d’une communication brouillée entre les nombreux opposants au groupe Etat islamique. Face à la multitude désorganisée de ses adversaires et malgré le feu nourri des frappes de la coalition, le groupe terroriste semble continuer de prospérer.

« Tout le monde sait que si on ne peut pas trouver de troupes au sol prêtes à s'opposer à Daech, ce conflit ne pourra pas être gagné complètement avec les seules frappes aériennes », considère John Kerry. Mais Washington comme Paris se refusent à envoyer leurs soldats au sol. Dans ce cas de figure, la solution, au moins sur le front syrien, est politique. « Si nous parvenons à mettre en place une transition politique, nous allons permettre à toutes les nations et entités de se rassembler. L'armée syrienne, ensemble avec l'opposition (...) Les États-Unis, ensemble avec la Russie et d'autres, iront combattre Daech », prophétise le chef de la diplomatie américaine.

C’est sur le chaos syrien qu’a germé l’EI, c’est de la résolution de cette crise que peut venir son éradication. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a annoncé une prochaine réunion internationale à New York, durant la deuxième quinzaine de décembre, pour trouver une issue politique à ce conflit. Mardi, une grande partie de l’opposition syrienne doit se réunir à Riyad en Arabie saoudite pour établir un socle commun en vue de futures discussions avec le régime de Bachar el-Assad.

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 08:30
photo Royal Air Force

photo Royal Air Force

 

Par

 

La Grande-Bretagne a conduit ses premières frappes aériennes en Syrie contre les positions du groupe État islamique ce matin, quelques heures seulement après le feu vert du Parlement, a annoncé le ministère de la Défense.

Des Tornado de la Royal Air Force ont "effectué la première opération offensive au-dessus de la Syrie lors de laquelle ils ont conduit des frappes", a souligné un porte-parole du ministère.

Le ministère de la Défense a pour l'instant refusé de détailler les cibles visées par les quatre Tornado ayant décollé dans la nuit de la base de la RAF à Chypre.

Ces frappes interviennent quelques heures seulement après que le Parlement a approuvé massivement l'extension à la Syrie des raids aériens que la Grande-Bretagne effectuait déjà en Irak contre l'EI. Le Parlement a voté par 397 voix pour, 223 voix contre, en faveur des frappes.

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 17:50
La Royal Air Force s’entraîne en Corse

 

19/11/2015 Armée de l'air

 

Du lundi 2 au jeudi 12 novembre 2015, la base aérienne 126 de Solenzara a accueilli un détachement du 208 SQN de la Royal Air Force.

 

Cinq avions d’entraînement Hawk T1, 21 militaires pilotes, agents d’opérations et 16 mécaniciens civils se sont déplacés sur la base corse. L’objectif était de former les équipages aux vols à l’étranger et d'initier les élèves britanniques au combat aérien à vue.

 

L’escadron du 208 SQN forme les futurs pilotes de chasse britanniques de la Royal Air Force et de la marine britannique.

La Royal Air Force s’entraîne en Corse
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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 08:50
Challenger II tanks will be support by the company under the agreement Photo: British Army - Uk MoD

Challenger II tanks will be support by the company under the agreement Photo: British Army - Uk MoD

 

19 Nov 2015 By Alan Tovey, Industry Editor - telegraph.co.uk

 

Cook Defence Systems' contract to support British Army vehicles with tank tracks secures 110 jobs

 

The British Army’s tanks and armoured vehicles will be kept rolling by Cook Defence Systems (CDS) after the privately owned business secured a £70m deal with the Ministry of Defence.

The Country Durham-based business has landed a four-year deal to support vehicles including the Army’s Challenger II main battle tanks, Warrior armoured personnel carriers and Scimitar reconnaissance vehicles with replacement tracks.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 13:50
£1.3Bn contract awarded for latest attack submarine

Anson Infographic - credits UK MoD

 

19 November 2015 Ministry of Defence, Defence Equipment and Support and Philip Dunne MP

 

A £1.3 billion contract to build the latest Astute Class attack submarine for the Royal Navy has been awarded by the Ministry of Defence.

 

Both time and money are being saved on the building of Anson, the Royal Navy’s fifth Astute submarine. Savings of £50 million for the taxpayer have been achieved during negotiations with BAE Systems, and the agreed build time is to date the shortest ever for the Astute Class, with a current schedule some nine months ahead of that for Boat 3 (Artful).

Defence Minister Philip Dunne made the announcement as he visited the home of the UK’s submarine manufacturing industry based in Barrow-in-Furness, Cumbria and viewed progress already made on the new submarine.

BAE Systems employs more than 7,600 people in its Submarines business, which includes those that work on the Astute programme, with thousands more working in the 400 suppliers across the UK submarine supply chain.

Defence Minister Philip Dunne said:

This £1.3 billion contract marks an important step in the progress of the Astute programme. This is a key part of our £166 billion plan to ensure that our armed forces have the equipment they need to defend the UK’s interests across the seas, in the skies and on land, both at home and abroad.

This new contract for Anson not only provides significant financial savings of £50 million to the taxpayer but also secures thousands of jobs in Barrow and across the UK supply chain, demonstrating the Government’s commitment to increase defence spending each year for the rest of the decade.

Director Submarines at the MOD’s Defence Equipment and Support organisation, Rear Admiral Mike Wareham, said:

The Astute Class provides the Royal Navy with the most technologically advanced submarines, offering much greater firepower, better communications, and more advanced stealth technology than their predecessors.

The first two of class, HMS Astute and HMS Ambush, are already in service and making a vital contribution to the defence of UK’s interest, both at home and overseas. Third of class Artful is undergoing sea trials and is due to be handed over to the Royal Navy by the end of 2015.

Featuring the latest nuclear-powered technology, the Astute class can circumnavigate the world submerged, manufacturing the crew’s oxygen from seawater as they go.

They also have the ability to operate covertly and remain undetected in almost all circumstances despite being 50 per cent bigger than the Royal Navy’s current Trafalgar Class submarines.

HMS Artful, the third of the Royal Navy’s new Astute Class attack submarines, set sail from Barrow in July.

On his visit, Mr Dunne was also able to see the progress being made on Barrow’s £300 million infrastructure upgrade programme, which is due to be completed by 2022. This will prepare the site for investment in a new fleet of four Successor Ballistic Missile submarines and the renewal of Britain’s nuclear deterrent.

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 12:50
HMS Defender - photo Royal Navy

HMS Defender - photo Royal Navy

 

18 November 2015  Ministry of Defence and The Rt Hon Michael Fallon MP

 

Type 45 destroyer HMS Defender will support the French carrier group

 

The Royal Navy warship HMS Defender will support the French aircraft carrier Charles de Gaulle when she deploys to tackle ISIL. The ship will provide air defence cover for the French carrier.

Defence Secretary Michael Fallon said:

France is firmly resolved in its determination to tackle ISIL and we need to help too.

This barbaric terrorist organisation must be destroyed and it’s right that we offer all the support we can to confront them.

We will continue our own advanced surveillance and strike missions against ISIL. They are a threat to our security in the UK, as well as to France and the rest of Europe.

We will consider any further requests for support from France under Article 42.7 of the EU Treaty following Friday’s Paris terror attacks.

HMS Defender sailed from Portsmouth last month for a nine-month deployment under the command of Commander Stephen Higham.

HMS Defender is capable of carrying out a wide range of operations, including anti-piracy and anti-smuggling activities, disaster relief work and surveillance operations as well as high intensity warfare.

Defender has a ship’s company of 230 and commissioned on 21 March 2013.

HMS Defender is the fifth of the Royal Navy’s six Type 45 Destroyers. She was launched by her sponsor, Lady Massey, on Trafalgar Day (21 October) 2009.

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 11:55
"Quand l'Europe de la Défense aura la capacité d'intervenir immédiatement, ce sera dans 150 ans !" (Jean-Yves le Drian) - photo Ministère de la Défense

"Quand l'Europe de la Défense aura la capacité d'intervenir immédiatement, ce sera dans 150 ans !" (Jean-Yves le Drian) - photo Ministère de la Défense

 

18/11/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

A l'exception de la France et de la Grande-Bretagne, très peu de pays européens sont prêts à aller se battre sur des théâtres d'opérations contre Daech. Londres et Paris sont en première ligne contre le terrorisme international.


"Quand l'Europe de la Défense aura la capacité d'intervenir immédiatement, ce sera dans 150 ans ! ". Quel homme politique français a tenu de tels propos dans une interview accordée à la « Voix du Nord » en février 2013 ? Ils ont été prononcés par... le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui avait eu ce jour-là un discours de vérité sur les faiblesses de l'Europe dans le domaine de la diplomatie, de la défense et de l'engagement des forces armées. Pour que cela change, "il faudrait que l'Europe ait un gouvernement unifié, une assemblée européenne et une autorité militaire communes. Je ne sais pas si on verra ça", avait-il précisé.

Tout est vraiment dit dans ces propos chocs de Jean-Yves Le Drian sur l'Europe de la Défense. Et de poser la question : "Consulter les 27 pays membres? Tout cela est du bla-bla". Le Mali ne s'y est d'ailleurs pas trompé. Quand le président malien par intérim a appelé à l'aide face à la menace djihadiste, il s'est tourné directement vers la France.  "Le président du Mali nous a appelé à l'aide le 10 (janvier, ndlr). La décision d'intervenir a été prise par le président (François Hollande, ndlr) le 11 à 12h30, j'y étais. Et nos forces ont commencé à arriver à 17 heures". Jamais l'Europe n'aurait pu prendre une décision aussi rapidement même en cas d'urgence absolue. Ce qui était le cas au Mali puisque les djihadistes fonçaient vers le sud, et plus précisément vers Bamako.

 

La France et la Grande-Bretagne en première ligne

A l'exception de la Grande-Bretagne notamment, la France a d'une façon générale choisi de faire la guerre au terrorisme international. Ses forces armées combattent en même temps dans la bande sahélo-sahélienne, en Irak et en Syrie où elle a entre autre déployé le porte-avions Charles-de-Gaulle et de nombreux avions de combat (18 Rafale, 6 Mirage 2000D, 9 Super-Etendard). Contrairement à à la  plupart des pays européens qui y participent du bout des orteils, notamment l'Allemagne. Angela Merkel a envoyé une quarantaine d'instructeurs en Irak et en Syrie. Seuls les Pays-Bas, la Belgique, le Danemark et l'Italie ont envoyé quelques avions pour combattre au sein de la coalition internationale en Irak et en Syrie.

D'ailleurs le général François Lecointre, ancien commandant de l'opération de l'Union européenne au Mali, avait bien résumé dans une interview accordée à « La Croix » en février 2014, l'état d'esprit des Européens lors de l'opération Serval. "L'Union européenne a une réelle capacité d'action quand la volonté politique est là, qui permet d'assouplir les procédures, avait-il souligné. Pourvu qu'on n'ait pas l'ambition d'envoyer des troupes d'autres pays européens au combat, alors le consensus peut se faire. Les Européens, dans ce cas précis, ont accepté la mission de formation". Une participation a minima qui ne prévoit pas d'aller au combat... Seule la France ou presque s'y colle.

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 18:30
Royal Air Force aircraft have maintained intensive air operations against ISIL terrorists in Iraq.


17.11.2015 Minister of Defence
 

Latest update

 

Royal Air Force aircraft have maintained intensive air operations against ISIL terrorists in Iraq.

 

On Friday 13 November, Tornado GR4s from RAF Akrotiri, supported by a Voyager air tanker, provided close air support to Iraqi troops fighting in the area around Ramadi. Our aircraft conducted four successful attacks on a set of Da’ish terrorist positions, using a combination of Paveway IV guided bombs and Brimstone missiles. A second Tornado patrol continued to support the Iraqi forces during the night, and destroyed a terrorist armoured personnel carrier with a direct hits from a Brimstone missile. Meanwhile, further north an RAF Reaper assisted an Iraqi unit which reported that, following a firefight, a group of Da’ish terrorists had taken shelter in a derelict industrial site, hiding under an oil tank. Despite the close proximity of the Iraqi soldiers, the Reaper’s crew were able to direct a GBU-12 guided bomb onto the terrorist position and destroy it, without risk to the friendly forces.

As Kurdish troops continued on Sunday 15 November their successful offensive in northern Iraq, an RAF Reaper flew overwatch, destroying a terrorist vehicle with a Hellfire missile. The Reaper then crossed into Syrian airspace where it conducted routine intelligence collection against ISIL and provided surveillance support to the major French air strike on a large terrorist facility near Raqqa. On Monday 16 November, two successive Tornado patrols extended the support to the Kurdish offensive. The first flight used a Paveway bomb to destroy a mortar position which had opened fire on the Kurds. The following mission destroyed a heavy machine-gun near Mosul with a Paveway IV, then proceeded west towards Sinjar. There was heavy cloud, which may have encouraged the terrorists to assume that they were safe from air attack, but working very closely with the Kurdish forces, the GR4s were able to guide a Paveway onto a large group of over 30 Da’ish terrorists who were massing for a counter-attack; the Kurdish unit subsequently reported that the air strike had been highly effective. The Tornado patrol then destroyed another ISIL mortar position south-west of Sinjar.

 

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 12:55
Audition de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, sur les opérations en cours (3 Nov.)

Note RP Defense: mise en gras du texte par mes soins.
 

03.11.2015 Commission de la défense nationale et des forces armées Compte rendu n° 15

 

Mme la présidente Patricia Adam. Je vous remercie, Monsieur le ministre, d’être une nouvelle fois présent devant notre commission, pour évoquer les opérations extérieures (OPEX). Vous venez d’ailleurs de conclure, à Balard, un colloque fort intéressant de deux jours intitulé « droit et OPEX ».

 

M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. Je souhaite faire le point sur nos différentes opérations extérieures. Je ferai aussi quelques remarques sur l’Europe de la défense, compte tenu d’un certain nombre de progrès significatifs avec nos amis allemands. Je dirai enfin deux mots de nos exportations d’armement, ainsi que de notre coopération avec le Royaume-Uni. À l’issue de cette réunion, je me rendrai d’ailleurs à Londres pour célébrer le cinquième anniversaire du traité de Lancaster House. À cette occasion, je décorerai plusieurs soldats britanniques et j’aurai un échange avec mon homologue, Michael Fallon.

Je commence par la situation dans la bande sahélo-saharienne. S’agissant du Mali, lors de la visite d’État du président Ibrahim Boubacar Keïta en France, il y a quelques jours, nous avons constaté avec lui qu’il y avait une stabilisation politique, un retour de la croissance – elle devrait se situer autour de 4 % cette année – et une amélioration considérable de la situation sécuritaire depuis le début de l’année 2013, en particulier depuis la signature de l’accord d’Alger.

Cela étant, nous devons rester très vigilants dans la lutte contre les groupes armés terroristes (GAT). Même s’ils sont beaucoup moins nombreux et actifs, ils n’ont pas renoncé à faire dérailler le processus politique ni à agresser les forces internationales, celles de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) comme celles de l’opération Barkhane. Ainsi, le groupe Al-Mourabitoune continue à mener des actions au Sud, de même que le mouvement Ansar Eddine, dirigé par Iyad Ag Ghali, et les restes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), au Nord, dans l’Adrar des Ifoghas. Un nouveau groupe, le Front de libération du Macina, issu d’autres groupes à dominante arabe, est apparu au sud de Tombouctou, à la frontière avec le Burkina Faso. Il a provoqué à quelques reprises nos forces et, surtout, les forces maliennes. Il ne s’agit pas d’un mouvement majeur, mais il convient d’y faire très attention.

Dans ce contexte, les militaires de Barkhane continuent d’assurer une présence très forte et de mener régulièrement des opérations. En ce moment, il s’agit d’une opération très intense d’une durée de un mois, baptisée « Vignemale », qui vise à repérer des caches, à neutraliser des acteurs et à poursuivre la stabilisation et la sécurisation du pays. Les effectifs de Barkhane varient entre 3 500 et 3 800 hommes en fonction des opérations. Actuellement, ils s’établissent à 3 800 hommes, compte tenu de la phase opérationnelle forte que je viens de mentionner. Notre organisation reste la même : un état-major central situé à N’Djamena et quatre pôles, avec des positions avancées à Faya Largeau, Tessalit et Madama. Cohérente et fonctionnelle, elle donne de bons résultats.

 

D’autre part, depuis l’accord d’Alger – signé en fait à Bamako le 20 juin dernier –, le Mali est engagé dans un processus vertueux de rétablissement de la paix intérieure entre les autorités de Bamako et les différents groupes qui perturbaient la situation et se battaient souvent entre eux, à savoir, d’un côté, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) – qui regroupe le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et la branche pro-Azawad du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) – et, de l’autre, la Plateforme – qui comprend les mouvements favorables à Bamako, notamment le Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA), dirigé par El Hadj Ag Gamou, et la branche arabe du MAA. Malgré quelques accrochages, nous sommes globalement dans une phase de stabilisation. Des missions et des patrouilles communes sont même envisagées au Nord entre les forces armées maliennes, le GATIA et la CMA, ce qui serait sans précédent.

Je rappelle que l’accord d’Alger comprend trois volets : un volet militaire, avec la démobilisation, le désarmement et la réinsertion (DDR) des groupes armés, ainsi qu’une réforme du secteur de la sécurité (RSS), mise en œuvre de manière concomitante ; un volet institutionnel, avec un processus de décentralisation donnant plus d’autonomie aux territoires du Nord ; un volet économique qui vise à favoriser les investissements dans ces territoires. Sur ce dernier point, la conférence internationale pour la relance et le développement du Mali, qui s’est tenue le 22 octobre à Paris au siège de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), a produit des résultats plutôt positifs.

Par ailleurs, j’ai pris quelques décisions concernant notre présence au Mali. Premièrement, ayant considéré que le commandement de la MINUSMA était sous-dimensionné, nous contribuons au renforcement de son état-major, aux côtés des Belges, des Canadiens et des Autrichiens, en réponse à l’appel du secrétaire général adjoint des Nations unies, Hervé Ladsous.

Deuxièmement, nous constatons que les Européens sont de plus en plus présents au sein des effectifs de combat et de logistique de la MINUSMA : aux Néerlandais et aux Suédois vont se joindre des Allemands et des Danois. Cette montée en puissance est peut-être un peu tardive, mais c’est une bonne chose.

Troisièmement, nous souhaitons qu’une orientation complémentaire soit donnée à la mission de formation de l’Union européenne au Mali, EUTM Mali, lorsque son mandat arrivera à échéance au printemps prochain : il s’agira de l’articuler avec le processus de DDR des groupes armés signataires (GAS) de l’accord d’Alger. Je soulèverai cette question lors de la réunion des ministres de la Défense de l’Union européenne le 18 novembre prochain à Bruxelles. Je pense obtenir le soutien de mes collègues. Je solliciterai celui de mon homologue britannique dès ce soir, le Royaume-Uni étant présent au sein de la mission EUTM Mali. Rappelons que celle-ci a déjà formé environ 4 000 militaires de l’armée malienne et qu’elle assure un suivi dans les unités. Ce processus est, selon moi, positif.

 

En ce qui concerne la République centrafricaine, je suis pessimiste pour le court terme, mais plutôt optimiste pour le moyen terme. À court terme, la situation reste tendue et préoccupante. Les derniers chiffres font état de quinze morts et d’une centaine de blessés à Bangui depuis le 28 octobre. Cette recrudescence des violences, à laquelle nous assistons depuis environ un mois, tient notamment à l’approche des échéances électorales. Un certain nombre d’acteurs refusent le processus électoral et veulent en découdre : d’une part, les éléments les plus radicaux de l’ex-Séléka, emmenés en particulier par Noureddine Adam ; d’autre part, les plus extrêmes des anti-balaka, activés en partie par l’ancien président François Bozizé. Ces groupes s’affrontent pour le moindre prétexte : tout récemment, le vol d’une moto s’est soldé par la mort de trois personnes. Les forces de Sangaris sont obligées d’intervenir, notamment en faisant voler les hélicoptères Tigre, afin d’éviter que la situation ne s’enflamme. Compte tenu de l’aggravation des tensions, j’ai proposé au président de la République de maintenir l’effectif de Sangaris à environ 1 000 hommes jusqu’à la fin du processus électoral, alors que nous envisagions de le faire descendre à 600 à la fin de l’année.

De plus, l’environnement des pays voisins est moins stimulant qu’auparavant, car les leaders de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), qui jouissaient d’une certaine autorité sur la zone, sont actuellement repliés sur leur propre territoire : le président tchadien Idriss Déby est confronté à la menace de Boko Haram ; le président gabonais Omar Bongo et son collègue congolais Denis Sassou-Nguesso sont en période préélectorale.

Il existe néanmoins des perspectives à moyen terme. Premièrement, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) est désormais au complet : elle compte 10 000 hommes bien répartis sur l’ensemble du territoire, à la différence de la MINUSMA, qui était restée concentrée sur Bamako à ses débuts. À mesure que la MINUSCA s’est déployée, nous avons retiré les forces de Sangaris, qui ne sont plus présentes, aujourd’hui, qu’à Sibut et à Bangui.

Deuxièmement, la MINUSCA a revu son organisation et fonctionne, selon moi, plus efficacement. La coordination avec l’opération Sangaris se passe bien.

Troisièmement, nous allons demander à l’Union européenne d’envoyer en République centrafricaine une mission de formation du type d’EUTM Mali mais de moindre dimension, pour succéder à la mission de conseil militaire EUMAM RCA. Il convient en effet de reconstituer les forces armées centrafricaines (FACA), aujourd’hui faibles et disparates, afin que le nouveau président dispose d’un un outil militaire suffisamment cohérent, structuré et indépendant des groupes de pression qui s’affrontent actuellement.

En tout cas, les conditions sont réunies pour que les élections se tiennent. Si le dernier calendrier connu est respecté, le premier tour aura lieu avant Noël. La proportion d’électeurs recensés, encore très faible il y a six mois, atteint aujourd’hui 91 %. Une quarantaine de candidats se sont déclarés. Le processus politique est donc en cours, et c’est assez encourageant.

 

Pour ce qui est de la situation autour du lac Tchad, après avoir subi un certain nombre d’échecs, le mouvement Boko Haram, que l’on considérait auparavant comme une armée bien organisée, s’est rabattu sur des actions de type terroriste – certaines perpétrées tout récemment. En revanche, aucun élément ne nous permet de confirmer à ce stade l’information selon laquelle le chef de Boko Haram Abubakar Shekau aurait été neutralisé. Quant au ralliement de Boko Haram à Daech, il semble être uniquement de façade, car rien ne prouve l’existence de liens militaires entre les deux mouvements, même si Daech est aujourd’hui présent en Libye.

La France n’intervient pas directement dans la lutte contre Boko Haram : elle s’en tient à un appui logistique, médical ou en termes de renseignement aux armées alliées concernées, en particulier à celles du Niger et du Tchad. Le fait nouveau, c’est que les pays de la zone, notamment le Niger, le Tchad, le Cameroun et le Nigeria, ont constitué une force multinationale mixte (FMM), dont l’état-major est basé à N’Djamena, à proximité de celui de Barkhane. Dans le prolongement du sommet organisé à l’Élysée en mai 2014, nous avons mis en place, à N’Djamena, une cellule de coordination et de liaison (CCL) qui comprend des représentants des pays concernés, ainsi que du Royaume-Uni et des États-Unis.

Le nouveau président nigérian, Muhammadi Buhari, que j’ai rencontré lors de sa visite à Paris à la mi-septembre, se montre beaucoup plus allant que son prédécesseur pour sécuriser le Nord du pays et semble déterminé à rendre la FMM pleinement opératoire. Le poste de commandement tactique de la FMM, situé à Maiduguri, est dirigé par un général nigérian. Quoi qu’il en soit, nous devrons continuer à apporter notre appui à la structuration de la FMM. Les Britanniques ont annoncé qu’ils enverraient une soixantaine de formateurs pour aider l’armée nigériane à se préparer au combat – ce que mon homologue devrait me confirmer ce soir –, et les Américains ont décidé d’installer 300 militaires et quatre drones au nord du Cameroun dans les jours qui viennent. Les renseignements fournis par ces drones seront très utiles à la FMM pour lutter contre Boko Haram.

La montée en puissance de la FMM est lente, mais en bonne voie. Elle participe de l’appropriation par les Africains de leurs problématiques de sécurité, avec le soutien d’un certain nombre de pays volontaires.

 

J’en viens à la situation au Moyen-Orient. En Irak, depuis que nous avions arrêté la progression de Daech vers Bagdad et Erbil l’année dernière, la ligne de front s’était stabilisée. Or, pour la première fois, les forces irakiennes enregistrent quelques succès contre Daech, qui recule : Baïji a été reprise après plusieurs mois d’affrontement ; les combats se poursuivent à Ramadi, que l’on considérait jusqu’à présent comme entièrement sous l’emprise de Daech. D’autre part, des otages ont été libérés. Un mouvement positif semble donc à l’œuvre, qui demande à être confirmé. Les forces de la coalition continuent à bombarder pour appuyer les forces irakiennes ou kurdes.

Le gouvernement de Bagdad est apparemment traversé par des tensions, les différents groupes chiites s’opposant sur la stratégie à mener. Certains d’entre eux veulent jouer le jeu de la reconstitution de l’Irak. Le Premier ministre, Haïder Al-Abadi, renforce ses positions malgré les difficultés qu’il rencontre avec son prédécesseur, Nouri Al-Maliki. Je rappelle que le président irakien est kurde.

En Syrie, les frappes russes sont dirigées à 25 % contre Daech, notamment à Palmyre. Pour le reste, elles visent les groupes d’insurgés dans les zones où ils sont en conflit avec les forces syriennes loyales au régime de Bachar el-Assad. Il s’agit aussi bien de l’Armée syrienne libre (ASL) – la 1re brigade côtière, unité modérée encadrée par d’anciens officiers syriens, est l’une des principales cibles de ces frappes – que d’autres groupes, dont certains, tel Jabhat Al-Nosra, sont plutôt liés à Al-Qaïda. Notons que la frontière entre ces groupes est parfois poreuse.

Selon mon analyse personnelle, les Russes – qui disposent d’une trentaine de chasseurs et d’une trentaine d’hélicoptères basés à Lattaquié, ainsi que de quelques navires en Méditerranée orientale – ont sans doute pensé que leur appui aérien permettrait aux forces syriennes loyalistes de reprendre du terrain sur les groupes d’insurgés. Or, après un mois de frappes russes pourtant intenses, ce scénario ne s’est pas concrétisé : à Alep notamment, l’ASL résiste bien et les forces de Bachar el-Assad ne parviennent pas, à ce jour, à progresser. C’est peut-être ce qui explique l’accélération du processus diplomatique. D’autre part, ni l’armée syrienne loyaliste ni Daech ne semblent en mesure de déstabiliser les forces kurdes de l’YPG – Unités de protection du peuple –, qui tiennent un territoire allant de Kobané au Sinjar. D’une manière générale, la situation n’est donc pas nécessairement celle que l’on pouvait imaginer.

D’autre part, les bombardements russes provoquent des mouvements migratoires, en particulier vers la Jordanie. L’arrivée massive de réfugiés dans le nord du pays suscite une vive inquiétude de la part des autorités jordaniennes, notamment du roi, ainsi que j’ai pu le constater lors de ma récente visite à Amman. Pour une grande part, les réfugiés sont non pas installés dans des camps, mais intégrés au sein de la population. Il s’agit d’un geste d’ouverture très fort de la part des Jordaniens, mais cela peut aussi être source de complications, voire de risques majeurs.

 

En Libye, la situation demeure préoccupante. Le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, Bernardino León, qui achèvera sa mission dans quelques jours, a proposé la constitution d’un gouvernement d’unité nationale avec un premier ministre et trois vice-premiers ministres, mais ce compromis est rejeté par certains éléments tant des autorités de Tobrouk que de celles de Tripoli. Son successeur, Martin Kobler, devra reprendre le dossier. Je suis très pessimiste : tant que nous n’aboutirons pas à une solution politique, les métastases de Daech continueront à se développer, avec un soutien depuis l’Irak et la Syrie. Avec 3 000 combattants, le mouvement contrôle déjà 250 kilomètres de côtes autour de Syrte et progresse très sensiblement vers le Sud. Certains groupes s’y rallient parce qu’il leur apporte, disent-ils, une forme de sécurité. Les antagonismes et les coalitions entre les différents groupes libyens varient, de manière parfois surprenante, selon un fonctionnement clanique. Il faut tout faire pour que les deux parties principales prennent conscience du danger et dépassent leur rivalité.

Face à cette aggravation de la situation, la Tunisie est en première ligne. Je m’y suis rendu il y a quelques jours et me suis entretenu avec le Premier ministre et le ministre de la Défense. La France va apporter une aide de 20 millions d’euros à la Tunisie pour équiper et former ses forces spéciales, et contribuer ainsi à la sécurisation de ses frontières. D’autre part, nous allons travailler étroitement avec les Britanniques, qui sont très sensibilisés à la situation en Libye, pour les raisons que vous connaissez.

Le 22 juin dernier, l’Union européenne a pris la décision de mener une lutte armée contre les trafiquants de migrants en Méditerranée centrale, et lancé, à cette fin, l’opération EUNAVFOR MED Sophia. Les trafics de migrants opérés à partir de la Libye sont bien évidemment concernés au premier chef. Nous sommes très présents dans le dispositif, en partenariat notamment avec les Italiens, les Espagnols, les Allemands et les Britanniques. L’état-major de l’opération, situé à Rome, est commandé par un amiral italien, le numéro 2 est un amiral français. L’opération mobilise plusieurs navires européens, dont une frégate porte-hélicoptères française, le Courbet. Nous participons aussi aux vols de surveillance maritime.

L’opération Sophia comporte trois phases. La première, qui a consisté à collecter et échanger des renseignements, est terminée. L’opération est aujourd’hui entrée dans sa deuxième phase : nous sommes en mesure d’intercepter, dans les eaux internationales, des navires transportant des migrants, voire de faire usage de la force dans certains cas face aux passeurs. Nous avons déjà sauvé un certain nombre de vies dans ce cadre. À ce stade, nous ne pouvons pas passer à la phase 3, qui consisterait à intervenir dans les eaux territoriales libyennes, car il faut soit une décision du Conseil de sécurité des Nations unies en ce sens, soit une demande émanant d’un gouvernement libyen reconnu internationalement.

 

Nous avons enregistré quelques avancées lors du Conseil européen des 25 et 26 juin 2015 – même si nous aurions aimé en obtenir davantage –, dont la décision fondamentale de conduire une action préparatoire à la recherche intéressant la défense. Le budget de l’UE contribuera à des projets militaires en matière de recherche ; le financement, encore modeste puisqu’il ne dépasse pas 50 millions d’euros, soutiendra très en amont des plans qui pourront déboucher sur une production européenne. La réunion des ministres de la Défense du 17 novembre prochain sera l’occasion de renforcer cette initiative. Les premiers programmes concerneront probablement des hélicoptères dronisants, c’est-à-dire à voilure tournante, et des composants électroniques. Ce premier acte, très significatif, se déploiera dans le cadre de l’Agence européenne de défense.

Le Conseil européen de juin dernier a également abouti au lancement de l’initiative « former et équiper » – ou « train and equip » –, dont l’objectif vise, au-delà de l’accompagnement de l’EUTM, à fournir de l’équipement non létal aux forces armées formées dans le cadre des missions de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC). Il s’agira donc de procurer à ces forces des matériels de communication, de logistique et des vêtements.

Il a par ailleurs été décidé de mandater la Haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité pour élaborer la stratégie globale de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC), qui n’a pas été modifiée depuis 2003. En outre, nous avons avancé, lors de ce Conseil européen, sur la stratégie maritime, les menaces hybrides et la cybersécurité. Un mouvement a donc été amorcé, même s’il ne va pas aussi loin que nous le souhaitions en termes financiers.

 

Le rapprochement bilatéral franco-allemand a, quant à lui, beaucoup progressé au cours de ces derniers mois. Ainsi, l’Allemagne a décidé d’investir dans le programme du système multinational d’imagerie spatiale pour la surveillance, la reconnaissance et l’observation (MUSIS) comprenant les satellites de la composante spatiale optique (CSO), en contribuant à 80 % du financement du troisième satellite, les deux premiers ayant été élaborés par la France. Cette coopération comprend un accord sur l’échange d’images radars dans la constellation SAR-Lupe allemande, compétence pour laquelle il n’existe pas de programme français. En outre, nous avons trouvé un accord le 31 juillet dernier pour le projet KANT de rapprochement des industries de défense terrestre, qui reposera sur la fusion, entérinée avant la fin de l’année, du groupe français Nexter et de l’industriel allemand Krauss-Maffei Wegmann (KMW). Enfin, nous travaillons avec l’Allemagne à la constitution d’un drone européen, dossier dans lequel je me suis fortement engagé car il est essentiel de faire émerger une génération européenne pour succéder au drone MALE Reaper. L’Allemagne mène en collaboration avec la France, l’Italie et l’Espagne les études de définition et de faisabilité de cet Eurodrone. L’Allemagne est prête à assumer une part majeure du financement. Les études seront contractualisées via l’OCCAr dans le courant du premier semestre 2016. Elles devraient démarrer avec une équipe multinationale sous pilotage allemand, à Bonn.

Nous fêterons ce soir à Londres le cinquième anniversaire des accords de Lancaster House. Les relations avec le Royaume-Uni s’avèrent très pragmatiques et elles progressent puisque nous pourrons déployer dès 2016 la Force expéditionnaire interalliée et interarmées – ou combined joint expeditionary force (CJEF). En outre, nous collaborons dans la logique du projet One MBDA pour les missiles de croisière futurs et le missile anti-navire léger (ANL). Enfin, nous coopérons dans le nucléaire, en mettant en commun les installations permettant de tester la fiabilité de nos armes dans le cadre du programme « EPURE ». Ce dernier, créé par le traité de Lancaster House, est très important et se déroule normalement. Nous avons également lancé avec les Britanniques l’opération devant aboutir au drone de combat du futur (SCAF).

Il y a quelques jours, nous avons signé un contrat portant sur des hélicoptères avec le Koweït qui devrait nous permettre d’atteindre le montant de 16 milliards d’euros d’exportations dans le domaine de la défense en 2016.

 

M. Joaquim Pueyo. Les Russes effectuent des frappes en Syrie depuis plusieurs semaines ; la France participe aux côtés des États-Unis à une coalition internationale, et le ministère de la Défense américain a indiqué avoir renoncé à quelques frappes pour éviter une trop grande proximité avec les avions russes. À la mi-octobre, on avait évoqué l’élaboration d’un protocole aérien qui paraissait indispensable. Monsieur le ministre, ne serait-il pas judicieux que l’ensemble des puissances intervenant en Syrie se coordonnent par le biais d’un protocole ? L’opinion publique ne comprend pas ce manque de coopération, alors que tout le monde reconnaît en Daech l’ennemi numéro un.

 

M. Yves Fromion. Monsieur le ministre, comment a évolué la situation des chrétiens en Syrie et en Irak ?

Envisagez-vous une réduction des effectifs de l’opération Barkhane, puisque, même si rien n’est jamais acquis, vous estimez que les positions sont stabilisées ?

Le versement des premiers acomptes des contrats d’exportation déclenche le processus industriel ; or il semblerait que ces paiements n’aient pas été effectués pour certaines commandes : pouvons-nous espérer qu’ils le soient rapidement ?

 

M. Jean-Jacques Candelier. Monsieur le ministre, l’article 35 de la Constitution, disposant que, lorsque la durée d’une intervention atteint quatre mois, le Gouvernement soumet sa prolongation à l’autorisation du Parlement, n’a pas été respecté pour l’opération Barkhane. Je vous ai écrit à ce sujet le 22 janvier 2015, et vous m’avez adressé le 11 mai une réponse qui me paraît contestable. Selon vous, cette opération en poursuit d’autres – Serval au Mali et Épervier au Tchad –, déjà autorisées par le Parlement. Certes, mais les opérations armées conduites au Niger, en Mauritanie et au Burkina Faso n’ont jamais été soumises à l’approbation de l’Assemblée nationale et du Sénat. À vos yeux, Barkhane entre dans le champ des exceptions à l’application de l’article 35 de la Constitution. Celles-ci – qui concernent les opérations humanitaires et des forces spéciales, les actions ne poursuivant pas de but opérationnel et les prépositionnements dans le cadre d’un accord de défense – ne me semblent pas concerner Barkhane ; d’ailleurs, vous avez vous-même reconnu que l’envoi de forces s’appuie uniquement sur des accords de coopération opérationnelle ou technique. Dans le cadre de Barkhane, des militaires mènent des actions opérationnelles en situation de crise dans des territoires étrangers, ce qui nécessite une autorisation du Parlement au titre de l’article 35. Pouvez-vous me démontrer le contraire, monsieur le ministre ?

 

M. Damien Meslot. Monsieur le ministre, dans le cadre de l’opération Sentinelle, beaucoup de militaires sont mobilisés dans notre pays ; cela rassure la population, mais nous ne pouvons pas prévenir toutes les tentatives d’attentat. Ne devrions-nous pas réduire la voilure de ce dispositif ?

Avec le maire de la commune, nous étions venus vous voir pour évoquer le cas de la réduction des effectifs du 1er régiment d’artillerie stationné à Bourogne et nous attendons une réponse de votre part dans ce dossier.

 

M. Alain Marty. Monsieur le ministre, vous aviez admis, lors d’une précédente réunion, que la France était intervenue en Syrie pour armer des insurgés se battant contre M. Bachar el-Assad. Quels sont les groupes que nous avons soutenus ? Jabhat al-Nosra ? Ahrar al-Sham ? L’Armée syrienne libre, qui semble aujourd’hui en déclin ?

 

M. Philippe Folliot. Monsieur le ministre, vous vous rendrez dans quelques jours au deuxième Forum sur la paix et la sécurité à Dakar. Quel message y ferez-vous passer ? Quel rôle les parlementaires français et africains pourraient-ils y jouer ? Comment pourrait-on contribuer à l’élaboration d’une réflexion stratégique africaine ?

Il y a deux ans, deux journalistes français, Mme Ghislaine Dupont et M. Claude Verlon, étaient assassinés au Niger, et certains éléments relatifs à ce meurtre ont été classés secret-défense. Un déclassement est-il envisageable ?

Un militaire du 35e régiment d’artillerie parachutiste (RAP) de Tarbes a été assassiné et un autre blessé à Cayenne, en Guyane, suite à une altercation nocturne. Disposez-vous d’éléments relatifs à ce meurtre ?

 

M. Michel Voisin. Nos forces sont envoyées dans des théâtres toujours plus nombreux et importants ; j’ai lu récemment que l’essoufflement voire l’asphyxie nous guettaient compte tenu des conditions dans lesquelles nos militaires sont employés. Pouvez-vous nous apporter des précisions à ce sujet ?

 

M. Alain Moyne-Bressand. Un accident ou un attentat a touché un avion russe il y a trois jours en Égypte ; ce pays, ami de la France, est-il exposé à un risque terroriste que représenteraient des groupes djihadistes bien organisés dans une partie de son territoire ? Avez-vous des informations en la matière ? Comment pouvons-nous aider nos amis égyptiens ?

 

M. le ministre. Monsieur Pueyo, nos interventions en Syrie sont ciblées : elles touchent Daech, ses infrastructures et ses centres d’entraînement, et elles reposent sur des renseignements que nous avons acquis nous-mêmes et recoupé avec nos Alliés. En revanche, si nous avons maintenu notre autonomie d’action, la maîtrise du ciel est américaine. Nous agissons donc en articulation avec les États-Unis qui, de leur côté, ont développé des accords de « déconfliction » avec les Russes. Nous n’entretenons pas nous-mêmes de rapports directs avec la Russie sur l’utilisation du ciel syrien.

Monsieur Fromion, ne vous inquiétez pas pour les versements des acomptes, y compris pour ceux dus par le pays auquel vous pensez. Les interrogations ont été levées.

Je ne suis pas favorable à la diminution du nombre de militaires engagés dans l’opération Barkhane pour l’instant. Il s’avère nécessaire, pour ce dispositif complet et articulé, de compter sur les effectifs actuels quand, comme actuellement, nous menons des opérations d’envergure. Le chef d’état-major des armées pense également que le moment de réduire la voilure humaine de Barkhane n’est pas encore venu, car nous devons toujours faire face à des actions « asymétriques de harcèlement, recourant par exemple à des engins explosifs improvisés – ou improvised explosive devices (IED) – et à des attentats. En outre, la situation en Libye reste dangereuse et instable.

Les chrétiens au Levant sont largement dans la zone kurde autour d’Erbil dans le Nord de l’Irak, et la situation apparaît stabilisée dans cette région après une phase marquée par des départs massifs. En revanche, il convient d’agir dans le Sinjar et de reprendre des lieux où la population chrétienne s’avère très menacée. Davantage d’opérations sont menées actuellement, et il y a lieu de maintenir cet effort. De nombreux chrétiens se trouvent parmi les réfugiés, et j’en ai d’ailleurs vu beaucoup en Jordanie. Dans le Nord de la Syrie, une partie de la population chrétienne soutient Bachar el-Assad. Les interrogations relatives à la stabilité du Liban subsistent, mais Daech n’est pas parvenu à rompre les digues existantes à proximité de la frontière syro-libanaise. L’axe reliant Damas à Homs se révèle essentiel pour assurer la sécurité du Liban, ce pays connaissant une situation politique toujours incertaine.

Monsieur Candelier, je maintiens ma position : Barkhane ne constitue pas une opération nouvelle entrant dans le champ de l’article 35 de la Constitution, car elle s’inscrit dans la suite d’Épervier et de Serval, qui ont été autorisées par le Parlement. Les missions de contre-terrorisme sont identiques, et le Niger, la Mauritanie et le Burkina Faso ont signé des accords de défense avec la France. En revanche, la prolongation de l’intervention engagée en Syrie nécessitera dans quelque temps l’approbation du Parlement.

Monsieur Meslot, la loi de programmation militaire (LPM) précise que l’on doit pouvoir en permanence mobiliser, dans le cadre de Sentinelle, de 7 000 à 10 000 hommes. Le président de la République a souhaité que 7 000 militaires soient déployés depuis les attentats de janvier dernier, et nous voulons conserver un dispositif de cette ampleur car il assure, en plus d’une fonction dissuasive, la sécurité des lieux de culte et des transports. Le risque d’attentat reste significatif et nous recevons des informations sensibles presque toutes les semaines. Nous devons donc rester vigilants, et tout signe de désengagement pourrait être perçu comme une opportunité par les groupes terroristes.

Comme je m’y suis engagé, je vous ferai parvenir cette semaine un courrier sur la situation à Bourogne et me rendrai peut-être dans cette commune.

Monsieur Marty, nous n’avons jamais soutenu Jabhat al-Nosra et Ahrar al-Sham, et n’aidons que l’ASL. Nous suivons très précisément la situation avec nos alliés qui livrent des armes dans cette zone. Je pensais que l’ASL était beaucoup plus faible que ce qu’elle n’est en réalité ; elle apporte en ce moment la preuve qu’elle est capable de résister, même si la situation peut bien entendu évoluer.

Monsieur Folliot, le Forum sur la paix et la sécurité se réunira à Dakar pour la deuxième fois la semaine prochaine ; l’objectif principal réside dans l’émergence chez les leaders africains d’une culture de la sécurité et de défense. Les Africains doivent en effet être capables d’assurer eux-mêmes leur sécurité. Il convient d’entreprendre ce travail de longue durée, afin d’aboutir à l’émergence d’une communauté stratégique africaine qui dépasse le simple stade des mots et entre en action. La lutte contre Boko Haram représente un exemple positif, même si la tâche s’avère dure et qu’elle n’aboutira que lentement. Plusieurs chefs d’État et ministres de la Défense se rendront à ce Forum, qui prendra donc de l’ampleur par rapport à la première réunion que nous avons initiée l’année dernière. Reste maintenant à obtenir des succès de fond, qui découleront d’une réelle prise de conscience. Des opérations comme EUTM au Mali et en République centrafricaine (RCA) ont permis de reconstruire les armées nationales de ces pays qui ont remplacé les forces claniques. Étendre ce modèle assurerait la sécurité en Afrique dans la durée.

J’ai bien reçu les lettres, largement diffusées, demandant la déclassification d’éléments concernant l’assassinat de Mme Ghislaine Dupont et de M. Claude Verlon ; une procédure est en cours afin de déclassifier l’ensemble de ce dossier, mais elle se révèle lente. Seuls les juges peuvent réclamer cette opération : M. Marc Trévidic nous a sollicités en ce sens en mai dernier, mais nous avons effectivement un peu tardé à lui répondre. Néanmoins, tout sera déclassifié d’ici à la fin de l’année, une fois rendu l’avis de la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN).

L’incident à Cayenne que vous avez évoqué date d’octobre 2014, et je ne dispose pas d’éléments particuliers sur cette affaire.

Monsieur Moyne-Bressand, les Égyptiens ont du mal à faire face aux groupes terroristes opérant dans le Sinaï et ralliés à Daech. Il s’agit d’une zone de non-droit peuplée de tribus bédouines, et l’armée égyptienne ne possède pas les outils militaires permettant de lutter contre le groupe Ansar Baït al-Maqdis, indépendant et labellisé récemment sous l’étendard de Daech. J’ai évoqué ce sujet avec mon homologue égyptien, qui dispose d’une armée dont l’équipement, la stratégie et la formation restent de type soviétique ; en effet, le tank ne constitue pas le meilleur outil de lutte contre ces organisations ! La France et l’Égypte ont décidé d’engager une collaboration dans le domaine des forces spéciales, afin de lutter contre Ansar Baït al-Maqdis qui représente un vrai danger aux yeux du président Abdel Fattah al-Sissi – des militaires égyptiens ont d’ailleurs été récemment tués.

Nous n’avons aucune information à ce stade sur le récent crash de l’avion russe. Le Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA) intervient sur place à la demande des autorités égyptiennes.

Monsieur Voisin, l’année 2015 s’avère difficile pour l’armée de terre : les nouveaux recrutements ne sont pas encore opérationnels, et de fortes rotations ont lieu pour l’opération Sentinelle et celles conduites à l’extérieur. La situation devrait s’améliorer en 2016, puisque les nouvelles recrues seront formées ; en outre, les aménagements logistiques et des logements en région parisienne seront achevés, et de nouveaux personnels seront engagés. Tout cela permettra de fluidifier la mobilisation des effectifs qui, aujourd’hui, se trouvent en effet particulièrement exposés.

 

*

* *

 

Informations relatives à la commission

La commission a procédé à la désignation des membres des missions d’information suivantes :

 

Mission d’information sur la présence et l’emploi des forces armées sur le territoire national :

– MM. Olivier Audibert Troin et Christophe Léonard.

 

Mission d’information sur le rôle de la marine nationale en Méditerranée :

– MM. Jean-David Ciot et Alain Marleix.

 

La séance est levée à dix-sept heures quarante-cinq.

 

*

* *

 

Membres présents ou excusés

 

Présents. - Mme Patricia Adam, M. Jean-Jacques Bridey, Mme Isabelle Bruneau, M. Jean-Jacques Candelier, M. Guy Chambefort, M. David Comet, Mme Catherine Coutelle, Mme Marianne Dubois, M. Philippe Folliot, M. Yves Fromion, M. Sauveur Gandolfi-Scheit, Mme Geneviève Gosselin-Fleury, Mme Edith Gueugneau, M. Christophe Guilloteau, M. Laurent Kalinowski, M. Charles de La Verpillière, M. Gilbert Le Bris, M. Alain Marleix, M. Alain Marty, M. Damien Meslot, M. Philippe Meunier, M. Jacques Moignard, M. Alain Moyne-Bressand, M. Jean-Claude Perez, M. Joaquim Pueyo, Mme Marie Récalde, M. Eduardo Rihan Cypel, M. Gwendal Rouillard, M. Stéphane Saint-André, M. Jean-Michel Villaumé, M. Michel Voisin

 

Excusés. - M. Olivier Audibert Troin, Mme Danielle Auroi, M. Claude Bartolone, M. Philippe Briand, M. Jean-David Ciot, M. Lucien Degauchy, M. Guy Delcourt, Mme Carole Delga, Mme Geneviève Fioraso, M. Yves Foulon, M. Claude de Ganay, M. Serge Grouard, M. Éric Jalton, M. Jean-Yves Le Déaut, M. Frédéric Lefebvre, M. Bruno Le Roux, M. Maurice Leroy, M. Alain Rousset, M. François de Rugy, M. Philippe Vitel

 

Assistait également à la réunion. - M. Jean-François Lamour

 

Commission de la défense nationale et des forces armées Compte rendu n° 15

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 17:50
Tough Safety Tests For Artillery In Germany

16.11.2015 by Forces TV

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 09:50
photo UK MoD

photo UK MoD

 

16.11.2015 Romandie.com (ats)

 

Le Premier ministre britannique David Cameron a déclaré lundi vouloir que le Royaume-Uni mène des frappes aériennes contre l'Etat islamique (EI ou EIIL) en Syrie. Il a cependant ajouté qu'il restait à convaincre les députés de soutenir ce genre d'action.

Le Royaume-Uni participe à des bombardements contre l'EI en Irak, mais le Premier ministre n'a pu obtenir du Parlement l'extension de ces actions à la Syrie.

"J'ai toujours dit que je pense qu'il est sensé que nous devrions (le faire) - l'EIIL ne reconnaît pas de frontière entre l'Irak et la Syrie et nous ne devrions pas non plus -, mais il faut que j'élabore mes arguments, que j'aille au Parlement, que je convainque plus de gens", a déclaré David Cameron sur une station de radio de la BBC.

"Nous n'organiserons pas ce vote avant de constater que le Parlement est susceptible d'approuver cette action, parce qu'échouer sur cela serait préjudiciable (...) pour notre pays et sa réputation dans le monde."

David Cameron a toutefois précisé qu'il agirait directement si les intérêts britanniques étaient en jeu. Il a rappelé que l'armée de l'air britannique avait frappé en Syrie en septembre dernier pour tuer deux Britanniques qui combattaient pour l'EI et préparaient des attentats sur le sol britannique.

 

Mouvements réduits

Une série de raids probablement menés par des avions français ont détruit dimanche soir un camp d'entraînement et des dépôts d'armes à Raqa, fief du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Il y a eu au moins 36 explosions dans la nuit à Raqa, certaines causées par des frappes aériennes, d'autres par des explosifs", a indiqué lundi à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH, qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie.

L'OSDH a par ailleurs annoncé lundi matin que l'EI aurait réduit ses mouvements à Rakka après ces frappes aériennes.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 09:50
7 attentats évités sur les six derniers mois au Royaume-Uni

 

16 novembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Londres - Le Premier ministre britannique, David Cameron, a jugé lundi que les attaques perpétrées vendredi à Paris auraient pu avoir lieu au Royaume-Uni, sept attentats ayant été évités au cours des six derniers mois dans le pays.

 

Nos services de sécurité et de renseignements ont empêché quelque chose comme sept attaques sur les six derniers mois, même si ces attaques étaient d'une moindre envergure, a déclaré le Premier ministre à la BBC Radio 4, ajoutant en parlant des attentats de Paris: Cela aurait pu avoir lieu ici.

 

Nous étions au courant qu'il y avait des cellules en Syrie qui radicalisent des gens dans nos propres pays et qui sont susceptibles de renvoyer des gens pour perpétrer des attaques, a également dit David Cameron qui s'exprimait d'Antalya, en Turquie, où il participe à un sommet du G20.

 

Nous pouvons renforcer nos services de sécurité et nous allons le faire, nous pouvons prendre des mesures pour que l'aviation soit plus sûre et mettre de l'argent dans ce domaine, ce que nous allons faire, a-t-il dit.

 

La presse britannique a annoncé lundi que le Royaume-Uni allait renforcer ses services de renseignement et de sécurité avec 1.900 personnes, ce qui devrait augmenter les effectifs des services de sécurité intérieure (MI5), extérieure (MI6) et de surveillance (GCHQ) de près de 15%, selon le Guardian et le Financial Times.

 

Les attentats de vendredi à Paris ont fait 129 morts et plus de 350 blessés.

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 16:30
RAF Reaper strike on ISIL vehicle 12 November 2015


13 nov. 2015 defenceheadquarters

 

Royal Air Force aircraft provided continued close air support to the successful Kurdish offensive around Sinjar city on 12 November, as well as to Iraqi operations in Ramadi.

An RAF Reaper worked closely with other coalition aircraft to ensure that the Kurdish soldiers fighting to retake Sinjar received constant and immediate support from the air. The advanced surveillance sensors on the Reaper allowed it to search ahead of the advancing peshmerga and identify ISIL terrorist activity. In addition to this invaluable intelligence support, the Reaper’s controllers were also able to conduct two successful strikes with Hellfire missiles on groups of terrorists as they attempted to react to the Kurdish advance. Although Sinjar was the focus for much coalition air activity, patrols were maintained over other areas of Iraq where the fight against ISIL continues, and RAF Tornado GR4s provided close air support to the Iraqi units closing in on the terrorist positions in Ramadi. Just north of the city, a terrorist supply truck was identified at the mouth of an underpass, and destroyed by a direct hit from a Brimstone missile.

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 13:30
PM statement: United States air strike in Syria

 

13 November 2015 Prime Minister's Office

 

(Transcript of the speech, exactly as it was delivered)

 

David Cameron made a statement in Downing Street on the US air strike targeting British militant Mohammed Emwazi on 12 November 2015.

 

Good morning. Last night, the United States carried out an air strike in Raqqa, Syria, targeting Mohammed Emwazi – the ISIL executioner known as Jihadi John.

 

We cannot yet be certain if the strike was successful.

 

But let me be clear. I have always said that we would do whatever was necessary, whatever it took, to track down Emwazi and stop him taking the lives of others.

 

We have been working, with the United States, literally around the clock to track him down. This was a combined effort. And the contribution of both our countries was essential.

 

Emwazi is a barbaric murderer. He was shown in those sickening videos of the beheadings of British aid workers. He posed an ongoing and serious threat to innocent civilians not only in Syria, but around the world, and in the United Kingdom too.

 

He was ISIL’s lead executioner, and let us never forget that he killed many, many, Muslims too. And he was intent on murdering many more people.

 

So this was an act of self-defence. It was the right thing to do.

 

Today I want to thank the United States: the United Kingdom has no better friend or ally.

 

And I want to pay tribute to all those professionals in our own security and intelligence agencies and armed forces for the extraordinary work they do on behalf of our country. On this, as so often, they’ve been working hand in glove with their American colleagues. We are proud of them.

 

If this strike was successful, and we still await confirmation of that, it will be a strike at the heart of ISIL. And it will demonstrate to those who would do Britain, our people and our allies harm: we have a long reach, we have unwavering determination and we never forget about our citizens.

 

The threat ISIL pose continues. Britain and her allies will not rest until we have defeated this evil terrorist death cult, and the poisonous ideology on which it feeds.

 

Today though, my thoughts, and the thoughts of our country, are with the families of those who were so brutally murdered.

 

Japanese citizens Kenji Goto and Haruna Yukawa, American journalists Steven Sotloff and James Foley and aid worker Abdul-Rahman Kassig.

 

And of course our own citizens. Aid workers David Haines and Alan Henning. Nothing will bring back David and Alan. Their courage and selflessness stand in stark contrast to the empty callousness of their murderers.

 

Their families and their friends should be proud of them, as we are. They were the best of British and they will be remembered long after the murderers of ISIL are forgotten.

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 12:30
Jihadi John visé par un raid américain, sa mort pas encore certaine

 

13 novembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Londres - Jihadi John, un responsable britannique du groupe Etat islamique, a été visé par un raid américain mais sa mort n'est pas encore certaine, a déclaré vendredi le Premier ministre David Cameron.

 

Nous ne sommes pas encore certains que la frappe a été un succès, a déclaré M. Cameron devant sa résidence du 10 Downing Street à Londres.

 

M. Cameron a qualifié la frappe d'acte d'autodéfense, affirmant que c'était la bonne chose à faire. Si la frappe est un succès, ce sera un coup porté au coeur d'Isis acronyme anglais pour l'Etat islamique, a-t-il ajouté.

 

Aux Etats-Unis, un haut responsable militaire américain cité par Fox News a déclaré pour sa part: Nous sommes sûrs à 99% de l'avoir eu.

 

Un autre responsable militaire cité par la BBC a déclaré de son côté qu'il existait un haut degré de certitude que Jihadi John ait été tué.

 

Jihadi John, de son vrai nom Mohammed Emwazi, était apparu sur des images de propagande au côté de captifs américains, britanniques et japonais en combinaison orange, juste avant leur exécution, proférant avec un accent britannique des menaces à l'encontre des gouvernements concernés. Seuls ses yeux étaient visibles.

 

Il était apparu pour la première fois dans une vidéo en août 2014 montrant la décapitation de James Foley, un journaliste indépendant de 40 ans porté disparu en Syrie depuis novembre 2012.

 

Deux semaines plus tard, un autre otage américain, Steven Sotloff, subissait le même sort des mains du tueur.

 

Il figurait aussi à l'image lors des décapitations du travailleur humanitaire britannique David Haines, du chauffeur de taxi de Manchester Alan Henning, de l'américain Peter Kassig, et des otages japonais Haruna Yukawa puis Kenji Goto.

 

Les témoignages le concernant retracent l'itinéraire d'un jeune Londonien d'origine koweïtienne sans problème, fan de football et de jeux vidéo, jusqu'à sa radicalisation pour devenir un tueur décrit comme froid, sadique et impitoyable.

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 08:50
Coup de filet contre un réseau djihadiste européen

 

12.11.2015 Romandie.com (ats)

 

La police italienne a annoncé jeudi un coup de filet contre un réseau djihadiste présent dans plusieurs pays européens, dont la Suisse. Ce réseau prévoyait des opérations pour tenter d'obtenir la libération de son chef détenu en Norvège. Les mandats d'arrêt concernent 17 personnes, 16 Kurdes et un Kosovar. Six membres du réseau ont été arrêtés en Italie, quatre au Royaume-Uni, trois en Norvège, tandis que plusieurs sont partis se battre en Irak et en Syrie au côté de l'Etat islamique (EI). Deux mandats d'arrêt ont été adressés à la Suisse, dont un concernant une personne présumée morte au combat en Syrie, ont rapporté les agences de presse italiennes. Des perquisitions ont également eu lieu en Suisse. Les autorités fédérales ont reçu une demande d'entraide des autorités italiennes et ont mené, dans ce cadre, "diverses mesures coercitives" en Suisse alémanique, a indiqué le Ministère public de la Confédération (MPC) à l'ats. La police judiciaire fédérale et les polices cantonales ont été engagées.

 

Disciples du Mollah Krekar

Selon les enquêteurs, les membres de ce réseau sont des disciples de Najmuddin Ahmad Faraj, dit Mollah Krekar, un prédicateur fondamentaliste kurde irakien de 59 ans, établi en Norvège depuis 1991. "L'importance de cette opération est d'avoir démantelé une cellule intégrée qui comprenait, outre l'Italie, le Royaume Uni, la Norvège, la Finlande, la Suisse et l'Allemagne", a déclaré à la presse le commandant Giovanni Governale, un responsable du groupe des opérations spéciales (ROS) des carabiniers italiens. Le réseau se développait "sur internet à travers des procédures 'noires', des plateformes peu connues que nous avons réussi à pénétrer", a-t-il ajouté. Cette opération des forces de l'ordre avait permis d'"annuler une procédure de recrutement, d'envoi au combat à l'étranger".

 

Attentats-suicide planifiés

Selon le commandant Governale, le groupe "s'apprêtait à poursuivre l'envoi à l'étranger de nombreux autres djihadistes", comme "il s'apprêtait à exécuter des attentats, y compris des attentats-suicide, pour essayer de faire libérer leur chef". Le mollah Krekar est considéré en Norvège comme une menace pour la sécurité nationale. Il est sous le coup depuis 2003 d'un arrêté d'expulsion qui n'a toujours pas été exécuté en l'absence de garanties sur son sort en Irak où il risque la peine de mort. Il avait cofondé dans ce pays Ansar al-Islam, un groupe islamiste qu'il affirme ne plus diriger depuis 2002. Il figure, avec ce groupe, sur la liste des personnes et organisations terroristes des Etats-Unis et de l'ONU.

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 17:50
RAF Croughton Medical Clinic Ribbon Cutting. Photo: Master Sgt. Chrissy Best. USAF

RAF Croughton Medical Clinic Ribbon Cutting. Photo: Master Sgt. Chrissy Best. USAF

 

12 November 2015 Ministry of Defence and Defence Infrastructure Organisation

 

A new £7.1 million medical and dental centre has been officially opened at RAF Croughton in Northamptonshire following its completion by the Defence Infrastructure Organisation and VINCI Construction UK Ltd.

 

The new clinic will deliver healthcare for US military personnel and their families in a modern, family centred environment. The building will function primarily as a GP’s surgery and dentist, but also has a number of other facilities such as a pharmacy and laboratory.

The 2 storey centre covers 2170m² and includes staff and administrative area, pharmacy and dispensing rooms, patient examination areas, clinic support rooms, office areas for senior medical staff, medical operations reception area, dental treatment rooms and the laboratory.

Don Lloyd, DIO’s Project Manager, said:

This was a real collaborative team effort to deliver a quality product. The new facility was completed and passed over to USVF within budget and on time. We hope the US personnel who will be using the centre’s services will be happy with their new facilities.

Air Vice Marshal Elaine West, DIO’s Director of Programme and Projects Delivery, said:

“I’m delighted with the success of this project. It’s a fantastic building with numerous facilities for our friends and allies in the US Visiting Forces. Further, the investment is a clear sign of confidence in DIO’s ability to deliver and we continue to work in partnership with our US colleagues.”

Richard Fry, US Air Force Civil Engineer Centre (AFCEC) UK Branch Chief, said:

The RAF Croughton Clinic is testimonial to the collaborative spirit between AFCEC UK and DIO and has taken partnership to new levels of cooperation across the board. AFCEC certainly appreciates the support we get from DIO.

VINCI Construction Ltd UK was awarded the £7.1 million contract in September 2013 and construction was completed at the end of August 2015, which was followed by fitting out the building with the necessary equipment.

The ribbon cutting ceremony to commemorate the opening of the medical clinic was attended by an array of military and civic dignitaries, including Air Vice Marshal West and Brigadier General Douglas A Cox, Director US Air Forces in Europe-United Kingdom.

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 16:50
Exercise Arrcade Fusion. photo UK MoD.jpg

Exercise Arrcade Fusion. photo UK MoD.jpg

 

10 November 2015 Ministry of Defence and The Rt Hon Michael Fallon MP

 

UK Armed Forces are leading a NATO Land training exercise in the Baltic states, underlining continued support to the region.
 

Exercise Arrcade Fusion, which takes place in Estonia, Latvia and Lithuania, will be led by the Army, accompanied by a small number of supporting personnel from the Royal Navy and Royal Air Force.

Around 1,400 troops from 18 NATO nations will take part in the exercise, which began over the weekend, and runs through November. The UK is committing 800 troops and around 350 Army logistics vehicles.

The UK led exercise will put the Allied Rapid Reaction Corps (ARRC) – the land element of NATO’s new Rapid Reaction Force – to the test. The exercise will help prepare the new force before it becomes operational in 2016.

It will also demonstrate NATO’s capacity to operate in complex environments across the conventional, unconventional and hybrid spectrum of warfare.

Arrcade Fusion reinforces the UK’s continued commitment to the Baltic States. Next year RAF jets will take part in the Baltic Air Policing mission for the 3rd consecutive year while last month, the Defence Secretary announced that the UK will deploy a persistent presence to the Baltic states to provide reassurance and build the capability of their armed forces of the region.

Defence Secretary Michael Fallon said:

This exercise underlines our commitment to the sovereignty of the democratic nations of Eastern Europe.

It builds on our decision to deploy RAF jets and company sized units to the Baltic region.

It will also provide crucial training to ensure the effectiveness of the new Rapid Reaction Force when it launches next year.

Lieutenant General Tim Evans, commander Allied Rapid Reaction Corps, said:

The Allied Rapid Reaction Corps has deployed to the Baltic States on Exercise Arrcade Fusion to improve and refine the way we operate alongside our allies in the region.

The exercise will also assure the public and the governments of the Baltic states that NATO stands ready to support its members when required.

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 15:30
Royal Air Force has continued to conduct air operations to assist the Iraqi government in its fight against ISIL.

 

12 November 2015 Ministry of Defence

 

As Kurdish forces launch a major offensive against ISIL terrorists in northern Iraq, the Royal Air Force has been playing a full part in coalition reconnaissance and strike missions to provide effective air support to them and other Iraqi ground forces.

ISIL terrorists are under heavy pressure in both northern Iraq, where the Kurdish peshmerga continue to push them back, and in Anbar province, where Iraqi troops have isolated the ISIL forces inside Ramadi. RAF Tornado GR4 and Reaper aircraft have flown daily armed reconnaissance missions over both areas, as part of the coalition’s intensive air campaign, and have conducted precision attacks in close coordination with the Iraqi ground forces. A particular focus has been around Sinjar city, in preparation for a large Kurdish offensive which began on 12 November to drive ISIL from their remaining positions in the southern part of the town. ISIL positions in and around Sinjar have been methodically targeted by coalition aircraft ahead of the ground assault by the Kurdish security forces.

As part of these preparations for the Kurdish attack, on Thursday 5 November, Tornado GR4s from RAF Akrotiri were able, despite bad weather, to use Paveway IV guided bombs against a pair of ISIL fortified positions near Sinjar; the Kurdish unit whom the GR4s were supporting confirmed that both terrorist positions had been destroyed.

The GR4s were again in action over northern Iraq on Sunday 8 November, destroying a further two ISIL positions near Tal Afar, which had been firing at Kurdish forces, including a rocket launch site concealed in a building.

The next day, the GR4s provided close air support to a Kurdish unit on the outskirts of Sinjar, which was in close combat with terrorists, armed with rocket-propelled grenades, who were defending a fortified compound. Despite the proximity of the Kurdish troops, our aircrew were able to conduct a carefully planned attack with two Paveway IV guided bombs that destroyed the compound.

On Wednesday 11 November, a Reaper used a GBU-12 guided bomb to destroy a terrorist-held building near Sinjar, then successfully attacked with a Hellfire missile a group of ISIL fighters as they attempted to move to a new position. Meanwhile, over Ramadi, a Tornado patrol destroyed a terrorist truck bomb with a Brimstone missile.

In addition to these reconnaissance and strike missions, other RAF aircraft continue to provide invaluable support to the coalition air campaign. Voyager air tankers refuel not just RAF but other coalition fast jets to enable them to extend their patrols over Iraq, whilst Sentinel strategic surveillance aircraft are highly valued for their ability to collect detailed intelligence on terrorist positions and movements. Hercules transport aircraft provide essential logistic support across the operational area, particularly for the British military training teams that are helping the Iraqi and Kurdish forces develop the capabilities they need to combat the terrorists ever more effectively.

 

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 17:50
First Storm Shadwow release from Eurofighter Typhoon


9 nov. 2015 BAE Systems

 

BAE Systems’ Chief Test Pilot Steve Formoso describes how ongoing work on the integration of the weapons as part of Phase 2 Enhancements and beyond further enhances the Eurofighter Typhoon’s potent multi-role and swing-role capabilities.

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