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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 13:55
photo ACMAT

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18.12.2014 Defesa Global

 

Volvo Group Governmental Sales (VGGS) comprising Renault Trucks Defense, ACMAT Defense,Panhard Defense, Volvo Defense and Mack Defense, announced the 1000th ALTV (Light Tactical Vehicle) lightweight multi-purpose tactical vehicle rolled off the production line.

The ALTV vehicle produced by ACMAT Defense has been sold to more than twenty countries since 2009. The 1000th unit is to be delivered before the end of the year.

The ALTV comes in single and double cabin pick-up, torpedo, command car, checkpoint and station wagon versions, and can adapt to a variety of missions including troop transport, border surveillance, reconnaissance, patrol, ambulance duties, firefighting, vehicle recovery, cargo transport, armored car role, etc.

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 11:56
photo Volvo Group

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08.09.2014 - par Alain Establier- SECURITY DEFENSE Business Review (n°111 - 9 sept 14)

 

SDBR : Renault Trucks Defense (RTD)* a successivement racheté Acmat puis Panhard ? S’agit-il d’une juxtaposition de filiales ou bien d’une intégration au groupe RTD, avec les économies d’échelle qui peuvent en résulter ?

 

SC : Il ne s’agit nullement d’une juxtaposition mais bien comme vous l’évoquez d’une intégration. Nous avons acheté Panhard dans le but de compléter notre gamme. Comme vous le savez, il s’agit d’un traditionnel leader mondial en matière de blindés légers et d’engins de reconnaissance en particulier. C’est un segment qui complète parfaitement la gamme de véhicules blindés légers et médians de RTD, grâce au savoir-faire mondialement reconnu de Panhard. En effet il peut en résulter des économies d’échelle, puisque Panhard peut désormais s’appuyer sur le Groupe Volvo en termes de R&D comme de composants, car la plupart des composants sont sur étagère au sein du Groupe. Enfin, les fonctions Corporate (Achats, RH, R&D) ont fusionné avec celles de RTD/ACMAT.

 

Etes-vous satisfaits de ces acquisitions et êtes-vous toujours en ligne avec les perspectives d’origine concernant ces deux entités ?

 

Bien sûr, nous assumons pleinement cette acquisition et en sommes contents. Il reste que le marché mondial est toujours extrêmement volatile et la concurrence impitoyable, en matière de défense comme dans la plupart des secteurs. Il s’agit donc d’un défi à relever et c’est le carnet de commandes qui nous donnera raison ou tort. Nous comptons sur les savoir-faire et la créativité des entités du Groupe, dont Panhard est justement un fleuron, pour remporter le challenge de la rentabilité.

 

Y a-t-il une spécialisation des sites industriels entre défense et sécurité ?

 

Il y a une histoire qui détermine logiquement des préférences. Par exemple, le VAB est traditionnellement un produit de Limoges. Limoges reste donc un acteur incontournable si l’on parle VAB et ce sont les lignes de production de Limoges qui ont fabriqué les cinq premiers exemplaires du  VAB MK3**, dont une première série pourrait sortir demain. De même, Fourchambault est un site historiquement dédié au maintien en condition opérationnelle, capable d’en assumer tous les savoir-faire depuis la réparation jusqu’à la reconstruction et même jusqu’au démantèlement. C’est le cas actuellement de la reconstruction de 80 VAB de l’Armée de Terre par an. Ceci étant, il y a au contraire la volonté de rendre tous les sites les plus interchangeables et complémentaires possibles pour assurer d’une part souplesse et flexibilité dans la production, mais aussi pour garantir la stabilité des ressources humaines à travers le transfert de certaines des charges. Actuellement la réalisation de programmes comme le MIDS***, qui est un produit d’origine RTD, est répartie entre Fourchambault et Marolles-en-Hurepoix, car ces partages de charge permettent de faire face à une période particulièrement difficile pour l’industrie de défense.

 

L’activité des matériels terrestres militaires est hautement concurrentielle. Comment pensez-vous garder vos parts de marché ?

 

Garder ses parts de marché est quelque chose d’illusoire. La vie économique est telle qu’il a toujours fallu justifier la confiance que nous faisaient les Etats auxquels nous nous adressions. Aujourd’hui c’est encore plus vrai. Nous devrons nous adapter à la demande export qui est notre planche de salut, compte tenu de la difficulté liée en particulier aux difficultés budgétaires de notre pays. Pour cela, nous avons développé des produits comme par exemple le VAB MK3 qui, compte tenu de leur rapport prix/performances, doivent intéresser de nouveaux acquéreurs. Un 6X6 apte à tous les contextes d’emploi à 50% du prix d’un 8X8 est une vraie alternative. Nous avons aussi des propositions en termes de MCO qui doivent nous donner l’avantage dans un certain nombre de cas, à l’exemple de ce que nous faisons avec les VAB et les VBL pour l’Armée de Terre française, permettant de prolonger la vie des équipements par un concept d’entretien pour toute la durée de vie de ce matériel, à coût maîtrisé.

 

La fin des espoirs sur Nexter et l’interdiction de votre maison-mère (Volvo) de faire des alliances avec des sociétés russes ne signent-ils pas de facto le début d’un désengagement prévisible des activités de défense ?

 

En aucun cas. Les activités de défense ont certes tendance à se stabiliser dans les pays occidentaux, pour des raisons que tous connaissent. Mais elles ont clairement tendance à la hausse dans les autres régions du Monde, aujourd’hui. Il n’est donc pas question d’oublier notre cœur de métier qui reste la Défense. En revanche, et c’est peut-être le sens de votre question, le domaine de la sécurité est une opportunité de développement qu’il convient de saisir, car il est très proche de nos activités traditionnelles. La sécurité a de beaux jours devant elle avec le changement de centre de gravité, dans beaucoup de pays, des dépenses de Défense en direction des dépenses de Sécurité. Au gré de l’évolution politique de nombreux pays vers la démocratie, les effectifs et les missions des forces armées ont tendance à baisser, au profit des effectifs et des missions des forces de sécurité. La consolidation des budgets de ces forces doit donc être mise à profit pour gagner des parts de marché dans ce «nouveau» domaine.

 

Envisagez-vous des diversifications en dehors de vos activités traditionnelles ?

 

La diversification réclame beaucoup de moyens financiers et humains, et personne ne nous attend sur d’autres secteurs d’activités…

 

Comment se portent donc vos marchés à l’export ?

 

Ils ont vocation à s’accroître ! Nous faisons face à une concurrence serrée, en particulier de la part des pays émergents dont le coût du travail est nettement inférieur au nôtre, avec la cohorte de questions que cela pose en termes de droit du travail ou de respect des droits de l’homme. Donc nous n’avons d’autre choix que de travailler dans les directions suivantes : innovation et rationalisation des coûts, montée en gamme et haut niveau d’intégration système. C’est ce que nous faisons lorsque, comme cette année, nous nous obligeons à des restructurations drastiques et à des coupes claires dans les budgets. La géopolitique ne nous est pas toujours favorable, comme vous l’avez suggéré dans une de vos questions précédentes, en raison de crises difficilement prévisibles. Néanmoins, de très nombreux prospects et de très nombreux projets sont en cours de traitement, et je reste optimiste dans la tourmente actuelle.

 

Vous venez d’être élu à la Présidence du GICAT. C’est un honneur que vous rendent les acteurs du marché avec cette nomination. Quelles sont vos ambitions pour le GICAT dans les deux ans ?

 

C’est en effet un grand honneur pour moi que ce choix de mes pairs pour présider le GICAT. Je vois deux actions majeures à conduire pour répondre à la situation actuelle. D’une part je veux trouver tous les moyens possibles pour que les entreprises du secteur de la Défense terrestre, notamment les PME, puissent trouver à l’export les débouchés qu’ils ne trouvent plus sur le marché français de la Défense, dont les budgets sont en diminution. D’autre part il faut que nous trouvions un équilibre entre Défense et Sécurité, autant dans les structures de gouvernance interne du GICAT que pour les actions vers les instances décisionnelles nationales et internationales. Nous devons nous positionner aujourd’hui en tirant parti du succès croissant d’Eurosatory, qui reste le premier salon de Défense terrestre du monde.

 

* RTD : http://www.renault-trucks-defense.com

** VAB Mk3: basé sur le concept du VAB,  c’est un modèle de 20 tonnes blindé en version 6x6, comme ses prédécesseurs, avec des capacités améliorées en matière de vitesse, de mobilité, de protection, d’habitabilité.

***MIDS : véhicule de maintien de l’ordre http://www.renault-trucks-defense.com/Securite/MIDS

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 13:55
Stefano Chmielewski élu président du GICAT

 

07.07.2014 GICAT

 

Lors de l’Assemblée Générale qui s’est tenue le mercredi 2 juillet à l’Ecole Militaire, Stefano Chmielewski, Président de Renault Trucks Défense (RTD), a été élu président du Groupement des Industries Françaises de Défense et de Sécurité Terrestres et Aéroterrestres (GICAT).

 

Stefano Chmielewski a rappelé que le Groupement doit maintenir son activité sur trois axes : la défense des intérêts du secteur terrestre, le développement des services pour ses membres, en particulier les PME, et le soutien à l’export pour les entreprises françaises, aussi bien dans la Défense que la Sécurité.

 

Sur proposition de Stefano Chmielewski, le conseil d’administration a décidé de nommer Christian Mons, son prédécesseur, président d’honneur du GICAT.

 

A propos de Stefano Chmielewski

 

Le Président Stefano CHMIELEWSKI est ingénieur diplômé de l’Ecole Polytechnique de Turin.

 

Après avoir été ingénieur commercial chez Fibronit et Coral France, il entre chez IVECO où, comme Directeur Export de 1986 à 1997, il est en poste en Algérie, en Egypte, en Italie, en Belgique et en Hollande avant de prendre la Direction Commerciale du Groupe.

 

Après avoir occupé de 1997 à 2001 les postes de Directeur Export puis de Directeur des Ventes chez Volkswagen, il occupe chez Renault Véhicules Industriels les postes de Vice-Président Marketing et Stratégie, avant de devenir Président et Directeur Général de Renault-Trucks de 2003 à 2012.

 

C’est grâce à cette carrière internationale qu’il maîtrise plusieurs langues (l’italien, le français, l’anglais, l’allemand, le hollandais et l’arabe).

 

Il est aujourd’hui Président de Renault Trucks Defense et de Panhard.

 

A propos du GICAT

 

Le GICAT (Groupement des Industries Françaises de Défense et de Sécurité Terrestres et Aéroterrestres) est un groupement professionnel créé en 1978 qui compte 185 adhérents représentant près de 260 membres, grands groupes, entreprises de taille intermédiaire (ETI), petites et moyennes entreprises (PME) qui couvrent un large spectre d’activités industrielles, de recherche, de services et de conseil au profit des forces militaires et civiles nationales et internationales impliquées dans la sécurité ou la défense terrestres ou aéroterrestres. Le rayonnement international du GICAT s’appuie sur le salon international EUROSATORY, organisé par sa filiale le COGES, ainsi que sur un certain nombre de salons de défense et/ou de sécurité à l’étranger.

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 07:30
Le VAB Mk3 en essais (crédits G Belan)

Le VAB Mk3 en essais (crédits G Belan)

 

 

23 juin, 2014 Guillaume Belan (FOB)

 

Dévoilé il y a tout juste deux ans (relire les articles de FOB ici et encore là), le dernier VAB (Véhicule de l’Avant Blindé) de Renault Trucks Defense (RTD) pourrait trouver son premier client cette année. C’est en tout cas ce qu’espère l’industriel français. Deux prospects existent aujourd’hui au Moyen Orient : Liban et Égypte. L’Arabie Saoudite a en effet décidé en décembre dernier durant une visite de François Hollande dans le royaume wahhabite, d’accorder plus de 2 milliard d’euros (3 milliards de dollars) pour l’acquisition d’armements français, afin de renforcer l’armée libanaise légitime face à l’axe Hezbollah, Iran et Syrie. Les propositions françaises vont être bientôt envoyées au Liban et doivent être avalisées par l’Arabie, sachant qu’il ne faut pas non plus froisser les israéliens (le VBCI aurait pour cette raison été rayé de la liste). Dans cette liste qui comprend hélicoptères, navires ou canon d’artillerie Caesar, se trouverait une centaine de VAB Mk3. Des camions Kerax ou Sherpa pourraient également être concernés. RTD aurait été particulièrement sollicité durant le salon Eurosatory sur ce sujet…

 

Le second prospect sérieux concernerait l’Égypte. L’armée égyptienne serait intéressée par plusieurs centaines de VAB Mk3. Un véhicule va bientôt partir de France pour débuter les essais à l’automne. L’Égypte souhaiterait disposer d’une version amphibie, qui est en développement chez RTD et devrait être disponible dès la fin de cette année.

 

Pour ces deux prospects, différentes versions du VAB Mk3 seront probablement choisies: transport de troupes, PC, munis d’une tourelle (du 7,62 mm jusqu’à du 20 voire 30 mm…) etc.

 

Enfin, fort du réseau de son actionnaire Volvo, RTD va également proposer le VAB Mk3 sous les couleurs de sa marque américaine Mack, afin (et à l’instar du Sherpa) de pouvoir bénéficier de la procédure américaine FMS (Foreign Military Sales).

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 07:40
Vue d’artiste de l’Atom crédits: RTD

Vue d’artiste de l’Atom crédits: RTD

 

9 avril, 2014 Guillaume Belan (FOB)

 

La presse suédoise s’était déchaînée il y a quelques jours à propos de la coopération entre la filiale française RTD, du groupe suédois Volvo, et le russe Uralvagonzavod (UVZ, constructeur du T-90) sur un projet de véhicule commun, l’Atom, suite aux évènements en Crimée. Accusant le groupe Volvo d’être susceptible fournir des équipements militaires aux russes, qui risqueraient de pouvoir être utilisés contre les soldats suédois.. Et bien la presse  suédoise a eu raison des dirigeants du groupe Volvo! Alors qu’initialement RTD pensait pouvoir continuer sa coopération avec UVZ malgré l’émois suédois, son actionnaire a annoncé « avoir mis en suspend sa coopération avec UVZ jusqu’à nouvel ordre ».

 

Le véhicule Atom, blindé de la classe des 30 tonnes, a été lancé durant le dernier salon « Russia Arms Expo » en septembre 2013 (relire l’article de FOB sur l’Atom ici), avec pour objectif de répondre à la fois aux besoins de remplacer les BTR-80 de l’armée russe mais également (voir essentiellement) à destination des marchés export de la Russie. L’Atom avait de réelles chances de succès, Moscou s’étant déclaré très intéressé par un châssis performant 8X8, véritable savoir-faire de RTD. L’engin devait être propulsé par le même moteur que celui le VBCI, développant plus de 600 chevaux. En jeu, des milliers de véhicules… Une coopération, qui auraient pu faire changer de dimension le groupe RTD.

 

Patatras!  RTD doit aujourd’hui s’asseoir sur ces très juteux prospects et ses ambitions.

 

Remarques et conséquences

 

- Si la décision de rupture de la coopération industrielle franco-russe est une sanction tout à fait envisageable, considérant les agissements de Moscou envers l’Ukraine, un pays voisin de l’Europe, il est tout de même regrettable et étonnant d’assister à une prise de position de manière isolée, avec une implication quasi-diplomatique, d’un industriel, orchestrée par la presse locale. Cela en dit long sur le processus décisionnel chez Volvo…

 

- C’est faire fi du débat européen sur les sanctions communes contre la Russie, en cours. Ce que la France, il est vrai avec des enjeux financiers considérables (le contrat BPC), se refuse de faire seule.

 

- Cette affaire va, à n’en pas douter, entacher l’image de RTD en France, notamment auprès des autorités étatiques. Car le message est dorénavant clair: les décisions de RTD sont bien prises à Stockholm et non à Paris. Où les conceptions des problématiques de défense industrielle sont bien divergeantes…. Ce qui pose la question, in fine, du rôle que pourrait jouer RTD dans la restructuration industrielle du terrestre en France… Il serait tout de même très douteux que Paris accepte au final de devoir dépendre, sur un secteur stratégique (l’équipement des forces terrestres), d’un groupe étranger et frileux. Un épisode fâcheux mais éclairant.

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 11:50
Volvo suspends Russia tank project over Ukraine 'uncertainty'

 

April 07, 2014 Spacewar.com (AFP)

 

Stockholm - Volvo on Monday said it had suspended a project to build an armoured infantry fighting vehicle with a Russian company due to uncertainty over the Ukraine crisis.

 

Renault Trucks Defense, which is owned by the Swedish truck manufacturer, in February 2013 signed an agreement to develop a combat vehicle with Russia's state-owned Uralvagonzavod.

 

But the project has been reconsidered due to concerns the Swedish government would veto the deal as the West seeks to isolate Moscow over its annexation of Crimea.

 

The vehicle, named Atom, would use a Volvo motor and so would require approval from Stockholm.

 

"As we see many uncertain factors around a possible collaboration, we have suspended our cooperation agreement until further notice," Volvo spokesperson Karin Wik told AFP, without giving further details.

 

The agreement was meant to last until March 2015, she added.

 

Sweden is not part of NATO, whose members have yet to block weapons sales to Moscow over its intervention in Ukraine but have suspended military cooperation.

 

Sweden has been outspoken against Russia's annexation of Crimea.

 

Swedish daily Dagens Industri wrote last week that Stockholm's "policy is clear: Swedish companies shouldn't furnish the Russian military or defence industry with military equipment that risks being used against Swedish troops."

 

Last September a mock-up of the Atom was shown at a Russian arms fair, according to several specialist publications.

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 11:55
Photo N. Eshel

Photo N. Eshel

Le groupe français Renault Trucks Defense souhaite équiper le véhicule blindé russe Atom d'un moteur diesel de plus de 600 chevaux

 

02/04/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr (AFP)

 

Détenu par le groupe suédois Volvo AB, Renault Trucks Défense, qui a noué un partenariat avec le russe Uralvagonzavod en vue de développer un véhicule blindé de 32 tonnes, pourrait se voir interdire de poursuivre cette coopération par Stockholm.

 

La crise ukrainienne pourrait avoir finalement raison d'un projet de partenariat franco-russe dans le domaine des blindés à cause... de la Suède. Détenu par le groupe suédois Volvo AB, le groupe spécialisé dans l'armement terrestre Renault Trucks Défense (RTD), qui a noué un partenariat avec l'entreprise publique russe Uralvagonzavod (UVZ) en vue de développer un véhicule blindé 8x8 de 32 tonnes, pourrait se voir interdire de poursuivre cette coopération industrielle par le gouvernement suédois.

Pourquoi ? Selon le quotidien économique suédois "Dagens Industri", "la politique (en Suède, ndlr) est claire : les entreprises suédoises ne doivent pas fournir l'armée russe ou l'industrie russe de la défense avec du matériel militaire qui risquerait d'être utilisé contre les soldats suédois". "Le projet marque le pas puisque la situation politique est celle que vous connaissez, mais ça ne veut pas dire que ça s'arrête", a confirmé ce mercredi le directeur du marketing et des coopérations industrielles de RTD, Marc Chassillan. Le groupe français souhaite équiper le véhicule blindé russe Atom d'un moteur diesel de plus de 600 chevaux couplé à une transmission automatique (750 km d'autonomie). Soit une vitesse de plus de 100 km à l'heure.

 

Un projet compromis ?

"Dagens Industri" affirmait mercredi que l'avenir du véhicule blindé était compromis. "Comme les autres, nous sommes totalement soumis aux autorisations que les gouvernements voudront bien nous donner", a rappelé Marc Chassillan. "Si le gouvernement suédois dit : on ne fournit pas le moteur, nous nous plierons aux décisions du gouvernement", a-t-il précisé, sans confirmer les informations du journal suédois sur le choix du moteur.

RTD a signé avec UVZ au salon de l'armement IDEX d'Abu Dhabi (Émirats Arabes Unis) en février 2013. L'entreprise publique russe, qui produit notamment le fameux char T-90, avait annoncé un "accord de coopération" avec RTD sans donner de détails. Le groupe français n'avait alors pas communiqué. En septembre, diverses publications et sites spécialisés dans l'armement avaient montré une maquette d'un véhicule blindé (destiné à remplacer les BTR-80) conçu par les deux entreprises. Elle a été présentée en septembre dernier au salon de l'armement Russia Arms Expo de Nijni Taguil.

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 07:55
Photo N. Eshel

Photo N. Eshel

Au salon « Russia Arms Expo 2013 » Renault Trucks Défense et le russe Uralvagonzavod (UVZ) avait dévoilé une maquette à l’échelle 1 d’un tout nouveau concept de véhicule blindé baptisé Atom 8x8 - RTD / UVZ
 

02/04 Par Arielle Goncalves – LesEchos.fr

 

Renaut Trucks défense est confronté à une absence de livraisons en France pendant cinq ans. Son projet de blindé russe pourrait être compromis par la crise ukrainienne.

 

« Le groupe va devoir faire face à un trou de cinq ans dans ses livraisons». En charge du marketing et des coopérations industrielles de l’activité défense du groupe Volvo, Marc Chassillan, ne s’en cache pas : la loi de programmation militaire ne fait pas les affaires de Renault Truck Defense (RTD). Si le groupe est bien en lice pour plusieurs gros programmes de renouvellement de matériels terrestres, les contrats qui devraient en découler ne devrait pas se concrétiser avant 2019. Comment d’ici là atteindre l’objectif de 700 millions de chiffre d’affaires pour 2015 annoncé en 2012 ? Et qui, assure Marc Chassillan, reste maintenu. Pour le fabricant d’arment terrestre, récemment réorganisé en groupe multimarques (Renaut trucks, Acmat et Panhard) deux pistes s’imposent : développer plus avant son activité « maintien en conditions opérationnelles » (MCO) et ses ventes à l’export.

L’activité de maintenance des véhicules militaires déjà en service (MCO) représente aujourd’hui « environ un tiers » du chiffre d’affaires France de RTD, lequel pèse pour « une grosse moitié de son activité », confie Marc Chassillan, sans plus de précision sur les chiffres. « Un socle  vital » que le groupe « souhaite faire prospérer en se tenant à l’affût de toute nouvelle décision d’externalisation » émanant de l’armée. Et ce d’autant plus « que les 1.600 VBL (blindés légers) actuellement utilisés par l’armée française sont en mauvais état », constate le groupe qui, pour l’armée française, prend déjà soin de 4.000 véhicules VAB (véhicules de l’avant blindé) ainsi que des pièces de rechange de 8.500 camions sur son site de Fourchambault (Nièvre).

 

Dans ambitions en pologne, un projet russe qui « marque le pas »

Pour l’heure cependant, dans ce domaine comme sur la plupart des dossiers chauds qui le préoccupe, le groupe reste suspendu aux décisions de l’Etat. Ainsi, le groupe, sollicité dans le cadre de l’appel d’offre restreint lancé dans le cadre du programme Scorpion de modernisation de l’armée de terre, prétend être dans le flou en ce qui concerne le calendrier et l’évolution de « cette sollicitation sans délai ». Même « manque de visibilité » concernant le contenu et l’évolution du contrat d’armement en cours de négociation entre Paris et Beyrouth, alors que selon nos informations, des VBL de Renault Trucks Défense figureraient dans la liste des matériels retenus par le Liban et l’Arabie Saoudite, son soutien financier.

Renault Trucks Defense se veut, en revanche, un peu plus précis sur ses ambitions en Pologne, un pays qui contrairement à la plupart des Etats européens a décidé d’augmenter son budget militaire. Nous sommes intéressés par deux à trois programmes lancés par Varsovie, et portant sur des véhicules de reconnaissance et des blindés, reconnaît-il.

En Russie cependant, son projet de développement d’un blindé avec l’entreprise publique Uralvagonzavod (UVZ) pourrait faire les frais de la crise ukrainienne. « Le projet marque le pas puisque la situation politique est celle que vous connaissez, mais ça ne veut pas dire que ça s’arrête », a indiqué Marc Chassillan, après la publication ce mercredi par le quotidien économique suédois Dagens Industri d’informations selon lesquelles le gouvernement suédois pourrait opposer un veto à ce projet.« Si le gouvernement suédois dit: on ne fournit pas le moteur, nous nous plierons aux décisions du gouvernement », a rajouté Marc Chassillan. Pour mémoire, RTD avait signé avec UVZ au salon Idex de l’armement à Abou Dhabi (Emirats Arabes Unis) en février 2013 ce qu’UVZ avait alors présenté comme un « accord de coopération », sans plus de détails. En septembre, diverses publications et sites spécialisés dans l’armement avaient montré une maquette d’un blindé 8x8 conçu par les deux entreprises et qui devait être motorisé par le groupe de défense suédois, l’Atom, présentée au salon de l’armement Russia Arms Expo de Nijni Taguil.

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 07:40
French-Russian tank project on hold due to Ukraine crisis

 

April 02, 2014 Spacewar.com (AFP)

 

Paris - Renault Trucks Defense said Wednesday its project to develop an armoured infantry fighting vehicle together with a Russian manufacturer is on hold due to the Ukraine crisis.

 

"The project is on hold because of the political situation, but that is not saying it has been halted," RTD marketing director Marc Chassilian told journalists in Paris.

 

The project to develop the wheeled combat vehicle named Atom with Russia's state-owned Uralvagonzavod (UVZ) is at risk due to its use of a Volvo motor, the Swedish daily Dagens Industri said Wednesday.

 

RTD is owned by Swedish truck manufacturer Volvo AB, and the use of the Volvo motor requires Swedish government approval.

 

The newspaper wrote that there is a risk the government would now veto the deal as "its policy is clear: Swedish companies shouldn't furnish the Russian military or defence industry with military equipment that risks being used against Swedish troops."

 

Sweden is not part of NATO, whose members including France have yet to block weapons sales to Moscow over its annexation last month of the Crimea from Ukraine. NATO members have suspended military cooperation with Russia, however.

 

RTD and UVZ signed in February 2013 at the Idex arms show in Abu Dhabi what the Russian company calls a cooperation agreement to jointly develop the Atos.

 

Neither company has provided any details.

 

Last September a mock-up of the Atom was shown at a Russian arms fair, according to several specialist publications.

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 19:55
Un VLRA et un ALTV de RTD dans l'armée malienne (crédits: G Belan)

Un VLRA et un ALTV de RTD dans l'armée malienne (crédits: G Belan)

 

27 mars, 2014 Guillaume Belan (FOB)

 

Suite au départ de Gérard Amiel, PDG de Renault Truck Défense (RTD) (relire l’article de FOB ici) l’actionnaire Volvo en a profité pour réorganiser son activité défense-sécurité. Lancée début d’année, la nouvelle structure se met actuellement en place. Pour faire simple, il a fusion entre les structures RTD et Volvo Governmental Sales (VGGS). Désormais, une seule structure, plus légère, dirigée par Stefano Chmielewski, le président de VGGS, qui récupère de facto RTD. C’est donc un mouvement de simplification des activités de Volvo concernant l’ensemble des ventes aux états, ce qui correspond aux activités sécurité et défense du groupe (Volvo défense, RTD, ACMAT, Panhard, Mack…), accompagné d’un mouvement de rationalisation du management.  Le comité de direction passe d’une vingtaine de membres à seulement sept, mais surtout  « il n’y a plus aucune cloison entre les marques » confiait le directeur de la communication et du marketing du groupe Marc Chassillan. En bref, cela signifie, un seul service commercial pour l’ensemble des marques du groupe, un seul bureau d’étude, un seul service achat… Les commerciaux vont donc vendre sous la même casquette, les produits Volvo, Mack ou RTD. Une unité dans le management et dans le fonctionnement du groupe, toutes les anciennes équipes sont donc mélangées et travaillent sous une seule bannière.

 

RTD aujourd’hui c’est un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros, avec l’ambition d’atteindre les 700 rapidement. Le client principal demeure la France (PVP ou VBL, mais aussi châssis du Caesar et VBCI, et bientôt VBMR et EBRC). La France est également le pays où est l’essentiel des effectifs du groupe (environ 1000), avec trois sites de production (Saint Nazaire, Marolles-en-Hurepoix et Limoges), plus quelques autres sites spécialisés (Fourchambault pour le MCO…).

 

Mais VGGS/RTD marche aussi bien à l’export, qu’il s’agisse du marché Australien ou nord-américain avec les camions militarisés Mack (U.S, Canada, Mexique), ou en Afrique, avec les produits ACMAT (Bastion, VLRA, ALTV…), surfant sur la « vague Serval » (Mali, Burkina, Tchad, Côte d’Ivoire, Sénégal… relire l’article de FOB ici). Cette mise en commun des entités du groupe Volvo permet également de lisser l’activité des sites de production. Ainsi, la chaîne d’assemblage Panhard de Marolles-en-Hurepoix, qui a rencontré une baisse importante de son activité suite à la fin des livraisons des PVP, a-t-elle récupéré la construction d’autres véhicules (ALTV ou MIDS).

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 00:01
Blindés : changement à la tête de Renault Trucks Defense

 

21/11 Par Alain Ruello - LesEchos.fr

 

Le PDG, Gérard Amiel, a été démis de ses fonctions. Il sera remplacé par Stefano Chmielewski.

 

Renault Trucks Defense (RTD), la filiale armement française de Volvo spécialisée dans les blindés légers, va changer de PDG : Gérard Amiel a en effet été démis de ses fonctions, selon nos informations qui confirment celles de la lettre spécialisée TTU. L’annonce de son remplacement va être faite aux salariés ce vendredi. C’est Stefano Chmielewski, son supérieur hiérarchique, responsable des ventes gouvernementales du fabricant de camions suédois et qui coiffe à ce titre Renault Trucks Defense qui va prendre en direct la direction de l’entreprise.

 

Outre les camions militaires de Renault Trucks, RTD inclut les marques Acmat et Panhard. La société a réalisé en 2012 un chiffre d’affaires de 350 millions d’euros.

 

Un moment important pour l’entreprise

 

Cela fait quelques jours déjà que la rumeur du départ de Gérard Amiel circule dans le milieu de l’armement terrestre. L’intéressé n’était d’ailleurs pas présent sur le stand de RTD à Milipol, le grand Salon de la sécurité, cette semaine à Villepinte, au nord de Paris. En interne, on évoque des « divergences sur le management » avec Stefano Chmielewski, qui n’a pas souhaité commenter.

 

Gérard Amiel ne sera resté que deux ans et demi en poste. Ancien responsable des ressources humaines de Renault Trucks France, il avait été nommé en lieu et place de Serge Perez, lui-même sanctionné pour avoir perdu, après une compétition homérique, un contrat de camions face au tandem Iveco-Lohr.

 

Le changement de PDG de RTD intervient à un moment important. Début 2014, la DGA va, en principe, lancer l’appel d’offres pour le remplacement des blindés VAB, Sagaie et AMX-10 RC de l’armée de terre, dans le cadre du grand programme Scorpion. D’ici là, RTD et Nexter doivent s’entendre pour prolonger leur alliance qui arrive à échéance mi- décembre, s’ils veulent formuler une réponse unique.

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 16:55
L'armée de terre a reçu le tiers de ses VBCI

 

15/06/2010 Jean Guisnel Défense ouverte - Le Point.fr

 

Les sociétés Nexter Systems et Renault Trucks Defense (groupe Volvo) viennent de livrer à l'armée de terre le 200e véhicule blindé de combat d'infanterie (VBCI). Le dernier des 630 exemplaires commandés par la Direction générale pour l'armement sera livré en 2015. Cet énorme engin (30 tonnes, 8 roues motrices, 100 km/h de vitesse de pointe) est livré en diverses versions. La plus nombreuse, avec 520 exemplaires, est la VCI (véhicule de combat d'infanterie), qui peut emporter 11 combattants équipés et est dotée d'un canon de 25 mm. L'autre version est la VPC (véhicule poste de commandement). Y compris le développement et l'industrialisation, le programme a coûté 2,86 milliards d'euros, soit 4,53 millions d'euros pièce. Belle bête ! À ce stade, le VBCI n'a pas trouvé de client à l'exportation, la compétition au Royaume-Uni ayant été perdue contre le Piranha, de Mowag.

 

Opérationnel depuis septembre 2008 au 35e régiment d'infanterie de Belfort, le VBCI sera en Afghanistan dans les prochaines semaines avec cette unité. Selon plusieurs experts militaires consultés par Le Point, ce gros véhicule est peu adapté aux conditions difficiles du terrain afghan, dont les voies sont souvent très étroites. Mais l'engin devrait apporter un sentiment de sécurité aux soldats de la brigade La Fayette, à tout le moins tant qu'ils seront à l'abri de sa caisse. Le second régiment doté du VBCI est le 92e régiment d'infanterie de Clermont-Ferrand, qui aura reçu à l'été la totalité de ses 64 véhicules de dotation. Ensuite, les régiments seront dotés au rythme d'un par année scolaire, le prochain devant être le 1er régiment de tirailleurs d'Épinal.

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