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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 11:55
photo Peter Bastiaans - Safran

photo Peter Bastiaans - Safran

 

23-01-2016 Par Vincent Lamigeon – Challenges.fr

 

L'armée française va commander 14 drones tactiques Patroller à Sagem, filiale de Safran. Un coup de théâtre, tant le Watchkeeper de Thales a longtemps été donné ultra-favori.

 

Un coup de théâtre. Après deux ans d’une compétition farouche entre deux champions français de la défense, c’est finalement le drone Patroller de Sagem (groupe Safran) qui a remporté l’appel d’offres pour le renouvellement des drones tactiques de l’armée de terre, face au Watchkeeper de Thales. Le contrat, de 300 millions d'euros environ en intégrant la maintenance des appareils sur dix ans, prévoit la livraison à partir de 2018 de 14 drones : deux systèmes de cinq appareils chacun, et quatre drones pour l’entraînement et la formation. Ces appareils remplaceront les vieux Sperwer de l’armée de terre, déjà fabriqués par Sagem.

Comment le Watchkeeper, grand favori de la compétition, a-t-il pu se faire coiffer ainsi au finish ? Le drone de Thales semblait pourtant avoir tous les atouts en main : basé sur une cellule israélienne (le Hermes 450), il est développé et assemblé par la filiale britannique de Thales, ce qui cadrait parfaitement avec les traités de coopération militaire de Lancaster House, signés en 2010 par la France et le Royaume-Uni. Il était déjà en utilisation en Grande-Bretagne, qui l’avait déployé un temps en Afghanistan. L’armée de terre ne jurait que par lui, voyant d’un mauvais œil le lancement d’un appel d’offres impliquant le Patroller.

 

Victoire sur le terrain

Le 22 octobre 2014, le chef d’état-major des armées lui-même, le général Pierre de Villiers, ne faisait pas mystère de sa préférence : "Je préconise le Watchkeeper, que j’ai vu à l'œuvre en Afghanistan, et qui est le fruit de la coopération menée dans le cadre des accords de Lancaster House", assurait-il devant les sénateurs de la commission de défense.

Le Patroller de Sagem, drone basé sur le motoplaneur S-15 de l’allemand Stemme, a finalement renversé la vapeur. Plus que sur le prix, de même ordre chez les deux rivaux, la différence semble s’être faite sur le terrain. "Suite à 18 mois de tests, il y a eu un consensus entre la DGA et l’armée de terre sur le fait qu’il était largement supérieur, assure un proche du dossier. La performance de la boule optronique, avec des images parfaites, a bluffé l’armée de terre." Le fait que le Patroller puisse voler au-dessus du territoire national a aussi été un critère déterminant : Sagem avait organisé une campagne d’essais fin 2014, une vingtaine de vols à proximité de Toulouse pour tester l’insertion du Patroller dans l’espace aérien civil.

 

Un drone en grande partie made in France

Le Patroller présentait un autre avantage : plus de 80% de sa valeur ajoutée est réalisée en France, contre 30% environ pour le Watchkeeper. Seule la cellule est allemande : la R&D est basée à Eragny, les boules optroniques sont conçues à Dijon, les caméras infrarouges à Poitiers, les cartes électroniques à Fougères (Ille-et-Villaine) et l’intégration finale et le segment sol à Montluçon (Allier). 300 emplois étaient ainsi, directement ou indirectement, liés au choix du Patroller. Toute la chaîne d’information est française, à l’inverse du Watchkeeper, équipé d’une boule optronique conçue par l’israélien Elbit Systems. "Le made in France n’était pas un critère de choix, mais si l’emploi et les compétences sur le territoire national se développent, c’est une bonne chose", explique-t-on au ministère de la défense.

Sagem pourra aussi s’appuyer sur la commande française pour ses campagnes export. Le Sperwer avait été vendu à 6 pays, dont la France, les Pays-Bas et le Canada (150 drones en tout). L’industriel français espère exporter son successeur en Egypte et en Asie notamment, l’appareil pouvant être dédié à des missions militaires, gouvernementales (douanes, surveillance de frontières…) ou civiles.

 

La France a encore du retard

La filière française des drones rattrape-t-elle pour autant son retard sur le segment des drones militaires, ultra-dominé par les Etats-Unis et Israël ? On en est loin. Des années d’incurie partagée entre les industriels, les militaires et les politiques ont abouti à une dépendance des  forces françaises envers les groupes étrangers. Sur le segment des drones MALE (plus gros et dotés de performances supérieures aux drones tactiques type Patroller), l’armée de l’air utilise ainsi au Sahel trois drones Reaper achetés à l’américain General Atomics, la DGA ayant commandé deux autres systèmes de trois drones.

La France, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie ont bien lancé un projet de drone de surveillance européen rassemblant Dassault, Airbus Group et Finmeccanica, mais l’horizon du projet (passé de 2020 à 2025) est trop lointain pour être vraiment crédible. L’Europe est heureusement bien plus avancée sur le programme de drone de combat Neuron, développé par Dassault, à la tête d’une équipe d’industriels (Airbus, Saab, Alenia, HAI, Ruag…). Le prototype de ce drone furtif, dont la signature radar est celle d’un oiseau, est actuellement en phase d’essais en Suède. Il a tiré ses premières bombes d’essai en septembre, selon le blog le Mamouth.

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 17:55
Drone Patroller - photo RP Defense

Drone Patroller - photo RP Defense

 

20 novembre 2015 Usine Nouvelle (Reuters)

 

Safran et Thales devraient savoir à la fin de l'année laquelle de leurs solutions a été sélectionnées par l'armée française. Le Watchkeeper ou le Patroller de Sagem devrait donc équiper l'armée de terre française entre 2017 et 2019.

 

Les deux champions français de l'électronique de défense, Safran et Thales, sauront à la fin de l'année lequel de leurs drones tactiques sera choisi pour accompagner les interventions au sol de l'armée française, en particulier en Afrique où progresse Daech.

Pour le Patroller de Sagem (groupe Safran), cet appel d'offres à 500 millions d'euros pour fournir 28 drones tactiques, est celui de la dernière chance.

Confrontée à l'urgence opérationnelle, la France aurait bien voulu a priori se baser sur le traité franco-britannique de Lancaster House, signé il y a tout juste cinq ans et choisir sans plus attendre le drone Watchkeeper développé par Thales dans les deux pays.

Mais c'était sans compter sur la législation européenne sur les marchés publics de défense européenne qui requiert un appel d'offres.

"On ne savait pas justifier un achat de gré à gré d'un drone Watchkeeper alors qu'il y avait plusieurs offres européennes qui répondaient au besoin", a-t-on reconnu au ministère de la Défense, signalant que la décision attendue initialement courant novembre était désormais prévue fin 2015.

Le Watchkeeper ou le Patroller de Sagem devrait donc équiper l'armée de terre française entre 2017 et 2019, tandis qu'Airbus Group n'a pas présenté de dossier dans les délais.

 

Des "boules optroniques"

Le déploiement de l'armée française en Afrique, en particulier dans la bande sahélo-saharienne, où elle traque des groupes armés comme Boko Haram, rallié à Daech, rend crucial le remplacement des drones Sperwer de Sagem, vieillissants.

"En Afrique, les distances sont encore plus grandes et il faut donc des moyens de renseignement, de surveillance et de reconnaissance encore plus performants", résume-t-on au ministère français de la Défense.

Mais le fait que Daech tende à se mêler à la population rend très utile les "boules optroniques" des drones comme celle du Patroller de Sagem, un équipement de détection sophistiqué qui permet de distinguer à plusieurs kilomètres si un individu porte une kalachnikov ou un simple panier à provisions.

"Cet équipement est très utile (...), en particulier en environnement urbain pour éviter tout dommage collatéral. Les combattants sont sur des pick-ups et les cibles sont éphémères", explique Hervé Bouaziz, responsable de la stratégie et du développement commercial chez Sagem.

Les drones tactiques, réservés aux interventions au sol, peuvent voler jusqu'à 15 heures d'affilée à 3.000 mètres d'altitude, après avoir décollé de quasiment n'importe où, voire être catapultés, et ne nécessitent que deux heures pour être activés.

Ils complètent les drones de surveillance MALE (Moyenne altitude longue endurance) qui peuvent rester en l'air entre 24h et 48h à 10.000 mètres. Ces drones sont de véritables petits avions, pesant jusqu'à 1,5 tonne, soit trois fois plus qu'un drone tactique, et nécessitant une piste préparée.

La maîtrise des technologies des drones tactiques de bout en bout est cruciale pour éviter de faire monter la facture.

"Le problème des drones est qu'ils génèrent d'autres besoins. Du coup, l'idée qu'ils sont plus économiques (..) est fausse", résume Alix Leboulanger, analyste chez Frost & Sullivan, faisant la comparaison avec un avion piloté.

Les équipes opérant le drone peuvent totaliser plusieurs dizaines de personnes et les pertes de drones tactiques, qui volent très bas, sont plus fréquentes que celles de drones MALE.

 

De l’autre côté de la colline

L'embuscade de la vallée d'Uzbin, en Afghanistan, qui avait coûté la vie à 10 soldats français en août 2008, est souvent citée comme l'élément déclencheur du besoin de renouvellement des drones tactiques.

"Si vous êtes dans une vallée, vous avez souvent besoin de savoir ce qui se passe de l'autre côté de la colline. Le drone tactique vole relativement bas, au plus près du champ de bataille", souligne Massi Begous, spécialiste de l'aérospatiale et de la défense au sein du cabinet Roland Berger.

 

Watchkeeper - photo Thales Group

Watchkeeper - photo Thales Group

L'armée de terre britannique avait de son côté largement utilisé en Afghanistan le Watchkeeper de Thales.

"En Afghanistan, il n'y avait pas un convoi, pas une base de soldats britanniques qui n'étaient pas surveillés par des drones tactiques", rappelle Pierre Eric Pommelet, chargé des systèmes de mission de défense chez Thales.

Mais ce que la France veut éviter par dessus tout, c'est le fiasco des drones MALE qui a conduit, après des années d'atermoiements, à l'achat "sur étagère" de 12 drones américains Reaper que l'armée française ne peut pas faire ni décoller, ni atterrir, n'ayant la main que pendant la phase de vol.

Les drones tactiques représentent environ 38% de la flotte mondiale de drones, estime Frost & Sullivan. Au total, le marché du drone militaire, tous types confondus, pourrait rapporter 2,4 milliards de dollars d'ici 2020 contre 1,6 milliard actuellement.

Dans un marché du drone tactique largement dominé par les Etats-Unis et Israël, l'industrie européenne a du mal à proposer une technologie mature, exportable et accessible financièrement, soulignent des analystes.

"Le marché du drone tactique en général à l'export n'est pas totalement mature", reconnaît un industriel.

Il existe toutefois des prospects comme la Pologne, ou des pays du Moyen-Orient et d'Asie du Sud-Est, pour des utilisations souvent plus civiles que militaires, comme la surveillance de la piraterie et de l'immigration illégale le long des côtes.

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 11:50
photo British Army

photo British Army

 

04.11.2015 par Aerobuzz.fr

 

Le ministère britannique de la défense confirme qu’un drone Watchkeeper s’est écrasé, à l’atterrissage, le 2 novembre 2015, lors d’un vol d’entrainement. L’accident s’est déroulé sur le terrain militaire de Boscombe Down (Grande-Bretagne) où sont basés 8 Watchkeeper.

Suite de l’article

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 17:50
photo Richard Seymour Thales UK

photo Richard Seymour Thales UK

 

Nov 3, 2015 defence-blog.com

 

An unmanned UK Army spyplane has crashed landed at MOD Boscombe Down. The Ministry of Defence confirmed that the Watchkeeper drone — one of eight currently being tested from the base — suffered extensive damage last night. The £1.2billion fleet of drones is under testing and it is expected to come into operation in 2017. Nobody was injured in the incident and an investigation has been launched.

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 08:50
photo WB Electronics S.A.

photo WB Electronics S.A.

 

October 28, 2015: Strategy Page

 

The British Army WH450 Watchkeeper UAV acquired weapons (Hellfire and smaller missiles) in 2015. Britain finally got Watchkeeper, its own locally made large UAV operational in late 2013 and since 2014 some have been seen in Afghanistan. This has been a long time coming because it was back in 2006 that the British began developing the Watchkeeper UAV and by 2010 got one airborne for the first time. The Watchkeeper 180 and the Watchkeeper 450 are both based on Israeli designs (the Hermes 180 and 450). The two Watchkeepers were supposed to be ready for service in 2010, but various problems delayed that until the end of 2013. The smaller 180 model was dropped and work continued on the Predator sized 450.

 

The Watchkeeper 450 is a 450 kg (992 pound) aircraft with a payload of 150 kg. It was always capable of carrying Hellfire missiles, as the Israeli Hermes 450 it is based upon is able to carry two Hellfire type missiles. Until 2015 Watchkeeper did not have a weapons capability but that changed as it became clear that armed UAVs were very useful battlefield weapons. The Watchkeeper is also designed to carry two extra fuel tanks under its wings as well as a radar in addition to the usual day/night vidcams. Each of these radar pods or fuel tanks weighs more than the 50 kg (110 pound) Hellfire missile.

 

The Watchkeeper 450 is 6.5 meters (20 feet) long and has an 11.3 meter (35 foot) wingspan. It can stay in the air for up to 20 hours per sortie and fly as high as 6,500 meters (20,000 feet). The Hermes 450 is the primary UAV for the Israeli armed forces, and twenty or more were in action each day during the 2006 war in Lebanon and even more during the 2008 and 2014 operations in Gaza. Thirty Watchkeeper 450s have already been delivered to the British Army, with a 24 more on order.

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 07:50
photo Richard Seymour Thales UK

photo Richard Seymour Thales UK

 

October 23, 2015: Strategy Page

 

In October 2015 Britain finally overcame opposition by civil aviation bureaucrats and was allowed to fly military UAVs (Unmanned Aerial Vehicles) in Britain. Just once. As a test. This was a major breakthrough because such restrictions in Europe have severely limited development and use of military UAVs. For example the British military has been developing Watchkeeper UAV since 2006 but has not been able to use it in Britain. This aircraft is based on the Israeli Hermes and is a 450 kg (992 pound) aircraft with a payload of 150 kg. It can also carry Hellfire missiles for support of troops in Afghanistan. This UAV is already designed to carry two extra fuel tanks under its wings. Each of these fuel tanks weighs more than the 50 kg (110 pound) Hellfire missile. The Watchkeeper is 6.5 meters (20 feet) long and has an 11.3 meter (35 foot) wingspan. It can stay in the air for up to 20 hours per sortie and fly as high as 6,500 meters (20,000 feet). The Hermes 450 is the primary UAV for the Israeli armed forces, and twenty or more were in action each day during the 2006 war in Lebanon.

 

As of late 2015 Britain had received 33 of the 54 Watchkeepers ordered but did not have any pilots for them. That’s because doubts about getting permission to fly in Britain (at least in civilian air space) caused the training program to be put on hold. But now the training is underway but it will take two years to produce 24 Watchkeeper operators and eventually a hundred will be needed to handle a force of 54 Watchkeepers. There are about half a dozen Watchkeeper operators, but these are trainers. Meanwhile Britain does have nearly a decade of experience using large UAVs (like Watchkeeper, Predator and Reaper), mainly in Afghanistan. The operators were trained in the United States initially and later in Britain. Most of the training can be done on simulators and British operators in training can practice in UAVs flying in the United States because the Predator and Reaper use a satellite link to communicate with the operator. Three Watchkeepers were sent to Afghanistan in 2014 and performed well.

 

In the United States and Western Europe air safety bureaucrats have long resisted calls to allow UAVs to be used for commercial purposes. In some European nations even military UAVs are heavily restricted from operating, even in air space controlled by the military. In other parts of the world UAVs are allowed to operate in civilian air space with no ill-effects. China has become an enthusiastic user of UAVs for monitoring pollution, crops and to do many other commercial jobs that previously were handled, at much high cost, by manned aircraft or space satellites. Israel does all that as well as flying UAVs through civilian air space just to get them where needed for some security or military situation. Israel is a small country and there’s not much choice. But the Israelis and Chinese also did the math and realized that UAVs are the real or even potential danger that American and European flight safety bureaucrats believe exists. That sort of thing does little to change the rules for UAVs in North America and Europe.

 

These policies can be expensive. In 2013 Germany cancelled plans to buy five RQ-4 UAVs, and wrote off $700 million in development costs, because they found it impossible to get permission from European Union aviation bureaucrats to operate these 14 ton UAVs in Europe. Called the Euro Hawk, this German version of the American RQ-4 was to be equipped with European electronics and serve as a long endurance recon aircraft. The problem was that European aviation authorities demanded extensive tests to ensure that the unmanned Euro Hawk could coexist with manned aircraft in European air space. It was determined that this process would cost over $800 million and there was no guarantee the UAV would be cleared to operate.

 

Flying has long been much safer than most people believed it to be. That paranoia has been extended to UAVs despite no lives lost to UAV collisions in Iraq, Afghanistan, or anywhere else. There is a potential danger with large (over 50 kg/110 pound) UAVs, as these are hefty enough to bring down manned aircraft. Yet in a decade of heavy use in Iraq and Afghanistan there has been one such collision for every 250,000 UAV flight hours. In the one incident so far there was no loss of life.

 

Despite the excellent safety record for UAVs in a combat zone, the fear of collisions has led to heavy restrictions on UAV use in disaster relief operations, which the military is often called upon for overseas and inside the United States. Right now the military must receive permission from the Secretary of Defense before using UAVs off the battlefield. That’s not really an issue at the moment because most recent disasters the military got involved in there were sufficient manned aircraft to look for survivors, assess damage, and so on. But overseas that is often not the case. Moreover disaster relief experts point out that in the early hours and days after a major disaster you can’t have too many eyes in the sky.

 

The one actual UAV collision took place in 2011 when a U.S. Army RQ-7 UAV and a U.S. Air Force C-130 transport collided. The RQ-7 hit a wing of the C-130, between the two engines. The RQ-7 was destroyed, while the C-130 had the skin of the front of that wing torn open and some of the interior spars bent. One of the props on the inboard propeller was destroyed (and that engine had to be turned off). But the C-130 was able to land safely, and parts and technicians were flown in to repair the C-130 where it was.

 

An RQ-7B Shadow 200 weighs only 159 kg (350 pounds), compared to 70,000 kg for a loaded C-130, so the outcome of this collision is not surprising. Shadow is small, being 3.5 meters (11 feet) long with a wingspan of 4.1 meters (12.75 feet). Most UAVs in the air over combat zones are even smaller. Indeed over 90 percent of them are the tiny two kilogram (4.4 pounds) Raven. Witnesses in Iraq and Afghanistan have seen a few of them destroyed, or simply knocked out of the air by a passing aircraft, usually a helicopter. Raven operators suspect that many of those that were lost for unknown reasons were similarly hit or caught in the backwash of low flying aircraft. A few have been seen getting attacked by birds. There have been very few recorded collisions.

 

The small, plastic, Raven would not do much noticeable damage to an aircraft. The pilots and crew of helicopters hit by Ravens apparently don’t notice it at all. After landing ground crews may notice a new dent and wonder where it came from. The Shadow collision was understandable because the Shadow is the largest UAV that often operates at low altitude (under 300 meters) and uses military airfields to land and take off.

 

In light of all this, the U.S. Army has developed a new radar system (GBSAA or Ground-Based Sense And Avoid) to increase safety for UAVs. GBSAA is mainly a software system using existing radars to track UAVs and manned aircraft and alert UAV operators when their UAVs are too close to other aircraft (manned or unmanned). GBSAA can be expanded to use transponders (which commercial aircraft have been using for a long time) and more flexible software. But the basic idea is to insure that UAV operators are no longer “blind” to what is in the air nearby. GBSAA had its first field test a year ago and it was a success. The first GBSAA was to be deployed in 2014 and five more bases will have it by 2016.

 

GBSAA will likely be more in demand by potential civilian UAV users. Battlefields have much lower safety standards than civilian air space, what with all those artillery and mortar shells, plus the bullets and rockets. But civilian air space has a lot of small aircraft and helicopters, so UAVs are generally banned. GBSAA could change that and make battlefields safer as the UAV traffic becomes denser.

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 12:50
Thales’s Watchkeeper achieves another first in aviation history

 

October 15, 2015 Thales Group

 

Thales announced that for the first time, Watchkeeper Unmanned Aircraft System (UAS) was successfully flown alongside manned aircraft in controlled civil airspace. Watchkeeper, the only certified platform of its class able to undertake such a flight, was central to the success of the trial.

 

Key points

  • First flight for an UAS in non-segregated air space, alongside commercial aircraft.

  • Watchkeeper is the only airworthy UAS of its class certified to fly in both civilian airspace and restricted military airspace.

  • The Project CLAIRE flight demonstration is a collaborative effort under Europe’s SESAR UAS demonstration programme.

 

The flight took place on Wednesday 30 September and saw Watchkeeper fly from West Wales Airport into civil controlled airspace for an hour, where it was successfully managed by NATS, the UK air navigation services provider, for the first time.

The flight forms part of Project CLAIRE, a collaboration between Thales, NATS, the Dutch National Aerospace Laboratory NLR, the UK Ministry of Defence (MOD) and the UK Civil Aviation Authority (CAA) and was joint funded by the SESAR Joint Undertaking.

This new breakthrough is once more an innovative step for Watchkeeper, the largest single European UAS programme, having already been the first UAS of its type to be awarded a Release to Service (RTS) or equivalent in Europe.

Its type assurance and certification allows Watchkeeper to fly in non-segregated airspace, a certification pedigree that is transferable to regulatory authorities within other NATO member countries and the European Aviation Safety Agency. 

Using Watchkeeper, this aviation first will help develop the necessary operational and regulatory conditions to support a growing need for unmanned aircraft system to be used in commercial, search and rescue, homeland security tasks, critical infrastructure and border protection.

Air Commodore Pete Grinsted, Head of Unmanned Air Systems Team at the MOD’s Defence, Equipment and Support organisation, said: “This is a landmark achievement for UK aviation history and the Watchkeeper programme, and was only possible thanks to a collaborative approach involving Thales, CAA, NATS and the MOD. 

“The successful flight is the result of months of systematic planning to ensure Watchkeeper was safely controlled by UK Air Traffic Control agencies at all times. This is also an exciting step on the path to safely integrating military and civilian unmanned air systems into civilian airspace over the coming years.”

This flight together with the successful delivery of Watchkeeper into service demonstrates how Watchkeeper X, our tactical product, based on the British Watchkeeper programme, provides a strong solution to  meet the requirements of both France’s UAS programme and Poland’s Gryf Tactical UAS programme. 

 

“Thales is providing the first and only, completely Unmanned Aircraft System that is certified to fly through non-segregated airspace. Thales is proud to be involved in the Project CLAIRE flight demonstration and the challenge of safely integrating Unmanned Aircraft Systems into controlled civilian airspace. Watchkeeper is a uniquely capable system, which is leading the way in the evolution and regulation of Unmanned Aircraft Systems."

Pierre Eric Pommellet, Thales Executive Vice-President, Defence Mission Systems

 

Notes to editors
SESAR (Single European Sky Air Traffic Management Research) was set up to modernise and harmonise ATM systems through the definition, development and deployment of innovative technological and operational solutions. Established in 2007, the SESAR Joint Undertaking (SJU) is a public-private partnership which pools the knowledge and resources of the entire ATM community in order to define, research, develop and validate SESAR Solutions. Founded by the European Union and Eurocontrol, the SJU currently has 15 members who together with their partners and affiliate associations represent over 80 companies working in Europe and beyond. The SJU also works closely with staff associations, regulators, airport operators, and the scientific community. In 2014, the SESAR Deployment Manager (SDM), comprised of air navigation service providers, airlines and the SESAR-related Deployment Airport Operators Group (SDAG), coordinates the implementation of the EU’s Pilot Common Project, the first set of SESAR Solutions to be deployed in a synchronised and timely manner across Europe.

Project CLAIRE is one of several demonstrations co-funded by the SESAR Joint Undertaking aimed at safely integrating UAS into the European ATM system. www.sesarju.eu; www.sesardeploymentmanager.eu

About Thales
Thales is a global technology leader for the Aerospace, Transport, Defence and Security markets. With 61,000 employees in 56 countries, Thales reported sales of €13 billion in 2014. With over 20,000 engineers and researchers, Thales has a unique capability to design and deploy equipment, systems and services to meet the most complex security requirements. Its unique international footprint allows it to work closely with its customers all over the world.

 

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 16:55
Drones tactiques : et le gagnant sera connu avant la fin de 2015

Les drones tactiques Sperwer arrivent en fin de service opérationnel. Safran et Thales proposent des systèmes de nouvelle génération au ministère de la Défense. (Crédits :JC Moreau - Safran)

 

09/09/2015 Par Michel Cabirol  - LaTribune.fr

 

Safran et Thales se disputent un appel d'offre pour la fourniture de 14 systèmes de drones tactiques. En revanche, Airbus Defence and Space n'a finalement pas déposé d'offre engageante fin août.

 

C'est la toute dernière ligne droite pour la sélection d'un industriel dans le cadre de l'appel d'offres sur les drones tactiques, baptisé SDT (système de drone tactique). Les industriels ont remis fin août leur offre engageante (BAFO, ou Best And Final Offer) à la direction générale de l'armement (DGA) qui est en train de les étudier. La décision doit être prise d'ici à la fin de l'année lors d'un comité ministériel d'investissement (CMI) et la notification par la DGA devrait intervenir fin décembre.

Et il y a urgence d'ailleurs. "Nous avons un besoin opérationnel fort", confirme-t-on au sein du ministère. Destinés à l'armée de terre, ces systèmes doivent remplacer à l'horizon 2017 les drones SDTI (ou Sperwer), fabriqués par Safran.

 

Airbus hors-jeu

Dans le cadre de cette compétition, Sagem (groupe Safran) s'est lancé dans la bagarre avec le Patroller, une plateforme à partir d'un planeur motorisé fabriqué par l'entreprise allemande Stemme. De son côté, Thales compte gagner avec le Watchkeeper, qui est une "anglicisation" par Thales UK d'un drone du groupe israélien Elbit. Dans le cadre du traité franco-britannique de Lancaster House, une première évaluation du Watchkeeper a été menée en France en 2012-2013.

En revanche, Airbus Defence and Space n'a pu remettre à temps son offre engageante en raison d'un problème technique avec son partenaire américain, selon nos informations. Le groupe proposait le système Artémis, qui aurait été développé à partir du drone américain Shadow 200 fabriqué par le groupe Textron. Enfin, le groupe israélien IAI (Heron) n'a pas non plus remis d'offre en dépit de sa volonté de s'associer à Latécoère et à d'autres partenaires français.

 

Watchkeeper toujours favori?

Le Watchkeeper a fait longtemps figure de favori. Il a même failli être acheté sans passer par un appel d'offres. Car l'armée de terre, qui a poussé très loin sa coopération avec son homologue britannique sur ce matériel, avait déjà porté son choix sur ce drone. Mais il n'a pas était possible à la DGA de passer un contrat de gré à gré avec le groupe électronique. En dépit d'une étude très poussée des juristes de Thales et du ministère de la Défense, le groupe électronique et l'armée de terre n'ont pu éviter l'appel d'offres. Au grand dam de l'armée de terre et du chef d'état-major Pierre de Villiers, qui voulait absolument fin 2014 le Watcheeper et qui trouvait la décision de la DGA frileuse. Cette procédure pourrait en tout cas éviter in fine tout recours juridique d'un groupe concurrent et repousser la livraison au-delà de 2017 des premiers drones.

Les solutions seront appréciées dans une approche de coût complet prenant en compte tous les aspects de la capacité et notamment les possibilités de mutualisation. C'est un programme "dimensionnant" pour l'armée de terre qui nécessite un "lancement dès 2015" en raison des "obsolescences incompatibles avec le maintien en service du SDTI au-delà de 2017", avait expliqué fin 2014 le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Jean-Pierre Bosser. Et ce d'autant que "le financement est programmé", a rappelé le général Bosser, précisant qu'une "approche par les coûts, trois fois inférieurs au MALE, à l'achat et en soutien, me porte à penser que son acquisition est justifiée".

 

Que prévoit la loi de programmation militaire?

Que dit la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 à propos des drones tactiques ? "La génération actuelle (SDTI) arrivera à obsolescence entre 2015 et 2017 ; de nouveaux systèmes de drones plus récents seront acquis pour disposer d'une quinzaine de vecteurs à l'horizon 2019 (14 exactement, ndlr), sur la trentaine prévue dans le modèle. Une coopération avec le Royaume-Uni est lancée, afin de bénéficier de l'acquis de nos partenaires britanniques et d'inscrire ce programme dans la dynamique des réalisations du traité de Lancaster House (force expéditionnaire interarmées conjointe)". Ce qui aurait dû renforcer les chances du Watchkeeper mais... la plateforme israélienne inquiète certains militaires français.

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 11:50
Watchkeeper - photo Thales Group

Watchkeeper - photo Thales Group

 

7 septembre 2015 Aerobuzz.fr

 

A l’occasion du salon international de la défense et de la sécurité MSPO qui se tient à Kielce du 1er au 4 septembre, l’industriel polonais WB Electronics et Thales ont dévoilé leur système de drone tactique répondant aux exigences du programme Gryf (Griffon). Développé conjointement, ce drone tactique offre des capacités conformes aux besoins du programme de défense polonais en termes de système armé, dans le cadre d’une collaboration étroite avec l’industrie locale.

 

Basée sur le système Watchkeeper fourni aux forces britanniques, un drone non armé qui a démontré son potentiel sur les théâtres d’opération, la solution proposée par WB Electronics et Thales intègre sur une seule plateforme des fonctionnalités de surveillance et les capacités de frappe du missile léger multirôle FreeFall LMM conçu par Thales.

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 16:50
photo Thales / Seymour

photo Thales / Seymour



15 juin 2015 by Thales Group

 

Watchkeeper is currently the world's most sophisticated tactical ISTAR system and Europe's largest UAS programme.
 

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 10:55
Watchkeeper

Watchkeeper

 

03 juin 2015 Par Hassan Meddah - Usinenouvelle.com

 

MADE IN FRANCE  Afin de remporter le marché des drones tactiques pour les forces terrestres françaises, l'électronicien de défense présente une version francisée du drone Watchkeeper qu’il a développé pour le Royaume-Uni. 35 PME tricolores pourraient embarquer dans son projet.

 

Qui remportera l'appel à candidatures lancé par la Direction générale de l’Armement (DGA) pour équiper les forces terrestres françaises en drones tactiques ?

 

Thales avec son Watchkeeper, déjà exploité en Afghanistan par les soldats britanniques ?

photo Sagem

photo Sagem

Sagem (filiale de Safran) avec le Patroller qui cherche encore sa première référence ?

photo US Army

photo US Army

ou Airbus Group avec son drone tiré d'un produit américain, le Shadow M2 ?

 

C'est la DGA qui devra trancher, au plus tard avant la fin de l'année. La commande devrait porter sur 14 appareils livrables d'ici à la fin de la loi de programmation militaire (LPM) en 2019 et une trentaine au total avant avant 2025.

 

Sur les champs de bataille, les troupes exploitent les drones tactiques directement pour des missions d'observation, de surveillance du champ de bataille et de réglage de tir d'artillerie. Il s'agit de drones intermédiaires d'une masse de 500 Kg environ entre les mini drones (moins de 150 Kg) et les drones MALE (plusieurs tonnes) très haut de gamme comme le Reaper américain déjà exploité par l'armée française au Mali. Ils ont une endurance d'une dizaine d'heures de vol, un rayon d'action d'une centaine de kilomètres et volent à 5000 mètres d'altitude maximum. Selon leur capacité, ils embarquent généralement un ou deux capteurs (caméra, radar, système de guerre électronique...).

 

"Franciser" le Watchkeeper

 

Pour séduire la DGA, Thales mise sur son drone Watchkeeper déjà vendu à 54 exemplaires aux forces armées britanniques. Ce drone a déjà volé plus de 500 heures dont 140 heures sur le territoire afghan. Surtout depuis plus d'un an, il est autorisé à pouvoir naviguer dans la totalité de l’espace aérien britannique et non plus seulement dans des zones d’essais.

 

Outre cette expérience, Thales promet également de franciser au maximum la version tricolore de son drone. "Toutes les développements demandés spécifiquement par le client français seront dans la mesure du possible réalisés par des sociétés françaises. Notre objectif est que la contribution française soit de l'ordre de 35% (contre 15% dans la version britannique, ndlr)", estime Pierrick Lerey directeur de la stratégie et du marketing des activités renseignement, surveillance et reconnaissance chez Thales. Par ailleurs, Thales a déjà identifié 35 PME françaises susceptibles d'embarquer sur le programme Watchkeeper version tricolore. Comme il l’avait déjà fait lors du dernier Eurosatory, il présentera ses partenaires au salon du Bourget, qui démarre le 15 juin prochain.

 

Parmi eux, Lheritier une PME francilienne (35 personnes pour 4 millions d'euros de chiffre d'affaires) qui réalise des caméras capables de produire des images en haute définition de jour comme de nuit. "Nous travaillons avec Thales depuis dix ans. Nous améliorons constamment nos algorithmes de traitement d'images pour permettre aux opérateurs de visualiser plus de détails", explique Sylvain Chérel , directeur marketing et commercial de Lheritier. Thales et ses partenaires devront produire notamment les technologies considérées comme "souveraines" dans ce type d'appareil comme les communications par les satellites ou encore la chaîne de production et de traitement des images...

 

Approche modulaire

 

Les concurrents de Thales reprochent au Watchkeeper d'être basé sur la plateforme technologique de l’israélien Elbit, le Hermes 450. "Nous avons acheté le code source et nous l'avons largement ré-écrit. Ce n'est donc pas une boîte noire mais un système que nous maîtrisons totalement. Cette procédure nous a permis de gagner cinq à dix ans de développement", rétorque-t-on du côté de Thales. Le fabricant reconnaît toutefois que les Watchkeeper resteront assemblés au Royaume-Uni, ce qui selon lui, évitera aux pays acheteurs des investissements inutiles.

 

"Nous voulons créer un club des nations Watchkeeper où les acheteurs pourront partager leurs expériences et mutualiser des initiatives notamment dans le domaine de la formation ou de l'entretien", souligne le dirigeant de Thales. Le constructeur répond ainsi à l'une des exigences de la DGA de bénéficier d'une certaine mutualisation avec d'autres pays partenaires.

 

Pour conquérir d'autres clients, Thales a donc développé une approche modulaire évitant de faire du sur-mesure. Les Watchkeeper auront donc une large base commune et des options propres à chacun des pays. Il compte ainsi répondre à l'appel d'offre polonais qui impose également qu'une partie des technologies l'appareil soit développée en Pologne.

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 08:55
Drone tactique : le chef d'état-major des armées veut le Watchkeeper

Le drone tactique Watchkeeper a effectué fin septembre ses premiers vols opérationnels en Afghanistan (Crédits : Thales crédit Richard Seymour)

 

19/11/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers, a une préférence pour le drone tactique fabriqué par Thales UK : "Je préconise le Watchkeeper", a-t-il expliqué aux sénateurs.


 

Sur le renouvellement de la flotte de drones tactiques, le chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers, a une nette préférence pour le Watchkeeper, fabriqué par Thales UK, la filiale britannique du groupe électronique : "le système de drone tactique intérimaire (SDTI) est à bout de souffle. Il faudra le remplacer d'ici 2016-2017. Je préconise le Watchkeeper, que j'ai vu à l'œuvre en Afghanistan, et qui est le fruit de la coopération menée dans le cadre des accords de Lancaster House, mais il faudra passer par un appel d'offres", a-t-il expliqué le 22 octobre au sénateurs.

L'acquisition du nouveau système de drone tactique (SDT) remplaçant le SDTI consistera en un achat sur étagère, francisé a minima notamment pour l'adaptation des liaisons de données aux contraintes réglementaires. "La compétition est lancée, a de son côté précisé fin octobre le délégué général pour l'armement Laurent Collet-Billon aux sénateurs. Des vols d'évaluation auront certainement lieu courant 2015 pour ceux qui auront été retenus in fine. Je ne sais ce qui se passera après. On pourra bien sûr choisir un vainqueur". La décision pourrait ête prise mi-2015 pour une notification en fin d'année.

Outre Thales avec le Watchkeeper, les concurrents devraient être Sagem (groupe Safran) avec le Patroller, Airbus avec le Shadow 200 et, peut-être, Latécoère et IAI avec le Heron, selon le député PS de Meurthe-et-Moselle, Jean-Yves Le Déaut, dans son rapport sur le projet de loi de finances 2015. "Il s'agit d'une concurrence sans publicité, a expliqué Laurent Collet-Billon. Nous choisissons donc les compétiteurs. D'autres sociétés souhaitent se porter candidates. Nous n'avons pas encore répondu". Ces systèmes présentant tous des caractéristiques très différentes en matière d'endurance, de poids, d'autonomie et de mise en œuvre, l'appréciation de la couverture du besoin opérationnel devrait être décisive.

 

Un programme important pour l'armée de terre

Le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Jean-Pierre Bosser, a été un peu plus prudent que son patron devant la commission de la défense du Sénat. "L'armée de terre s'est intéressée au Watchkeeper qui est en service dans l'armée britannique qui en est satisfaite. Une mise en concurrence a été décidée. Dans ce cas, les offres qui seront présentées avec de bons rapports coût-efficacité seront étudiées avec attention". Les solutions seront appréciées dans une approche de coût complet prenant en compte tous les aspects de la capacité et notamment les possibilités de mutualisation.

Un programme "dimensionnant" pour l'armée de terre qui nécessite un "lancement dès 2015" en raison des "obsolescences incompatibles avec le maintien en service du SDTI au-delà de 2017". Et ce d'autant que "le financement est programmé", a rappelé le général Bosser, précisant qu'une "approche par les coûts, trois fois inférieurs au MALE, à l'achat et en soutien, me porte à penser que son acquisition est justifiée". Jean-Yves Le Déaut a pour sa part regretté que "la consultation n'ait pas eu lieu plus tôt car si le calendrier actuel permet normalement d'éviter la rupture capacitaire sur le papier, elle est plus que frôlée sur le terrain".

D'un point de vue opérationnel, la nécessité de disposer de drones tactiques, déjà avérée en Afghanistan puis vérifiée au moment de l'opération Serval au Mali, se confirme dans la bande sahélo-saharienne. "Ce moyen de renseignement de l'avant a confirmé sur les théâtres d'engagement son importance au niveau tactique et pour la protection rapprochée de la force", a rappelé le chef d'état-major de l'armée de terre.

 

Des réserves ?

Les sénateurs s'interrogent sur les systèmes en compétition, notamment du Watchkeeper dont les performances seraient trop près des performances d'un drone MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) et le prix serait trop cher dans un environnement budgétaire contraint. D'autant que comme l'a fait remarquer le vice-président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, Jacques Gautier, "il nécessite en outre des relais au sol". Réponse de Laurent Collet-Billon : "ce sont des choses sur lesquelles il faudra effectivement se pencher. La véritable question est de savoir si l'armée de terre n'a pas en priorité besoin d'un système plus tactique".

"Affecter à un emploi tactique un moyen tel que le drone MALE irait à l'encontre du principe de différenciation et de la logique d'économie des coûts, a estimé le général Bosser. Le drone tactique est donc le drone de la subsidiarité et de la complémentarité car il remplit à coût plus réduit des missions de renseignement et de protection aux profits des unités au contact, réservant l'emploi des drones MALE, plus performant et onéreux, à des opérations d'un niveau d'intérêt supérieur". Soit au niveau stratégique.

Toutefois, au-delà des systèmes en compétition, Jacques Gautier et le vice-président de la commission Daniel Reiner (PS) s'interrogent également sur la priorité à donner en matière de drones pour équiper les armées. Interrogé par La Tribune, Jacques Gautier pose clairement la question : "ne vaut-il pas mieux acheter des drones MALE supplémentaires priorité absolue dans la bande sahélo-sahélienne et en Irak plutôt que des drones tactiques?" Le débat est lancé...

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 07:50
Watchkeeper - Army's next generation of Unmanned Air System


30 sept. 2014  British Army

 

The Army’s next generation of Unmanned Air System (UAS) - Watchkeeper - is now fully operational in Afghanistan.

Gathering crucial information from the battlefield, Watchkeeper, which is unarmed, will provide UK troops with life-saving surveillance, reconnaissance and intelligence. It will also give personnel on the ground greater situational awareness, helping to reduce the risk of threats.

Read the full story: http://www.army.mod.uk/news/26578.aspx

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 17:50
Drone tactique : le Watchkeeper de Thales déployé en Afghanistan

Armement Le drone tactique Watchkeeper a effectué ses premiers vols opérationnels en Afghanistan

 

29/09/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Fabriqué en partenariat entre Thales UK et le groupe israélien Elbit Systems, le drone Watchkeeper a effectué ce lundi ses premiers vols opérationnels en Afghanistan.

 

C'est une très bonne publicité pour Thales. Certainement la meilleure. Le ministère de la Défense britannique a annoncé ce lundi que le drone tactique Watchkeeper fabriqué en partenariat entre Thales UK et le groupe israélien Elbit Systems avait effectué ses premiers vols opérationnels en Afghanistan. D'autant que cette annonce survient alors que d'autres pays (France, Pologne...) évaluent le Watchkeeper pour répondre à leurs besoins en termes de drones tactiques.

Thales ne s'y est pas trompé en communiquant sur ce déploiement. "C'est une étape importante pour le ministère de la Défense britannique, pour Thales et plus largement pour l'industrie aéronautique européenne, a expliqué le patron de Thales UK, Victor Chavez. Elle a pu être franchie par l'obtention d'une certification de sécurité, ce qui est une première dans l'histoire des drones. Le système inclut un grand nombre d'innovations technologiques majeures. En particulier, son radar à ultra haute résolution et son système de décollage et d'atterrissage automatique offrent des capacités remarquablement efficaces à l'armée de terre britannique".

 

Mis en service en mars par le MoD

En mars dernier, le ministère de la Défense britannique (MoD) et l'Autorité de l'aviation militaire (MAA) ont autorisé la mise en service de ce système développé par Thales pour l'armée britannique. Watchkeeper est certifié au même niveau de sécurité que les avions pilotés, avait alors assuré Thales dans un communiqué. Selon Thales, Watchkeeper qui est le "premier drone à obtenir une autorisation de mise en service" est "également le seul de sa catégorie à avoir la permission de voler dans l'espace aérien britannique".

Le Watchkeeper est un système multi-capteurs tout-temps qui peut fournir 24 heures sur 24 une capacité de renseignement, de surveillance et de reconnaissance, n'importe où dans le monde, assure Thales.

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 15:35
Thales welcomes Watchkeeper operations for British Army in Afghanistan


 

September 29, 2014 Thales Group

Key points

  • Watchkeeper begins operations in Afghanistan.
  • Providing information, surveillance and reconnaissance (ISR) support and protection for British forces.
  • Major milestone for Europe’s leading tactical UAV.

 

The UK Ministry of Defence (MOD) today announced the first operational flights in Afghanistan of Thales’s unmanned air system, Watchkeeper.

Commenting on the announcement, Victor Chavez, CEO of Thales UK, said: "It is a proud moment for everyone at Thales to receive the great news that Watchkeeper is operational in Afghanistan, supporting and protecting British forces on the ground. It is an important milestone for the MOD, Thales and the wider European aerospace industry, made possible by its ground-breaking safety certification. The system embodies a number of major technological innovations including ultra-high resolution, multi-modal radar and automatic take-off and landing to deliver an outstandingly effective military capability for the British Army.”

The news comes as other countries assess Watchkeeper for their tactical unmanned requirements.

Thales is the prime contractor for Watchkeeper. The programme has established the company as a leader in unmanned air systems, setting new benchmarks in safety. Watchkeeper secured the first Statement of Type Design Assurance from the Military Aviation Authority for an unmanned air system, a critical step to ensure the best in class system. Watchkeeper was given a Release To Service (RTS) in March 2014.

Thales has also delivered a new comprehensive training capability based at MOD Larkhill and Boscombe Down, and has helped to establish Aberporth, West Wales as a leading UAV Testing Centre in Europe.

Watchkeeper is a dual sensor, all-weather system that can provide round-the-clock intelligence surveillance and reconnaissance, anywhere in the world.

 

“Watchkeeper is the first Unmanned Air System developed and built in the UK to become operational and will be a significant surveillance and reconnaissance capability for the Army for years to come. There is no doubt that it will prove to be a battle-winning technology. Watchkeeper will provide real-time information for troops conducting operations on the ground, allowing them to understand better and thereby overcome threats they may face. ”

Michael Fallon, British Defence Secretary

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 09:55
Patroller - photo RP Defense

Patroller - photo RP Defense

 

12 septembre 2014 par Frédéric Lert – Aerobuzz.fr

 

Au salon UAV Show de Bordeaux (9-11 septembre 2014), Thales, Sagem (groupe Safran) et Airbus Defence and Space étaient venus en force avec les drones Watchkeeper, Patroller et Tanan. La publication d’un appel d’offre pour la fourniture à l’armée de Terre française de son futur drone tactique est attendue dans les semaines à venir.

 

UAV Show, salon du drone de Bordeaux (9-11 septembre 2014), qui vient de fermer ses portes sur la BA 106, s’est caractérisé pour sa troisième édition par la présence des principaux acteurs du secteur. C’est un signe de réussite indubitable, qui s’explique notamment par l’actualité, avec en toile de fond une compétition majeure pour l’équipement de l’armée de Terre française. En ligne de mire, le remplacement du drone SDTI en service depuis 2001 sous les couleurs du 61ème régiment d’artillerie de l’armée de Terre. Les SDTI, alias Sperwer de la société Sagem (groupe Safran) ont réalisé environ 2.000 missions opérationnelles en Afghanistan, pour la perte d’une douzaine d’appareils. La moitié des accidents ont eu lieu à l’atterrissage, la caillasse afghane n’ayant jamais été tendre avec le Sperwer qui revient sur terre accroché sous un parachute.

 

Après des années de tergiversations, un appel d’offre est à présent attendu dans les semaines qui viennent pour trouver un remplaçant à cet appareil, avec une mise en service prévue autour de 2017. C’est du moins ce qui ressort de la Loi de Programmation Militaire. Certes, la France n’a plus d’argent, mais les dernières opérations africaines ont de nouveau mis en évidence le besoin pour de tels appareils capables d’apporter à moindre coût une surveillance efficace au niveau tactique. En filigrane apparaît également la volonté de structurer la filière drone française et de créer un champion capable, rêvons un peu, d’exporter son savoir-faire dans le monde entier. Et c’est ainsi que Thales, Sagem et Airbus, les poids lourds du secteur en Europe, se font face depuis plusieurs années.

 

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Watchkeeper photo Richard Seymour - Thales

Watchkeeper photo Richard Seymour - Thales

Tanan 300 UAS - Airbus DS

Tanan 300 UAS - Airbus DS

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 19:50
Drones tactiques : Thales en course pour équiper la Pologne

Le drone Watchkeeper de Thales volera-t-il dans le ciel polonais (Crédits : Thales crédit Richard Seymour)

 

29/08/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La Pologne est tout près de lancer un appel d'offre pour équiper ses forces armées de drones tactiques. Thales UK ainsi que les groupes israéliens (Elbit et IAI), italien Selex et sud-africain Denel sont dans les starting-blocks.

La Pologne est sur le point de lancer un appel d'offre pour l'acquisition d'un drone de reconnaissance tactique. Probablement au moment du salon de l'armement MSPO de Kielce (1er au 4 septembre) où la France est l'invitée d'honneur dans un contexte politique compliqué avec la prochaine livraison en plein coeur de la crise ukrainienne du premier des deux porte-hélicoptères de DCNS vendus à la Russie. En tout cas, le ministère de la Défense polonais souhaite lancer un appel d'offre (Request for proposal, RFP) au mois de septembre pour ce type de drones, qui disposera de fonctions d'observation. La Pologne semblerait ainsi exclure les drones MALE de la compétition.

Selon nos informations, Thales, qui a participé au dialogue technique l'an dernier, est très intéressé par cette compétition. Le groupe d'électronique propose logiquement via sa filiale Thales UK le système de drone britannique Watchkeeper, qui a été mis en service en mars dernier dans l'armée britannique et qui dispose de fonctions ISR (Intelligence, Surveillance et Reconnaissance). La filiale britannique du groupe tricolore devrait rencontrer une très vive compétition dans le cadre de cet appel d'offre. Les groupes israéliens Elbit et IAI (Israel Aerospace Industries), en général très présents en Pologne, ainsi que l'italien Selex et le sud-africain Denel, qui ont également participé au dialogue technique, devraient concourir. Enfin, Sagem (groupe Safran) avec le Patroller, qui peut être armé, pourrait également participer à la compétition. Recevra-t-il le RFP alors qu'il n'a pas participé au dialogue technique ? A suivre...

 

Un drone armé

Quels sont les besoins de l'armée polonaise ? Le ministère, qui souhaite avoir un drone tactique en service avant 2017, veut pouvoir armer son système. Thales pourrait proposer d'armer le Watchkeeper avec son missile Lightweight Multi-role Missile (LMM), un missile air-sol courte-portée guidé par laser conçu et fabriqué au Royaume-Uni par Thales UK. En outre, Varsovie veut développer son industrie de défense à travers les appels d'offres lancés via des transferts de technologies. Ce sera aussi le cas pour le drone tactique.

Dans le cadre de son plan de modernisation, la Pologne souhaite se doter d'une flotte de drones complète d'ici à 2022. Soit une centaine de drones de toute catégorie (tactique, MALE et voilure tournante). A ce jour, les forces armées n'ont que des petits drones de très courte portée en service dans l'artillerie et les forces spéciales.

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 17:55
Watchkeeper (Thales) - PatroWatchkeeper (Thales) - Patroller (Sagem Safran) ller (Sagem Safran)

Watchkeeper (Thales) - PatroWatchkeeper (Thales) - Patroller (Sagem Safran) ller (Sagem Safran)

 

 

20/06/2014 Par France 3

 

Au salon Eurosatory de Paris, l'un des plus grands salons d'armement au monde, les drones tactiques ont la cote. Le ministère de la Défense devrait lancer un appel d'offres à la fin juin.

 

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 13:55
Eurosatory 2014 : Thales prépare son Watchkeeper pour la France

Le Watchkeeper fait l'objet d'une commande de 54 exemplaires par l'armée britannique.

 

17/06/2014 par Gabrielle Carpel – Air & Cosmos

 

Si la DGA n'a pas encore lancé son appel d'offre pour des drones tactiques en remplacement des actuels SDTI (Système de Drone Tactique Intérimaire), trois industriels se préparent d'ores et déjà à y répondre. Ainsi, en parallèle du Shadow M2 d'Airbus Defence and Space et du Patroller de Sagem, Thales avance son drone tactique "Watchkeeper".

 

Développé en partenariat avec l'armée britannique, le Watchkeeper s'appuie sur le "Hermes 450" de l'israélien Elbit Systems mais chez Thales, on insiste sur le fait que le drone est aujourd'hui une propriété britannique. "Le drone a complètement été reconstruit, il y a eu un transfert des technologies mais c'est une toute nouvelle plateforme" explique Pierre Eric Pommellet, directeur général adjoint en charge des systèmes de mission de défense chez Thales.

 

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 12:55
Watchkeeper (Thales) - Patroller (Sagem Safran)

Watchkeeper (Thales) - Patroller (Sagem Safran)

 

17.06.2014 20minutes.fr

Le marché a longtemps paru réservé à Thales...

 

Tous les coups sont permis dans la bagarre entre industriels français pour le marché des drones tactiques, qui a longtemps paru réservé à Thales au titre de la coopération franco-britannique.

La France a prévu d'acquérir d'ici 2019 une trentaine d'avions sans pilote pour la reconnaissance du champ de bataille, un marché évalué de source industrielle à entre 200 et 300 millions d'euros.

Il s'agit de remplacer les vieux Sperwer développés par Sagem, une filiale du groupe Safran.

L'affaire semblait gagnée pour Thales puisque le traité de Lancaster House de novembre 2010 sur le rapprochement des défenses française et britannique prévoyait l'acquisition par les deux parties du même drone Watchkeeper, développé par Thales UK pour l'armée de Sa Gracieuse Majesté.

 

Pas de marché gré à gré

Mais Sagem qui développait un nouveau drone Patroller n'a pas voulu laisser la place sans se battre. Il a fait campagne pendant des années pour que le ministère de la Défense ne passe pas un marché de gré à gré avec Thales mais l'ouvre à la compétition.

Quand il a obtenu satisfaction, un troisième larron, Airbus Defence and Space, s'est lancé dans la course. Il a présenté au salon de l'armement Eurosatory, qui se tient actuellement près de Paris, un drone Shadow M2, basé sur une plate-forme américaine mais équipé de ses propres systèmes.

«Nous pensons que le Shadow est substantiellement moins cher que toutes les offres sur le marché. C'est une offre extrêmement attractive en ces temps de disette budgétaire», a déclaré Jean-Marc Nasr, directeur général d'Airbus Defence and Space pour la France.

 

Thales encore bien placé

Sagem fait valoir qu'une centaine d'emplois sont menacés s'il devait abandonner le segment des drones tactiques, pour lequel il est «le seul industriel européen à posséder toutes les briques technologiques clés», selon Frédéric Mazzanti, directeur de la division optronique et défense.

Il égratigne au passage le Watchkeeper, qu'il présente comme «un drone israélo-anglais», au motif qu'il serait fabriqué sous licence de la société israélienne Elbit, et le Shadow, «drone américain».

L'attaque fait bondir chez Thales. «Elbit est associé à notre projet mais a conçu en Angleterre, dans une joint-venture, un drone nouveau, parce que les Britanniques ont exigé dès le départ la propriété de l'ensemble des éléments y compris la plate-forme», explique Pierre Eric Pommellet, directeur général adjoint des systèmes de mission de défense.

Pour défendre le Watchkeeper, Thales devait présenter mercredi son équipe de sous-traitants français.

Thales semble encore avoir une longueur d'avance. Contrairement à ses concurrents, le Watchkeeper a été certifié en Grande-Bretagne. Il est entré en service et devrait être déployé cette année, en Afghanistan. Les industriels espèrent un appel d'offres avant la fin de l'année.

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 12:59
Watchkeeper (Thales) - Patroller (Sagem Safran)

Watchkeeper (Thales) - Patroller (Sagem Safran)

 

16 /06/2014  Par Véronique Guillermard – LeFigaro.fr


Le ministère de la Défense va lancer un appel d'offres afin de remplacer les vieux Sperwer de l'armée de terre.

 

«Nous allons aller vite. Nous lancerons le programme Scorpion avant l'été, au plus tard en septembre, et l'appel d'offres pour remplacer les drones tactiques.» Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, sait que l'armée de terre a besoin d'un sérieux «lifting».

Alors qu'elle engage 80 % de ses effectifs sur le terrain, elle ne reçoit que 20 % des crédits d'équipement (soit 2 milliards d'euros par an) de l'armée. Or, les fantassins et leur matériel n'ont jamais été autant sollicités. Ils attendent de nouveaux blindés (Scorpion) et des drones tactiques de nouvelle génération afin de prendre le relais de la vingtaine de Sperwer vieillissants. Ces engins sans pilote à bord sont devenus des auxiliaires indispensables pour surveiller et collecter des informations au plus près du terrain.

Les Sperwer fournis par Sagem (groupe Safran) doivent être remplacés à partir de 2017. «Le respect du délai de livraison est essentiel», insiste le lieutenant-colonel Chabbert, spécialiste des drones à l'état-major de l'armée de terre qui ne veut pas d'un «drone de papier». Les industriels qui se réunissent au salon Eurosatory (16-20 juin à Villepinte) sont dans les starting-blocks. Thales avec le Watchkeeper développé à partir de l'Hermes 450, une plate-forme israélienne, est en lice face à Sagem qui a autofinancé un nouveau drone, le Patroller. Il est conçu sur la base d'un S-15, un avion de missions de l'allemand Stemme, spécialiste des moto-planeurs. Les observateurs s'attendent à voir concourir Textron avec le Shadow 200 qui équipe l'US Army et le corps des Marines, et la Turquie avec le drone Anka.

 

Coopération avec les Britanniques

Développé pour 1 milliard d'euros par Thales UK pour l'armée de terre britannique, qui en a commandé 54, le Watchkeeper est le seul drone tactique européen de nouvelle génération qualifié et mis en service au sein d'une armée. Il est aussi le seul à être «bi-charge» (détection et identification), souligne l'armée française. Et le seul à s'inscrire dans l'esprit de la coopération militaire franco-britannique actée à Lancaster House en 2010.

«Nous avons évalué le Watchkeeper à Istres pendant quatre mois en 2013. Ces essais ont validé notre besoin opérationnel et l'intérêt d'une coopération avec les Britanniques, les seuls à avoir le même concept d'emploi que nous, explique le lieutenant-colonel Chabbert. Nous pourrions développer nos échanges, avoir un centre de formation et une structure de soutien communs qui permettraient de réduire les coûts.» Mais l'armée de terre «n'a pas de préférence». «Le Patroller répond aussi à nos besoins opérationnels, mais le champ de la coopération sera plus restreint», résume le lieutenant-colonel Chabbert.

«Le Patroller est un démonstrateur. Le Watchkeeper est un système déjà opérationnel, souligne Pierre-Éric Pommellet, vice-président exécutif des systèmes de mission défense de Thales. La compétitivité de notre offre repose sur une R & D qui a déjà été payée par les Britanniques et une valeur ajoutée française, principalement logée dans les PME.»

 

Retombées en France

Le groupe a formé «l'équipe France de Watchkeeper» avec une vingtaine de PME. Elles travailleront sur la version francisée, tout comme le site de Bordeaux, centre névralgique de l'activité drone de Thales, et ses usines en Bretagne, dans le Centre et en Lorraine.

De son côté, Sagem met en avant une expérience de quinze ans dans les drones et une crédibilité acquise auprès de ses clients (Canada, Grèce, Suède, Danemark, Hollande). «Nous travaillons sur une dizaine de projets export. La façon dont la France considérera le Patroller influera de façon sensible sur leur réussite», souligne le général Rayssac, conseiller militaire chez Sagem. Le Patroller et ses prédécesseurs «ont permis de maintenir et développer les compétences de la filière drone en France», ajoute-t-il en citant les sites de Montluçon, Fougères, Dijon et Poitiers avec leur bassin d'emplois. «Nous sommes capables de livrer le Patroller d'ici à mi-2017 afin de faire la jonction avec le Sperwer. De plus nous savons, s'il en était besoin, maintenir Sperwer au moins jusqu'en 2019-2020», ajoute le général Rayssac.

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 16:55
Drone tactique français : un appel d'offres attendu pour l'été

Watchkeeper, le drone de Thalès, est dérivé du drone israélien Hermès 450 - photo Richard Seymour / Thales

 

11/06/2014 par Gabrielle Carpel – Air & Cosmos

 

C'est un feuilleton qui n'en finit pas. Début 2014, la Loi de programmation militaire (LPM) a commencé à prendre effet. Censée cadrer l'effort de défense français jusqu'en 2019, elle doit lancer une vingtaine de nouveaux projets tout en jouant avec un budget difficile. Entre autres, l'acquisition d'un nouveau drone tactique pour l'armée de Terre en remplacement des actuels SDTI (Système de Drone Tactique Intérimaire).

 

C'est dans ce contexte qu'un appel d'offre de la DGA devrait être lancé cet été, selon Thales, qui souhaite y répondre. L'objectif fixé par la LPM est de disposer d'une quinzaine de vecteurs mobiles, et de quelques stations au sol, à l'horizon 2019.

 

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 15:55
Watchkeeper (Thales) - Patroller (Sagem Safran)

Watchkeeper (Thales) - Patroller (Sagem Safran)

 

27/05/2014, Michel Cabirol – LaTribune

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a donné son feu vert au lancement d'un appel d'offre pour l'achat d'un drone tactique de nouvelle génération.

 

En pleine guerre entre le ministère de la Défense et de Bercy sur la loi de programmation militaire (LPM), l'Hôtel de Brienne a décidé la semaine dernière lors d'un comité ministériel d'investissement (CMI) de lancer une procédure d'appel d'offre pour se doter de drones tactiques, selon des sources concordantes. Une décision qui illustre clairement l'urgence de l'acquisition de ces matériels pour remplacer les vieux drones Harfang aujourd'hui à bout de souffle alors que le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian n'avait pas encore gagné son combat budgétaire face à Bercy et Matignon. Un ministre qui avait lui-même pris conscience de l'urgence de livrer les premiers systèmes à l'armée de terre dès 2017 comme cette dernière le souhaitait.

Pourquoi un appel d'offre alors que l'armée de terre avait déjà porté son choix sur le Watchkeeper (Thales) et qu'elle a poussé très loin sa coopération avec son homologue britannique sur ce matériel ? Parce qu'il n'était pas possible pour la direction générale de l'armement (DGA) de passer un contrat de gré à gré avec le groupe électronique en dépit d'une étude très poussée des juristes de Thales et du ministère de la Défense pour éviter un appel d'offre. Au grand dam de l'armée de terre qui veut absolument le Watcheeper et qui trouve cette décision frileuse. Cette procédure pourrait en tout cas éviter in fine tout recours juridique d'un groupe concurrent et repousser la livraison au-delà de 2017 des premiers drones.

C'est donc contraint que le ministère a donné son feu vert à cette procédure qui devrait donner sa chance (?) au Patroller de Sagem (groupe Safran) et à des drones étrangers. Chez Thales, on reste confiant mais prudent sur l'issue de cette compétition. "Si on joue parfaitement le jeu sans excès de confiance, cela devrait passer pour le Watchkeeper", explique-t-on au sein du groupe.

 

Le seul drone à voler dans le ciel britannique

Début octobre 2013, Thales UK, maître d'œuvre du programme Watchkeeper, a annoncé l'obtention d'un certificat STDA (Statement of Type Design Assurance) délivré par l'autorité de l'aviation militaire du Royaume-Uni pour le Watchkeeper en vue d'intégrer ce drone dans le trafic aérien civil. "Cela sous-tend la possibilité de vols militaires dans un espace aérien approprié partout dans le monde", avait alors expliqué Thales dans un communiqué publié le 7 octobre.

Puis début mars, le ministère de la Défense britannique (MoD) et l'Autorité de l'aviation militaire (MAA) ont autorisé la mise en service du système développé par Thales pour l'armée britannique. Watchkeeper est certifié au même niveau de sécurité que les avions pilotés, avait assuré Thales dans un communiqué. Selon le groupe d'électronique, Watchkeeper est "le seul de sa catégorie à avoir la permission de voler dans l'espace aérien britannique".

Pour développer Watchkeeper, Thales a bénéficié d'une aide importante sur toute la chaîne de production, notamment de la part d'UAV Tactical Systems Limited (U-TacS), coentreprise entre Thales et Elbit Systems créée lors de l'attribution formelle du contrat en août 2005. Un drone tactique est un système mobile de taille moyenne développé pour le renseignement, la surveillance, l'acquisition et la reconnaissance de cibles en appui des forces au niveau d'une brigade et de niveaux inférieurs.

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 22:55
French Unit May Work With UK UAV Team in Afghanistan

French Army officials hope the government will purchase the Watchkeeper UAV. (UK Ministry of Defence)

 

Apr. 5, 2014 - By PIERRE TRAN – Defense News

 

PARIS — Britain plans to send the Watchkeeper to Afghanistan this year, possibly to serve with a French Army unit working with the British Army team flying the tactical UAV, a British officer said on April 3 at a high-level defense conference here by the Franco-British Council.

Britain is pulling troops out of Afghanistan this year and still has 5,000 soldiers in the field. France brought back combat troops in 2012.

Meanwhile, the French Army is “full of hope” Paris will order the unmanned aerial vehicle, a French officer said at the conference.

Thales UK builds the Watchkeeper, based on Elbit Systems’ Hermes 450. The UAV moved closer to deployment in the field after an initial release to service was granted on March 5.

The French Army is testing the Watchkeeper for a potential order of the surveillance system. The 61st artillery regiment attached a team of noncommissioned officers to a British Royal Artillery unit flying the UAV in Wales.

The military on both sides of the Channel might be marching to the same beat, but it is unclear whether the governments will deliver satisfaction to the army high command and industry.

A French decision on acquiring the Watchkeeper has been tied to hopes Britain will order a French infantry fighting vehicle, the Véhicule Blindé de Combat d’Infanterie (VBCI) built by state-owned Nexter and Renault Trucks Defense, French media have reported.

A French Army spokesman was not available for comment.

A linking of the two deals would be “very important” for defense firms, an industry executive said.

A big hurdle for the UK to order the armored vehicle is pressure on the defense budget, a British parliamentarian said.

In London, a Defence Ministry spokeswomen declined to be drawn on whether a final decision had been made to deploy Watchkeeper to Afghanistan.

?“The deployment of Watchkeeper to Afghanistan or any location is an operational decision taken at the time to meet the operational requirement,” the spokeswoman said.

?The British have used a Thales UK-led intelligence, surveillance, target acquisition and reconnaissance system, based on a by-the-hour payment in Afghanistan, using an Elbit Hermes 450 unmanned aircraft. The service has been used to fill the gap created by delays to the Watchkeeper program.

The 32nd Royal Artillery Regiment, the unit training to operate Watchkeeper, was not among the units recently named by the British for the final deployment to Afghanistan before combat troops depart. That does not mean the unit will not be deployed at some stage during the next few months, military sources said.?

Britain is starting to revive a move toward procurement of a fighting vehicle, after dropping in 2008 a plan to buy the Piranha V vehicle from General Dynamics UK.

In Paris’s attempt to sell the VBCI to London, a VBCI was sent over for the Jan. 31 bilateral summit at Brize Norton Royal Air Force base, when President François Hollande met Prime Minister David Cameron.

“A new phase was opened by that last summit,” said chief executive Antoine Bouvier of European missile maker MBDA.

The announcements of industrial cooperation at that summit was considered a revival of the 2010 Lancaster House bilateral defense treaty, which had stalled as a French election returned a new administration two years later.

The January summit announced plans to sign an order for an anti-ship missile, the anti-navire léger/future air-to-surface guided weapon (ANL/FASGW), along with studies for a future unmanned combat aerial vehicle and an underwater anti-mine drone.

The missile deal shows the need for cutting duplication in the European defense industry and accept a mutual dependence on key technology, Bouvier said.

A resistance to that dependence will mean future weapons “won’t be affordable,” Bouvier said.

For MBDA, one of the lessons learned was the need to take a “long term vision,” one that took into account the different political timetables on both sides of the Channel, he said.

“Without this vision it would have been absolutely impossible to work,” he said. “Timing is an issue, more than funding.”

The Lancaster House treaty “is above politics,” a senior French politician said. The 50-year accord set a long term vision for planning despite political differences between a conservative-led government in London and a socialist administration in Paris.

Hollande sees defense is “important,” a French parliamentarian said.

The president reportedly offered Jean-Yves Le Drian the prime minister’s job in last week’s government reshuffle, but the defense minister turned down the offer to stay on in the present post.

The annual defense conference held by the Franco-British Council is a high level meeting attended by British and French defense ministers, army chiefs of staff, senior executives and officials. ■

Andrew Chuter contributed to this report from London.

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 07:57
VBCI in Mali - photo EMA

VBCI in Mali - photo EMA

 

Apr. 1, 2014 - By PIERRE TRAN – Defense News

 

PARIS — French forces described how their new infantry fighting vehicle performed in the sub-Saharan desert when the British senior commander visited them in Mali on the Serval campaign, which could encourage London in ordering the kit, French Army Chief of Staff Bertrand Ract-Madoux said.

“Our two armies say they have very identical equipment requirements,” Ract-Madoux said in an article posted on the website of the Franco-British Council.

The operational needs may be there, but political backing may be absent.

Asked about a possible sharing of equipment, Ract-Madoux said, “Sharing capabilities is a big challenge which calls above all for a very ambitious choice by our heads of state and government,” he said.

“I am not sure our two countries have reached such a high level of cooperation,” he said.

Ract-Madoux was replying to questions about London and Paris possibly sharing the Watchkeeper tactical drone and VBCI.

“On the Véhicule Blindé de Combat d’Infanterie, our mission in Mali with Gen. Sir Peter Wall gave me the opportunity to answer his questions and for him to appreciate the mobility and firepower of the French VBCI in the Mali desert, in the light of a possible acquisition by the United Kingdom,” Ract-Madoux said.

 

photo EUTM Mali

photo EUTM Mali

Ract-Madoux had invited Wall, the British Army chief of General Staff, to go with him to Mali in January, the report said.

France at the Jan. 31 Anglo-French summit handed over a VBCI fighting vehicle for trials by the British forces.

Nexter builds the VBCI, with the last unit to be built next year.

Regarding Watchkeeper, Ract-Madoux said, “Our operational expectations are the same, our tactical organization is similar and the evaluation phase conducted by our teams is fairly conclusive.

 

Similar Requirements Could Spur French-UK Sharing of Systems

“The level of operational cooperation that we share with the British on the Watchkeeper should help bring together the two nations on this subject,” Ract-Madoux said.

French non-commissioned officers have been assigned since November to a British Royal Artillery unit flying the UAV and could be sent to a British Army Watchkeeper team in operation this summer, the report said.

Thales is the prime contractor on the Watchkeeper, based on Elbit Systems’ Hermes 450.

The British and French forces are telling their authorities that they are on the same time cycle for a number of equipment programs, including the 40mm gun and cased telescoped munition, Ract-Madoux said.

 

Caesar in Mali - photo EMA ECPAD

Caesar in Mali - photo EMA ECPAD

On the Caesar, the strategic mobility and good performance of the French truck-mounted artillery “could interest the British Army,” Ract-Madoux said.

Nexter builds the Caesar and is a joint venture partner with BAE Systems on the 40mm gun and shell.

Wall, asked about the French campaign in Mali, said, “The political and strategic outcome has to be questioned in any military intervention and the French operation Serval is a model for preventive containment with a strategic efficiency at low political cost.

“I have been impressed by this style of operation that we might have to execute when we leave Afghanistan, so politically and militarily the French expertise is very interesting for us.”

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