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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 16:45
Le Burundi opposé au déploiement d'une mission de l'UA sur son sol

 

20.12.2015 Romandie.com (ats)

 

Le Burundi n'autorisera pas le déploiement sur son sol d'une mission de l'Union africaine. Ce déploiement serait considéré comme "une force d'invasion et d'occupation" si l'UA passait outre le refus de Bujumbura, a déclaré dimanche un porte-parole de la présidence.

Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'UA a autorisé vendredi le déploiement au Burundi d'une mission militaire forte de 5000 hommes, pour une durée de six mois renouvelables. Il a donné quatre jours à Bujumbura pour accepter ce déploiement, faute de quoi l'UA prendra des "mesures supplémentaires" pour s'assurer qu'il ait lieu.

Le Burundi "n'est pas prêt à accueillir une telle force de l'UA sur son territoire", a dit Jean-Claude Karerwa, porte-parole adjoint du président Pierre Nkurunziza. "Si les troupes de l'UA venaient sans l'aval du gouvernement, il s'agirait alors d'une force d'invasion et d'occupation, et le gouvernement burundais se réserverait dans ce cas le droit d'agir en conséquences", a-t-il ajouté.

Le porte-parole a souligné que pour les autorités burundaises, "la résolution de l'UA ne peut pas s'appliquer automatiquement (car) il faut d'abord l'aval du Conseil de sécurité de l'ONU".

 

Protéger les civils

La mission panafricaine aura pour objectif d'éviter "la détérioration de la situation sécuritaire", de contribuer "à la protection des populations civiles en danger immédiat", d'aider à créer les "conditions nécessaires" à la réussite d'un dialogue inter-burundais, et de faciliter "la mise en oeuvre de tout accord" auquel parviendraient les différentes parties.

L'annonce de l'UA intervient une semaine après l'attaque le 11 décembre de trois camps militaires à Bujumbura et en province, les affrontements les plus intenses au Burundi depuis une tentative de coup d'Etat militaire en mai.

Le Burundi est plongé dans une profonde crise politique depuis la candidature fin avril de M. Nkurunziza à un troisième mandat, jugé par ses adversaires contraire à la Constitution et à l'Accord d'Arusha ayant permis la fin de la guerre civile (1993-2006) entre l'armée dominée alors par la minorité tutsi et des rébellions hutu.

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 13:45
African Union photo U.S. Africa Command (AFRICOM)

African Union photo U.S. Africa Command (AFRICOM)

 

19.12.2015 Romandie.com (ats)

 

L'Union africaine (UA) a annoncé samedi qu'elle allait envoyer une mission de 5000 hommes au Burundi pour tenter de stopper les violences dans ce pays. Elle a menacé Bujumbura de se déployer même sans son accord.

L'envoi d'une Mission africaine de prévention et de protection au Burundi (Maprobu) "pour une période initiale de six mois, renouvelable" a été décidé vendredi par le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'UA. Celui-ci a demandé au gouvernement burundais "de confirmer dans les 96 heures suivant l'adoption de ce communiqué qu'il accepte le déploiement de la Maprobu et de coopérer avec elle".

Le CPS a prévenu que si Bujumbura devait s'opposer à l'envoi de cette mission, l'UA prendrait des "mesures supplémentaires" pour en assurer le déploiement.

 

Accord peu probable

Il est peu cependant probable que les autorités burundaises, qui ne cessent de dénoncer l'immixtion de la communauté internationale dans leur gestion de la crise politique dans laquelle est plongé le pays depuis huit mois, acceptent un déploiement militaire sur leur sol.

Le porte-parole du gouvernement burundais, Philippe Nzobonariba, avait affirmé vendredi que cette force régionale, malgré la règle mentionnée par l'UA, ne serait pas autorisée à entrer sur le territoire national. "Ils ne peuvent pas envahir un pays si ce dernier n'est pas informé et ne l'autorise pas", avait-il déclaré.

Le CPS a toutefois insisté sur sa "détermination à prendre toutes les mesures appropriées contre toutes parties ou acteurs, quel qu'ils soient, qui empêcheraient la mise en oeuvre de cette présente décision".

 

Protection des civils

La Maprobu comptera à ses débuts jusqu'à 5000 hommes, soldats et policiers, ainsi qu'une composante civile, et intégrera les observateurs des droits de l'Homme et experts militaires déjà déployés au Burundi, a expliqué le CPS.

Elle aura pour objectif d'éviter "la détérioration de la situation sécuritaire", de contribuer "à la protection des populations civiles en danger immédiat", d'aider à créer les "conditions nécessaires" à la réussite d'un dialogue inter-burundais, et de faciliter "la mise en oeuvre de tout accord" auquel parviendraient les différentes parties.

 

Attaque meurtrière

La décision du CPS intervient une semaine après l'attaque le 11 décembre de trois camps militaires à Bujumbura et en province. Les affrontements et les opérations de ratissage qui ont suivi ont fait officiellement 87 morts, mais des ONG et l'ONU évoquent un bilan "bien plus élevé", dénonçant des exécutions extra-judiciaires.

Le Burundi a plongé dans une profonde crise politique depuis la candidature fin avril de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat jugé par ses adversaires contraire à la Constitution et à l'Accord d'Arusha ayant permis la fin de la guerre civile (1993-2006) entre l'armée dominée alors par la minorité tutsi et des rébellions hutu.

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 17:45
Armées : la force de l’UA fin prête

 

8 novembre 2015 BBC Afrique

 

S'exprimant lors d'une cérémonie marquant la fin de la formation d’une durée de près d’un mois, le président sud-africain Jacob Zuma a encouragé les militaires, les policiers et les civils qui en sont membres.

 

Le général Elia, un responsable militaire a indiqué qu’à partir de décembre prochain, ''cette force sera prête à être déployée sur le terrain''. Elle est appelée à intervenir dans les Etats membres de l'UA, "dans des circonstances graves : crimes de guerre, crimes de génocide et crimes contre l'humanité". "Nous avons beaucoup travaillé lors des entrainements, des exercices physiques. La force que nous avons est prête à être déployée sur le terrain. Ce qu’il faut faire maintenant, c’est lui apporter le soutien nécessaire", a dit le général Elia, lors de la cérémonie présidée par M. Zuma.

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 10:45
Enjeux de défense et de sécurité liés aux changements climatiques

 

14 octobre 2015 Communiqué du ministre de la Défense

 

Ce mercredi 14 octobre, une conférence internationale des ministres de la Défense consacrée aux enjeux de défense et de sécurité liés aux changements climatiques s’est tenue à l’Ecole militaire. Elle a été présidée par M. Jean-Yves Le Drian qui recevait ses homologues et représentants ministériels de 33 pays ainsi que de l’Organisation des Nations Unies et de l’Union Africaine.

 

Les débats ont permis d’échanger sur les conséquences stratégiques des changements climatiques dans la plupart des régions du monde, et de partager les expériences sur les mesures d’adaptation nécessaires en termes de veille stratégique, de participation des ministères de la Défense aux politiques publiques de développement durable et sur le plan opérationnel.

A l’issue de débats fructueux, les premiers du genre au niveau international entre un grand nombre de hauts responsables politiques des questions de défense, s’est tenue une réunion des ministres, afin de tirer les conclusions de la conférence et d’examiner les mesures susceptibles d’être prises au niveau national, régional et international afin de tenir compte des changements en cours et à venir.

 

Parmi les conclusions générales, le ministre de la Défense retient en particulier :

- l’expression d’une inquiétude partagée concernant l’impact des changements climatiques sur la sécurité internationale, jugée d’ores et déjà patente et susceptible de jouer un rôle majeur dans l’évolution du contexte sécuritaire et stratégique dans plusieurs régions du monde, d’aggraver voire de provoquer des crises intérieures et internationales ;

- un appel au succès de la 21èmeConférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP21) qui se tiendra prochainement à Paris. Pour prévenir les effets négatifs du dérèglement climatique sur la sécurité internationale, il est indispensable que les parties à la Convention adoptent un accord universel et ambitieux afin d’éviter un réchauffement de la planète au-delà de 2°c à l’horizon 2100 ;

- la nécessité d’une participation des ministères de la Défense aux politiques publiques de développement durable, notamment via des mesures en faveur de la transition énergétique et du respect de l’environnement ;

- le souhait de développer les échanges institutionnels sur ces questions, notamment en désignant un point de contact permanent au sein des ministères de la Défense afin de faciliter la poursuite des échanges et le partage d’expériences ;

- l’intérêt commun pour développer la recherche stratégique sur les questions climatiques, de sécurité et de défense au sein des centres de recherche liés aux ministères de la Défense ainsi que les échanges entre eux ;

- le souhait de la constitution d’un réseau international, le plus large possible entre ministères de la Défense afin de développer les échanges d’informations, d’analyses et d’expériences sur le réchauffement climatique et ses implications stratégiques ;

- le vœu exprimé pour que la conférence de ce jour soit suivie d’autres, du même niveau et avec d’autres participants, afin de mobiliser la communauté de défense à l’échelle internationale sur les enjeux climatiques.

- En conséquence, les ministres de la Défense ont chaleureusement remercié le ministre délégué auprès du Chef du Gouvernement, chargé de l’Administration de la Défense Nationale du Royaume du Maroc pour sa proposition d’organiser en 2016 une deuxième conférence des ministres de la Défense sur les changements climatiques et leurs conséquences en matière de sécurité et de défense, dans le cadre de la présidence marocaine de la COP22.

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 16:45
LOGCAP IV Tent Installation and Construction at Forward Operating Base - photo Fluor Corporation

LOGCAP IV Tent Installation and Construction at Forward Operating Base - photo Fluor Corporation

 

14.09.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

La société américaine Fluor Corporation, l'un des trois firmes (avec DynCorp et KBR) retenues dans le cadre du LOGCAP IV (le Logistic Civil Augmentation Program), a annoncé qu'elle avait été choisie pour assurer le soutien des opérations de l'AFRICOM en Afrique, de l'Union africaine et des organisations régionales de sécurité d'Afrique. Lire le communiqué ici.

Fluor assurera le même type de missions au profit du SOUTHCOM (Caraïbes, Amériques centrale et latine).

Au siège de ces deux commandements (Stuttgart pour l'AFRICOM et Miami pour le SOUTHCOM), Fluor va détacher un responsable de la planification.

Pour en savoir plus sur Fluor et son rôle dans les contingency operations, cliquer ici.

Fluor fait aussi partie des huit firmes retenues dans le cadre de l'Air Force Contract Augmentation Program IV (AFCAP IV); ce programme de 6 ans débute le 1er octobre prochain.

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 21:45
L'Union africaine entérine la création d'une force régionale contre Boko Haram

 

06 mars 2015 Romandie.com (AFP)

 

Addis Abeba - L'Union africaine a annoncé vendredi avoir entériné la création d'une force régionale de lutte contre le groupe islamiste nigérian Boko Haram, qui comprendra jusqu'à 10.000 hommes et sera basée à N'Djamena.

 

Cette force, dont le principe avait été adopté le 29 janvier lors d'un sommet des chefs d'Etat de l'UA, a pour mandat d'empêcher l'expansion des activités de Boko Haram et d'autres groupes terroristes et d'éradiquer leur présence.

 

Des pays membres de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT) --Tchad, Nigeria, Cameroun, Niger-- ainsi que le Bénin se sont engagés à fournir jusqu'à 8.700 soldats, mais l'UA a porté les effectifs de cette force jusqu'à 10.000 hommes, selon des conclusions du Conseil de paix et de sécurité de l'organisation panafricaine.

 

Cette force sous commandement africain aura la possibilité d'opérer librement dans une zone déterminée pour y mener des opérations militaires et des patrouilles, selon le communiqué de l'UA, qui ne précise pas le périmètre de cette zone.

 

Un diplomate de l'UA a toutefois affirmé à l'AFP que cette zone d'opération autour du bassin du lac Tchad ne comprend pas le territoire du Nigeria. Le Nigeria a un problème d'image de puissance régionale à entretenir et accepte très mal que des troupes étrangères puissent venir sur son sol, a-t-il expliqué. Des troupes tchadiennes combattent le groupe armé en territoire nigérian.

 

Aucune confirmation à ce sujet n'a pu être obtenue auprès de l'UA.

 

Sans la possibilité d'intervenir au Nigeria, dont le nord-est est le fief des insurgés, cette force africaine ne pourrait que compter sur l'armée nigériane pour la traque des combattants islamistes en territoire nigérian.

 

Pour financer cette force, l'UA compte sur le soutien de l'ONU et demande au Conseil de sécurité d'adopter de toute urgence une résolution qui entérine (son) déploiement. La présidente de la Commission de l'UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, a demandé la création d'un fonds spécial de l'ONU pour soutenir cette force.

 

Le Nigeria et ses voisins, le Tchad, le Niger et le Cameroun, tous frappés par les attaques meurtrières des insurgés islamistes, ont déjà engagé depuis février une campagne militaire conjointe sans précédent contre Boko Haram.

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 12:45
EFG : formation de 850 militaires au Burundi

 

27/02/2015 Sources : État-major des armées

 

Du 13 janvier au 4 février 2015, un détachement du 6ème bataillon d’infanterie de marine (BIMa) s’est rendu à Bujumbura, au Burundi, pour conduire la préparation opérationnelle du 33èmebataillon d’infanterie de la force de défense nationale (FDN) du Burundi, celle étant prochainement déployée en Somalie dans le cadre de la mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM).

 

L’objectif de cette instruction dispensée par une trentaine de militaires du 6èmeBIMa sur les sites d’instruction de Muzinda et Mudubugu, destinée à un état-major et d’un bataillon complet, visait à perfectionner leurs savoir-faire tactiques dans le domaine du commandement et de les former aux rudiments du combat d’infanterie dans le cadre d’une opération de maintien de la paix.

 

Une formation au profit de l’état-major du bataillon a été dispensée, basée sur la conduite des opérations de maintien de la paix et sur la capacité à réagir de façon graduée en cas de montée de tension dans la zone de déploiement. Une instruction a notamment été dispensée sur la mise en pratique du cadre juridique spécifique à ce type d’opération. Les militaires burundais ont également suivi des formations théoriques avec mise en pratique dans le domaine du tir, du secourisme au combat, et des techniques d’intervention opérationnelle rapprochée (TIOR).

 

Contributeur important aux opérations de maintien de la paix en Afrique, le Burundi est particulièrement demandeur de ces formations. Ainsi, une autre instruction du même type sera dispensée à deux autres bataillons rejoignant respectivement l’AMISOM et, en 2015, la MINUSCA en Centrafrique.

 

Depuis le 1erseptembre les éléments français au Gabon (EFG) sont devenus un pôle de coopération opérationnelle à vocation régionale. Tout en restant un point d’appui opérationnel et logistique, les EFG portent désormais leur effort sur les actions de coopération régionale. Elles visent plus particulièrement à accompagner les États africains dans le renforcement de leur sécurité collective et, ainsi, à contribuer à la stabilité régionale.

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 07:45
8.700 hommes contre Boko Haram

 

07.02.2015 par BBC Afrique

 

Au départ, les besoins en hommes pour la constitution de cette force étaient de 7.500 hommes.

 

Pour le moment, l’on ne sait pas la contribution par pays dans la constitution de cette force. Mais "un groupe restreint travaillera dans les jours qui viennent sur les détails" de l'apport de chaque Etat et élaborera le budget initial de la Force", selon les experts réunis à Yaoundé. Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine sera ensuite saisi pour approuver et transmettre au Conseil de sécurité des Nations Unies le dossier. Les documents définissant les contours de la force africaine et ses missions qui sont notamment de "créer un environnement sûr et sécurisé dans les régions affectées par les activités de Boko Haram et d'autres groupes terroristes" ont également été élaborés par les experts. N’Djamena, la capitale tchadienne sera le quartier général de cette force. Pour rappel, le Tchad a déjà déployé depuis trois semaines au Cameroun et au Nigéria, plus de 2.500 hommes contre Boko Haram. Les députés nigériens voteront lundi pour l’envoi de l’armée au Nigéria contre Boko Haram. Les troupes tchadiennes ont été attaquées vendredi par Boko Haram le long de la frontière Niger-Nigeria: 109 islamistes, quatre militaires nigériens et un civil ont été tués, selon Niamey. Les rencontres contre la secte islamiste se multiplient. Militaires tchadiens et nigérians ont eu une réunion bilatérale ce vendredi à Abuja. Le Nigeria a estimé la semaine dernière que son intégrité territoriale n'était pas compromise par l’intervention des troupes tchadiennes sur son sol. Le président Goodluck Jonathan brigue un nouveau mandat à la tête du pays africain le plus peuplé, le 14 février prochain. Depuis 2009, l'insurrection de Boko Harama a fait 13.000 morts et 1,5 million de déplacés.

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 12:45
photo defenceWeb

photo defenceWeb

 

30 janvier 2015 45eNord.ca (AFP)

 

 

La pression s’accroît sur Boko Haram près du lac Tchad: des troupes tchadiennes ont pris position sur la frontière entre Cameroun et Nigeria, et une localité nigériane tenue par les islamistes a subi des bombardements aériens.

 

L’avancée des troupes tchadiennes dépêchées au Cameroun pour contrer les insurgés nigérians, qui se sont emparés de pans entiers du nord-est du Nigeria et menacent toujours plus les pays voisins, laissait présager jeudi l’imminence d’une opération militaire.

 

Très critiquée pour son inaction face à Boko Haram, l’armée du Nigeria a annoncé avoir bombardé mercredi la localité de Malam Fatori, située à la frontière avec le Niger, près de la rive ouest du lac Tchad.

 

Selon des habitants de la ville nigérienne de Bosso, de l’autre côté de la frontière, les bombardements ont commencé mercredi matin et ont duré plusieurs heures.

 

Selon ces témoins, les avions venaient du Tchad. Le porte-parole de l’armée nigériane n’a pas confirmé l’implication du Tchad, indiquant toutefois: « Malam Fatori fait partie de la région couverte par la force multinationale conjointe, dont le Tchad fait partie ».

 

N’Djamena, qui déploie ses troupes au Cameroun mais aussi le long de ses frontières et notamment à Déboa près du Niger, n’a pas non plus confirmé être intervenu au Nigeria.

 

Par ailleurs, plusieurs habitants de Baga Sola, ville tchadienne sur la rive centre-nord du lac, ont affirmé avoir vu décoller des hélicoptères et avoir entendu « des explosions » à plusieurs reprises sur le lac Tchad ces derniers jours.

 

Les troupes tchadiennes ne cessent de s’approcher des insurgés.

 

Ainsi, près de la rive sud-est du lac Tchad, les soldats tchadiens envoyés au Cameroun ont pris position dans la ville stratégique de Fotokol, poste frontière camerouno-nigérian. À quelques dizaines de mètres seulement des positions islamistes, qui occupent la ville de Gambaru de l’autre côté d’un pont.

 

« Les premiers soldats tchadiens se sont déployés hier (mercredi) à Fotokol », a indiqué jeudi à l’AFP, sous couvert d’anonymat, un responsable sécuritaire camerounais dans la région, sans préciser les effectifs de ce contingent.

 

Les islamistes ont déjà lancé des actions à partir de Gambaru, se heurtant aux troupes camerounaises, qui ont tenu le choc jusqu’à présent.

 

Mercredi et jeudi, des roquettes tirées par des islamistes embusqués à Gambaru sont tombées à Fotokol. Deux jeunes civils nigérians ont été tués jeudi par ces tirs, selon une source sécuritaire.

 

Ces mouvements surviennent à la veille d’un sommet de l’Union africaine à Addis Abeba, où l’avancée de Boko Haram sera au centre des débats. Le Tchad devrait s’y faire entendre.

 

‘Menace mondiale’

 

Arrivé au Cameroun le 17 janvier, l’important contingent tchadien entend en découdre et reprendre Baga, ville-clé du nord du Nigeria sur la rive centre-sud du lac Tchad. Dans cette ville tombée début janvier, les islamistes ont perpétré des « crimes contre l’humanité », selon Washington et Paris.

 

Le Cameroun subit depuis des mois des incursions sanglantes des islamistes venus du Nigeria.

 

Les dernières violences remontent à mardi et mercredi: dix Camerounais ont été égorgés par des hommes armés présentés comme des membres de Boko Haram dans trois localités de la région de l’Extrême-Nord camerounais, selon des sources locales.

 

Les actions des armées camerounaise et tchadienne seront « conjointes », a souligné un officier supérieur de l’armée camerounaise. « Tout fait l’objet de planification. (…) Chaque pays doit préserver ses intérêts (mais) personne n’agira en cavalier (seul) », a-t-il expliqué.

 

Le sommet d’Addis Abeba pourrait accélérer la prise de décision.

 

Au Nigeria, la montée en puissance de Boko Haram, dont l’insurrection et sa répression par l’armée ont fait plus de 13.000 morts depuis 2009, s’est encore manifestée le 25 janvier avec la prise de la localité de Monguno et une offensive sur Maiduguri, capitale régionale du nord-est.

 

« Ce qui a commencé comme un gang criminel localisé se propage désormais en Afrique de l’Ouest et centrale (…) Ce n’est pas simplement une menace pour certains pays, (….) C’est une menace mondiale qui droit être combattue mondialement, avec l’Afrique en tête », a lancé lundi la présidente de la Commission de l’UA, Nkosazana Dlamini-Zuma.

 

Le sommet des chefs d’État et de gouvernement tentera notamment de rendre effective une force multinationale d’environ 3.000 hommes. Créée fin 2014 par les pays riverains du lac Tchad et le Bénin, elle peine à entrer en action en raison de dissensions entre Abuja et ses voisins.

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 09:45
UA: imminence d'une force régionale

 

29.01.2015 BBC Afrique

 

L'annonce a été faite , à la veille d'un conseil de paix et sécurité de l'Union Africaine, ce jeudi, organe auquel cette force est directement rattachée.

 

Si peu d'informations ont jusqu'ici filtré, on en saura plus ce jeudi sur les modalités de fonctionnement, le budget et les futures missions qui seront attribuées à cette force. C'est le président Rwandais, Paul Kagamé, par le biais de sa ministre des affaires étrangères, Louise Mushikiwado qui en a informé la commission de l'Union Africaine ce mercredi, en marge du sommet qui se tient actuellement à Addis Abeba, capitale éthiopienne. Les dix Etats membres de l'organisation régionale ont contribué de diverses manières afin que cette force soit prête au déploiement, a expliqué la ministre rwandaise à la présidente de la commission de l'Union africaine Dlamini Zuma.

 

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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 19:45
Somalie: retrait des soldats sierra-léonais

Sierra Leonian troops conduct a foot patrol near the city of Kismayo in Southern Somalia - photo AMISOM

 

21.12.2014 BBC Afrique

 

L’UA a décidé de remplacer les soldats sierra-léonais partis de la Somalie par des forces en provenance d’autres pays, en raison de la présence de la fièvre Ebola dans leur pays.

 

Plus de 800 soldats sierra-léonais ont quitté la Somalie, où ils étaient en mission pour l’Union africaine.

La plupart d’entre eux étaient en poste au port de Kismayo, dans le sud de la Somalie.

Le départ des soldats sierra-léonais avait été retardé de presque six mois, car un de leurs compatriotes censés les remplacer avait été infecté par le virus Ebola.

La Sierra-Leone, la Guinée et le Liberia sont les pays les plus touchés par l’épidémie de fièvre Ebola, qui a fait au moins sept mille morts en Afrique de l’Ouest, de fin 2013 à nos jours, selon un décompte de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 09:45
Centrafrique : début de l’action militaire et policière de la MINUSCA

Un véhicule blindé marocain de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) (ONU)

 

16 septembre 2014 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca

 

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, s’est félicité du transfert d’autorité qui a eu lieu entre la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), rapporte le service d’information de l’ONU.

 

L’ONU a ainsi pris lundi le commandement des opérations de maintien de la paix en Centrafrique, succédant à des forces internationales — africaines, européennes et françaises — déjà déployées.

 

La force onusienne, créée en avril par la résolution 2149 du Conseil de sécurité, va déployer dans un premier temps 7.600 hommes (pour la plupart issus des rangs de la Misca) sur le terrain et doit compter 12.000 soldats et policiers à effectif plein.

 

«Ce transfert d’autorité représente la réussite complète du mandat de la MISCA et le commencement de l’action militaire et policière de la MINUSCA en République centrafricaine», a souligné quant à lui le porte-parole du Secrétaire général dans une déclaration à la presse.

 

Une cérémonie a eu lieu lundi dans la capitale Bangui pour marquer ce transfert d’autorité. Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a assisté à cette cérémonie.

 

«Le Secrétaire général tient à réaffirmer sa préoccupation face aux attaques contre la population civile, qui continuent, particulièrement hors de Bangui, et appelle une nouvelle fois toutes les parties à cesser immédiatement les violences conformément à l’Accord de cessation des hostilités. Il exhorte les principaux acteurs concernés à maintenir leur engagement en faveur d’un processus politique inclusif afin d’assurer le succès complet de la transition du pays », a dit son porte-parole.

 

Les membres du Conseil de sécurité ont également salué le transfert d’autorité entre la MISCA et la MINUSCA, mais, dans une déclaration à la presse, le Conseil a déclaré qu’il restait «très préoccupé par la poursuite des violations des droits de l’homme et du droit humanitaire en République centrafricaine. »

 

Les membres du Conseil ont appelé les autorités de transition à prendre des mesures concrètes en faveur d’un processus de réconciliation nationale et de dialogue politique inclusif garantissant la participation pleine et effective des femmes, rapporte également le service d’information de l’ONU.

 

Ils les ont également appelé à lutter contre l’impunité et à développer une stratégie pour le désarmement, la démobilisation et la réinsertion des anciens combattants.

 

Le Conseil a également appelé une nouvelle fois les autorités de transition à accélérer les préparatifs pour l’organisation d’élections présidentielle et législatives inclusives, libres, justes et transparentes qui sont prévues pour février 2015.

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 07:45
Menace djihadiste : l'Union Africaine entre en conclave à Malabo

AQIM network - source criticalthreats-org March 2014

 

26/06/2014 Par Malick Diawara - LePoint.fr (AFP)

 

La réplique à la progression des groupes djihadistes en Afrique est au coeur du 23e sommet ordinaire de l'organisation panafricaine.

 

Dès les travaux préparatoires du sommet qui s'achève ce vendredi, la question de l'extrémisme religieux islamique a été abordée, marquant l'inquiétude réelle et grandissante des chefs d'État et des ministres face à ce phénomène qui puise souvent l'essentiel de son inspiration dans des visions proches de celles d'al-Qaida. Parmi les hauts responsables présents à Malabo, il y a le nouveau président égyptien, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, et le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, entre autres. Aux prises elle-même avec des groupes terroristes islamistes, l'Égypte marque ainsi son retour sur la scène continentale, après la suspension de l'Union africaine dont elle a été l'objet après le coup d'État ayant renversé Mohamed Morsi.

 

Désormais, le continent a pris conscience de la réalité de la métastase terroriste islamiste. Pas une région du continent qui ne soit concernée. Du Maghreb à l'Afrique centrale, en passant par l'Afrique de l'Ouest, la corne de l'Afrique et l'Afrique de l'Est, al-Qaida, Boko Haram, shebabs et autres groupuscules n'arrêtent pas de semer désolation et mort.

 

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 16:45
Kenya Air Force F5e jet at an airbase

Kenya Air Force F5e jet at an airbase

 

23 juin, 2014 – BBC Afrique

 

Des avions de chasse kényans ont bombardé des bases appartenant au groupe islamiste somalien Al Shabab.

 

Les frappes aériennes, sur deux sites dans la région sud de la Basse Juba en Somalie, font partie d'une offensive en cours de la mission de l'Union africaine, AMISOM.

 

Dans un communiqué, l'AMISOM a déclaré que 30 militants avaient été tués, que plusieurs véhicules avaient été détruits lors d’un ensemble de raids aériens, et qu’une cinquantaine de militants avaient été tués dans un autre.

 

La mission a indiqué qu'elle continuerait à faire pression sur les militants afin - selon ses termes - de mettre fin à la terreur qu’ils répandent.

 

Al Shabab a nié avoir perdu des combattants.

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 11:45
Le Sahel Africain - source Sénat r12-7201

Le Sahel Africain - source Sénat r12-7201

 

11/05/2014 afriquejet.com (Pana)

 

Une réunion des attachés de défense et des conseillers en sécurité des pays du Sahel membres du Processus de Nouakchott s’est déroulée vendredi 9 mai au siège de la Mission de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel (MISAHEL) à Bamako, a appris la PANA samedi, de source officielle.

 

Les échanges ont porté sur la situation sécuritaire au Mali et dans le Sahel et l’évolution du processus de Nouakchott et les prochaines étapes.

 

La rencontre a aussi encouragé les attachés et les conseillers en matière de défense et de sécurité à servir d’interface entre la MISAHEL, les services de sécurité des pays et les partenaires opérationnels.

 

Les participants se sont préoccupés de la situation en Libye, au Nord du Mali et du Nigeria. Ce contexte, selon eux, nécessite d’accélérer la mise en place d’un mandat d’arrêt africain pour les personnes accusées d’actes terroristes.

 

La réunion a préconisé la mise sur pied de patrouilles mixtes sur le modèle de ce qui se fait déjà à la frontière entre le Tchad et le Soudan.

 

Cette réunion des attachés de défense et de conseillers en sécurité est préparatoire à la réunion des ministres de la Défense des pays de la bande sahélienne prévue dans les jours à venir.

 

Enclenché en mars 2013 par l’Union africaine, le Processus de Nouakchott vise à renforcer la coopération sécuritaire et l’échange de renseignements dans la bande sahélienne.

 

Onze pays sont partie prenante de ce Processus : l’Algérie, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée , La Libye, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigéria, le Sénégal et le Tchad.

 

Cette rencontre de Bamako a regroupé les représentants de l’Algérie, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, de la Libye, de la Mauritanie, du Niger, du Nigeria, du Sénégal et du Tchad, ainsi que des représentants de la CEDEAO, des forces de défense maliennes, de la Force Serval et de la MINUSMA.

 

Réunis en février dernier à Niamey, les chefs de renseignements des pays de la sous-région ont fait le constat que l’échange d’informations entre services prenait parfois du retard et qu’il fallait communiquer plus vite les informations de terrain urgentes grâce aux meilleurs outils techniques et à l’instauration d’une plus grande confiance entre tous les acteurs.

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 17:45
Le Tchad se retire de la force africaine en Centrafrique

 

03 avril 2014 Romandie.com (AFP)

 

N'Djamena - Le gouvernement tchadien a annoncé jeudi le retrait de son contingent de la force de l'Union africaine en Centrafrique (Misca), en dénonçant une campagne gratuite et malveillante contre ses troupes, dans un communiqué publié à N'Djamena.

 

Face à des accusations répétées contre le comportement des soldats tchadiens de la Misca, dont ils constituent une des principales composantes, le Tchad, après avoir informé la présidente de la transition centrafricaine, la présidente de la Commission de l'Union africaine et le secrétaire général des Nations unies, décide de se retirer de la force africaine, ajoute le communiqué.

 

Malgré les efforts consentis, le Tchad et les Tchadiens font l'objet d'une campagne gratuite et malveillante, tendant à leur faire porter la responsabilité de tous les maux dont souffre la RCA (République centrafricaine), accuse le texte.

 

Face à ces accusations répétées, le Tchad (...) décide du retrait du contingent tchadien de la Misca, ajoute le communiqué, précisant: les modalités pratiques de ce retrait seront arrêtées de commun accord entre le Tchad et l'Union africaine.

 

En attendant le Tchad assumera, sans failles, sa mission de paix dans les zones relevant de sa responsabilité en RCA, selon le texte qui ne fournit pas de détails sur ces zones.

 

Le Tchad réitère sa solidarité à la RCA et continuera de la soutenir sous d'autres formes, afin qu'elle retrouve la paix et la sécurité, l'unité et réalise la réconciliation de ses fils et filles, divisés par un conflit dont la gravité et les conséquences humanitaires et sécuritaires sont sans précédent par leurs caractères dramatiques et confessionnels, conclut le communiqué.

 

Les soldats tchadiens ont été accusés à plusieurs reprises depuis la prise du pouvoir à Bangui en mars 2013 de la coalition rebelle à dominante musulmane Séléka de connivence avec ces combattants - dont certains étaient Tchadiens -, voire de passivité face à leurs exactions, ce que N'Djamena a toujours démenti.

 

Cela leur a valu l'hostilité d'une partie de la population centrafricaine. Le week-end dernier, des soldats tchadiens ont tué au moins 24 personnes à l'entrée de Bangui après avoir été la cible d'une attaque à la grenade, selon la Misca et le gouvernement centrafricain.

 

La présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza, de passage à Paris avant le sommet de Bruxelles, a annoncé mardi l'ouverture d'enquêtes sur cette affaire.

 

Cet incident est le plus grave impliquant des troupes étrangères en Centrafrique depuis la chute du président François Bozizé par la Séléka en mars 2013.

 

Cette version a été démentie par des représentants des milices majoritairement chrétiennes anti-balaka.

 

La polémique a rebondi au niveau international avec de nouvelles déclarations mardi du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme et de la diplomatie française. Il semble que les soldats tchadiens aient tiré sans discrimination dans la foule, a accusé à Genève une porte-parole du Haut-Commissariat, Cécile Pouilly.

 

Pour Paris au contraire, la responsabilité incombe pour une large part aux anti-balaka, selon le porte-parole du Quai d'Orsay, Romain Nadal, qui a demandé que toute la lumière soit faite sur ces violences.

 

Depuis un an, l'ancienne colonie française, pays parmi les plus pauvres de la planète, habitué aux coups d'Etat à répétition et aux rébellions, traverse une crise sans précédent qui a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 07:45
photo EMA

photo EMA

 

28.03.2014 Le Monde.fr (AFP)

 

Le chef d'Etat français, François Hollande, doit coprésider mercredi 2 avril un « mini-sommet » sur la République centrafricaine (RCA), au premier jour du 4e sommet Union européenne-Afrique qui se tiendra à Bruxelles mercredi et jeudi, ont indiqué des sources européennes.

Le rendez-vous, coorganisé par l'Union africaine et l'Union européenne, doit réunir une quinzaine de dirigeants européens « les plus impliqués » dans la gestion de la crise centrafricaine, et autant de dirigeants africains des pays voisins.

Ils tenteront « de voir comment restaurer la sécurité et stopper les tueries », alors que la situation en Centrafrique est jugée « désastreuse » par l'Union européenne. « Un premier pas crucial à franchir est de restaurer un embryon d'Etat », ont souligné les même sources.

 

Lire : L'ONU alerte sur la « détérioration grave » de la situation en Centrafrique

 

UNE MISSION MILITAIRE EUROPÉENNE EN AVRIL

A la demande de la France, l'Union européenne est convenue de mettre sur pied une mission militaire Eufor-RCA pour venir en appui aux forces africaines et françaises déjà déployées sur le terrain. Mais les pays européens rechignent depuis des semaines à mobiliser les effectifs et les moyens nécessaires, et le déploiement, prévu au départ en mars, n'est désormais pas prévu avant courant avril.

Lors du sommet européen des 21 et 22 mars, M. Hollande avait appelé ses homologues à « faire un effort » pour mobiliser les quelque 500 militaires nécessaires au début du déploiement. Une réunion au niveau des responsables de la sécurité des 28 Etats membres de l'Union européenne devait faire le point vendredi 28 mars sur les nouvelles contributions offertes.

 

Lire : Centrafrique : la mission d'appui Eufor menacée faute de moyens

 

L'ALLEMAGNE PRÊTE À RENFORCER SA PRÉSENCE MILITAIRE

Alors que les forces françaises sont à la lutte avec les groupes armés qui tentent de s'opposer à elles à Bangui et dans l'est du pays, Berlin a ainsi proposé de renforcer son soutien militaire. L'Allemagne est prête à mettre à disposition deux avions de transport de type Antonov, mais exclut d'engager des soldats allemands sur place.

« La situation humanitaire en Centrafrique est alarmante », a déploré la ministre de la défense allemande, Ursula von der Leyen, soulignant qu'il est « d'autant plus important que la mission de l'UE renforce la stabilité et la sécurité, avant que les violents combats dans le pays se renforcent et s'étendent ». De source française, on s'inquiétait que l'Allemagne tarde à concrétiser le soutien qu'elle avait promis. Mais on saluait l'annonce de vendredi en espérant qu'elle incite d'autres pays européens à s'engager dans l'opération.

La chef de la diplomatie de l'Union, Catherine Ashton, s'était alarmée jeudi de « l'escalade de la violence » en Centrafrique, appelant la communauté internationale à « agir rapidement ». Elle s'était affirmée particulièrement préoccupée par « la vulnérabilité des minorités qui sont victimes d'actes de représailles », alors que Bangui a connu ces derniers jours une flambée de violences qui a fait une vingtaine de morts.

 

Lire (édition abonnés) : Les ONG inquiètes de l'avenir politique de la Centrafrique

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 08:45
Somalie: attentat à la voiture piégée près de Mogadiscio contre un convoi de la force l'UA

 

 

17 mars 2014 Romandie.com (AFP)

 

MOGADISCIO - Un convoi de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom) a été la cible lundi d'un attentat à la voiture piégée revendiqué par les islamistes shebab près de la capitale Mogadiscio mais dont le bilan restait incertain.

 

Joint par l'AFP, un porte-parole des shebab, Abdiaziz Abu Musab, a affirmé que sept personnes, dont des étrangers, étaient mortes dans l'attaque, une information pour l'instant impossible à recouper.

 

L'attaque s'est produite près d'un barrage routier dans le couloir d'Afgoye, qui relie Mogadiscio à la localité d'Afgoye, à un trentaine de km plus au nord-ouest, quand un kamikaze a lancé sa voiture contre un convoi de l'Amisom, a expliqué Abdulahi Mohamed, un témoin.

 

Nous n'avons pas d'information sur les victimes, mais j'ai vu des ambulances militaires se précipiter sur les lieux, a-t-il ajouté.

 

Omar Adan, un responsable militaire somalien, a confirmé l'attaque, sans lui non plus pouvoir en préciser le bilan. Il l'a cependant immédiatement imputée aux insurgés islamistes shebab, qui ont juré la perte des fragiles autorités somaliennes et ont multiplié les attentats à Mogadiscio depuis le début de l'année.

 

Les militants liés à Al-Qaïda, qui ont perdu du terrain, tentent des attaques désespérées, a-t-il dit. Il y a eu un attentat-suicide cet après-midi mais nous n'en avons pas encore les détails.

 

Axe routier stratégique, le couloir d'Afgoye abritait jusqu'en 2012, avant que les shebab ne soient peu à peu chassés de leurs bastions des centre et sud somaliens, des centaines de milliers de réfugiés. La ville d'Afgoye avait elle-même été reprise aux islamistes par les forces pro-gouvernementales somaliennes en mai 2012.

 

Mais privés de leurs principales bases urbaines, les insurgés somaliens n'en continuent pas moins depuis de constituer une importante menace au rétablissement de la paix en Somalie, pays privé de réelle autorité centrale, en situation de guerre civile depuis la chute du président Siad Barre en 1991.

 

Ils contrôlent encore de vastes zones rurales et lancent de fréquentes attaques de type guérilla, en particulier à Mogadiscio.

 

Samedi encore, un attentat à la voiture piégée à été perpétré dans le centre de Mogadiscio, contre un hôtel fréquenté par des responsables gouvernementaux et des hommes d'affaires de retour au pays.

 

En février, des attaques d'envergure à la voiture piégée et par attentat-suicide avaient aussi eu lieu à Mogadiscio contre les entrées de l'aéroport, le palais présidentiel et un bar proche des bâtiments des services de renseignement. Elles avaient aussi été revendiquées par les shebab.

 

Depuis 2012, l'Amisom, limitée en troupes, avait elle-même mis en veille ses offensives contre les shebab.

 

Jusqu'à début mars cette année, quand, forte de l'intégration de troupes éthiopiennes déployées dans le pays, elle a lancé une nouvelle opération contre les shebab et affirme leur avoir depuis repris six positions. L'Amisom compte aujourd'hui quelque 22.000 hommes.

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 13:45
L’Afrique de la défense en question

22.01.2013 affaires-strategiques.info

 

Alors qu’en Europe, la question d’une défense commune semble empêtrée dans des considérations purement politiques, le continent européen étant libre de tout conflit à l’heure actuelle, l’Union africaine (UA) fait face à des défis plus pratiques dus à la multiplication des crises dans la région.

 

Dans une note d’analyse, le chercheur du GRIP, Michel Luntumbue, met en lumière les difficultés rencontrées par l’Union africaine dans ce domaine depuis sa création en 2002. Ainsi, bien que cette organisation régionale ait affiché sa volonté d’assumer davantage de responsabilités en matière de prévention, de résolution des conflits et de maintien de la paix, les crises qui ont marqué la dernière décennie ont montré les limites de cet engagement et suscité des doutes quant à la capacité de l’UA à y répondre sans soutien extérieur. Aussi, M Luntumbue considère qu’il est nécessaire de remettre en perspective les défis liés à l’opérationnalisation de l’architecture africaine de paix et de sécurités (APSA selon l’acronyme anglais). Celle-ci est chapeautée par le Conseil de paix et de sécurité (CPS), un organisme calqué sur le Conseil de sécurité de l’ONU et qui jouit de larges pouvoirs en matière de prévention, de gestion et de règlement des conflits.
 

Pour répondre aux crises touchant la région, le CPS s’est doté en 2004 d’une Force africaine en attente (FAA) devant compter à l’échéance 2015 de 25.000 à 32.000 hommes et déployée selon un principe régional. Ainsi, la FAA est divisée en cinq brigades correspondant aux cinq régions économiques du continent à savoir l’Afrique australe, centrale, de l’Est, du Nord et de l’Ouest. Dans l’optique de l’opérationnalisation de la FAA, le CPS a établi une feuille de route définissant un plan de mise en place assorti d’exercices stratégiques, tactiques et opérationnels ainsi que des délais indicatifs. Or, comme le note M Luntumbue, fin 2013, seules deux des cinq brigades régionales étaient en passe de devenir opérationnelles, en raison de multiples écueils politiques et matériels, rendant hypothétique l’opérationnalisation de la FAA en 2015. Aussi, la crise malienne, qui a clairement montré l’incapacité de l’UA à gérer ce type de crises sans aide extérieure, a poussé l’organisation panafricaine à réfléchir à un moyen d’africaniser les réponses sécuritaires, d’où la création, annoncée en avril 2013, de la Capacité africaine de réponse immédiate aux crises (CARIC).
 

Composée de 1.500 hommes et déployable en dix jours, la CARIC est conçue comme un mécanisme transitoire en attendant l’opérationnalisation de la FAA et est, à la différence de cette dernière qui intègre des fonctions policières et civiles, un dispositif exclusivement militaire. Cependant, avant même sa mise en œuvre, ce dispositif a fait l’objet de critiques et de réserves, notamment quant à la capacité des pays de l’UA à se mettre d’accord sur son financement ou encore sur les déploiements futurs de la CARIC. Aussi, même si les exemples de la MONUSCO et l’AMISOM ont montré au contraire que l’UA pouvait s’entendre pour réagir, les difficultés liées à l’émergence d’un consensus et à la répartition des dépenses restent le principal frein au succès de l’APSA. Néanmoins, si les dernières avancées témoignent de la volonté de l’UA de créer de réels mécanismes visant à répondre aux conflits africains, M Luntumbue considère que l’organisation panafricaine devrait également s’atteler à trouver des moyens de prévenir ces crises en investissant en amont, via, par exemple, le développement économique ou encore la mise en place d’institutions politiques légitimes.
 

Source : GRIP

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 13:45
MISCA - source journaldebangui

MISCA - source journaldebangui

 

12-12-2013 French.china.org.cn

 

Le Secrétaire général de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), l'ambassadeur Ahmad Allam-Mi, se rendra en fin de semaine à Bangui, capitale de la Centrafrique, où il assistera à une cérémonie de transfert d'autorité entre la Mission de la commission défense et sécurité de la CEEAC pour la paix en République Centrafricaine ( MICOPAX2) et la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA, une force sous commandement de l'Union Africaine), annonce la CEEAC dans un communiqué.

 

Les vols commerciaux vers Bangui étant suspendus, le patron de la CEEAC et sa suite se rendront à Bangui à bord d'un vol privé dans les dates et les horaires qui n'ont pas été communiqués pour des raisons de sécurité.

 

La MISCA remplacera les soldats de la MICOPAX 2 opérationnels dans le pays depuis plusieurs années. Mais les troupes de l' Afrique centrale conservent l'ossature de la nouvelle force qui passe sous mandat de l'Union africaine. Un général camerounais dirigera le volet militaire de la force qui sera placée sous la tutelle du général congolais (Brazzaville)à la retraite, Jean Marie Michel Mokoko. Le Gabon patronnera le volet police de la MISCA.

 

Ces troupes travailleront en parfaite harmonie avec les 1.600 soldats français déjà sur place, indique-t-on. F

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 17:50
Centrafrique: quel soutien européen pour l’intervention française ?

 

29 novembre 2013 par François d'Alançon – Vues du monde

 

La France s’apprête à jouer une nouvelle fois jouer le rôle du gendarme en Afrique.

 

François Hollande et son ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian ont annoncé le déploiement d’un millier d’hommes en République Centrafricaine (RCA) pour une période « de l’ordre de six mois« . Le calendrier de l’intervention est conditionné au vote dans les prochains jours d’une résolution par le Conseil de sécurité des Nations unies qui lui donnera un cadre légal.  L’opération consisterait à assurer la sécurité des principaux axes routiers et des grandes agglomération. Dans un deuxième temps, l’armée française appuierait la Mission Internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), la force de maintien de la paix de l’Union africaine en RCA.

A la veille du conseil européen des 19 et 20 décembre 2013, en partie consacré aux questions de défense et de sécurité, la question se pose du partage du fardeau entre pays européens, quand la plupart d’entre eux n’ont aucune envie d’intervenir militairement aux côtés de la France, même s’il s’agit de la gestion des crises dans la façade sud du Vieux continent et donc, de la sécurité commune des européens.

L’Union européenne doit contribuer au financement de la MISCA, tout comme les États-Unis. De même, elle devrait apporter un appui à sa planification.

 

Sur le papier, plusieurs formes de soutien européen sont possibles:

- le déploiement des « battlegroups » ou « groupements tactiques » européens

Crées en septembre 2004, composés de 1 500 hommes, déployables en 15 jours pour une période d’au moins 340 jours, ils sont les seuls instrument de projection militaire de l’UE mais n’ont jamais été utilisés, faute de volonté politique. Lors de la crise du Mali, le groupe en alerte (France-Allemagne, Pologne) n’a pas été mobilisé. Certains pays comme le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Italie veulent les transformer en outils de gestion civile pour des actions de basse intensité ou non-combattantes.

Le groupement tactique actuellement en alerte se trouve être composé d’éléments britanniques, néerlandais et baltes, sous commandement britannique. Rien n’indique que Londres, La Haye et les autres capitales concernées donnent leur feu vert politique. Ne parlons pas du groupement tactique suivant, composé de Grecs, Roumains, Bulgares, Chypriotes et Ukrainiens…

- la mise en œuvre d’une mission ou opération militaire européenne de type EUFOR

Ce processus peut prendre plusieurs mois.

- des contributions bilatérales de pays européens en matériel, éléments logistiques, avions de transport, ravitailleurs, radio-communication.

- vers un « fonds OPEX européen » ?

Actuellement, les opérations conduites par un État membre sont entièrement à sa charge même lorsqu’elles bénéficient du soutien politique de l’Union, comme c’est le cas pour l’opération Serval au Mali (637 millions d’euros en 2013).

Dans un rapport d’information de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale sur l’Europe de la Défense, le groupe UMP a proposé la création d’un « fonds OPEX européen » pour le cofinancement par les États membres, en proportion de leur PIB,  des opérations militaires conduites par un membre de l’Union pour la sécurité commune de l’Europe. Mais cela reste pour l’instant une idée franco-française à faire partager par les autres pays européens.

En attendant ce très hypothétique engagement européen, la France endosse les habits du gendarme dans un pays « au confluent de la crise sahélienne, de celle de l’Afrique de l’Est et de celle de l’Afrique centrale et des grands lacs« .

Comme si l’outil militaire était le seul à pouvoir enrayer la spirale du chaos dans cette vaste zone de non droit, sans États et sans institutions, ouverte à tous les réseaux et à tous les trafics.

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 16:45
Seleka rebels - source defenseweb

Seleka rebels - source defenseweb

 

21/11/2013 Par Arielle Thedrel – LeFigaro.fr

 

Le pays s'enfonce dans le chaos et la violence. Selon Laurent Fabius, «l'ONU va donner une permission d'intervenir aux forces africaines, à l'Union africaine et également à la France».

 

Après le Mali, la Centrafrique? La France se prépare à intervenir militairement dans ce pays d'environ 4 millions d'habitants en proie au chaos. A l'instar des États-Unis, Laurent Fabius a estimé mercredi matin que la République centrafricaine était «au bord du génocide». L'ONU, a ajouté le chef de la diplomatie française, «va donner une permission d'intervenir aux forces africaines (des pays alentour), à l'Union africaine et également à la France». Mais, a précisé le ministre sur RTL, «ce ne sera pas du tout le même genre d'intervention qu'au Mali, ce ne sera pas aussi massif et aussi durable». Une discussion doit s'engager lundi prochain au Conseil de sécurité de l'ONU sur la base du rapport présenté par Ban Ki-moon qui présente «plusieurs options pour renforcer le soutien à la force africaine», dont l'envoi de 6000 Casques bleus. Une résolution devrait être adoptée début décembre. Selon un responsable français cité par le Nouvel Observateur , la France pourrait toutefois intervenir avant le feu vert de l'ONU, si nécessaire.

Mercredi déjà, François Hollande avait pressé la communauté internationale d'«agir» au plus vite pour mettre fin aux «exactions» commises contre la population. La France dispose d'un contingent de 400 soldats dans son ancienne colonie et s'est dit prête à plusieurs reprises à augmenter son engagement dans le cadre d'un mandat de l'ONU pour épauler la force africaine (Misca) en cours de déploiement.

 

400.000 personnes déplacées

 

Depuis l'arrivée au pouvoir, en mars dernier, de la coalition rebelle Séléka dirigée par Michel Djotodia et malgré l'annonce par ce dernier de «mesures exceptionnelles» pour neutraliser «les criminels et les pillards», la République centrafricaine s'enfonce dans l'anarchie. Après une relative accalmie, les violences ont repris début novembre à Bangui avec des attaques à main armée et des meurtres. Elles ont culminé avec l'assassinat d'un haut magistrat abattu par d'anciens rebelles. De nombreux villages ont été désertés par leurs habitants partis se cacher en brousse dans des conditions sanitaires déplorables. Selon le secrétaire d'Etat américain John Kerry, le pays s'achemine vers une guerre civile: «des milices s'organisent de plus en plus en suivant des lignes communautaires et s'engagent dans des représailles visant les civils» a-t-il indiqué. La crise a provoqué le déplacement de plus de 400.000 personnes et, selon le Programme alimentaire mondial, plus d'un million de Centrafricains sont menacés de disette. Des affrontements opposent également, dans certaines régions, chrétiens et musulmans, laissant craindre au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, «un conflit religieux et ethnique à l'échelle du pays». L'économie est aujourd'hui exsangue et l'administration quasiment inexistante.

 

Avec 2500 hommes et peu de moyens, la Misca s'est révélée jusqu'ici impuissante à rétablir l'ordre. Les États-Unis, qui ont annoncé une aide de 40 millions de dollars à cette force de l'Union africaine, disent ne voir aucun indice laissant penser que le gouvernement de Michel Djotodia a la capacité ou la volonté politique de mettre un terme à la violence. Compte tenu du vide sécuritaire, «il y a un risque que le pays devienne un sanctuaire terroriste» a ajouté Laurent Fabius. Il l'est d'ores et déjà pour l'Ougandais Joseph Kony, chef de l'Armée de résistance du Seigneur, recherché par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre. Selon l'ONU, cette guérilla est responsable de la mort de plus de 100.000 personnes en Afrique centrale et du rapt de milliers d'enfants. Washington a offert 5 millions de dollars pour la capture de Kony.

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 18:45
L’AMISOM attaquée à Beledweyne

 

 

19 novembre, 2013 BBC Afrique

 

A Beledweyne, un attentat suicide a fait au moins 10 morts sur une base de l’Union Africaine selon des témoins.

 

Un porte-parole du mouvement islamiste, Abdiasis Abu Musab, a revendiqué cette offensive selon l’agence de presse Reuters.

 

C’est un commissariat de police qui a été pris pour cible.

 

La destruction du bâtiment a eu lieu après qu’un véhicule ait forcé les portes d’entrée.

 

Les locaux abritent les troupes de Djibouti et les policiers somaliens.

 

Au mois d’octobre, la ville de Beledweyne, situe à une trentaine de kilomètres de la frontière éthiopienne et à 300 kilomètres de la capitale Mogadiscio, avait déjà subi un attentat suicide dans un café qui avait tué 16 personnes.

 

Les militants d’Al-Shabab ont été force à quitter plusieurs villes somaliennes stratégiques par les soldats de l’AMISOM, les forces de l’Union Africaine.

 

Mais ils contrôlent encore des zones importantes dans le sud de la Somalie.

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 08:45
Le Conseil de sécurité autorise le renforcement de la Mission de l’Union africaine en Somalie

 

13/11/2013 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca

 

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a autorisé mardi le renforcement temporaire de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), afin d’assurer la sécurité dans ce pays et de faire face à la menace posé par le groupe rebelle Al-Chabab, rapporte le service d’information de l’ONU.

 

Par une résolution adoptée à l’unanimité de ses quinze membres, le Conseil proroge, jusqu’au 31 octobre 2014, le déploiement de l’AMISOM, demandant à l’Union africaine de faire passer les effectifs de la mission de 17.731 à 22.126 soldats en uniforme et à l’ONU d’amplifier son dispositif d’appui logistique.

 

le Conseil souligne que l’augmentation des effectifs décidée «a pour objet d’accroître les capacités militaires de l’AMISOM à court terme», pour une durée de 18 à 24 mois qui s’inscrit dans le cadre d’une stratégie globale de désengagement, après quoi une réduction des effectifs sera envisagée.

 

Le Secrétaire général de l’ONU et l’Union africaine ont récemment recommandé le renforcement de la mission, notamment en hélicoptères, pour lui donner les moyens de lutter contre l’insurrection des Al-Chabab.

 

Dans sa résolution, le Conseil de sécurité prend également acte de l’intention de Ban Ki-moon de déployer une «force de sentinelles de l’ONU» pour assurer la sécurité des bureaux de l’Organisation dans le pays.

 

La résolution exprime également son accord avec le Secrétaire général, qui affirme que les conditions dans le pays «ne sont pas encore propices» au déploiement d’une opération de maintien de la paix de l’ONU, tout en demandant au Secrétaire général de les tenir au courant de l’évolution de la situation sur le terrain.

 

En septembre dernier, le président somalien, Hassan Sheikh Mohamud, avait consacré au terrorisme le discours qu’il avait prononcé à l’Assemblée générale de l’ONU.

 

Il avait alors demandé à la communauté internationale, dont la confiance et l’appui lui sont indispensables, de renforcer son soutien à la Somalie, notamment dans la lutte contre les groupes terroristes et pour éradiquer la piraterie dans le Golfe d’Aden.

Déchirée par des combats entre factions depuis 1991, la Somalie a récemment fait des progrès vers la stabilité: en 2011, les insurgés islamistes shebabs se sont retirés de la capitale Mogadiscio et l’an dernier, de nouvelles institutions gouvernementales sont apparues, alors que le pays concluait une phase de transition de neuf ans vers la mise en place d’un gouvernement permanent, démocratiquement élu.

 

Toutefois, même si les shebab ont subi d’importants revers militaires dans le Centre et le Sud somaliens ces deux dernières années, infligés par l’armée éthiopienne et les forces de la mission de l’Union africaine en Somalie qui interviennent avec l’aval des Nations unies pour soutnir les fragiles autorités somaliennes, les islamistes affiliés à Al-Qaïda contrôlent encore de vastes parties des zones rurales.

 

Même la capitale, particulièrement le centre, est fréquemment la cible d’attaques suicides et d’attentats à la voiture piégée organisés par les shebab qui tentent de renverser le gouvernement somalien.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 11:45
Somalie: vers un renfort de 6 000 casques verts pour l'Amisom

12.10.2013 par P. CHAPLEAU - Lignes de Défense

 

C'est une nouvelle qui n'est pas une bonne nouvelle. L'Union africaine (UA) envisage une augmentation d'un tiers des effectifs de sa mission de maintien de la paix en Somalie (Amisom).

Le Conseil de paix et de sécurité de l'organisation africaine a décidé de dépêcher 6 235 casques verts supplémentaires pour une période de 18 à 24 mois, ce qui portera les effectifs à 23 966 hommes de façon, officiellement, à déployer l'Amisom sur l'ensemble du territoire.

La décision doit maintenant être approuvée par l'Onu.

Le gros des forces de l'Amisom provient des armées kényane, ougandaise et burundaise, mais aussi djiboutienne et sierra léonaise. L'armée éthiopienne est également présente en Somalie, mais son corps expéditionnaire ne dépend pas de l'UA.

On se souviendra que l'Amisom a perdu quelque 3 000 hommes depuis 2007, ce qui fait qu'en Somalie autant de casques bleus sont morts en 6 ans que de casques bleus lors de différentes opérations onusiennes depuis 1948. On se souviendra aussi que les milices islamistes sont loin d'avoir été défaites et que leurs actions, en Somalie et ailleurs, témoignent de leur vivacité.

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