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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 11:55
Quand la France redécouvre enfin l'importance de son armée

Le ministère de la Défense mobilise depuis le 7 janvier 10.500 militaires dans le cadre de "Vigipirate alerte attentat"

 

23/01/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Pour faire face aux menaces, François Hollande a décidé d'alléger les réductions d'effectifs dans les armées de 7.500 hommes. Pourtant elles étaient déjà connues au moment de la préparation du Livre blanc sur la défense.

 

 

Bercy-Brienne, on refait le match... Deux ans après une guerre en coulisse homérique entre le ministère de la Défense et celui des Finances à l'occasion de la préparation du Livre blanc sur la défense, puis de la loi de programmation militaire (LPM), qui définit le cadre budgétaire sur la période 2014-2019, les deux ministères s'affrontent à nouveau pour dégager des marges de manœuvre au regard des menaces qui pèsent sur la France. Elles ne sont pourtant pas nouvelles, elles avaient été même parfaitement diagnostiquées dans le Livre blanc de 2013. Et pourtant, ces menaces ont systématiquement été sous-estimées avec des budgets contraints votés puis largement sous-exécutés au fil des révisions générales des politiques publiques (RGPP). Il suffit pourtant de relire le livre blanc de 2013 et de trouver des passages sur la faiblesse d'un État - on le voit avec l'Irak, la Libye, le Mali... - et sur la menace terroriste.

"La publicité qui est donnée (aux terroristes, ndlr) concourt à entretenir le phénomène terroriste. Elle favorise en effet l'auto-radicalisation d'individus isolés qu'attire la perspective d'avoir, par leurs actions, un impact global à la mesure du ressentiment qui les habite". L'attaque contre Charlie Hebdo est là pour illustrer le diagnostic établi en 2013 et on ne peut que regretter la pauvreté de la réponse de l'État face à cette menace avec la diminution des effectifs des armées.

Les gouvernements de gauche comme de droite ont préféré réduire les effectifs, et donc les contrats opérationnels des armées au profit des économies budgétaires exigées par Bercy. François Hollande tout comme Nicolas Sarkozy n'ont pas compris toute l'importance d'un outil militaire suffisamment doté pour remplir ses missions fondamentales. Des armées qui pour autant doivent poursuivre leur indispensable optimisation. Dans les armées, on commence même à évoquer de plus en plus d'interventions extérieures low-cost. Au Mali, par exemple, les soldats sont restés huit mois à manger matin, midi et soir leur ration de combat.

 

Armée : plus les moyens d'assurer ses missions sur le long terme

Aujourd'hui, l'État s'aperçoit naïvement (beaucoup trop d'ailleurs) qu'il n'a pas les moyens d'assurer plus d'un mois le plan "Vigipirate alerte attentat", qui mobilise depuis le 7 janvier, 10.500 militaires et coûte 1 million d'euros par jour au ministère de la Défense. "C'est la première fois qu'une mobilisation (militaire) de cette ampleur (intervient) sur notre territoire", avait expliqué le ministre de la Défense, jan-Yves Le Drian. Mais cette mobilisation ne peut qu'être exceptionnelle. "Nous avons fait savoir que ce dispositif était exceptionnel", souligne-t-on dans l'entourage du ministre. Nous pouvons garantir un mois".

Car la mobilisation de 10.500 soldats, ajoutés à celle des effectifs en opérations extérieures (9.000 militaires actuellement), entraine déjà un certain nombre de problèmes pour le ministère de la Défense. "Cela ne pourra pas durer ad vitam æternam, assure-t-on au ministère de la Défense. Il faut trouver la meilleure façon d'assurer la protection des Français. Car d'ici une semaine à quinze jours, il faudra remettre en cause des exercices importants, des permissions, s'il n'y a pas de relève". D'autant que l'armée a dû également redéployer entre 1.000 à 1.500 militaires supplémentaires pour protéger ses sites et  forces. "Les tensions sont extrêmement fortes pour tenir tous nos engagements", précise-t-on.

 

Allégement des déflations d'effectifs

Last but not least, les 33.675 suppressions d'effectifs annoncées dans la  LPM 2014-2019 (environ 7.900 en 2014, 7.500 en 2015, 7.400 en 2016 et 2017 et enfin 3.500 en 2018) sont visiblement celles de trop après les 48.325 effectuées par les gouvernements Fillon entre 2008 et 2012. Soit 82.000 entre 2008 et 2019. "Les tensions nous apparaissaient de plus en plus insupportables pour remplir nos engagements extérieurs et il fallait actualiser le contrat Protection défini dans la LPM (dans le cadre de Vigipirate alerte attentat, ndlr), note-t-on dans l'entourage de Jean-Yves Le Drian. L'équation devient de plus en plus difficile. Plus on avançait, plus on mettait le dispositif militaire à l'os".

C'est pour cela que François Hollande a demandé mercredi lors d'un conseil de défense à Jean-Yves Le Drian "de lui proposer quelque chose qui répond à cette préoccupation". D'ores et déjà ce qui a été acté lors du conseil de défense, c'est une moindre déflation de 7.500 militaires sur la période 2015-2018, dont 1.500 dès 2015. "Cela nous permet de retrouver un peu d'oxygène pour que les restructurations puissent être vécues plus sereinement, pour que l'on garde la qualité de nos interventions à l'extérieur, pour mobiliser à tout moment 10.000 hommes pour un mois", a-t-on souligné au ministère de la Défense. Et en prime, cela permet enfin de "formaliser le contrat protection". Ce qui n'avait pas été le cas jusqu'ici...

Enfin, le ministère pourra également recruter 250 postes supplémentaires dans le domaine du renseignement : 185 à la DGSE ert 65 à la DPSD (direction de la protection et de la sécurité de la défense). Ce qui permettra d'accélérer "l'élan" vers la cyberdéfense et d'embaucher des experts et des analystes pour traiter les flux de plus en plus d'informations.

 

Vers la réactualisation de la LPM

Ce "quelque chose", ce n'est ni plus ni moins une "actualisation" de la LPM sur la base d'une nouvelle analyse des menaces et des contrats opérationnels des armées. Et le ministère de la Défense veut aller vite. "Beaucoup plus tôt que prévu, explique-t-on dans l'entourage du ministre. L'actualisation de la LPM doit se faire avant l'été, il faut qu'elle soit au Parlement au mois de juin". C'est certainement dans ce cadre que Bercy risque de freiner des quatre fers.

Car l'Hôtel de Brienne a de grandes ambitions. Tout peut être mis sur la table. Enfin presque. "Nous pouvons avancer la livraison de certains matériels, faire des achats d'urgence (...). Tout le monde sait que nous sommes en manque d'hélicoptères. Il n'y a pas de conclusions pour le moment".

 

Création de sociétés de projets

Lors de conseil de défense, l'Hôtel de Brienne a proposé de créer deux sociétés de projets à capitaux publics (SPV ou Special Purpose Vehicle) pour trouver les 2,2 milliards d'euros qui lui manquent dans son budget 2015 au titre des recettes exceptionnelles. Car il est probable que le produit de la cession des fréquences TNT de la bande 700 Mhz (environ 2,6 milliards d'euros) n'arrive pas à temps cette année pour compléter le budget du ministère. L'Hôtel de Brienne a besoin d'un "dispositif mis en place rapidement. Nous pensons l'avoir trouvé". L'idée de ces SPV est d'acheter à l'État des matériels militaires pour les relouer dans la foulée à l'armée. ce qui permettra de stabiliser le budget du ministère de la Défense à 31,4 milliards cette année comme François Hollande l'a promis à plusieurs reprises, notamment lors du dernier conseil de défense.

En pratique, l'armée française pourrait louer sept à huit avions de transport militaire A400M et trois frégates multimissions auprès d'une ou deux sociétés publiques à partir de cet automne, a-t-on expliqué au ministère de la Défense. La France possède déjà six A400M livrés par Airbus Group et compte en réceptionner un ou deux de plus d'ici à l'automne, tandis que les trois frégates sont construites par le groupe naval DCNS. Les SPV seront capitalisées grâce à la cession de nouvelles participations de l'Etat dans des sociétés publiques n'appartenant pas forcément au secteur de la défense. "Le schéma est simplissime : une ou deux sociétés publiques françaises pour du matériel militaire destiné à l'armée française", a-t-on souligné.

Les autres recettes des cessions identifiées de bien immobiliers devraient avoisiner 500 millions d'euros, notamment avec l'ensemble Bellechasse (Pavillon de Penthemont, Abbaye de Penthemont et Hôtel du génie). En revanche, le gouvernement ne souhaite pas lancer un nouveau programme d'investissements d'avenir (PIA), a-t-on précisé au ministère de la Défense, ni octroyer de nouveaux crédits budgétaires.

 

Bercy renacle

Une proposition qui n'avait pas été mercredi validée par François Hollande. La réponse de Bercy est pour l'instant plutôt négative, en raison du surcroît de dépenses que la location induira et de son impact sur les déficits publics, au moment où Paris doit donner des gages de sérieux budgétaire à Bruxelles. "Soit le ministère des Finances fait une contreproposition, soit il n'en fait pas et nous mettrons en place le dispositif des SPV (sociétés de projet). Il n'y a pas d'autre solution à ce stade", martèle-t-on à l'Hôtel de Brienne, qui a besoin en outre d'un nouveau cadré législatif.

"Tout ceci demande à être peaufiné", explique-t-on au ministère. C'est pour cela que le ministre de l'Economie Emmanuel Macron, en faveur de cette proposition contrairement à Michel Sapin, et le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian recevront mardi prochain lors d'un déjeuner les dirigeants des six groupes français de défense concernés par les sociétés de projet - Airbus Group, Safran , Thales, DCNS, Dassault Aviation et le groupe de formation et d'assistance DCI. Dans un second temps, la France pourrait envisager d'ouvrir le capital des sociétés de projet à des investisseurs privés ou des fonds, étendues à des prestations de services, a précisé la même source. Des SPV pourraient même être créées pour louer des matériels militaires à d'autres États, faute de pouvoir les vendre.

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 17:55
Le CEMAT dans la capitale (Vigipirate)

 

22 janv. 2015 Armée de Terre

 

Le 17 janvier, le général d’armée Jean-Pierre Bosser s’est rendu à l’état-major militaire tactique ORANGE de l’opération VIGIPIRATE à Paris.

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 07:55
Les armées préservent 7500 postes

Suite aux attaques meurtrières à Paris, un déploiement de militaires sans précédent a été décidé sur le territoire national pour la protection de «sites sensibles»,

 

21/01/2015 Par Alain Barluet – LeFigaro.fr

 

Seuls 18.500 postes seront supprimés d'ici 2019, contre 26.000 prévus initialement. La limitation des réductions d'effectifs doit permettre de «retrouver un peu d'oxygène pour que les restructurations puissent être poursuivies plus sereinement», explique-t-on au ministère de la Défense.

 

Les propositions formulées par Jean-Yves Le Drian à la demande de François Hollande ont abouti à un véritable aggiornamento, annoncé mercredi par l'Élysée. Entre 2015 et 2019, 7500 postes seront préservés dans les armées, sur les 26.000 qui devaient être supprimés. Sur l'ensemble de la loi de programmation militaire (LPM) de 2014 à 2019, les coupes dans les effectifs portaient sur 34.000 postes. Dès cette année, la réduction se limitera à 6000 postes, contre 7500 postes initialement prévus.

Deux facteurs expliquent les décisions rendues publiques à l'issue du Conseil de défense qui s'est tenu autour du chef de l'État. À la suite des attaques meurtrières du 7 janvier et de la mobilisation populaire massive qui a suivi, le 11 janvier, François Hollande a demandé l'activation du «contrat protection» intérieur, prévu par la LPM et qui a été porté en 72 heures à son niveau maximal: 10.500 militaires, dans le cadre de Vigipirate, dont 8900 pour la protection de «sites sensibles», principalement les lieux de culte.

Un déploiement sans précédent sur le territoire national tandis que, par ailleurs, les contraintes liées aux engagements en opérations extérieures (9000 hommes, notamment au Sahel) pèsent lourdement. C'est le deuxième facteur, qui prévaut de plus longue date. Dans ces conditions, «les tensions étaient extrêmement fortes et les restructurations devenaient de plus en difficiles à mener», fait-on valoir dans l'entourage du ministre de la Défense.

La limitation des réductions d'effectifs doit permettre de «retrouver un peu d'oxygène pour que les restructurations puissent être poursuivies plus sereinement», dit-on à l'Hôtel de Brienne. Il s'agit aussi de garantir la mobilisation «à tout moment de 10.000 hommes pendant un mois» face aux diverses calamités et catastrophes survenant sur le front intérieur. L'accent sur le renseignement, domaine prioritaire, est réaffirmé avec 250 postes supplémentaires, dont 185 pour la DGSE.

Aucune limitation dans le temps n'a été annoncée concernant le déploiement intérieur actuel, qui sera maintenu «autant que nécessaire», assure-t-on. Toutefois, compte tenu des relèves et des permissions, un tel dispositif apparaît difficilement tenable sur la durée.

Conformément à la demande de François Hollande, un vaste travail d'actualisation de la LPM sera entrepris avant le mois de juin. Un chantier, vaste et accéléré, doit être lancé sur l'analyse des nouvelles menaces et des contrats qui en découlent. Cette réflexion aboutira à une véritable «feuille de route» garantissant à la fois les engagements en Opex et la mobilisation sur le théâtre national, insiste un proche de Jean-Yves Le Drian en concédant qu'il reste «de nombreuses questions auxquelles nous devons répondre».

L'imposant édifice de la LPM, fruit de mois d'efforts et déjà en équilibre plus que précaire, est en jeu. Car se pose d'emblée la question du financement de ce recul dans les limitations d'effectifs, dans un contexte budgétaire ultra tendu. Faute de certaines ressources, dites exceptionnelles (ventes immobilières de fréquences hertziennes), quelque 2,2 milliards d'euros sont toujours manquants au budget en 2015 (6 milliards sur la période la LPM). Des pistes innovantes sont explorées à travers les «sociétés de projet».

À ce jour, les décisions annoncées mercredi ne sont pas financées, même si le coût d'un moindre «dégraissage» en 2015 «peut être absorbé», assure-t-on. Il n'en va pas de même pour celui des années suivantes. Au total, il manque «plusieurs centaines de millions d'euros» qui nécessiteront des aménagements budgétaires. L'évaluation précise repose sur une étude des postes à «déflater», souligne-t-on à l'Hôtel de Brienne. Face à une montagne d'incertitudes, on s'en tient fermement au garde-fou de l'assurance présidentielle: la «sanctuarisation» du budget de la défense à 31,4 milliards.

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 17:58
Protéger, dissuader, rassurer  - Vigipirate

 

21 janv. 2015 Armée de Terre

 

Qu’est-ce qu’un état-major tactique ? Quelle est sa mission ? Et son rôle au sein du plan Vigipirate ? La réponse en images.

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 17:56
Le CEMAT à Lille

 

21/01/2015 ASP Bourceret Armée de Terre

 

Toujours en situation d’alerte maximale, Lille a reçu le 19 janvier le général d’armée Jean-Pierre Bosser, chef d’état-major de l’armée de Terre. Celui-ci s’est rendu à la gare de Lille Flandres et à l’état-major interarmées de la zone de défense nord, afin de rencontrer les soldats en mission Vigipirate.

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 17:55
La logistique dans Vigipirate

 

20/01/2015 ASP Bourceret – Armée de Terre

 

Depuis le passage au niveau « alerte attentat », le groupement de soutien de base de défense (GSBdD) de Lyon-Mont Verdun assure la logistique des unités accomplissant la mission Vigipirate dans Lyon et sa région.

 

L’exigence de rapidité et d’efficacité fait partie de chaque mission des forces armées. Dans le cas présent, le GSBdD assure une logistique complète, afin de garantir aux militaires déployés tout l’équipement nécessaire et une organisation adaptée. Pour le renforcement du plan Vigipirate, il a su répondre en 48 heures seulement aux besoins matériels (transports, logements, équipements) que nécessite une mission de cette envergure.

 

 

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 12:56
Sécurité : comment les forces de l'ordre organisent leur présence permanente

 

20.01.2015 Par Blandine Le Cain – LeFigaro.fr

 

Depuis une semaine, près de 5000 policiers et gendarmes sont venus renforcer les effectifs déjà présents sur le territoire pour assurer la sécurité, ainsi que 10.000 militaires. Ce déploiement de personnel impose une organisation logistique complexe, en amont comme sur le terrain.

 

Un groupe de CRS posté jour et nuit devant un établissement, des militaires armés près des lieux de cultes ou devant des écoles juives: depuis deux semaines, cette présence policière renforcée fait partie du quotidien des habitants des grandes villes. Pour les forces de l'ordre, ce déploiement en masse 24 heures sur 24 impose d'organiser les rotations et les hébergements de personnels. Du côté des CRS par exemple, déployés sur de nombreux sites à sécuriser, les soixante compagnies existantes se relaient pour assurer une présence, notamment à Paris, où se concentrent 40% des effectifs.

 

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 11:55
Armées : François Hollande a deux jours pour financer ses promesses

 

19/01/2015 Jean Guisnel - Défense ouverte / Le Point

 

Une décision est attendue mercredi sur le maintien provisoire de milliers d'emplois de militaires. Mais le mystère demeure sur le financement de cette mesure.

 

Si tout s'est passé comme le président de la République l'avait annoncé le 14 janvier sur le Charles de Gaulle, Jean-Yves Le Drian a remis dimanche soir au plus tard sa copie sur le "ralentissement du rythme des baisses d'effectifs". François Hollande a dit qu'il prendra sa décision le 21 janvier, après un Conseil de défense. On a bien compris lors de sa déclaration qu'il ne revient pas sur la suppression de 18 300 postes qu'il avait décidée pour les trois années budgétaires 2016 (7 500), 2017 (7 300) et 2018 (3 500). Mais il demande que leur réduction se fasse moins vite que prévu. C'est-à-dire ? Les explications manquent toujours.

 

6 000 postes budgétaires maintenus ?

Concrètement, prenons comme hypothèse que François Hollande ait en tête de conserver pour quelque temps 2 000 postes par an, soit 6 000 en tout. Sachant que chaque poste militaire coûte en moyenne 40 000 euros par an, cette mesure coûterait environ 250 millions d'euros. Au regard d'un budget de 31 milliards, ce n'est pas énorme. Mais, sauf à mettre la loi de programmation militaire cul par-dessus tête, ce n'est pas finançable en l'état. Et où prendra-t-on l'argent, sachant qu'il manque déjà 2 milliards d'euros pour financer le seul budget 2015 ? François Hollande répète régulièrement et publiquement que le budget est "sanctuarisé" à 31,4 milliards d'euros par an, ajoutant que "tous les projets qui sont prévus par la loi de programmation militaire en 2015 pourront se concrétiser. Je pense à la commande des douze avions ravitailleurs MRTT pour l'armée de l'air, au lancement du grand programme Scorpion pour l'armée de terre, à la rénovation de onze ATL2 et à la commande de bâtiments de soutien et d'assistance hauturiers pour la marine, ainsi que d'une centaine de véhicules pour les forces spéciales ; tout sera exécuté comme il est prévu".

 

Deux milliards manquent pour le budget 2015

Résumons : le budget 2015 n'est pas financé. Il manque 2 milliards d'euros, au moins, que des "ressources exceptionnelles" - produit de la vente de fréquences radio aux opérateurs de télécommunications - devaient apporter et qui ne seront pas au rendez-vous. Comment seront financées les nouvelles charges voulues par François Hollande ? Mystère. Le Journal du dimanche croit savoir que les nouvelles dépenses des armées seraient couvertes par des crédits supplémentaires de 500 millions d'euros, financés avant l'été par un collectif budgétaire. Qui servirait aussi à abonder les opérations extérieures, qui avaient coûté 1,2 milliard de plus que prévu en 2014. L'observateur commence à se gratter vraiment le crâne, d'autant plus que les politiques du ministère de la Défense évoquent, pour régler à tout le moins les problèmes budgétaires de l'année en cours, la constitution des très acrobatiques "sociétés de projet". Le principe consisterait à revendre des matériels de combat à des sociétés privées constituées pour l'occasion. Celles-ci fourniraient donc le cash permettant de boucler le budget 2015, en se faisant payer ensuite un loyer pour la mise à disposition de ces matériels. Mais s'ils ont reçu l'appui de l'Élysée, ces projets font face à deux adversaires de taille qui contestent la pertinence de ce choix, Bercy et les armées.

 

Aggravation du déficit

Au ministère des Finances, qui ne s'exprime pas sur le sujet, on souligne néanmoins que les emprunts souscrits auprès de ces hypothétiques sociétés de projets seraient intégrés dans la dette de la France, aggravant donc son déficit. Pourquoi, dans ces conditions, ne pas attribuer à la Défense les fonds nécessaires à partir du budget de l'État, sans autre forme de procès ? Le silence des armées est aussi assourdissant. Mais cela n'empêche pas la Grande Muette d'être vent debout contre ces sociétés, dont le principe consiste, selon une formule entendue récemment, "à mettre nos Rafale au mont-de-piété et nos frégates au clou ! Si ça arrivait, ce serait de la cavalerie totalement inconsciente !" Les critiques portent d'abord sur les conditions financières qu'imposeraient ces sociétés : les loyers seraient assortis de frais financiers énormes, certaines sources évoquant des taux considérables "plus près de 10 % que de 1 %". De plus, ces sociétés seraient nombreuses, une par type de matériels, "en créant des postes d'appontage pour des amis politiques, payés à prix d'or sur le dos des armées", s'indigne un officier. Les militaires sont également rétifs à s'engager au combat avec des matériels qui n'appartiendraient pas à l'État, refusant que ces engins soient entretenus dans les zones de combat par des entreprises privées. Bref, ils n'en veulent pas...

Opérations intérieures avec Vigipirate, opérations extérieures qui ne sont pas parties pour être revues à la baisse : la quadrature budgétaire de la défense n'est pas près d'être résolue. Sauf bien sûr si François Hollande annonçait, mercredi, les décisions que les armées attendent ! Aujourd'hui plus que jamais, l'argent est le nerf de la guerre.

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 08:55
Interdiction de sortie du territoire des ressortissants français projetant de participer à des activités terroristes à l'étranger

 

 

Extrait du compte-rendu du Conseil des Ministres du 14 janvier 2015, relatif à la publication du décret concernant l’interdiction de sortie du territoire des ressortissants français projetant de participer à des activités terroristes, et l’interdiction administrative du territoire qui vise des ressortissants étrangers.


Le Ministre de l’Intérieur a présenté ce matin, en conseil des ministres, un décret relatif à l’interdiction de sortie du territoire des ressortissants français projetant de participer à des activités terroristes à l’étranger.

Le décret permet une mise en œuvre effective de deux mesures : l’interdiction de sortie du territoire qui vise des ressortissants français, et l’interdiction administrative du territoire qui vise des ressortissants étrangers.

Le décret définit les caractéristiques du récépissé remis à la personne qui fait l’objet d’une mesure d’interdiction de sortie du territoire national, celle-ci étant privée de son passeport et de sa carte nationale d’identité pendant la durée de l’interdiction. Cette mesure est prise par le Ministre de l’Intérieur lorsqu'il existe des raisons sérieuses de penser qu’une personne projette des déplacements à l'étranger pour participer à des activités terroristes ou vers un théâtre d'opérations où agissent des groupements terroristes.

Le décret permet également au Ministre de l’Intérieur de définir le pays de renvoi d’une personne qui fait l’objet d’une interdiction administrative du territoire. Il s’agit d’empêcher une personne d’entrer sur le territoire national lorsque sa présence en France constituerait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre ou la sécurité publique et de pouvoir procéder à son renvoi immédiat si elle y parvenait.

L’interdiction de sortie du territoire pour certains ressortissants français et l’interdiction administrative du territoire pour certains ressortissants étrangers dont la présence en France menacerait l’ordre public sont soumises au contrôle du juge administratif, qui peut être saisi en référé.

Ces deux mesures constituent de nouveaux outils de lutte antiterroriste introduits par l a loi n° 2014-1353 du 13 novembre 2014 renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme external link .

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 08:55
3e RH - Vigipirate (Archives Nov 2014 - Crédits  J.Prud'homme Armée de terre)

3e RH - Vigipirate (Archives Nov 2014 - Crédits J.Prud'homme Armée de terre)

 

16/01/2015 par Céline KILLE - republicain-lorrain.fr

 

Le plan Vigipirate déclenché après les attentats mobilise à ce jour 10 500 militaires à Paris et dans toute la France. Plus de 120 hussards messins ont été déployés dans la capitale et dans l’Est pour renforcer ce dispositif.

 

Le plan vigipirate déclenché mercredi 7 janvier par le premier ministre après l’attentat meurtrier contre Charlie Hebdo n’a cessé de se renforcer. Depuis hier, il mobilise 10 500 militaires et policiers à Paris et dans le reste du pays pour assurer la sécurité des Français. C’est plus que le nombre de soldats mobilisés actuellement en opération extérieure dans le monde entier. Les hommes et les femmes du 3e régiment de hussards participent aussi à cette mission de grande envergure.

 

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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 19:55
Vigipirate: neuf brigades vont déployer leurs réservistes

 

17.01.2015 par Philippe Chapleau – Lignes de Défense

 

A partir de ce week-end, des réservistes issus de trois brigades de l'armée de terre vont être engagés dans le dispositif Vigipirate. Il s'agit des réservistes de la 9e BIMa, de la 11e BP et de la 2e brigade blindée (et non pas de la 27e BIM, comme je l'ai précédemment écrit). L'ensemble forme un Guépard Réserve de 200 hommes (3 fois 61 soldats et un EMT).

 

Après un déploiement de 8 jours, une nouvelle rotation d'UE de 60 hommes chacune sera effectuée. Les brigades qui fourniront des militaires seront les suivantes: 1er brigade blindée, brigade de transmissions et d'appui au commandement et 6e BLB.

 

Huit jours plus tard, nouvelle rotation. Cette fois, ce seront des réservistes des 3e BLB, 7e BB et 27e BIM qui seront déployés.

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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 08:57
Les équipes de l’ECPAD mobilisées pour couvrir le plan Vigipirate « Alerte attentat »

 

janvier 16, 2015 - ECPAD

 

Après les attentats contre le journal Charlie Hebdo, les agents des forces de l’ordre, l’épicerie Hyper Casher et les prises d’otages qui les ont précédés, le plan Vigipirate a été porté à son plus haut niveau de vigilance : Alerte Attentat.

Les reporters ont été mobilisés pour couvrir la mise en œuvre de ce dispositif. Les équipes sont aujourd’hui toujours mises en alerte.

 

Reportage photos

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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 08:56
Rencontre du CEMA avec une patrouille Vigipirate à Paris

 

16/01/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 15 janvier, le général de Villiers, chef d’état-major des armées, est allé à la rencontre de soldats engagés à Paris dans le cadre du plan Vigipirate « niveau attentat ».

 

Au Fort de Vincennes, il s’est fait présenter les conditions de déploiement et de réalisation des missions par des militaires servant au sein d’un des états-majors tactiques mis en place cette semaine et à partir desquels sont commandées les unités déployées pour sécuriser la capitale.

 

Il a ensuite retrouvé une patrouille du 53ème régiment de transmission en mission de surveillance dans la cour du Louvre et a pu directement les encourager et les féliciter pour leur réactivité et leur détermination.

 

Depuis le 14 janvier au soir, plus de 10 000 militaires sont déployés dans la mission Vigipirate, dont plus de 6 000 en Ile-de-France et 4 000 en province.

 

Sous les ordres du CEMA, ces militaires agissent dans le cadre d’une opération intérieure sans précédent, et concentrent leur action sur la protection de points d’intérêt sensibles, en complément des forces de police et de gendarmerie.

 

En quelques jours, face à une situation d’urgence et sur décision du président de la République, les armées sont parvenues à multiplier par 10 l’effectif militaire déployé sur le territoire.

 

En dehors du Plan Vigipirate, 1 500 militaires sont toujours engagés quotidiennement dans des missions de protection du territoire national et des Français, en métropole et outre-mer : missions de sûreté de l’espace aérien et de sauvegarde des approches maritimes, de lutte contre les trafics, de protection de sites sensibles, etc.

 

La protection des Français est une priorité des armées. Cette mission s’exerce à travers la complémentarité entre les missions intérieures de protection du territoire et les missions conduites dans le cadre des opérations extérieures, qui constituent une défense « de l’avant ».

Rencontre du CEMA avec une patrouille Vigipirate à Paris
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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 14:55
Plan Vigipirate - perception du matériel


15 janv. 2015 Armée de Terre

 

Dans le cadre de la montée en puissance du plan Vigipirate au niveau d’alerte attentat, la chaîne interarmées du soutien est à l’œuvre pour équiper les unités de l’armée de Terre déployées sur tout le territoire.
Le 11e régiment d’artillerie de marine (11e RAMa) a été le premier à être équipé des effets balistiques : gilets pare-balles et casques en Kevlar. Le matériel a été préparé dans le magasin d’habillement de la base de défense de Rennes.
Prêts à intervenir sur très court préavis quel que soit le contexte, les militaires de l’armée de Terre sont au service de la sécurité des Français.

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 13:56
Protection du territoire national : plus de 10 000 militaires engagés

 

15/01/2015 Sources : État-major des armées

 

Depuis le 14 janvier au soir, plus de 10 000 militaires sont déployés dans la mission Vigipirate, dont plus de 6 000 en Ile-de-France et 4 000 en province.

 

En quelques jours, face à une situation d’urgence et sur décision du président de la République, les armées sont parvenues à multiplier par 10 l’effectif militaire déployé sur le territoire.

 

Engagées sur l’ensemble du territoire national, dans le cadre d’une opération intérieure sans précédent, les forces armées concentrent leur action sur la protection de points d’intérêt sensibles, en complément des forces de police et de gendarmerie.

 

En dehors du Plan Vigipirate, 1 500 militaires sont toujours engagés quotidiennement dans des missions de protection du territoire national et des Français, en métropole et outre-mer : missions de sûreté de l’espace aérien et de sauvegarde des approches maritimes, de lutte contre les trafics, de protection de sites sensibles, etc.

 

La protection des Français est une priorité des armées. Cette mission s’exerce à travers la complémentarité entre les missions intérieures de protection du territoire et les missions conduites dans le cadre des opérations extérieures, qui constituent une défense « de l’avant ».

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 13:55
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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 21:00
Directives opérationnelles du CEMA dans le cadre du plan Vigipirate « attentat »

 

14/01/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 13 janvier 2015, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA), a réuni les adjoints de ses commandants interarmées (COMIA) au centre de planification et de conduite des opérations (CPCO), à Paris.

 

Alors que nos armées sont dans une configuration sans précédent pour garantir la sécurité du territoire national, le CEMA a convoqué ses principaux « bras armés territoriaux » pour leur préciser « à la voix » ses directives et recueillir leur appréciation de situation. Il a axé son message sur sa perception des enjeux sécuritaires, appelant les COMIA à poursuivre leur action pour contribuer au plan d’alerte gouvernemental.

 

Alors même que le Président de la République annonçait le déploiement de 10 000 militaires sur l’ensemble du territoire, le CEMA a insisté sur la nécessité, pour les armées, de maintenir le niveau de réactivité et de professionnalisme avec lequel elles ont su mobiliser, en moins de 72h00, plus de soldats qu’elles n’en engagent en opérations extérieures.

 

A cet égard, le général de Villiers a rappelé la continuité entre les opérations extérieures, qui constituent une véritable « défense de l’avant », et nos engagements sur le théâtre national. « Dans chacun des cas, il s’agit bien d’assurer la protection de la France et de nos concitoyens », a-t-il précisé, soulignant que ce lien est d’autant plus fort face à une menace terroriste qui ne connaît pas de frontières.

 

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Les COMIA

 

En métropole, les commandants interarmées (COMIA) se répartissent entre les officiers généraux de zone de défense et de sécurité (OGZDS), les commandants de zone militaire (CZM) et les commandants de la défense aérienne et des opérations aériennes CDAOA.

 

    Dans le cadre de l’organisation territoriale interarmées de défense (OTIAD), les sept OGZDS (Nord, Est, Ouest, Sud-Ouest, Paris, Sud et Sud-Est) sont chargés, en liaison avec les autorités préfectorales, de la préparation et de la gestion des crises sur le territoire national. Ils assurent également le contrôle opérationnel des unités engagées en missions intérieures et sont responsables de la mise en œuvre, sur décision du gouvernement, de tout ou partie des mesures de défense opérationnelle du territoire (DOT) dans leurs zones.

    Les commandants de zone maritime (CZM) sont chargés de la défense maritime du territoire au sein de leur zone maritime. Ils agissent depuis les trois bases navales métropolitaines (Brest, Toulon et Cherbourg).

    Le COM DAOA est, quant à lui, responsable de la veille permanente et de l’intervention dans l’espace aérien national,  ainsi que de la planification, de la conduite et du suivi des opérations aériennes. Le commandement est implanté sur la base aérienne de Balard ; son état-major est basé à Lyon.

 

Hors territoire métropolitain, les commandants des forces de souveraineté (COMSUP), basés aux Antilles, en Polynésie française, en Nouvelle Calédonie et dans la zone sud de l’océan Indien assurent, entre autre, les missions des COMIA, sous l’autorité du CEMA.

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 18:55
Le CEMAT en visite Vigipirate

 

14/01/2015 Camille Pégol - Armée de Terre

 

Lundi 12 janvier, le chef d’état-major de l’armée de Terre, le général d’armée Jean-Pierre Bosser, s’est déplacé sur différents sites parisiens pour rencontrer les soldats de l’armée de Terre venus renforcer le plan Vigipirate. Il était accompagné du général de division Didier Brousse, sous-chef d’état-major « opérations aéroterrestres » de l’état-major de l’armée de Terre.

 

A la suite des récents attentats perpétrés à Paris, le plan Vigipirate a en effet été renforcé. En moins de 24h, différentes unités de l’armée de Terre ont rejoint la capitale pour participer immédiatement à la protection de la population.

 

Cette mission de renforcement engagera, au terme de sa montée en puissance, environ 10 000 soldats.

 

L’armée de Terre maintiendra ce dispositif aussi longtemps que nécessaire.

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 16:55
L’armée appelée à être plus visible sur le territoire national

 

13.01.2015 Par Nathalie Guibert – LeMonde.fr

 

L’armée sera-t-elle, demain, engagée sur le territoire national contre des citoyens français, dans une «  guerre  » contre le terrorisme ? Le cadre légal de la République l’exclut, mais les attentats de ces derniers jours ont montré que les capacités militaires étaient jugées indispensables, en appui de la police.

 

Le ministre de la défense a mobilisé, lundi 12 janvier, sur ordre du chef de l’Etat, 10 000 soldats au total dans le cadre du plan Vigipirate. « Une opération militaire à part entière », selon les mots officiels, sous le commandement d’un préfet, pour protéger les points sensibles. C’est le volume maximal prévu en appui des forces de sécurité intérieure et civile par le Livre blanc sur la défense de 2013. Mais c’est plus que l’effectif déployé dans les opérations extérieures, qui s’établit actuellement à 9 000 hommes, et cela représente un effort très conséquent pour l’armée de terre. Vingt-six régiments sont concernés. Plus de la moitié des effectifs seront consacrés à la région parisienne.

 

Dimanche 11  janvier, pour la marche parisienne, tous les moyens aériens de l’armée de l’air, à l’exception de drones (satellite, avions, hélicoptères) avaient été employés. Le gouvernement avait déjà, dans la foulée des attentats, triplé en trois jours les effectifs de Vigipirate sur l’Ile-de-France, d’abord portés à 1 350 militaires, tandis que le niveau « Vigipirate attentat » permettait d’armer les patrouilles – dans les échelons inférieurs du plan, les munitions sont disponibles mais ne sont pas chargées dans les fusils.

 

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 16:55
Soldats du 6e RG devant la synagogue de Lille, photo Christophe Lefebvre, La Voix du Nord

Soldats du 6e RG devant la synagogue de Lille, photo Christophe Lefebvre, La Voix du Nord

 

13.01.2015 par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord.

 

C'est du jamais vu, sans doute depuis mai 68 et sûrement dans le cadre de la mission d'aide à la protection du territoire national. Mardi soir, dix mille militaires seront déployés pour assurer la sécurité des points sensibles. Il s'agit à la fois d'un record et du maximum du contrat opérationnel formulé dans le Livre blanc de la défense et de la sécurité nationale de 2013.

 

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 20:55
Vigipirate « Attentat »: 1 350 militaires engagés en Ile de France le 11 janvier 2015

12 janv. 2015 Crédits : Etat-major des armées / ECPAD

Dimanche 11 janvier, 1350 militaires étaient déployés en région Ile de France dans le cadre du plan Vigipirate.

Parallèlement, dans plusieurs villes de province les réserves du dispositif Vigipirate ont été engagées. Dimanche 11 janvier, ce sont donc près de 1900 militaires qui participaient au plan Vigipirate sur l'ensemble du territoire national.

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 15:55
Protection du territoire national : près de 7 000 militaires engagés dès ce soir en protection du territoire national et 10 000 dès demain soir.


12/01/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Depuis le 7 janvier, pour répondre à une situation d’urgence, les forces armées ont à nouveau renforcé leurs effectifs directement engagés dans la protection du territoire et des Français.

 

Le 12 janvier dans la soirée, plus de 7 000 militaires seront déployés en protection de nos concitoyens, dont près de 5 500 dans le cadre de la mission Vigipirate (plus de 3 000 en Ile-de-France et de 2 300 dans le reste de la France).
Engagés sur l’ensemble du territoire national, dans le cadre d’une opération intérieure sans précédent, les forces armées vont concentrer leur action sur la protection de points d’intérêt sensibles. Leur renforcement va se poursuivre pour atteindre un effectif de 10 000 militaires déployés en France dès le mardi 13 janvier (dont près de 8 000 au titre de Vigipirate). Ces renforcements se poursuivront dans la journée du 14 janvier.

La défense de la France et la protection des Français est une priorité des armées. Cette mission s’exerce à travers la complémentarité entre les missions intérieures de protection du territoire national et les missions conduites dans le cadre des opérations extérieures, qui constituent une véritable défense « de l’avant ».

En dehors du Plan Vigipirate, 1 500 militaires sont engagés quotidiennement dans des missions de protection du territoire national et des Français, en métropole et outre-mer : missions de sûreté de l’espace aérien et de sauvegarde des approches maritimes, de lutte contre les trafics, de protection de sites sensibles, etc. 
Pour remplir ces missions, l’armée s’appuie à la fois sur des dispositifs permanents et sur une capacité de réaction qui lui permet d'agir sous court préavis.

 

 

Historique du déploiement Vigipirate en région Ile de France :

 

Mercredi 7 janvier : dispositif permanent engagé en île de France. Effectif déployé: 450 militaires

 

Mercredi 7 janvier : dans la soirée, mise en place d’un renfort de 150 militaires en provenance du 21e RIMa (Fréjus), du 41eRT (Douai) et du 48e RT (Agen). Effectif déployé : 600 militaires.

 

Jeudi 8 janvier : mise en place d’un renfort de 250 militaires en provenance du 1er RCP (Pamiers) et du 8e RPIMa (Castres). Effectif déployé : 850 militaires.

 

Samedi 10 janvier : mise en place d’un renfort supplémentaire de 250 militaires en provenance du 68e RAA (La Valbonne), du 1er RIMa (Angoulême), du 126e RI (Brive la Gaillarde) et du 132e BCAT (Suippes). Effectif déployé : 1 100 militaires

 

Dimanche 11 janvier : mise en place d’un renfort de 250 militaires en provenance du 40e RA (Suippes), du 16eBC (Bitche) du RMT (Meyenheim) et du 13e RG (Valdahon). Effectif déployé : 1 350 militaires

 

Lundi 12 janvier : mise en place d’un renfort de plus de 1 700 militaires en Ile-de-France (et de 1 900 militaires dans le reste de la France).

 

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 10:55
photo Col B.B. GMP

photo Col B.B. GMP

 

11/01/15 Par Jean Guisnel - Le Point.fr

 

La mise en place de militaires autour des lieux de culte est inédite. La défense se mobilise pour une crise sans précédent.

 

Jean-Yves Le Drian a décidé d'annuler son déplacement prévu lundi 12 janvier à Pau dans les forces spéciales. Il est retenu à Paris par les réunions de crise qui se succèdent. Il avait prévu de se rendre au 4e régiment d'hélicoptère des forces spéciales de Pau (Pyrénées-Atlantiques) pour marquer son appui aux militaires conduisant actuellement des opérations antiterroristes en Afrique saharo-sahélienne et voler à bord d'un hélicoptère de combat Tigre. Le ministre devait également inaugurer le quartier-chef de bataillon Damien-Boiteux, du nom du premier soldat tué dans l'opération Serval au Mali, le 11 janvier 2013. Contrairement aux habitudes, le déplacement de Jean-Yves Le Drian avait été annoncé avec cinq jours d'avance, le 7 janvier dernier, cinq heures après l'attentat contre Charlie Hebdo.

 
Concernée au plus haut chef

La défense française est concernée au plus haut chef par la crise actuelle. Dans une vidéo diffusée dimanche sur le site YouTube, et aussitôt retirée, un homme qui pourrait être Amedy Coulibaly a indiqué, cité par l'AFP : "Ce qu'on fait est tout à fait légitime vu ce qu'ils font. C'est amplement mérité depuis le temps. Vous attaquez le califat, on vous attaque", affirme-t-il en référence aux missions conduites par les forces spéciales, l'armée de l'air - et bientôt par la marine - en Irak dans le cadre de l'opération Chammal. Les opérations militaires antiterroristes se poursuivent également en Afrique, dans le cadre de l'opération Barkhane.

 
Opération intérieure

Dans le cadre de ce que les militaires appellent une Opint (opération intérieure), par opposition aux Opex (opérations extérieures), le plan Vigipirate prévoit 1 350 militaires à Paris plus 600 dans les régions. Les hommes impliqués dans ces opérations sont aujourd'hui chargés de remplacer les forces de police et de gendarmerie autour des lieux de culte et autres points sensibles.

S'y ajoutent deux dispositifs ininterrompus, mais dont la vigilance a été renforcée ces dernières heures : la posture permanente de sûreté aérienne (PPSA) et la posture permanente de vigilance maritime (PPVM). Ces deux dispositifs comptent 1 500 hommes. La défense reste relativement discrète sur l'ensemble de ces mesures qui pourraient être renforcées le cas échéant. Le président de la République devrait évoquer précisément le rôle confié aux militaires dans la phase actuelle, en se rendant le mercredi 14 janvier sur le porte-avions Charles de Gaulle en partance pour le Golfe arabo-persique, afin d'y présenter ses voeux aux forces armées.

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 08:55
Vigipirate « Attentat »: 1 100 militaires désormais engagés en Ile de France (actualisé 10 jan.)


10/01/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le samedi 10 janvier 2015, 250 militaires supplémentaires ont été engagés aux côtés des 850 militaires déjà déployés en région Ile de France dans le cadre du plan Vigipirate.

 

Provenant du 68èmerégiment d’artillerie d’Afrique de la Valbonne, du 1er régiment d’infanterie de marine d’Angoulême, du 126ème régiment d’infanterie de Brive-la-Gaillarde et du 132ème bataillon cynophile de l’armée de terre de Suippes, 250 militaires supplémentaires sont venus renforcer le dispositif de protection en Ile de France.

Ce sont donc aujourd’hui 1 100 militaires qui sont déployés en région parisienne aux côtés des forces de l’ordre pour assurer la sécurité de nos concitoyens au lendemain des prises d’otage qui ont marqué la journée du vendredi 9 janvier.

Dimanche 11 janvier, cet effectif sera porté à 1 350 militaires grâce au renfort de, 250 militaires supplémentaires en provenance du 40ème régiment d’artillerie de Suippes, du 16ème bataillon de chasseurs de Bitche, du régiment de marche du Tchad de Meyenheim et du 13ème régiment de génie de Valdahon.

Parallèlement, dans plusieurs villes de province les réserves du dispositif Vigipirate ont été engagées. Dimanche 11 janvier, ce sont donc près de 1900 militaires qui participeront au plan Vigipirate sur l'ensemble du territoire national.

 

Historique du déploiement :

Mercredi 7 janvier : dispositif permanent engagé en île de France. Effectif déployé: 450 militaires

Mercredi 7 janvier : dans la soirée, mise en place d’un renfort de 150 militaires en provenance du 21e RIMa (Fréjus), du 41eRT (Douai) et du 48e RT (Agen). Effectif déployé : 600 militaires.

Jeudi 8 janvier : mise en place d’un renfort de 250 militaires :

  • 2 unités élémentaires en provenance du 1er RCP (Pamiers) et du 8e RPIMa (Castres),
  • Activation d’un 3e état-major tactique destiné à commander les moyens engagés en renfort.

Effectif déployé : 850 militaires.

Samedi 10 janvier : mise en place d’un renfort supplémentaire de 250 militaires

Effectif déployé : 1 100 militaires

Dimanche 11 janvier : mise en place d’un renfort de 250 militaires

Effectif déployé : 1 350 militaires

 

La défense du territoire national est une priorité des armées françaises.

En dehors du Plan Vigipirate, 1 500 militaires sont engagés quotidiennement dans des missions permanentes de protection du territoire national et des Français, en métropole et outre-mer (missions de surveillance de l’espace aérien et des approches maritimes, de lutte contre les trafics, de protection de sites sensibles, etc.).

Pour remplir ces missions, l’armée s’appuie à la fois sur des dispositifs permanents et sur une capacité de réaction qui lui permet d'agir sous court préavis.

Vigipirate « Attentat »: 1 100 militaires désormais engagés en Ile de France (actualisé 10 jan.)
Vigipirate « Attentat »: 1 100 militaires désormais engagés en Ile de France (actualisé 10 jan.)
Vigipirate « Attentat »: 1 100 militaires désormais engagés en Ile de France (actualisé 10 jan.)
Vigipirate « Attentat »: 1 100 militaires désormais engagés en Ile de France (actualisé 10 jan.)
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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 13:55
Paris - Tour Eiffel - 8 janvier 2015

Paris - Tour Eiffel - 8 janvier 2015


9 janv. 2015 Ministère de la Défense

 

Dès le 8 janvier 2015, les armées ont renforcé le dispositif Vigipirate de surveillance de nombreux sites en Ile de France et d'assurer la protection des populations.

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