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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 11:55
France : l'armée va recruter 11.000 hommes sur trois ans

 

25/03/2015 Par Le Figaro.fr


Le nouveau modèle de l'armée de terre, qui sera présenté le 1er avril à Jean-Yves Le Drian, prévoit le recrutement de 11.000 militaires sur trois ans. En 2017, les forces opérationnelles terrestres devraient ainsi atteindre 77 000 hommes, soit 10 000 de plus que le niveau fixé par le dernier livre blanc.

Ce tournant est rendu nécessaire par la mobilisation de 7 000 militaires «dans la durée» annoncée le 11 mars par François Hollande pour assurer la protection du territoire national dans le cadre de l'opération «Sentinelle», face à la menace terroriste.

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 17:55
Réserviste opérationnel - Parole de jeunes (4/6)

 

23/03/2015 DICOD

 

#RéservisteMoiAussi - Vendredi 27 mars 2015, la journée nationale du réserviste (#JNR) mettra particulièrement à l’honneur les jeunes de 15 à 30 ans. Qu’ils soient lycéens, étudiants ou jeunes adultes récemment entrés dans la vie active, ils ont choisi de consacrer une partie de leur temps à la Défense du pays en s’engageant dans la réserve militaire. Doublement citoyen, car à la fois civil et militaire, le réserviste opérationnel accomplit des missions variées tant sur le territoire national qu’à l'étranger.

 

Témoignage d’Alexandre Delaplace, 24 ans, informaticien à la SNCF.

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 13:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

21/03/2015 Gabriel Boyer - armée de Terre

 

Le mardi 17 mars 2015 à 16h30, le sergent François, accompagné des caporaux Bérénice, Fabrice et Yoann de la 1ère compagnie du régiment médical de la Valbonne (RMED), a porté secours à une passante dans le 1er arrondissement de Paris.

 

La patrouille, en phase de repos lors d’une mission au cours de l’opération Sentinelle, aperçoit une personne qui s’effondre sur le trottoir. Prise de convulsions, elle sombre dans l’inconscience. Le sergent François et le caporal Bérénice, tous deux qualifiés secouristes, interviennent alors immédiatement sur la victime pendant que les caporaux Fabrice et Yoan alertent les secours. Une patrouille de police arrive ensuite et sécurise la zone pendant que les militaires effectuent les gestes de premier secours.  5 minutes plus tard, les pompiers alertés interviennent et évacuent la victime. Les quatre soldats du RMED ont été fidèles à la devise de leur régiment « Servire pro salvare » : servir pour sauver.

 

Depuis le début de l’opération Sentinelle en janvier 2015, grâce à la formation militaire, opérationnelle et médicale reçue au sein de leurs unités, les militaires sont intervenus à de nombreuses reprises pour porter secours à des personnes en danger.

 

Le régiment médical de l’armée de Terre (RMED)

photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

Le régiment médical de l’armée de Terre (RMED) appartient à la 1re brigade logistique (1re BL). Il met en œuvre les unités médicales opérationnelles (UMO) du service de santé des armées.

 

Créé le 1er juillet 2011 à partir des structures des 1er, 2e, 3e RMED et du centre d’instruction santé de l’armée de terre (CISAT), le tout nouveau RMED s’est vu attribuer le patrimoine des unités du service de santé qui ont servi en :

Italie 1943-1944, car le 1er régiment médical a hérité des traditions des bataillons médicaux du corps expéditionnaire français en Italie,

France 1944-1945 et Allemagne 1945, car le 2e RMED a repris le patrimoine de la 1re armée française ainsi que les armes de la ville de Colmar (la séparation des eaux du Rhin et du Danube), reflétant ainsi l’engagement du général de Lattre envers l’Alsace,

Indochine 1945-1954, car le 3e RMED s’est vu attribuer le patrimoine des unités du service de santé qui ont servi en Indochine entre 1945 et 1954.

Sa devise est : « servire pro salvare ».

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 17:55
Intervention vitale des Spahis

 

20/03/2015 SCH Beltran – Armée de Terre

 

Lundi 16 mars, à Marseille, l’intervention d’un groupe de soldats du 1er régiment de spahis (1er RS) de Valence a permis de secourir une jeune femme renversée par une voiture.

 

Déployé dans le cadre de la mission Vigipirate, le groupe patrouille autour des sites sensibles de l’agglomération. Alors qu’ils stationnent dans le 10e arrondissement, les militaires sont témoins d’un accident. Un piéton heurté par un véhicule est projeté à terre. Conscient de l’urgence de la situation, le maréchal des logis Romain, chef de groupe, déploie une équipe pour sécuriser la zone. La seconde équipe effectue les gestes de premiers secours sur la victime. L’alerte lancée, les services d’urgence interviennent sans délais et prennent en charge le blessé.

 

Pour la deuxième fois en 3 jours, les militaires déployés à Marseille ont porté assistance aux habitants. Valeureux et courageux, les soldats font preuve de professionnalisme quelles que soient les circonstances. Ils contribuent donc au sentiment de sécurité de la population.

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 12:55
photo Ministère de la Défense

photo Ministère de la Défense

 

12.03.2015 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord

 

Même si le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a feint jeudi d'avoir appris le matin en Conseil de défense qu'un nouveau contrat opérationnel pour la protection du territoire national devait être élaboré, les calculettes chauffent au cabinet et dans les états-majors...

 

Elément incontournable de base, 7 000 militaires déployés dans la durée pour protéger les sites religieux, cela signifie un total multiplié par trois avec la préparation et les permissions, soit 21 000. Pour l'instant, cette posture est valable jusqu'à l'été et son renouvellement sera discuté lors d'un prochain Conseil de défense. Cela signifie-t-il pour autant qu'à terme, le ralentissement des déflations, annoncé au-delà des 7 500 déjà prévus, sera de ce montant ? C'est loin d'être si simple, évidemment.

 

En interarmées, on commencerait à se regarder en chiens de faïence. L'armée de terre assure 99 % de l'opération Sentinelle et pourrait donc sauver les meubles en priorité si la mission TN (territoire national) est appelée à se développer. Ce serait logique. Le ministre a dit textuellement que le nouveau modèle de l'armée de terre (dénommé Au Contact !) " permettra d'accroître les effectifs de la force opérationnelle terrestre ".

 

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 07:56
Inflexion de la LPM: Jean-Yves Le Drian veut ouvrir cinq travaux

 

11.03.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

La Loi de programmation militaire, on le sait, va être actualisée en juin, "pour adapter l’organisation des armées […] et leur permettre d’apporter une protection adaptée à l’évolution des menaces et aux besoins de protection des Français", comme l'a dit François Hollande ce matin.

Le Parlement débattra, doctement mais fermement certainement, puis votera sans aucun doute le lancement du chantier, certes annoncé dès 2013 mais accéléré par l’évolution de la situation intérieure/extérieure (Ops Barkhane où les effectifs vont être légèrement renforcés, Sangaris, Chammal et Sentinelle) et les besoins accrus de la Défense.

Il ne s’agit pas de détricoter la LPM mais de retricoter les armées, et en particulier l’armée de terre. Jean-Yves Le Drian, qui assure avoir "le nez dans le guidon sur les affaires de défense", le rappelle: "Les fondamentaux restent là".

 

Pour autant, il est bien décidé à initier "cinq inflexions".

 

1- Les effectifs. 10 200 militaires sont actuellement déployés en opex et 7 000 en métropole dans le cadre de Sentinelle (avec ceux de "Vigipirate historique" et du soutien, on arrive à 10 000 hommes, pour surveiller 682 sites. Le niveau actuel devrait rester stable jusqu’au 1er juillet au moins).
Eh oui, le contrat opérationnel est largement dépassé ; d’où l’urgence d’une inflexion dans ce domaine-là. "Il faut revoir la trajectoire des effectifs pour tenir compte du très haut niveau d’engagement des armées", martèle JYLD.
Cette première inflexion ira au-delà le moratoire sur la réduction des réductions d'effectifs (7500 postes sauvegardés) annoncé par François Hollande lors de ses vœux (voir mon post ici). Mais JYLD se refuse à avancer un chiffre.
Seule certitude : c’est l’armée de terre qui va en profiter. D’ailleurs, le modèle "Armée de terre" est en cours de redéfinition dans le cadre du chantier "au contact".

 

2- Adapter les priorités. Même si le ministre refuse de détailler les mesures, l’orientation est clairement au renforcement. Et il interviendra dans les domaines suivants: forces spéciales, drones, cyber et renseignement( moyen ISR en particulier).

 

3- Equiper. Le ministre entend "lever les hypothèques  sur certains équipements (Rafale par exemple). Il veut aussi s’assurer que les bons engagements seront tenus (sur les drones par exemple dont trois nouveaux exemplaires seront commandés "à l’été").
Parmi les urgences qui tiennent à cœur à JYLD: les hélicoptères. D’où "un plan spécifique pour des hélicoptères de manœuvres" (de quoi ravir Airbus D&S).

 

4- Des ressources financières. L’urgence est toujours de crédibiliser les ressources financières nécessaires à la LPM. Il s’agit d’être "au rendez-vous des 31,4 milliards" et pour cela, les sociétés de projet sont vitales (deux SdP, sans partenaires privés ou étrangers, sont envisagées, l’une pour trois Fremm, l’autre pour quatre Atlas). Reste que les inflexions anticipées auront un coût, surtout (et JYLD le reconnaît) si le périmètre des effectifs s’élargit. Le futur débat au Parlement risque donc de porter, non pas sur l'opportunité du renforcement, mais sur les fameuses REX qui permettraient de boucler le budget de la Défense mais dont l'incertitude le plombe plus que tout.

 

5- Association. Suite à l’arrêt de la CEDH, le ministère veut combler "le vide juridique" en reconnaissant des associations au niveau national. 
Sera précisée aussi dans la LPM infléchie la question de l’éligibilité des militaires (aux élections municipales en particulier).

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 07:55
Les dix chantiers de l’armée française

 

11.03.2015 Par Nathalie Guibert - Le Monde.fr

 

De Vigipirate à la cyberguerre, du budget au droit d’association des militaires, les armées sont de nouveau en chantier, moins de deux ans après la publication du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. Une révision de la loi de programmation militaire 2014-2019 aura lieu à l’été, notamment pour garantir les ressources promises aux armées et tenir compte des nouvelles missions qui leur sont attribuées en matière de protection du territoire national. Voici les dix principaux chantiers présentés par le ministre Jean-Yves Le Drian mercredi 11 mars.

 

  • Plus de soldats sur le territoire

Décidé après les attentats de janvier, l’engagement de 10 000 militaires en appui des forces du ministère de l’intérieur est maintenu, a décidé le président de la République au cours d’un conseil de défense mercredi matin. Il sera maintenu « au minimum jusqu'au début de l'été, date à laquelle il sera réévalué », a ensuite précisé le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, lors d'une conférence de presse.

Cet effectif comprendra 7 000 soldats pour la protection « dans la durée » des sites confessionnels juifs et 3 000 autres en renfort possible. Aujourd’hui, 682 sites sont protégés par des militaires dont 604 lieux communautaires. Le dispositif des gardes statiques va évoluer, confirme le ministre, avec des patrouilles mobiles plus nombreuses et un allégement de la protection de certains locaux quand ils sont vides.

Autre mesure : le développement des réserves. « Les travaux que nous menons visent à disposer d’un réservoir de 40 000 réservistes contre 28 000 aujourd’hui », annonce M. Le Drian. L’objectif étant de « pouvoir déployer 1 000 réservistes en permanence ». Il reste à les financer.

 

  • Moins de coupes dans les effectifs

Les armées devaient supprimer 34 000 emplois entre 2014 et 2019, selon la loi de programmation militaire. En janvier, tirant les leçons des attentats, le chef de l’Etat avait déjà décidé de sauver 7 500 postes militaires et civils dans la défense. Mercredi, il a décidé d’aller « au-delà ». La défense espère en sauver jusqu’à 23 000. Dans ce cadre, parallèlement, l’armée de terre va être réorganisée. Son nouveau modèle sera dévoilé début avril.

 

  • De nouveaux moyens pour la cyberguerre

Les priorités décidées en 2013 dans le cadre du Livre blanc de la défense et de la sécurité nationale sont « accentuées », annonce le ministre. Ainsi, les effectifs du volet cyber de la stratégie de défense « seront accrus ». La programmation 2014-2019 avait prévu un investissement de 1 milliard d’euros et l’embauche de 500 spécialistes, dans les états-majors et à la direction générale de l’armement. Cet effectif supplémentaire doit être doublé.

 

  • De nouveaux moyens de renseignement

Une autre priorité du Livre blanc, le renseignement, est confortée. Le ministre confirme plusieurs projets : la réalisation avec l’Allemagne d’un troisième satellite d’observation (elle doit être actée lors d’un conseil franco-allemand le 31 mars) ; le lancement des études relatives au futur drone européen envisagé pour 2025 avec l’Italie et l’Allemagne ; la commande « à l’été » de trois nouveaux drones américains Reaper.

Lors de sa conférence de presse, il a, en outre, annoncé la création d’une « autorité administrative indépendante » afin d’encadrer les pratiques des services.

 

  • Des sociétés de projet pour boucler le budget 2015

Pour obtenir les ressources allouées à la défense en 2015, soit 31,4 milliards d’euros, les crédits budgétaires doivent être complétés par 2,3 milliards de recettes exceptionnelles. Elles seront apportées par des « sociétés de projet », créées en juillet lors de la promulgation de la loi Macron sur la croissance et l’activité. Ces sociétés, montées par l’Etat, cèderont des armements aux industriels concernés en échange de cash, avant de relouer aussitôt ces équipements. Trois futures frégates multi-missions (FREMM) du constructeur naval DCNS et 4 avions A400M sont concernés.

 

  • Des associations professionnelles pour les militaires

L’actualisation de la loi de programmation militaire comportera un volet social. Après la condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l’homme en raison de l’interdiction absolue des syndicats dans les armées, le ministère va organiser « la possibilité pour les militaires de constituer des associations professionnelles ».

Le Conseil constitutionnel ayant par ailleurs récemment rappelé que les militaires en activité avaient le droit d’être élus dans les conseils municipaux, la loi sera adaptée en ce sens.

 

  • Un service volontaire pour les jeunes

Les armées présenteront en mai un projet pour expérimenter un « service militaire adapté », inspiré de celui qui existe dans les départements d’outre-mer pour les jeunes sans qualification. Un millier de places seront offertes « dès l’automne 2015 ». Intégré au dispositif général du service civique, il comprendrait une formation professionnelle. Trois pistes sont étudiées : un partenariat avec les régions, un accord avec une branche professionnelle ou un montage avec une grande entreprise.

 

  • Un nouveau logiciel de paie

La page du logiciel défecteux Louvois, qui a totalement désorganisé depuis quatre ans la paie des militaires, se tourne, promet le ministre de la défense. Trois prototypes ont été présentés par la Direction générale de l’armement (DGA) en décembre pour remplacer Louvois. « D’ici à cet été, nous choisirons le meilleur », précise le ministre de la défense. En décembre sera présenté un nouveau logiciel pilote baptisé Source solde. Les tests grandeur nature ne commenceront qu’en 2016.

 

  • Le Pentagone français inauguré à l’automne

Le déménagement et le regroupement des services centraux de la défense dans « l’Hexagone Balard », version française du Pentagone, sera bouclé à la fin 2015. L’inauguration formelle du nouveau siège aura lieu en octobre, au moment de l’installation de la DGA. « L’état-major des armées aura réalisé sa bascule pour le mois de juillet, c’est à cette date que le nouveau centre des opérations sera en service », affirme le ministre.

 

  • Un retrait confirmé de Centrafrique

Les opérations extérieures mobilisent environ 10 000 soldats.

« En Centrafrique, l’amorce d’un dialogue national confirme notre perspective d’un désengagement de l’opération “Sangaris×” dans le courant du deuxième semestre », déclare M. Le Drian. L’état-major avait planifié une baisse des effectifs, autour de 1 700 soldats aujourd’hui, pour les ramener à moins d’un millier à l’été, puis à terme autour de 500, le volume déployé par la France avant les événements de décembre 2013. Cette cible n’est pas confirmée, mais la décrue se fera progressivement au cours de l’année 2015.

La priorité reste la lutte contre la « menace terroriste d’inspiration djihadiste ». Le ministre a rappelé que 1 400 Français ont été à ce jour impliqués dans le djihad au Moyen-Orient, dont 90 sont morts et 200 sont rentrés en France.

Au Sahel, l’opération « Barkhane » se poursuit et les effectifs militaires français vont « légèrement » augmenter. La base avancée de Madama, dans le nord du Niger, « sera pleinement opérationnelle au 1er juillet », annonce le ministre.

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 07:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

11/03/2015 Par lefigaro.fr (AFP, AP, Reuters)

 

Le chef de l'Etat a annoncé le maintien des 10.000 militaires déployés dans le cadre du dispositif Sentinelle «au minimum jusqu'au début de l'été». Il a également déclaré qu'il y aurait encore moins de postes supprimés dans l'armée.

 

Les mesures exceptionnelles prises dans le cadre du plan Vigipirate deployé après les attentats de janvier vont êtres conservées. François Hollande a décidé de «maintenir l'engagement des armées sur le territoire national à hauteur de 10.000 militaires» en «soutien» des forces du ministère de l'Intérieur, a déclaré mercredi l'Élysée, à l'issue d'un Conseil de défense. Lors d'une conférence de presse, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a précisé que le dispositif Sentinelle sera maintenu «au minimum jusqu'au début de l'été, date à laquelle il sera réévalué».

«7000 d'entre eux sont déployés dans la durée, principalement pour la surveillance et la protection de sites à caractère confessionnel particulièrement menacés», a précisé la présidence, deux mois après les attaques djihadistes de début janvier qui ont fait 17 morts à Paris et dans la région parisienne. Près de la moitié des 682 sites protégés par l'armée se trouvent en Ile-de-France (330), a relevé M. Le Drian, le niveau «alerte attentats» étant décrété dans la région parisienne et les Alpes-Maritimes, le reste de l'Hexagone relevant de la «vigilance renforcée».

Le maintien du dispositif, dont le coût est estimé à un million d'euros par jour, s'accompagnera d'une diminution supplémentaire des suppressions de postes dans l'armée. Le chef de l'Etat a demandé «d'en tirer toutes les conséquences en termes d'adaptation des effectifs du ministère de la Défense, au-delà des 7500 postes dont il avait déjà décidé le maintien le 21 janvier dernier». Un «travail (qui) sera réalisé dans le cadre de l'actualisation de la loi de programmation militaire».

 

Moins d'emplois supprimés dans l'armée

François Hollande souhaite, poursuit le communiqué de l'Élysée, que «les mesures nécessaires» soient prises «pour adapter l'organisation des armées à cette évolution de leur mission et leur permettre d'apporter une protection adaptée à l'évolution des menaces et aux besoins de protection des Français».

Le 21 janvier, à l'issue d'un précédent Conseil de défense réuni à l'Elysée, le chef de l'État avait annoncé que 7500 emplois de moins que prévu seraient supprimés sur la période 2015-2019 au sein des armées, leur donnant un peu de répit après une série de restructurations massives.

Les réductions d'effectifs devaient être ainsi inférieures de 30% au projet initial, qui prévoyait un total de 26.000 suppressions de postes, dont 7500 par an en 2015, 2016 et 2017 et 3500 en 2018. Dès cette année, le nombre de suppressions de postes doit être ramené à environ 6000.

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 20:57
photo Ministère de la Défense

photo Ministère de la Défense

 

11 mars 2015 Christophe FORCARI - Liberation.fr

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a présenté une mise à jour de la loi de programmation militaire, notamment pour faire face aux menaces terroristes.

 

Face aux menaces terroristes, la loi de programmation militaire a plus que jamais besoin d’une «réactualisation». Celle-ci devrait être débattue à l’Assemblée nationale en juin prochain. Ce mercredi, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a présenté les grands axes stratégiques de cette mise à jour devant le chef d’Etat-major des armées, le général Pierre de Villiers. Avec à la clé, une hausse du budget consacré à la défense. Sans que le locataire de l’hôtel de Brienne ne précise son montant. Le budget de l’année 2015 d’un montant de 31,4 milliards, lui, reste «sanctuarisé».

Le matin même, un conseil de défense s’était tenu à l’Elysée. Le maintien de l’opération «sentinelle» jusqu’à l’été prochain avec la mobilisation d’un peu plus de 10 000 hommes sur le territoire national va entraîner une révision à la baisse de la suppression des 34 000 postes initialement prévue. Lors de sa conférence presse, le 5 février dernier, le président de la République avait déjà annoncé le maintien de 7 500 postes. Mais le chef de l’Etat veut également que les forces armées soient en mesure de déployer 7 000 hommes pour assurer des missions de protection sur le territoire national. Actuellement l’opération «sentinelle» assure la protection de 682 sites en métropole dont 604 à caractère religieux.

 

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 16:55
Vigipirate : « On est au taquet et au-delà »

L'armée, venue en renfort de la gendarmerie et de la police épuisées par les contraintes de Vigipirate, devra recruter pour faire face. A quel prix ? Photo MinDefFR

 

11.03.2015 par valeursactuelles.com

 

Coulisses. Jean-Yves Le Drian se dit sûr de disposer de crédits militaires de 31,4 milliards d’euros dans le budget 2015, mais cet objectif ne sera vraiment atteint qu’avec les 2,2 milliards de ressources exceptionnelles que doivent apporter les sociétés de projets (chargées de la location-vente de matériels militaires).

 

Elles ne seront créées qu’en juin, sauf si Bercy retarde le programme. Vigipirate pose un autre problème préoccupant : les gros besoins en effectifs de l’opération Sentinelle que l’Élysée veut maintenir à ce niveau (7 000 à 10 000 hommes) jusqu’en juillet. « On est au taquet et le contrat opérationnel est même dépassé », disent les militaires.

 

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 13:57
"Nous pourrions ne plus être capables de remplir les opérations extérieures" (chef d'état-major des armées)

Avec l'opération Sentinelle dans le cadre de Vigipirate, le chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers a "constaté que dans deux ans, nous serions incapables de la mettre en place pour des raisons de rythme et de volume de déflation des effectifs sans toucher aux opérations extérieures". - photo Ministère de la Défense

 

10/03/2015 Michel Cabirol – Latribune.fr

 

Faut-il actualiser ou réviser la loi de programmation militaire (LPM) ? Pour le chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers, la LPM n'a besoin que d'un ajustement.
 

C'est un aveu qui en dit long sur l'écart de plus en plus flagrant entre les moyens donnés aux armées et les missions qui lui sont confiées par les plus hautes autorités de l'État. Et cet aveu a d'autant plus de poids qu'il a été fait par le chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers lors d'une audition à l'assemblée nationale début février. Que dit-il? "Quand nous avons mis cette force de protection sur le terrain (l'opération Sentinelle dans le cadre de Vigipirate, ndlr), j'ai constaté que dans deux ans, nous serions incapables de la mettre en place pour des raisons de rythme et de volume de déflation des effectifs sans toucher aux OPEX", les opérations extérieures, notamment Barkhane (Mali), Sangaris (Centrafrique) et Irak.

"Si nous n'y prenons garde, nous pourrions bientôt ne plus être capables de remplir ces missions, ce qui m'amène à mon second point de vigilance : les moyens, notamment les effectifs et le budget", a expliqué le chef d'état-major des armées.

Une constatation qui l'a conduit "à demander au président de la République, en accord avec le ministre de la Défense, de réduire et lisser la déflation (des effectifs des armées, ndlr) sur la période 2015-2019". La loi de programmation militaire 2014-2019 (LPM) imposait, avant la déclaration de François Hollande du 14 janvier, une déflation de 34.000 postes. "En dépit des 31 chantiers de transformation engagés, 7.000 restaient à identifier", a précisé le général Pierre de Villiers. Ce qui entretient un doute sur la pertinence des moyens données aux armées par rapport aux menaces identifiées par le Livre blanc sur la défense publié en 2013.

Le général de Villiers maintient que "le Livre blanc est pertinent : il a bien anticipé ce qui s'est passé depuis deux ans et demi, notamment sur les flancs est et sud - ce qui nous avait conduits à retenir notre modèle global d'armée".

 

"Importance de pouvoir disposer d'effectifs en nombre suffisant"

Pour le général de Villiers, c'est clair et net, "la mise en œuvre du contrat protection a montré l'importance de pouvoir disposer d'effectifs militaires en nombre suffisant". Et de souligner que cela "solde deux illusions : celle d'une armée « toute technologique » et celle d'une armée limitée à un corps expéditionnaire". Du coup, la décision du président de la République de réduire de 7.500 les déflations d'effectifs du ministère de la Défense sur la période de la LPM apporte "un second souffle, d'autant qu'il s'accompagne d'un lissage de la déflation sur la période 2015-2019, ce qui desserre l'étau des effectifs".

L'opération Sentinelle a jeté dans les rues des grandes villes françaises plus de 10.000 soldats déployés en trois jours à peine. Le Livre blanc de 2013 avait inscrit ce contrat en cas de crise majeure. "Les armées s'y étaient préparées", a rassuré le général de Villiers. Mais pour l'armée d'aujourd'hui, le plus dur c'est de gérer ce type d'opération dans la durée. Et ce qu'a expliqué le chef d'état-major des armées : "Il n'y a plus de gras dans nos armées. L'opération Sentinelle ne saurait rester à ce niveau de déploiement dans la durée sans avoir de sérieuses conséquences en termes de capacités d'intervention, de relèves en opérations extérieures, de préparation opérationnelle et de coûts".

"La capacité à durer repose aussi sur l'adaptation de l'opération Sentinelle à la réalité des menaces, ne serait-ce que pour reconstituer une réserve en mesure d'être réengagée si besoin était. Je peux et dois pouvoir remonter les effectifs à 10 000 hommes avec un très court préavis".

Régulièrement  les armées interviennent en appui et en complément de l'action des forces de sécurité intérieure sur le territoire national. Comme en Guyane où elles participent dans le cadre de la lutte contre l'orpaillage clandestin avec l'opération Harpie et la protection du Centre spatial guyanais avec l'opération Titan. C'est également le cas dans le cadre de sa participation de la protection de grands événements, comme les commémorations du 70e anniversaire du D-Day qui ont mobilisé plus de 2.500 hommes en juin 2014. Enfin, les armées, en appui aux forces de sécurité intérieures, ont participé à la protection des centrales nucléaires contre le survol de drones.

 

Quels risques?

Faute d'effectifs suffisants, il existe, selon le général Pierre de Villiers, "d'ores et déjà des risques. D'abord, pour la préparation opérationnelle. Nos soldats ont besoin de s'entraîner régulièrement. Seul un entraînement continu et à bon niveau leur permet de s'engager sans préavis dans les missions les plus dures. Et il existe un niveau d'entraînement en deçà duquel il est impossible d'aller ; c'est aussi une question de sécurité". Il y a également un risque d'éviction sur la capacité de la France à conduire les OPEX.

"Nous n'en sommes pas là, mais il faut garder à l'esprit que nos troupes sont en permanence dans le tempo opérationnel : lorsqu'elles ne sont pas engagées en opérations extérieures, soit elles se régénèrent, soit elles se préparent à l'engagement suivant".

Enfin, le chef d'état-major des armées souhaite "ne pas tirer sur la corde s'agissant des personnels".  C'est pourquoi il préconise d'adapter "progressivement" le dispositif de l'opération Sentinelle à la menace et les effectifs au nombre de sites sensibles à défendre, en privilégiant des modes d'action diversifiés et plus mobiles.

 

Oui à une actualisation de la LPM, non à une révision

Pour le général de Villiers, il faut affiner la LPM. "Si le costume a en effet été taillé au plus juste, le contrat de protection n'était pas assorti d'un délai de mise en place et de durée, ce qui est maintenant le cas. Mais je ne crois pas que cela modifie en profondeur la LPM", a-t-il expliqué. Pour autant, le ministère de la Défense devra "intégrer les enseignements des opérations de ces deux dernières années et ajuster les capacités sans mettre en cause les équilibres subtils des programmes à effet majeur". Notamment le surcoût de l'opération Sentinelle (1 million d'euros par jour) devra être intégré dans le cadre de cette actualisation.

Il convient d'éviter deux écueils : un « lifting » superficiel ou une analyse en profondeur qui pourrait nous conduire à refaire la LPM - ce qui serait périlleux, car je pense que cette loi sera pleinement efficace pour notre défense jusqu'en 2019.

En revanche, il est contre une révision de cette LPM, qui "imposerait une autre LPM", ce qui n'est "pas le mécanisme prévu". Il estime que ce n'est "pas sain de refaire deux ans après un exercice complet quand on voit le travail que cela représente. Je rappelle qu'un modèle d'armée pour gagner la guerre se calcule avec tous les paramètres, la victoire ou la défaite pouvant dépendre d'un seul petit facteur mal anticipé".

 

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 11:56
Actualisation de la Loi de programmation militaire

 

09/03/2015 Ministère de la Défense

 

Après les attaques terroristes des 7, 8 et 9 janvier derniers et à la suite de la décision du Président de la République d’engager les travaux d’actualisation de la Loi de programmation militaire, le ministre de la Défense présentera son agenda de travail pour l’année 2015.

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 21:55
Des hélicoptères de l’ALAT et de la Gendarmerie nationale à Dammartin vendredi 9 janvier. photo Michel Spingler/AP

Des hélicoptères de l’ALAT et de la Gendarmerie nationale à Dammartin vendredi 9 janvier. photo Michel Spingler/AP


28.02.2015 EchoRadar -  Le Fauteuil de Colbert
 

EchoRadar souhaite continuer à vous livrer quelques commentaires sur les événements ayant eu lieu lors de la semaine du 7 janvier 2015. Nous avons toujours une pensée pour toutes les victimes.
 

Aujourd’hui, nous vous proposons de revenir sur les opérations menaient entre les 7 et 9 janvier. Non pas que nous prétendions décrire avec exhaustivité toutes les opérations et manœuvres des forces de l’ordre. Mais très modestement, nous souhaitons proposer quelques remarques sur le niveau d’engagement, son ampleur, notamment géographique et le dispositif actuel de prévention.

A la suite de nombreux attentats et de prises d’otages ayant eu lieu de par le monde – de la prise d’otage de l’école de Beslan en 2004 à celle d’In Amenas en 2013 en passant par le détournement de l’Airbus en 1994 – nos forces de Police et de Gendarmerie travaillaient, notamment, mais pas seulement, sur le scenario d’une Prise d’Otages Massive (POM). Les gardiens de la paix prévoyaient de contrer ces hypothèses structurantes par l’intervention conjointe de toutes les unités spéciales. Au fil des reportages, il apparaissait même des coopérations ponctuelles, tout du moins pour l’enrichissement des formations, entre les forces spéciales des Armées et les unités spéciales des forces de Police et Gendarmerie. Le dispositif « contre-POM » se doit de contrer une ou des équipes de terroristes prenant massivement des otages en quelque lieu que ce soit (site industrielle, TGV, avion, métro, etc.).

 

Lors des attentats du 7 au 9 janvier, nous les observions affronter une « variante » de ce scénario. Cet attentat « dynamique » était mené par très peu de moyens humains et matériels. Sans présumer des résultats des enquêtes des services judiciaires et de renseignement, il y aurait eu au moins trois auteurs et un éventuel soutien logistique.

 

Ce qui revient à remarquer que ces unités poursuivaient avec plusieurs dizaines d’hommes seulement deux individus entre Paris et le Sud de la Picardie. Ce dispositif se devait d’être dynamique pour partir à la chasse d’un binôme. Il a pu avoir recours à des enveloppements verticaux via l’utilisation d’hélicoptères de manœuvre et légers. Et il s’appuyait aussi sur un quadrillage serré du terrain par la Police nationale et la Gendarmerie. Est-ce bien courant d’observer une telle opération « militaire » sur le sol national ?

 

Allier nos meilleurs unités de sécurité intérieure à une telle aéromobilité ce n’est que constater la faiblesse de nos moyens. Non pas qu’ils soient faibles par nature. Mais utiliser un dispositif exceptionnel – utilisation bien forcée – pour seulement deux hommes, c’est poser la question de ce qui serait nécessaire s’il y avait eu plus d’une équipe. Comment réagir si une autre commet ses forfaits par exemple à Rennes et une troisième à Clermont-Ferrand ?

 

Ce dispositif contre-POM peut être dilué en combien de divisions ? Combien d’hélicoptères de manœuvres peuvent être fournis dans l’urgence ? Ceux des Armées sont très sollicités (doux euphémisme) et ne sont pas forcément en Europe (puisque la France est un archipel globale). L’attentat qui frappait la Norvège en 2011 démontrait que, même dans le pays le plus fourni au monde en hélicoptères moyens et lourds (pour le secteur pétrolier), il n’était pas aisé pour les forces de police de réquisitionner dans l’urgence quelques voilures tournantes.

 

Autre chose, nous nous devons de considérer ce qui peut apparaître, par l’observation, des problèmes de génération de forces. Le plan VIGIPIRATE, étendu par l’opération Sentinelle, met sur le terrain plus de 10 000 hommes de l’Armée de Terre pour seulement 300 réservistes engagés. Le problème est-il le même pour la Police nationale et la Gendarmerie ? Toutes ces forces produisaient l’effort nécessaire à la hauteur des enjeux. Mais quelque soit la hauteur de l’engagement individuel ou de celui des organisations, il y a besoin, à un moment ou un autre, de régénérer les forces. C’est-à-dire que pour conserver autant d’hommes et de femmes sur le terrain, il faudra toujours des phases de relève et de repos. Et si nous devons craindre à l’avenir un contournement du dispositif déployé contre les attentats des 7-9 janvier, alors de futurs criminels pourraient tenter de diviser ce même dispositif.

 

Comment allier un dispositif exceptionnel de commandos de chasse, appuyé par des moyens aéromobiles militaires, sur un terrain quadrillé par les forces de police sans renouveler les réserves de force ? Comment faire durer un tel quadrillage de la France par la Police nationale et la Gendarmerie dans des proportions extraordinaires ? Les budgets actuels tendent les hommes et les femmes. Ne pas leur offrir des dispositifs temporaires de forces et de matériels pourraient devenir rapidement problématique tant notre pays est adulé dans certaines parties du monde. Faut-il évoquer une Garde nationale ? Une Garde républicaine ? Une juste répartition des besoins au sein même des administrations (que chaque zone police et zone gendarmerie reçoivent hommes et matériels en fonction des chiffres du ministère, par exemple) ? Autre chose : comme par exemple la répartition de l’effort dans le budget de l’Etat ? La problématique matérielle montre aussi le besoin, peut-être futur, de pouvoir soit projeter, soit disperser des matériels, tant aériens que terrestres. C’est aussi un des volets du besoin de « réserves » sur tous les territoires nationaux. Les menaces nous dictent leur tempo, nous ne pouvons que nous y adapter.

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 12:55
Un enfant retrouvé à Villeurbanne grâce au 35e RI

 

07/03/2015 Camille Pégol - Armée de Terre

 

Déployée à Lyon dans le cadre de l’opération Sentinelle, une patrouille du 35e régiment d’infanterie (35e RI) de Belfort  a fait preuve d’une belle réactivité face à une situation sensible.

 

Alors qu’elle était de retour de sa mission de surveillance à Villeurbanne, le 3 mars 2015, la patrouille du 35e RI a croisé un enfant d'une dizaine d'années marchant seul sur la bande d'arrêt d'urgence du périphérique, à hauteur de la "porte de Parilly" à Lyon.

 

Aux ordres du sergent Olivier, elle a immédiatement arrêté son véhicule sur la bande d’arrêt d’urgence pour récupérer l’enfant qui était apparemment en train de fuguer et qui a été remis aux agents du poste de police de Villeurbanne.

 

Une centaine de militaires du 35e RI est actuellement engagée dans la région lyonnaise dans le cadre de l’opération Sentinelle. Le régiment d'Aquitaine est aussi fortement déployé en région parisienne.

 

Depuis le début de l'opération Sentinelle, les militaires déployés en patrouilles sur le territoire national ont réalisé de nombreuses actions de secours et d’assistance auprès de la population, démontrant leurs qualités militaires et professionnelles.

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 15:56
Opération sentinelle à Lyon : visite du Député Guilloteau


5 mars 2015 Armée de Terre

 

Monsieur Christophe Guilloteau, député et vice-président de la commission de la défense nationale, a rendu visite aux soldats déployés dans le cadre de l’opération SENTINELLE à Lyon. En présence du général de corps d’armée Pierre Chavancy, gouverneur militaire de la ville, le député s’est entretenu avec les militaires de Vigipirate et s’est vu expliqué leurs missions et le dispositif mis en place.

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 14:55
Vigipirate : les niveaux d'alerte prolongés "plusieurs mois"

 

04/03/2015 Le Point (AFP)

 

L'"alerte attentats" pour l'Ile-de-France et les Alpes-Maritimes ainsi que la "vigilance renforcée" pour le reste de la France sont prolongées jusqu'au 10 avril.

 

Les niveaux actuels du plan Vigipirate, "alerte attentats" pour l'Ile-de-France et les Alpes-Maritimes et "vigilance renforcée" pour le reste de la France, sont déjà prolongés jusqu'au 10 avril au moins et le seront pour "plusieurs mois", a-t-on appris mercredi de source gouvernementale. Ces niveaux d'alerte relevés après les attentats de janvier, qui sont en théorie prolongés chaque semaine, ont d'ores et déjà été prolongés jusqu'au 10 avril et vont l'être pendant "très longtemps", c'est-à-dire "plusieurs mois", a indiqué cette source. Sollicité sur cette information, Matignon, qui a la main sur le dispositif Vigipirate, a simplement confirmé que "le dispositif est prolongé" et que "le niveau des effectifs est prolongé aussi longtemps que nécessaire". "Tous les sites sensibles restent protégés", a également indiqué le cabinet de Manuel Valls.

 

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 08:55
Le directeur de la DIRISI invité de la Lettre Entreprises & Défense

 

source Entreprises & Défense

 

Le général de corps d'armée aérien Grégoire Blaire, directeur de la Direction interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information de la Défense, est l'invité du nouveau numéro d'Entreprises & Défense, la Lettre trimestrielle de l'Association des entreprises partenaires de la Défense.

Au sommaire également de ce numéro :

  • La Base Industrielle et Technologique de Défense (BITD).
  • La contribution des armées au plan Vigipirate « Alerte Attentat ».

Pour télécharger ce numéro d'Entreprises & Défense : pdfLIEN

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 17:55
[8 mars] #JournéeDeLaFemme - Portrait : l’action et l’ambition

 

3 mars 2015 DICoD

 

#JournéeDeLaFemme – La capitaine Angélique, du 40e régiment de transmission (40e RT) de Thionville, est actuellement en mission de protection de la capitale. Déployée, dans le cadre du plan Vigipirate, avec la compagnie qu’elle commande, elle nous explique son rôle de commandant d’unité, sa manière de diriger, ainsi que ses motivations.

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 08:55
photo Ministère de la Défense

photo Ministère de la Défense

 

02/03/2015 Le Point.fr

 

Selon le ministre des Finances, Michel Sapin, "l'intégralité de ces dépenses nouvelles" est "compensée par des économies nouvelles".

 

Le ministre français des Finances Michel Sapin a évalué dimanche le renforcement de la lutte contre le terrorisme en France, après les attentats de Charlie Hebdo, à "940 millions d'euros", lors de l'émission du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

"La totalité des décisions qui ont été annoncées, au titre de la lutte contre le terrorisme - il faut des gendarmes en plus, un certain nombre de gens spécialisés dans la traque du financement du terrorisme ou un certain nombre de policiers supplémentaires ou dans l'Armée - [...]" et au titre "des dépenses annoncées pour par exemple développer le service civique, tout ceci au total c'est 940 millions d'euros", a annoncé Michel Sapin.

 

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 11:55
photo Ministère de la Défense

photo Ministère de la Défense

 

Le Monde

 

Jamais depuis la guerre d’Algérie, l’armée n’avait été aussi visible sur le territoire national. Dix mille militaires ont été déployés dans toute la France après les attaques terroristes du mois de janvier, soit autant que pour les opérations extérieures. Une situation qui risque de durer et qui pose la question d’un véritable engagement sur le sol français. Le Monde a accompagné le général Jean-Pierre Bosser, chef d’état-major de l’armée de terre, lors d’une série d’inspection de soldats déployés dans le cadre du plan Vigipirate.


Lire le diaporama
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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 12:56
Terre Information Magazine du mois de février est en ligne !

 

18/02/2015 Armée de Terre

 

Ce numéro détaille l’actualité de l’armée de Terre, en ce début d’année fort en évènements.

 

Au programme : le contrat opérationnel, le plan Vigipirate, la fin de l’intervention française en Afghanistan, le programme SCORPION, les exercices DOSSE et BRITTANY, un interview avec le général d’armée (2S) Bernard Thorette, président de Terre Fraternité, des bâtisseurs du parcours PERFOR et beaucoup d’autres nouvelles.

 

Le TIM pour vous informer et vous divertir !

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 12:55
Opération Sentinelle, les militaires sur le pied de guerre (JDef)

 

20/02/2015  DICoD

 

Suite aux attentats du 7 et 9 janvier 2015, le Premier ministre a décidé d’élever le dispositif Vigipirate au niveau «alerte attentat» en région Ile-de-France. Le ministère de la Défense mobilise alors un nombre record de soldats, en appui aux forces de police et de gendarmerie, pour protéger les « points » sensibles du territoire.

En quelques jours, les armées multiplient par dix l’effectif militaire déployé en France. Plus de 10 000 militaires sont mobilisés pour l’opération Sentinelle, dont plus de 6.000 en Ile de France et 4.000 en province.

Les équipes du Journal de la Défense (#JDef) ont pu suivre les différentes étapes de cette mobilisation sans précédent en Ile de France, au plus près du terrain.

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 06:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

17/02/2015 Armée de Terre

 

Déployées dans le cadre de l’opération SENTINELLE, à Rouen, deux patrouilles du 12e régiment de cuirassiers ont appuyé les forces de l’ordre dans l’arrestation de 4 individus qui avaient commis un vol à main armée, le 09 février 2015.

 

19h10, un message tombe à la radio (ACROPOL) : « braquage à main armée d'un bar tabac par 4 individus qui ont pris la fuite en scooter ». Deux patrouilles véhiculées du 12e RC, qui sillonnent au même moment l’agglomération de Rouen, repèrent deux suspects sur un scooter correspondant à la description.

 

Au côté de la police qui les rejoint aussitôt, les cuirassiers sécurisent alors les lieux et mettent en place un cordon de sécurité, tandis que la police procède à l’arrestation des suspects.

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 19:55
Avec les aumôniers militaires, le CEMA rencontre les soldats de l’op. Sentinelle à Paris

 

12/02/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 10 février 2015, le général de Villiers, chef d’état-major des armées est de nouveau allé à la rencontre des soldats engagés à Paris dans le cadre de l’opération « Sentinelle ».

 

A cette occasion, il était accompagné des quatre aumôniers en chefs des armées ou de leur représentant. Particulièrement symbolique, ce déplacement avec les aumôniers militaires témoigne des valeurs de cohésion, de respect et du sens de l’intérêt général qui caractérisent les armées françaises, au-delà des convictions personnelles qui peuvent animées chacun des militaires.

 

Après un point de situation présenté par un état-major tactique stationné au fort de Vincennes, le CEMA et les aumôniers se sont rendus place de la Nation où patrouille des éléments du 13e bataillon de chasseurs alpins (BCA). Sur place, il a eu la surprise de retrouver une compagnie qu’il avait croisée 7 mois auparavant, à Bambari, en République centrafricaine, au lendemain d’un violent accrochage qui avait opposé la force Sangaris à des bandes armées. Cette rencontre vient là encore rappeler symboliquement le lien qui unit les opérations extérieures et la protection intérieure.

 

REPERE AUMONERIE MILITAIRE

 

Environ 230 aumôniers d’active servent au sein des armées.

Présents en garnison, les aumôniers des cultes catholique, protestant, israélite et musulman accompagnent aussi les militaires en opérations extérieures comme à l’occasion des missions sur le territoire national.

Les missions et les statuts des aumôneries militaires françaises s’inscrivent dans le cadre de la loi de 1905 concernant la séparation des églises et de l’Etat. Cette loi promeut la laïcité tout en garantissant la liberté religieuse. Dans ce cadre, les aumôniers militaires se voient confier la mission d’assurer le soutien religieux du personnel de la défense et de la gendarmerie au sein des armées et formations rattachées, ainsi que le conseil au commandement.

Une stricte équité est appliquée dans les possibilités offertes, au sein des armées, de pratiquer les différents cultes.

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 17:56
Le CEMA avec le DICoD - photo Armée d'Aujourd'hui

Le CEMA avec le DICoD - photo Armée d'Aujourd'hui

 

11/02/2015 Sources : Etat-major des armées

 

A la tête des armées depuis un an, le général d’armée Pierre de Villiers fait face à une actualité très dense : intervention sur plusieurs théâtres extérieurs, renforcement spectaculaire de Vigipirate, engagement dans une profonde transformation. Pour préserver la disponibilité opérationnelle, en accord avec le ministre, il a convaincu le président de la République qu’il fallait « desserrer l’étau » des effectifs.    

 

Mon Général, en 2013, les armées françaises ont déployé Serval en quelques semaines, en 2015 elles ont déployé plus de 10 000 hommes en 3 jours pour Vigipirate, les armées françaises ont bien prouvé leur disponibilité ?

 

Vous avez raison. Le récent déploiement de plus de dix mille hommes sur le territoire national montre la formidable réactivité de nos armées et leur grand professionnalisme.

La vitesse est la clef du succès. Le plus grand défi, c’est en fait l’accélération du temps. La dimension temporelle a changé la donne ces dernières années. Elle est au centre de toutes les décisions politiques et militaires. Depuis la rédaction du Livre Blanc, le facteur temps s’impose avec de plus en plus de force. C’est pourquoi, face à la dégradation générale du contexte sécuritaire, nous devons accroître notre capacité à déployer des forces à un endroit donné dans un délai de plus en plus court.

Dans le processus de transformation dans lequel nous sommes engagés, nous devrons veiller à conserver cette capacité.

 

Par rapport au Livre Blanc, avez-vous eu le sentiment que les armées étaient au maximum des hypothèses d’emploi ?

 

Nous sommes aujourd’hui au contrat maximal du Livre Blanc. J’ai dit au président la veille de ses vœux aux armées, en accord avec le ministre : « ce que les armées font aujourd’hui, elles ne seront plus capables de le faire dans deux ans, si nous maintenons les déflations à leur rythme actuel et avec la cible de 34.000 ». Nous sommes heureux, avec le Ministre, d’avoir été entendus. Il a annoncé lors de ses vœux que la trajectoire serait revue, me disant à la fin de son discours : « J’ai été plus vite que prévu…». Le conseil de défense du 21 janvier a confirmé la décision du président, en diminuant le rythme et la cible des déflations.

Car même si toutes les hypothèses étaient envisagées par le Livre Blanc, il n’était pas prévu que les trois armées soient mobilisés à ce niveau-là en cours de LPM. Nos armées sont en RCA, à Barkhane, au Levant, trois théâtres majeurs. Ce sont des théâtres de guerre. Nous sommes aujourd’hui au-delà des scénarios les plus contraignants, dont nous savions que le facteur difficile serait la durée. C’est pour cela que j’ai demandé qu’on desserre l’étau des effectifs et ce travail sera fait dans le cadre de l’actualisation de la LPM avant l’été.

 

Ne sommes-nous pas engagés dans trop d’opérations à la fois ?

 

Non, beaucoup de ces opérations sont liées. Il faut avoir conscience du lien étroit qui existe entre la défense de l’avant, ce que nous faisons en opérations extérieures, et la protection de nos concitoyens sur le territoire national. En agissant au Sahel ou au Levant, en y combattant les groupes terroristes, nous luttons contre le développement de sanctuaires terroristes à partir desquels ils pourraient venir nous frapper. Le lien est fort entre sécurité intérieure et sécurité extérieure ; nous devons frapper l’adversaire avant qu’il ne vienne à nous. Par ailleurs, si nous sommes leader dans la BSS, nous intervenons comme équipier dans une coalition au Levant. Dans ces combats, la coordination et le partage du fardeau sont importants. C’est pour cela que les relations internationales militaires sont primordiales et que je rencontre régulièrement mes homologues africains, européens et nord-américains, sur ces sujets. Nos Alliés et nos partenaires savent qu’ils peuvent compter sur nous.

 

Les armées françaises vont donc se battre sur tous les fronts ?

 

Nos armées sont présentes sur l’ensemble de leurs missions : la dissuasion nucléaire, les missions permanentes de souveraineté, les opérations extérieures, la protection du territoire national. Elles se battent sur différents fronts et dans les trois milieux traditionnels, auxquels il faut désormais rajouter le cyberespace. Nous consacrons des moyens importants à la cyberdéfense pour que la France reste à la pointe de ce combat, car la crédibilité de notre défense est également en jeu dans ce domaine. 

 

Des missions nouvelles, des chantiers nouveaux, comment allez-vous concilier ce surcroît de charge avec la nécessaire transformation des armées ?

 

Je crois qu’il faut d’abord expliquer pourquoi nous nous transformons. La transformation n’a de sens que par le but qu’elle vise.

Pour l’indépendance de notre pays, il est nécessaire de concilier deux impératifs : la réduction de la dépense publique et le maintien d’un outil de défense à même de faire face aux menaces d’un monde instable. Pour tenir compte de ces deux impératifs, un nouveau modèle d’armée et de nouveaux contrats opérationnels ont été fixés dans le Livre Blanc. Ils sont ancrés dans une programmation budgétaire et capacitaire sur la période 2014-2019.

Avec des moyens en diminution, nous avons dû lancer une profonde réforme pour maintenir un modèle d’armée complet, réactif et performant. Nous ne ferons pas mieux avec moins, mais il est possible de faire autrement. C’est l’objet du plan stratégique et du projet que j’ai baptisé « Cap 2020 ». Les décisions du conseil de défense du 21 janvier vont donner la respiration nécessaire à ce projet, dont la feuille de route est l’ordre aux armées, directions et services.

 

Quelles sont les priorités fixées dans l’ordre aux armées, directions et services (OADS) pour 2015-2017 ?

 

La première est de réussir nos opérations, de garantir notre performance opérationnelle. La deuxième, est de réussir la manœuvre des ressources humaines en pensant autrement notre modèle RH. C’est un vrai défi et je suis très attaché à la réussite de cette manœuvre car derrière toute décision, il y a une femme ou un homme et sa famille. C’est une chose que j’ai en permanence en tête. La troisième est de capitaliser sur les bonnes pratiques en donnant du sens aux multiples réformes entreprises. C’est le moral des troupes qui est en jeu. Et pour réussir, outre la pédagogie, nous avons besoin de nous appuyer sur ce qui nous rassemble : nos valeurs par exemple de courage, de cohésion, le sens du bien commun. C’est tous ensemble que nous pourrons réussir à construire l’armée de demain.

J’ajoute que le contexte nouveau demande un effort sur les réserves. Il nous faut pour elles un vrai projet novateur. Nous partageons cette conviction avec le ministre, et le Président nous a entendus puisqu’il en a parlé lors de ses vœux. Il faut que nous réfléchissions ensemble à un projet d’optimisation de l’utilisation des réserves dans le cadre de nos capacités actuelles.

 

Au-delà des structures et des hommes, il y a des moyens financiers. Cette transformation sous forte pression budgétaire est-elle risquée ?

 

Lors de mon audition au Parlement sur le projet de loi de finances 2015, j’ai tenu un discours de vérité en disant qu’il n’y avait « plus de gras » dans nos armées, s’il y en a jamais eu ! En tant que premier des militaires, il est de mon devoir de dire les choses sans minimiser les difficultés, sans dramatiser à l’excès non plus ! Mon discours reste le même quel que soit l’auditoire.

Je vous l’ai dit, la réduction des dépenses publiques est aussi une condition de notre indépendance. Mais la réalité de la menace a confirmé que l’on ne peut pas faire plus en matière de réductions, sans remettre en cause nos capacités opérationnelles. Le chef des armées nous a entendus. Sur le plan des ressources, le Président a réaffirmé la sanctuarisation du budget de la défense. Pour les armées c’est essentiel, les décisions du conseil de défense vont garantir le renouvellement de nos équipements prévu par la LPM, dès cette année. Si les objectifs budgétaires fixés par la LPM sont ainsi respectés ; les risques sont maîtrisables. C’est à cela que nous travaillons avec les chefs d’états-majors d’armées avec lesquels nous formons une équipe extrêmement soudée. La transformation est un défi. Pour y faire face, notre force c’est le collectif !

 

L’Etat-Major des armées a lancé en janvier le site interne « Transformons notre armée ».  La logique de la transformation des armées n’est pas bien perçue ?

 

La transformation n’est pas toujours bien comprise, elle est même parfois anxiogène. Je me rends régulièrement sur le terrain, et je m’en rends compte. J’ai donc décidé la création de ce site pour que tous puissent connaître et comprendre la transformation. Il s’agit d’un outil pour tous, mais aussi pour le commandement de proximité. Sur le terrain, le chef joue un rôle primordial. Oui, il faut un discours de vérité, il ne faut rien cacher, mais il ne faut pas baisser les bras. Ensemble, il faut être convaincus, rester soudés, faire preuve de courage et de volonté, faire au mieux avec les moyens qui nous sont donnés. Le site « Transformons notre armée » contribue à diffuser cet état d’esprit.

 

Vous avez passé Noël avec les soldats de l’opération Sangaris et de Barkhane. Sont-ils confiants ou inquiets de l’évolution des armées ?

 

Je rencontre régulièrement les soldats déployés en opérations. Je ne conçois pas autrement ma fonction de CEMA. Les hommes et les femmes que je rencontre sont remarquables de courage et d’abnégation. Ils sont enthousiastes et leur moral est excellent. Ils montrent un grand sens du service et je peux vous dire que j’ai une grande admiration pour eux. Nous avons une belle jeunesse militaire ! L’engagement opérationnel est la raison d’être de nos armées. C’est pour cela que nous concentrons nos efforts sur les opérations ; les soldats qui y sont engagés ont les moyens de leurs missions. Ces efforts pour les opérations sont assumés, même s’ils ont parfois pour conséquence moins de moyens en métropole. La vie en garnison s’en trouve affectée et le moral s’en ressent parfois, mais tous ceux que je rencontre comprennent cette priorité aux opérations : c’est notre raison d’être.

C’est pourquoi, je veux redire que dans une période marquée par tant de bouleversements, les Français peuvent compter sur leur armée. Nos armées sont craintes par nos adversaires, admirées par nos Alliés : elles sont au rendez-vous ! Par nos engagements sur les théâtres d’opérations comme sur le territoire national, nous défendons notre pays. Je sais que toutes les femmes et les hommes de nos armées, directions et services s’engagent avec détermination dans les opérations les plus dures comme au sein de nos garnisons dans lesquelles nous devons mettre en œuvre une transformation difficile mais nécessaire. Je ne méconnais aucune des difficultés. Ne perdons jamais de vue qu’en ces temps difficiles, il nous appartient d’œuvrer ensemble, pour que ne soit jamais démentie la valeur opérationnelle de nos armées. C’est notre vocation, c’est notre ambition, c’est notre honneur pour le succès des armes de la  France !

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