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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 11:55
Excelsior L'Equipe photo Roger-Viollet

Excelsior L'Equipe photo Roger-Viollet

 

28/09/2015 armée de Terre

 

Au moment du déclenchement de la Première Guerre mondiale, le rugby, souvent présenté comme une métaphore du combat et de la solidarité, est très populaire en France. La Grande Guerre, en favorisant le contact avec les alliés anglo-saxons et néo-zélandais, influence alors durablement la pratique française de ce sport.

 

Avant la guerre, ce que l’on appelle encore le football-rugby se diffuse en France par le biais de l’équipe nationale, intégrée au tournoi des Cinq Nations en 1910, et des premiers clubs qui se développent. Fondé à l’initiative des marins anglais en 1872, Le Havre Athlétique Club est le premier club français. Le rugby s’implante ensuite dans le Sud-Ouest, via le port de Bordeaux, où vit une importante communauté britannique. En région parisienne, le stade de Colombes devient en 1907 un haut lieu de rencontres de football-rugby.

 

En 1914, beaucoup de joueurs français sont mobilisés à l’instar de l’ensemble de la population masculine. Selon Michel Merckel, porteur dans le cadre des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale d’un projet d’édification d’un monument aux morts sportifs, sur 421 sportifs de haut niveau, 121 sont des joueurs de rugby. Aimé Giral, un des joueurs phares de l’Union sportive Arlequins perpignanaise (USAP), meurt ainsi à 20 ans le 22 juillet 1915 dans la Marne.

 

Engagés dans la Grande Guerre, de nombreux rugbymen australiens et néo-zélandais viennent également se battre sur le sol français. C’est le cas de David Gallaher, capitaine de l’équipe de Nouvelle-Zélande, tué en 1917 au cours de la bataille de Passchendaele (Belgique). Un trophée portant son nom, créé en 2000, est ainsi remis, chaque année, à l’équipe vainqueur du premier test-match entre la France et la Nouvelle-Zélande.

 

La pratique du rugby se développe avec la stabilisation du front et la nécessité d’occuper les soldats positionnés à l’arrière. Un moyen pour eux de s’évader, le temps d’un match, de leur terrible quotidien. Des rencontres sont ainsi organisées entre les unités sous l’impulsion de l’armée britannique. Un match emblématique se déroule également au Parc des Princes en avril 1917 entre l’équipe de France militaire et l’équipe britannique.

 

Dans la mêlée des tranchées et la violence de la guerre, le rugby français a donc connu un élan décisif. Un héritage qui vit toujours aujourd’hui.

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 16:55
Offensive en Champagne (1915)

 

27/09/2015 Bernard Edinger - armée de Terre

 

La grande offensive de Champagne du 25 septembre au 9 octobre 1915 devait percer le front allemand. Elle se solda par des pertes terribles dans nos rangs pour des gains négligeables. Mais l’héroïsme et la détermination de nos troupes ne sauraient être oubliés.

 

A la fin de la bataille, l’armée française comptait près de 28.000 morts, 100.000 blessés et 54.000 prisonniers pour un gain maximum sur le terrain de quatre kilomètres. Les Allemands, bien préparés pour le combat défensif, n’avait eu que la moitié des pertes en comparaison.

 

Nos troupes réussirent à prendre d’assaut les premières lignes de tranchées allemandes mais durent ensuite se présenter à découvert sur des crêtes glissantes de terres crayeuses pour tenter d’approcher les deuxièmes lignes de l’ennemi. « La canonnade est effroyable : on hurle à l’oreille de son voisin et il n’entend pas. La terre tremble » devait écrire à sa famille le sergent René Duval du 9 e régiment de Zouaves.

 

« La compagnie en avant de nous se déploie en tirailleurs sur la crête et part à l’assaut. Nous les voyons tomber comme des mouches. Ce sont nos amis. Leur capitaine est tué ainsi que de nombreux gradés. Ils disparaissent de l’autre côté de la crête vers l’ennemi et nous ne savons plus ce qu’ils deviennent. Les mitrailleurs à coté de nous perdent vingt-cinq hommes sur trente. Un brancardier a la boite crânienne enlevée, c’est affreux, caisses de cartouches, mitrailleuses, cadavres gisent pêle-mêle. » Le sergent Duval est tué deux jours après avoir écrit cette lettre.

 

Deux millions d’hommes prirent part à la bataille de part et d’autre. Parmi eux, Blaise Cendrars, poète suisse devenu Français par la suite, qui y laissa son bras droit en servant dans les rangs de la Légion étrangère.

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 15:35
Le haka des tranchées



29 sept. 2015 par Armée de Terre

 

A l’instar des troupes de l’Empire britannique, les soldats néo-zélandais sont engagés dans la Première Guerre mondiale. Regroupés au sein de l’Australian and New-Zealand Army Corps (ANZAC), sous les ordres du général Godley, ils assurent d’abord la défense du canal de Suez puis combattent en juillet 1915 dans les Dardanelles où ils subissent de lourdes pertes malgré une conduite héroïque.

Après réorganisation, l’ANZAC combat en France à partir de septembre 1916 où il s’illustre dans lors de la bataille de la Somme, au cours l’offensive des Flandres en juin 1917 avant de participer à la seconde bataille de la Marne en 1918.

Issus d’un pays où le rugby est le sport de prédilection, les soldats néo-zélandais participent à l’accélération de la diffusion de ce sport sur le sol français. Ils amènent aussi avec eux le fameux haka, danse chantée effectuée par l’équipe du rugby à XV néo-zélandaise depuis 1905. Un haka est d’ailleurs exécuté sur le champ de bataille de Gallipoli avant d’être effectué au Parc des Princes en avril 1917, lors d’un match entre l’équipe militaire de Nouvelle-Zélande et l’équipe militaire française.

Danse traditionnelle maorie, le haka est interprété à l’occasion de cérémonie, de fêtes de bienvenue, ou avant de partir à la guerre. Plus que tout autre aspect de la culture maorie, cette danse chantée est l’expression de la passion, de la vigueur et de l’identité de ce peuple. Des valeurs propres au rugby, un sport souvent présenté comme une métaphore du combat et de la cohésion.

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 07:50
photo http://www.somme14-18.com/

photo http://www.somme14-18.com/


28/09/2015 source SECDAM

 

Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants et de la Mémoire, a rencontré lundi 28 septembre 2015 à Londres, le secrétaire d’État à la Culture John Whittingdale, responsable de l’organisation du centenaire de la première guerre mondiale au Royaume-Uni.

Les deux ministres ont évoqué à cette occasion les conditions d’organisation de la grande cérémonie franco-britannique du 1er juillet 2016 à Thiepval (Somme), dans le département de la Somme, marquant le premier jour de l’offensive alliée de 1916 dans le département de la Somme.

Environ dix mille invités français, britanniques et en provenance des pays du Commonwealth, sont attendus dans la Somme le 1er juillet 2016 pour assister à cette cérémonie internationale qui se déroulera en présence des plus hautes autorités civiles et militaires.

Pour la première fois, la cérémonie du 1er juillet à Thiepval sera organisée conjointement par les gouvernements français et britanniques, avec le concours de la Commonwealth War Graves Commission (CWGC) et de la Royal British Legion (RBL).

Le ministre John Whittingdale a lancé officiellement lundi 28 septembre le tirage au sort mis en place par les services du Department for Culture, Medias and Sports (DCMS) qui doit permettre au Gouvernement britannique d’allouer les places aux familles britanniques désireuses d’assister aux cérémonies de la bataille de la Somme.

Le secrétaire d’État chargé des Anciens combattants et de la Mémoire, Jean-Marc Todeschini, a annoncé de son côté la mise en place d’une adresse dédiée ( somme2016@centenaire.org) pour le public français désireux de participer aux cérémonies de Thiepval, le 1erjuillet 2016.

L’organisation de la cérémonie du 1er juillet a été confiée au DCMS britannique et à la Mission du centenaire de la première guerre mondiale, groupement d’intérêt public créé en 2012 par le gouvernement français pour la préparation et l’organisation des commémorations de la première guerre mondiale.

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 11:55
Siège de Yorktown - par Auguste Couder

Siège de Yorktown - par Auguste Couder


28.09.2015 source SHD
 

28 septembre 1066 : débarquement de Guillaume le Conquérant en Angleterre. Le Normand Guillaume, descendant de Viking, envahit le Sussex du roi Harod au moment où ce dernier est occupé à repousser un débarquement du norvégien Harad dans le Nord du pays. Il débarque donc sans être inquiété et prépare l’inévitable bataille. La célèbre bataille d'Hastings a lieu 3 semaines plus tard : Les Normands sont reposés, ont choisi le lieu du combat (Hastings) et de plus disposent d'un fort qu’ils ont construit rapidement. L'armée saxonne, elle,  arrive épuisée après la traversée du pays. Elle ne parvient pas à rejeter à la mer l'envahisseur. L’ère des Anglo-normands commence.

 

28 septembre 1106 : bataille de Tinchebray (Normandie). Henri Ier Beauclerc, roi d’Angleterre et fils cadet de Guillaume le conquérant décide de mettre un terme à la rébellion de son frère ainé Robert de Courteheuse le duc de Normandie et débarque sur le continent. La bataille ne dure qu’une heure comme très souvent à l’époque. Les belligérants sont imbriqués dans une mêlée où il est difficile de coordonner une action collective. Aussi le combat est-il indécis jusqu’à ce que Elie de la Flèche, que le roi d’Angleterre a placé en réserve et à couvert, lance une attaque sur les arrières du duc de Normandie. La Normandie est rattachée à l’Angleterre et connait alors une période de paix et prospérité.

 

28 septembre 1781 : début du siège de Yorktown (Côte Est des futurs Etats-Unis). Français et Américains insurgés bombardent la ville tenue par les Britanniques. Elle tombe le 19 octobre.

 

28 septembre 1794 :  création de la future école Polytechnique (Palais Bourbon). L’école centrale des travaux publics est créée par le Comité de salut public alors que la France risque une invasion des monarchies coalisées. Un collectif de savants (dont Monge) en battit les premières structures pour fournir à la Nation les cadres scientifiques nécessaires à la Défense nationale. Elle devient Ecole Polytechnique en 1795. Napoléon lui donne le statut d’école militaire en 1804 pour former les officiers d’artillerie puis du génie.

 

28 septembre 1918 : Tandey épargne Hitler (Marcoing – France). Lors de la prise du village de Marcoing par son régiment, le soldat britannique Henry Tandey aperçoit un caporal allemand, blessé, qui tente de s’enfuir. Il décide de l’épargner, le caporal  allemand le remerciant d’un hochement de tête. Quelques années plus tard, lors d’une entrevue entre Chamberlain et Hitler, ce dernier aurait expliqué qu’il devait la vie à Tandey qu’il aurait reconnu sur une photo.

 

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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 10:55
French AMX-10RC reconnaissance vehicles move across the desert as part of a display of Allied armor during Operation Desert Shield. - photo US DoD

French AMX-10RC reconnaissance vehicles move across the desert as part of a display of Allied armor during Operation Desert Shield. - photo US DoD


15.09.2015 source SHD
 

15 septembre 1798 : reddition française (Irlande). Le général Humbert à la tête de 1000 Français (débarqués le 22 aout) et de 5000 rebelles irlandais se rend aux Britanniques. La tentative française d’appuyer l’insurrection irlandaise échoue malgré quelques victoires (Killala, Ballina et Castlebar).

 

15 septembre 1812 : incendie de Moscou. Napoléon Ier étant entré dans la ville la veille, le gouverneur général de Moscou, le comte Rostopchine (père de la comtesse de Ségur), ordonne de mettre le feu à la capitale. Le Tsar a ainsi sapé la gloire de Napoléon :  la population moscovite s’est enfuie, la ville est en cendres et n’offre aucune possibilité de ravitaillement. L’hiver s’annonce. A lire Il neigeait de Patrick Rambaud.

 

15 septembre 1916 : premier engagement des « Tanks » britanniques. Piétinant depuis deux mois dans leur offensive sur la Somme, les britanniques engagent pour la première fois des chars (nom de code : tanks = réservoirs) dans la région de Flers et Courcelette.  Ces engins blindés, montés sur chenille (une innovation apparue en 1905 dans le milieu agricole), se montrent capables de franchir tous les obstacles y compris les rideaux de barbelés qui protègent les tranchées. La surprise des Allemands n'est malheureusement pas exploitée. En Angleterre, les chars d'assaut sont promus par le lieutenant-colonel Ernest Swinton, qui rallie à son idée le premier Lord de l'Amirauté, Winston Churchill. En France, le promoteur des chars d'assaut est le général d'artillerie Jean-Baptiste Estienne (1860-1934), qui a été aussi parmi les premiers à comprendre l'intérêt militaire de l'aviation. Mais les résistances du ministère de l'Armement ne permettront de mettre en ligne les premiers chars français que le 16 avril 1917, dans des conditions au demeurant décevantes. Les Allemands attendront la fin de la guerre pour se laisser convaincre par cette nouvelle technique.

Note Rp Defense: voir Utilisation des premiers chars à Pozières pendant la bataille de la Somme

 

15 septembre 1950 : débarquement à Inchon des troupes de l’ONU (Corée).

 

15 septembre 1958 : achèvement de la ligne Morice (frontière algéro-tunisienne). Pour empêcher les intrusions du FLN en Algérie, les bataillons du génie réalisent 300 km de barrage électrifié.

 

15 septembre 1990 : décision présidentielle de l’opération Daguet. François Mitterrand décide d’envoyer un corps expéditionnaire aux côtés des Américains en réponse à l’invasion du Koweït par l’Irak (02 aout 1990) et au saccage de l’ambassade de France à Koweït City (14 septembre 1990). La division Daguet comptera jusqu’à 12 000 hommes.

Note RP Defense:

voir Opération Daguet, 20 ans après - Site Daguet

voir La guerre du golfe: opération «Daguet»(1991).

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 07:55
Georges Guynemer par Lucien - Musée de la Légion d'Honneur

Georges Guynemer par Lucien - Musée de la Légion d'Honneur


11.09.2015 source SHD

11 septembre 1611 : naissance du maréchal de Turenne (Sedan).

 

11 septembre 1697 : bataille de Zenta (actuelle Serbie). Eugène de Savoie, frustré de n'avoir reçu aucun commandement militaire de la part de Louis XIV, se met au service des Habsbourg et devient l'un des plus grands chefs de guerre de son temps. A Zenta, il inflige une défaite écrasante aux Ottomans du sultan Moustafa II. Alors que ceux-ci traversent la rivière Tisza pour prendre leurs quartiers d'hiver, Eugène parfaitement renseigné sur leurs déplacements, décide d'attaquer. Il parvient à surprendre l'ennemi en plein franchissement ce qui lui permet d'inverser le rapport de forces. Pris au dépourvus, les Ottomans perdent 20 000 hommes et 10 000 prisonniers. Deux ans plus tard, les Ottomans signeront la paix et évacueront quasiment toute l'Europe.

 

11 septembre 1709 : bataille de Malplaquet (vers Mons). Tactiquement indécise, cette bataille est en fait une victoire stratégique française. Alors que le royaume de France est sur le point d'être envahi, la "saignée" en hommes que représente Malplaquet compromet les projets d'invasion du duc de Marlborough et ... d'Eugène de Savoie. Le maréchal Villars perd 40 000 soldats français soit 15 000  de moins que la coalition.

 

11 septembre 1814 : création du 3ème régiment du génie (Grenoble). Le plus ancien régiment du génie fête aujourd’hui ses 201 ans. Basé à Charleville-Mézières depuis 1947, le régiment a récemment (mai 2014) été décoré de la croix de la valeur militaire pour son action notamment en Afghanistan. Son drapeau outre 9 batailles inscrites, possède déjà la fourragère 1914-1918 et la Croix de Guerre 1939-1945. « Ardennes, tiens ferme !» compte 900 hommes et appartient à la 1ère brigade mécanisée.

 

11 septembre 1917 : mort du capitaine Georges Guynemer (Poelkapelle - Belgique). Fils d'un Saint-Cyrien, Guynemer veut s'engager dans l’armée de Terre lorsqu’éclate la guerre. L'armée de Terre le refuse, le jugeant physiquement trop fragile, alors il postule pour un poste de mécanicien avion. En persévérant, il devient pilote et acquiert bientôt une belle maîtrise du vol. Remarqué pour son courage, son sang-froid et surtout ses qualités chevaleresques en combat aérien, il est promu lieutenant en février 1916. Nommé capitaine début 1917, il prend le commandement de la prestigieuse escadrille des Cigognes. Le jour de sa mort, il totalise 53 victoires aériennes homologuées. Nombreux sont les ennemis qu’il a épargnés lors de duels aériens, à lui rendre les honneurs lorsqu'ils apprennent sa mort (dont les circonstances demeurent obscures).

 

11 septembre 1973 : coup d’Etat chilien. Le président Salvador Allende est renversé par la Junte militaire chilienne. Des chasseurs-bombardiers tirent au canon de 30 mm contre le palais de la Moneda où vient de se suicider Allende. Le général Pinochet ne quitte le pouvoir qu’en 1990.

 

11 septembre 1978 : coup du parapluie bulgare (Londres). Georgi Markov, dissident bulgare, décède à l’hôpital de Westminster des suites d’un violent empoisonnement. Le 7 septembre Markov a été bousculé par un passant dans la rue qui lui a donné « par mégarde » un coup de parapluie. Cet ustensile inoffensif était en fait une arme conçue par les services secrets de l’Est et le passant maladroit, l’un des leurs.

Note RP Defense : voir Le mystère du "parapluie bulgare" restera entier

 

11 septembre 2001 : attentats du World Trade Center (New York et Washington)

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 12:54
 L’exposition « Images interdites de la Grande Guerre » bientôt chez vous ?

 

septembre 9, 2015 - par ECPAD

 

L’ECPAD et le Service historique de la Défense proposent aux collectivités territoriales, aux centres culturels, aux institutions… d’accueillir gracieusement l’exposition « Images interdites de la Grande Guerre ».

 

Conçue par le Service historique de la Défense et l’ECPAD, en partenariat avec l’université Paris 1, l’exposition a obtenu le label de la mission du Centenaire de la Première Guerre mondiale. Elle présente des images de manière inédite et originale puisqu’elle dévoile des photographies qui n’ont pas été vues par les contemporains du conflit. Les clichés sélectionnés, réalisés par la Section photographique de l’armée (SPA), ont tous été censurés pendant la guerre. Leur présentation interroge sur le traitement de l’information pendant le premier conflit mondial.

 

Au-delà des interdits ou de la censure, cette exposition révèle en outre, la puissance acquise et la puissance révélée de l’image pendant la Première Guerre mondiale. Elle met en perspective ses usages, souligne son appropriation par l’État en tant que véritable arme de guerre et outil de communication bien au-delà de la Grande Guerre explique Hélène Guillot, commissaire scientifique de l’exposition.

 

À l’occasion des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale, cette exposition nous interroge sur la construction de notre mémoire du conflit.

 

Plus d’informations :

Lien dossier de presse

Lien fiche technique

 

Contacts :

-commissaire scientifique Hélène Guillot, SHD, helene.guillot@intradef.gouv.fr (01 41 93 23 50)

-convention de prêt itinérance, ECPAD,  actions-culturelles@ecpad.fr (tél. 01 49 60 59 97)

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 16:55
McDonnell Douglas LIM-49 Nike Zeus Spartan - photo US Army

McDonnell Douglas LIM-49 Nike Zeus Spartan - photo US Army


28.08.2015 source SHD
 

28 aout 1521 : chute de Belgrade (actuelle Serbie). Soliman le magnifique assiège Belgrade qui n'est défendue que par une garnison de 700 soldats et la prend après quelques jours de bombardement depuis une ile du Danube. Soliman réussit là où son arrière-grand-père, Mehmed II avait échoué en 1456. La situation s'est en effet détériorée entre le roi hongrois et ses vassaux serbes si bien que les défenses manquent d'unité. De plus, la ligne de confrontation entre les deux cultures n'est pas si nette : depuis la poussée musulmane en Europe orientale (Chute de Constantinople 1453), slaves et ottomans vivent les uns à côté des autres entre chaque bataille et par la force des choses tissent quelques liens. La nouvelle de la chute de Belgrade a cependant un fort retentissement en Occident et fait prendre conscience aux Habsbourg du danger ottoman de manière plus impérieuse. Ce danger est accru par les relations toujours plus serrées que François Ier, le "roi très chrétien", noue avec Soliman afin de gêner son rival habsbourgeois, Charles Quint.

 

28 aout 1706 : fin de travaux à l’église St Louis des Invalides. Alors que les corps de logis abritant l’hospice des blessés sont réalisés entre 1671 et 1674, l’église et son dôme ne sont quant à elles achevées qu’au terme de 30 années de travaux et négociations de crédits. Tout comme pour l’inauguration de l’hôtel, c’est Louis XIV en personne qui reçoit les clés de l’église, remises par l’architecte Mansart.

 

28 aout 1914 : bataille navale d’Heligoland (Mer du Nord). La première bataille navale de la guerre se solde par une victoire britannique. La flotte allemande perd 6 navires et plus de 700 marins.

 

28 aout 1970 : première interception d’un ICBM (Océan Pacifique – ile de Kwajalein). La première interception réussie d’un missile balistique intercontinental est due au missile Spartan (LIM49A). Ce succès américain porte un coup à la menace nucléaire que les soviétiques font peser sur le territoire US et initie la course à la défense anti-missiles. Cependant le Spartan avec sa charge de 5 mégatonnes à neutrons, tout en assurant la destruction de l’ICBM ennemi, créait une impulsion électromagnétique incontrôlable et dangereuse qui a incité les Américains à opter pour des systèmes plus précis et moins puissants.

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 16:55
[Portraits de l'été] Joseph Joffre, maréchal de France

 

27/08/2015  Thibault Duclos - DICOD

 

Napoléon Bonaparte, Charles de Gaulle… L’histoire militaire française est ponctuée par de nombreuses personnalités ayant marqué les esprits et trouvé place dans les livres d’histoire par leurs victoires sur les champs de bataille. Mais d’autres, souvent moins connus du grand public, ont également révolutionné l’arme qu’ils avaient choisi de servir ou réalisé des actions d’éclat. À l’occasion de l’été, la rédaction vous fait découvrir chaque jeudi une de ces figures. Aujourd’hui, focus sur Joseph Joffre, maréchal de France.

 

Joseph Joffre naît le 12 janvier 1852 à Rivesaltes (Languedoc-Roussillon). Il entre à l’École Polytechnique en 1869 en tant que benjamin de la promotion. Mais en 1870, sa scolarité est interrompue en raison du conflit franco-prussien. Il est mobilisé et combat dans les 8e, 4e et 21e régiments d’infanterie avec le grade de sous-lieutenant. En 1872, il entre à l’École d’application de l’artillerie et du génie, dont il fait sa spécialité. Douze ans plus tard, en 1884, le capitaine Joffre demande à partir en Extrême-Orient et se retrouve nommé à Formose (actuel Taïwan) où il est chargé de reprendre le contrôle du Tonkin aux Chinois. Sa réussite lui permet d’obtenir la légion d’honneur en 1885.

 

Joseph Joffre reste à l’étranger et part au Soudan Français (aujourd’hui Mali) en 1888, puis à Madagascar. Il devient général de brigade en 1901. Sa nouvelle situation lui permet d’entrer au Conseil supérieur de Guerre en 1910 et devient, un an après, chef d’État-Major des armées avec le titre de généralissime. Il s’agit d’un choix par défaut puisque les généraux Gallieni et Pau refusent le poste en raison de leur âge.

 

Le général Joffre est donc à la tête des forces françaises au début de la Première Guerre mondiale. Le généralissime est cependant contesté. Il n’a pas fait l’École de Guerre et ses méthodes de l’attaque à outrance inspirées des guerres napoléoniennes ont fait leur temps. Il remporte toutefois la Bataille de la Marne en septembre 1914. À ce moment, l’Allemagne avance rapidement sur le territoire français par la Lorraine et les Vosges mais cette victoire permet de stopper leur projet d’invasion rapide du pays. Cette bataille est à l’origine de la renommée actuelle de Joffre. Ses limites apparaissent au début de la guerre de tranchées. Le général Joffre réclame une armée en mouvement et des assauts toujours plus nombreux. Malheureusement, sa tactique génère peu de résultats pour un nombre de morts considérables, à Verdun et dans la Somme principalement.

 

Joseph Joffre est écarté de ses fonctions de chef d’État-Major en décembre 1916. Il doit renoncer à tout poste au sein du gouvernement en raison de son inimitié avec le nouveau ministre de la Guerre, le général Lyautey. En échange, il est fait maréchal de France. En avril 1917, il se rend aux États-Unis pour convaincre, avec réussite,  le président Woodrow Wilson de s’engager dans le conflit.

 

À la fin de la guerre, il est élu à l’Académie française. Il reprendra ses tournées à l’étranger dès 1920, en Europe de l’Est, aux États-Unis ou encore en Extrême-Orient. Il est accueilli en triomphe dans chacun des pays où il vient représenter la France. Il meurt le 3 janvier 1931 des suites d’une longue maladie.

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 16:55
Colloque, Premières attaques chimiques, 1915 - 1918


 24/07/2015 par DCSSA

 

Mercredi 23 septembre 2015 à l'Ecole du Val-de-Grâce

 

Colloque organisé par l’Institut de Recherche Biomédicale des Armées sous la haute autorité du Directeur central du Service de santé des armées, en association avec l’Institut des hautes études de défense nationale, l’Association des auditeurs et cadres des hautes études de l’armement, l’Académie nationale de pharmacie, l’Académie nationale de médecine, la Société d’histoire de la pharmacie et la Société française d’histoire de la médecine.

 

Télécharger le  programme

Télécharger le bulletin d'inscription - Attention ! nombre de places limité

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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 07:55
Chronique culturelle du 15 Juillet 2015 - SHD

Première cérémonie de remise de la Légion d'honneur dans l'église des Invalides le 15 juillet 1804 par Jean-Baptiste Debret. Musée national de la Légion d'Honneur - Paris


15.07.2015 source SHD
 

15 juillet 1099 : prise de Jérusalem. Objectif principal de la première croisade dont le lancement remonte à l'appel du pape Urbain II lors du concile de Clermont (15 août 1096), la Ville Sainte est prise par les croisés conduits par Raymond de Saint-Gilles et Godefroy de Bouillon. Ce dernier parvient à s'approcher de la muraille au moyen d'une tour d'assaut protégée des flammes par une couverture de peaux d'animaux fraichement dépecés. Selon les us et coutumes de l'époque, les vainqueurs massacrent une bonne partie de la population juive et musulmane. Cette précaution aussi sauvage qu'inutile sera lourde de conséquences dans les futures relations entre les différentes communautés qui se disputeront le contrôle des Lieux Saints.

 

15 juillet 1410 : bataille de Tannenberg ou Grunwald (Pologne actuelle). Les chevaliers Teutoniques sont écrasés par une coalition de Polonais et de Lituaniens en Prusse orientale.

 

15 juillet 1804 : première remise de la Légion d’honneur (Invalides – Paris). Bonaparte préside la première remise de croix de la Légion d'Honneur, ordre qu’il a créé 2 ans plus tôt.

 

15 juillet 1916 : fin de crise politico-militaire française. « Crise qui dure depuis plusieurs jours entre le ministre de la Guerre et le général en chef :le ministre sera désormais toujours accompagné par Joffre ou son adjoint lorsqu’il se rendra dans la zone des armées. » LCL Rémy Porte (EMAT).

 

15 juillet 1974 : coup d’Etat militaire à Chypre. La Turquie envahit la partie Nord de l’ile craignant une union de l’ile avec la Grèce.

 

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 07:55
[Portraits de l'été] Georges Guynemer, l'As des As

Les avions du capitaine Guynemer étaient habituellement peints en jaune et baptisés « Vieux Charles ». - photo SHDAI

 

02/07/2015 Marine Picat  - DICoD

 

Napoléon Bonaparte, Charles de Gaulle… L’histoire militaire française est ponctuée par de nombreuses personnalités ayant marqué les esprits et trouvé place dans les livres d’histoire par leurs victoires sur les champs de bataille. Mais d’autres, souvent moins connus du grand public, ont également révolutionné l’arme qu’ils avaient choisi de servir ou réalisé des actions d’éclat. À l’occasion de l’été, la rédaction vous fait découvrir chaque jeudi une de ces figures. Aujourd’hui, partons à la rencontre du capitaine Georges Guynemer.

 

Georges Guynemer est une figure de l’armée de l’Air. Connu comme l’As des As, il est l’un des pilotes de guerre français les plus renommés de la Première Guerre mondiale. Découvrez ce jeune homme aux 53 victoires homologuées.

 

Georges Guynemer naît à Paris le 24 décembre 1894 et grandit à Compiègne. En 1914, au début de la guerre, il se rend à Bayonne afin de s’engager, mais les médecins militaires le déclarent inapte et refusent par deux fois sa candidature, l’estimant trop chétif. En novembre 1914, il décide d’aller à Pau et s’engage en tant qu’élève mécanicien au titre du service auxiliaire. Guynemer devient élève pilote en janvier 1915 et décroche son brevet de pilote militaire dès le mois d’avril.

 

Il intègre l’escadrille N3, dite « escadrille des Cigognes », qu’il servira tout au long de la guerre. Le pilote  remporte sa première victoire aérienne le 19 juillet 1915 et prend, deux ans plus tard, le commandement des Cigognes.

 

Son expérience et sa notoriété font de lui une référence en aviation, tant et si bien qu’il influence la conception des avions de combat français. Sur les conseils du pilote militaire, la société Blériot-SPAD, qui produit une partie des avions sur lesquels l’armée française vole durant le conflit, améliore et développe de nouveaux modèles, plus performants.

 

[Portraits de l'été] Georges Guynemer, l'As des As

Guynemer accumule les décorations, qu'il appelle en riant sa "batterie de cuisine". - photo SHDAI

 

En février 1917, le capitaine Guynemer est le premier pilote allié à abattre un bombardier lourd allemand Gotha G.III. En vingt-sept mois de combats, il totalise plus de 750 heures de vol, remporte 53 victoires homologuées, auxquelles s'ajoutent une trentaine de victoires supplémentaires probables. Il est blessé deux fois et survit sept fois après avoir été abattu, et ce sans jamais avoir embarqué de parachute.

 

Mais un mystère entoure toujours sa mort. Le 11 septembre 1917, Guynemer part en reconnaissance dans la région des Flandres accompagné d’un autre aéronef et disparaît au cours d’un combat aérien. Il semblerait que son avion se soit abîmé en plein no man’s land, mais ni l’épave de l’avion ni le corps de Guynemer n’ont été retrouvés.

 

Aujourd’hui, l’armée de l’Air rend hommage à l’As des As sous différentes formes. Chaque 11 septembre, une prise d’armes sur les bases aériennes évoque le souvenir de Guynemer. La base aérienne 102 de Dijon porte d’ailleurs le nom de l’aviateur et l’École de l’Air de Salon-de-Provence a repris sa devise, « Faire face ».

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 11:50
Le Fly in Koksijde à l’heure de la Grande Guerre

 

30.06.2015 par Aerobuzz.fr

 

Située à une dizaine de kilomètres de la frontière franco-belge, Coxyde (Koksijde) est une station balnéaire emblématique de la Flandre occidentale avec la plus haute dune de la côte. Voici tout juste un siècle, Coxyde rentrait dans l’histoire de la Grande Guerre grâce à son aérodrome de Bogaerde...

Les 4 et 5 juillet 2015, l’événement « Fly In » renouvellera le succès de sa première édition de 2014 qui accueillit pas moins de 230 avions admirés par plus de 23.000 visiteurs. Pendant ces deux journées, la base militaire aérienne de Coxyde sera cette année encore le lieu d’expositions avions mythiques et véhicules de la 1re guerre, de baptêmes de l’air en avions historiques, de reconstitution par une cinquantaine de bénévoles en habit d’époque d’un « Village Guerre Mondial I » au cœur de la tourmente, d’animations et ateliers pour les familles et enfants, de projections cinématographiques d’époque et expositions photographiques, de cérémonies de commémorations,...

 

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 10:55
The Battle Of The Somme - Attack Of The Ulster Division - By J. P. Beadle (Cranston Fine Arts)

The Battle Of The Somme - Attack Of The Ulster Division - By J. P. Beadle (Cranston Fine Arts)


01.07.2015 source SHD
 

1er juillet 1097 : bataille de Dorylée (Turquie actuelle). Les combattants de la première croisade (Godefroy de Bouillon, Tancrede de Hauteville, Bohémond de Tarente,…) après avoir pris Nicée quelques jours plus tôt, se dirigent vers Dorylée où les attend Kilidj Arslan, sultan de Roum. Ce dernier sous-estime la nouvelle croisade après sa victoire sur la croisade populaire à Civitot (1096) et ne s’attend pas à une forte résistance. Il mise sur l’embuscade qu’il tend à l’avant-garde des croisés en zone montagneuse. Dans un premier temps, Bohémond est submergé et forme le cercle en attendant les renforts qu’il a demandés par messagers dès le début de l’embuscade. Les puissantes charges de sa cavalerie franque sont sans effet sur  les archers montés turcs qui pratiquent le harcèlement. Dès l'annonce de la bataille par les messagers de Bohémond, la chevalerie des autres corps se précipite en plusieurs escadrons vers le champ de bataille (laissant en arrière l'infanterie) et oblige Arslan à se replier. Il choisit de se retrancher sur des hauteurs qu’il pense imprenables. Or, les croisés se réorganisent très rapidement et démontrent une belle coordination en attaquant sa position selon quatre axes différents au même moment. L’attaque est victorieuse et les forces turco-arabes complètement défaites.

 

1er juillet 1690 : bataille de Fleurus (Belgique). « La bataille remportée à Fleurus près de Charleroi (lieu de la bataille du même nom de 1794 et de celle de Ligny de 1815) est le chef-d’œuvre tactique du maréchal de Luxembourg et la plus nette victoire de celles remportées sur le front des Pays-Bas espagnols par celui qui fut surnommé le « Tapissier de Notre-Dame » (les emblèmes pris à l’ennemi étant suspendus dans la cathédrale de Paris lors des traditionnels Te Deum). Face à une armée alliée trop attentiste, Luxembourg, en adepte de l’offensive et de la prise de risque, décide de scinder ses 40 000 hommes et de lancer un vaste mouvement tournant pour prendre à revers la gauche adverse. Il y parvient après avoir masqué la marche de sa colonne et rompt presque complètement le dispositif ennemi. Un corps d’infanterie hollandaise formé en carré refuse de se rendre et offre une ferme résistance dont seule l’artillerie et la cavalerie françaises viennent à bout dans le sang. L’armée du prince de Waldeck a perdu de 15 à 20 000 tués, blessés et prisonniers, soit la moitié de ses effectifs ». M. Bertrand Fonck (SHD).

 

1er juillet 1911 : coup de force d'Agadir (Maroc). L'empire allemand cherchant à faire pression sur la France pour obtenir des possessions coloniales en Afrique, envoie la canonnière Panther dans la baie d'Agadir. Le différend est réglé à l'issue de tractations internationales où l'Entente cordiale (France et Grande-Bretagne) fait face à l'empire allemand. Ce dernier obtient en guise de compensations des terres d'Afrique équatoriale permettant d'agrandir le Cameroun allemand. La guerre est évitée pour un temps.

 

1er juillet 1916 : hécatombe britannique lors de la bataille de la Somme. 20 000 soldats britanniques sont tués en une seule attaque alors qu’ils avancent à découvert vers les tranchées allemandes qu’ils pensent ravagées par une semaine de bombardement.

 

Note RP Defense:

voir The Battle of the Somme

 voir La bataille de la Somme (juillet 1916)

1er juillet 1944 : Garbo trompe les Allemands au sujet des V1. « A cette date, 2415 V1 ont été lancés sur Londres. L’analyse des impacts montre que si 27% des engins atteignent Londres, les autres sont tombés au sud-est de l’agglomération avec des effets limités. Les Allemands tirent donc trop court et à droite. Dès le début de la campagne, les agents doubles, en particulier Garbo et sa vingtaine d’agents fictifs, sont mis à contribution. Les responsables civils et militaires des plans de déception décident d’indiquer obligeamment à l’Abwehr, en se fondant sur l’heure d’impact de nombreux V1 tombés au sud-est de Londres, que ceux-ci ont atteint le centre de la cité. Les Allemands sont donc encouragés à maintenir tel quel leurs réglages. Les Britanniques contrôlent l’efficacité de la ruse en décryptant le trafic de l’Abwehr et celui du régiment lançant les engins. Bien que certains V1 soient équipés de radio-balise permettant de suivre leur trajectoire, les Allemands donnent la priorité aux informations de Garbo en cas ce contradiction, tant la fiabilité de Garbo, Brutus et Tricycle, est grande à leurs yeux. Cette ruse sera reconduite dans le cas des V2.

Source : British Intelligence in the second World War, volume 5 ». Guy Malbosc

 

1er juillet 1945 : création de l’ESMIA à Coetquidan. L’école spéciale militaire interarmes est créée à Coetquidan pour héberger l’ESM (bâtiments de St Cyr l’école détruits en 1944) et accueillir les différentes écoles de cadres créées durant la guerre.

 

Note RP Defense: voir L'ECOLE MILITAIRE INTERARMES ET L'ECOLE SPECIALE MILITAIRE DE SAINT-CYR A COETQUIDAN DE 1945 A NOS JOURS

 

1er juillet 1968 : Signature du traité de non-prolifération nucléaire (TNP). « Il engage les cinq États dotés de l’arme nucléaire (EDAN) — États-Unis, URSS, Royaume-Uni, Chine et France — à ne pas diffuser les technologies nucléaires militaires à d’autres États. La France ratifie le traité sur la non-prolifération nucléaire (TNP) en 1992 ». (DGRIS/PROLIF)

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 07:55
Credits photo : Musée de la gendarmerie nationale

Credits photo : Musée de la gendarmerie nationale


28.05.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Après deux années de travaux (depuis juin 2013), le musée de la Gendarmerie nationale ouvrira ses portes le 10 octobre prochain à Melun, dans un ancien bâtiment de caserne entièrement réhabilité. 

A la fois chronologique et thématique, le nouveau parcours du musée retracera l'évolution de la gendarmerie à travers les époques et les régimes successifs, du Moyen-Age à nos jours. Les travaux encore en cours permettront de dévoiler la collection, riche de 30 000 pièces.

Pour en savoir plus sur le projet architectural, cliquer ici.

Pour l'ouverture, le musée a naturellement choisi de dédier sa première exposition temporaire au rôle du gendarme pendant la Première guerre mondiale. "La grande guerre des gendarmes" sera une exposition labellisée Centenaire.

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 07:55
Chronique culturelle du 30 Juin 2015 - SHD

1er Escadron de spahis, Beyrouth 1940. Capitaine Jourdier, Adjudant Arainty, Brigadier Brahim, Maréchal des Logis Painault - photo Ordre de la Libération


30.06.2015 source SHD
 

30 juin 1915 : "prise du quadrilatère" dans la presqu'île de Gallipoli (Turquie). Les franco-britanniques tentent de prendre Krithia. Durant le premier combat du Kéréves Déré, les coloniaux de la 2e division française jouent un rôle décisif dans l'enlèvement de l'important ouvrage turc du "quadrilatère". Le général Gouraud est, à cette occasion, grièvement blessé aux jambes et amputé du bras droit. Il cède son commandement au général Bailloud. La bataille engagée se poursuit jusqu'à fin juillet. L'opération des Dardanelles ne s'achève qu'en janvier 1916, sans résultat concret et avec de lourdes pertes : 180 000 alliés, dont 30 000 français. En face, 66 000 turcs (entrés en guerre le 1er novembre 1914 aux côtés des Allemands et des Austro-Hongrois).

Note RP Defense :

voir Le général Gouraud, chef du corps expéditionnaire des Dardanelles en 1915

voir DARDANELLES and GALLIPOLI CAMPAIGNS - 1915-1916

voir Musée des Spahis (Senlis)

 

30 juin 1934 : la nuit des longs couteaux (Allemagne). Hitler purge le parti nazi de son aile populiste et sociale révolutionnaire (les SA ou « chemises brunes ») en faisant intervenir les SS durant la nuit du 29 au 30 juin chez les dirigeants SA, fidèles à Ernst Röhm. Près de 100 personnes sont assassinées (dont Kurt von Schleicher). Si les conservateurs allemands sont rassurés quant à l’orientation politique que donne Hitler à travers cette purge, la méthode employée annonce clairement à l’Europe la nature du régime nazi en place depuis un an et demi.

 

30 juin 1940 : le 1er Escadron du 1er Régiment de spahis marocains décide de continuer la lutte. Après avoir laissé le choix à chacun de ses hommes et avant même d’avoir entendu parler de l’appel du général de Gaulle, le chef d'escadron Paul Jourdier, commandant le 1er Escadron du 1er Régiment de spahis marocains (1er RSM), stationné au Liban, franchit avec son unité la frontière libano-palestinienne à cheval, et rejoint les Anglais au Soudan anglo-égyptien pour continuer le combat. Après une épopée de plusieurs milliers de kilomètres, l'escadron prend part en Erythrée aux combats contre les Italiens en janvier 1941 avant de retrouver les forces françaises libres (FFL) rassemblées en Palestine pour préparer la campagne de Syrie. A l’issue de celle-ci, l’escadron jusque-là monté est enfin motorisé et constitué en groupe de reconnaissance de corps d’armée (3 escadrons). C’est sous cette forme que, renforcés d’une compagnie de chars, l’unité est véritablement organisée en colonne volante et participe aux côtés des britanniques à toute une série de raids en profondeur dans le désert de Libye. Elle participera dans ce cadre à la bataille d'El Alamein, le 23 octobre 1942, en soutien de la 13e Demi-brigade de Légion étrangère, au sud du dispositif, à l'Himeimat. Une décision en date du 24 septembre 1942 en fera un régiment de cavalerie mécanisée prenant la dénomination de 1er Régiment de marche de spahis marocains (1er RMSM).

Note RP Defense :

voir Le 1er Régiment de marche de spahis marocains

voir Grande figure du 1er escadron des spahis marocains - Paul JOURDIER, Compagnon de la Libération

voir Le ralliement du 1er escadron du 1er régiment de spahis marocains

voir Spahis 1830 - 1962

 

30 juin 1941 : bataille de Brody ou Dubna (Ukraine). Dans le cadre de l’opération Barbarossa, la 1ère armée blindée allemande affronte cinq corps mécanisés soviétiques. La victoire est allemande mais chèrement acquise. L’armée du général Von Kleist perd plus de la moitié de ses 1000 blindés face à la farouche résistance de l’armée rouge. Trois ans plus tard, en 1944, une division SS blindée sera anéantie au même endroit lors de l’offensive générale soviétique.

 

30 juin 2009 : transfert de compétences des US aux Irakiens (Bagdad – Irak). Présents depuis 2009 en Irak, les troupes américaines procèdent officiellement au transfert de compétences dans les grands centres urbains et débutent le désengagement de leurs 140 000 soldats.

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 07:54
Bois de Belleau, Aisne - Photo Emmanuel Mas (ECPAD)

Bois de Belleau, Aisne - Photo Emmanuel Mas (ECPAD)


26.06.2015 source SHD

 

26 juin 1683 : bombardement d’Alger. Louis XIV ordonne à l’amiral Duquesne de bombarder le port d’Alger (à 2 reprises) afin de délivrer un message clair au Dey Hassan qui soutient la piraterie maritime en Méditerranée. Les puissances européennes, en conflit sur le continent, n’ont pas beaucoup de moyens à consacrer au contrôle de la Méditerranée si bien que les actes de piraterie finissent par coûter cher en hommes, navires et marchandises. Les Anglais bombardent Tripoli en 1675 incitant les pirates et corsaires à privilégier les cibles françaises. En 1682, un navire français de la royale est capturé et son équipage vendu comme esclave. Le bombardement du port par Duquesne et ses galiotes à bombes (mortiers) permet de libérer des esclaves et d’entamer des pourparlers qui provoquent malheureusement une révolution de palais, laquelle ordonne… la reprise de la piraterie et l’exécution du consul français à Alger, le père Jean Le Vacher. Celui-ci est attaché devant la bouche du canon Baba-Merzoug qui le pulvérise. 16 autres français sont ainsi exécutés. Le canon Baba-Merzoug ou la Consulaire est exposé depuis 1833 à l’arsenal de Brest.

 

26 juin 1745 : prise de Cap Breton (actuel Canada). L’ile royale ou du Cap Breton est française depuis sa prise de possession par Jacques Cartier en 1534. Située à l’embouchure du Saint Laurent, dans des eaux poissonneuses et près de la Nouvelle Angleterre, l’ile a une position stratégique qu’envient les Anglais. Après un siège de 6 semaines, Louisbourg, principal port de l’ile, se rend aux Anglais.

Note RP Defense : voir La colonie française de l'Île-Royale (Louisbourg)

 

26 juin 1794 : bataille de Fleurus (Belgique actuelle). Les Français battent les coalisés. Le 8 messidor an II, sur ce même champ de bataille de Fleurus, près de Charleroi, où, le duc de Luxembourg a écrasé les Hollandais le 1er juillet 1690, l'armée de Sambre et Meuse commandée par Jourdan résiste aux assauts des coalisés (Autriche, Angleterre, Hanovre) commandés par le prince de Saxe-Cobourg. La bataille a lieu toute la journée sous un soleil brûlant, et, par endroits, au milieu de véritables incendies, les moissons ayant pris feu. Après plusieurs assauts frontaux infructueux, les coalisés laissent à Jourdan le champ de bataille, qui a bénéficié des informations transmises grâce aux observations du capitaine Coutelle, embarqué à bord d'un ballon captif. L'armée française, à bout de forces et de munitions n'engage pas la poursuite. Le lendemain, les coalisés abandonnent la Belgique et battent en retraite. Les Autrichiens perdent définitivement le contrôle de cette région. Le corps expéditionnaire anglais est rembarqué.

 

26 juin 1889 : création du poste de Bangui (actuelle Rep. Centrafricaine). Avec 22 tirailleurs, Albert Dolisie, lieutenant-gouverneur du Congo fonde un poste qui va devenir la capitale de la Centrafrique.

 

26 juin 1918 : fin des combats du bois Belleau (Aisne). La 4ème brigade de Marines (2ème US infantry division) a pris le bois de Belleau après presque un mois de combats très meurtriers. C’est le combat fondateur du corps des US Marines, toujours célébré aujourd’hui.

Note RP Defense :voir  LE MUSEE DE LA MEMOIRE DE BELLEAU 1914 - 1918

 

26 juin 1918 : les premiers obus du Parizer Geschutz tombent sur Paris. Moins connu que la grosse Bertha, le canon projetait tout de même des obus de 210 mm avec une vitesse initiale de 1600 m/s… à 100 km. Les contraintes sur cette arme étaient telles qu’il fallait à la pièce un tube neuf tous les 50 coups. C’est la propagande allemande sur la grosse Bertha qui conduit la presse française de l’époque à attribuer les bombardements parisiens à la désormais célèbre Grosse Bertha. Cette dernière a contribué par sa puissance (150 ou 80 tonnes selon le modèle, tirant des obus de 1160kg et d’un calibre de 420 mm) à la reddition des places de Namur, Lièges, Bruxelles et Manonviller.

 

26 juin 1945 : signature de la charte des Nations Unies (Etats-Unis - San Francisco)

 

26 juin 1948 : début du pont aérien (Berlin).

Les Soviétiques interdisent la libre circulation des biens et des marchandises entre les zones d'occupation alliées et Berlin pour sanctionner leur refus de se plier au régime d'occupation que Staline impose progressivement en Europe de l'Est. Les Etats-Unis déclenchent alors un gigantesque pont aérien qui va durer près d'un an et permettre à la partie Ouest de Berlin de survivre. Plus de 275 000 vols acheminent environ 2,5 millions de tonnes de marchandises  pendant le blocus de Berlin et évitent ainsi que les alliés de la veille ne s'affrontent directement. 15 ans plus tard, jour pour jour, le président Kennedy en visite commémorative à Berlin lance son fameux « Ich bin ein Berliner ».

 

Note RP Defense :

voir Le pont aérien (26 juin 1948 au 30 septembre 1949)

voir Le pont aérien de Berlin 1948/1949

 

26 juin 1977 : proclamation d’indépendance de Djibouti.

 

26 juin 1980 : VGE annonce le développement de la bombe N. Lors d’une conférence de presse le président Valéry Giscard d’Estaing rappelle qu’il a lancé en 1976 l’étude de faisabilité de la bombe à neutrons et qu’il engage maintenant le processus de développement après la réussite des essais. La bombe N entrait dans la panoplie des armes tactiques puis préstratégiques. L’annonce de VGE coïncide avec la décision de créer un lanceur stratégique mobile (système Hadès) qui viendrait remplacer le système Pluton.

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 07:55
General of the Army Dwight David Eisenhower - photo US Army

General of the Army Dwight David Eisenhower - photo US Army


25.06.2015 par SHD
 

25 juin 1673 : mort de d'Artagnan (Maastricht). L’ironie de l’Histoire veut que d’Artagnan meure sous les ordres de Vauban et en présence du roi Louis XIV. Le mousquetaire est d’un courage légendaire frisant la témérité alors que Vauban est un maître de guerre raisonnable qui inaugure à Maastricht ses techniques de siège qui durant des années économiseront la vie des hommes. Charles de Batz Castelmore, comte d’Artagnan, mousquetaire de grande valeur, sert sous Mazarin avec une grande loyauté puis devient l’un des hommes de confiance du Roi-Soleil. Les circonstances de sa mort sont incertaines : il meurt en recevant une balle de mousquet lors d’une contre-attaque à laquelle il ne peut s’empêcher de participer. Quatre de ses mousquetaires se font tuer en allant chercher son corps tombé côté hollandais.  Le comte de d’Artagnan est passé à la postérité grâce aux romans d’Alexandre Dumas :  les trois mousquetaires ,  Vingt ans après et Le vicomte de Bragelonne, lesquels donnent une vision très romanesque de sa vie.

 

25 juin 1804 : exécution de Cadoudal (Paris). S’il l’avait voulu, il serait devenu l’un des généraux de Napoléon puisque ce dernier lui propose sa grâce. Mais fidèle à l’idéal qui l’a amené à combattre les révolutionnaires durant les guerres de Vendée, il préfère être exécuté.

 

25 juin 1876 : bataille de Little Big Horn (Etats-Unis – Montana). Le lieutenant-colonel George Armstrong Custer (général à titre provisoire à la fin de la guerre de Sécession) commandant le 7ème régiment de cavalerie, fractionne son unité en 3 colonnes et tombe, avec celle qu'il commande (212 hommes), dans une embuscade tendue par 2500 guerriers sioux aux ordres du chef Sitting Bull. Tous les cavaliers de son détachement seront massacrés par les Indiens près de la rivière Little Big Horn, dans le Montana. Seul Custer ne fut pas scalpé... De récentes études ont accrédité la thèse de l’incompétence de ses principaux subordonnés comme étant à l’origine de cette défaite.

 

25 juin 1917 : prise de la caverne du Dragon (sous le Chemin des Dames). Les galeries de la carrière dans lesquelles les Allemands sont installés depuis janvier 1915 sont parfaitement aménagées pour durer et permettent surtout grâce à leurs 7 entrées des prises à revers en fonction de la position de la ligne de front. Le 152ème RI et le 334ème RI, en isolant toutes les entrées du secteur allemands, prennent au piège les défenseurs de la caverne. Environ 340 Allemands se rendent.

Note RP Defense : voir le musée et l'Histoire de la Caverne du Dragon

 

25 juin 1940 : application du cessez-le-feu en France. « Les Italiens, au dernier jour des combats avant l’entrée en vigueur de l’armistice, occupent la Haute Maurienne en Savoie, de Termignon à Bessans. Les troupes du parti fasciste ont réussi à s’infiltrer par les cols d’altitude mais sans avoir réduit les forts des Revets et de la Petite Turra qui barrent encore l’accès à la route du Mont Cenis. Partout ailleurs sur le front, les Italiens ont été arrêtés sur la ligne des avants postes ou des ouvrages Maginot. » OCTAA Nicolas Jacob (SHD/CAAPC).

 

25 juin 1942 : Eisenhower nommé chef en Europe. Le département de la guerre américain officialise la mise en place d’un théâtre d’opérations pour l’Europe ayant son QG à Londres et nomme le général D. D. Eisenhower, chef des forces terrestres alliées en Europe.

 

25 juin 1950 : début de la guerre de Corée. A 4 heures du matin, les avant-gardes de l’armée nord-coréenne, forte de 120 000 hommes, franchissent la ligne de démarcation du 38e parallèle qui sépare leur État, sous gouvernement communiste, de la Corée du Sud, sous régime pro-occidental. Moins nombreux, mal instruits, mal armés et peu motivés, les soldats sud-coréens lâchent bientôt pied. Quelques heures après, le président américain Harry Truman saisit l'ONU et obtient du Conseil de sécurité, en l'absence du représentant soviétique depuis le mois de janvier précédent, un accord pour assurer la paix dans la région et rétablir la Corée du Sud dans ses droits, par l'envoi d'une force militaire internationale commandée, à partir du 7 juillet, par le général Mac Arthur. Lire La guerre de Corée du CDT Ivan Cadeau (SHD/DREE).

 

25 juin 1953 : réception officielle à l’Académie française du maréchal Alphonse Juin (1888-1967). Parmi ses ouvrages, Trois siècles d’obéissance militaire. Sur un total de 728 « immortels », on compte une vingtaine de militaires élus en tant que militaires. Les derniers militaires élus sont Pierre Loti (1891), Albert de Mun (1897), Louis-Hubert Lyautey (1912), Joseph Joffre (1918), Ferdinand Foch (1918), Maurice de Broglie (1934), Philippe Pétain (1929), Maxime Weygand (1931), Louis Franchet d’Esperey (1934), Lucien Lacaze (1936), et enfin Alphonse Juin (1952).

 

25 juin 1991 : explosion de la RSFY (ex-Yougoslavie). Les provinces croate et slovène proclament leur indépendance entraînant de facto la fin de la République socialiste fédérative de Yougoslavie et le début de la dernière guerre des Balkans.

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 07:55
American Marines in Belleau Wood (1918) - Georges Scott (1873-1943)

American Marines in Belleau Wood (1918) - Georges Scott (1873-1943)


23.06.2015 par SHD
 

23 juin 1646 : prise de Dunkerque par les Franco-Anglais. A l’issue de la bataille des dunes (14 juin) qui a vu se combattre les deux plus grands chefs de guerre français de l’époque, les Franco-anglais commandés par Turenne enfoncent les lignes espagnoles commandées par le Prince de Condé ce qui leur permet de prendre quelques jours plus tard la ville de Dunkerque. La bataille des dunes est surprenante à plus d’un titre puisque elle voit l’alliance assez rare de la France et de l’Angleterre, une belle démonstration de combat interarmées (Turenne se fait appuyer par le tir de bateaux), l’affrontement de deux grands généraux Français (qui ensuite combattront ensemble) et elle est une nette victoire : 6000 morts espagnols contre 500 pour le camp français. Le 23 juin, Dunkerque espagnole le matin, française à midi, est finalement anglaise le soir, puisque Louis XIV la remet le jour même aux Anglais à titre de compensation. En passant, cette bataille confirme la fin de la suprématie des Tercios espagnols sur les champs de bataille.

23 juin 1757 : victoire britannique de Plassey (Inde). L’armée du nabab du Bengale (60 000 hommes) attaque les 3000 britanniques du général Clive près de Calcutta qui les bat profitant de leur désunion.

 

23 juin 1918 : victoire américaine du Bois Belleau (près de Château-Thierry). « Les Marines de la 2ème DIUS sont maîtres du Bois Belleau, que le général Degoutte fait rebaptiser Bois de la brigade des Marines ». LCL Remy Porte (EMAT).

 

23 juin 1935 : record mondial de distance en hydravion. Les lieutenants de vaisseau Paul Hébrard et Daillière battent le record mondial de distance à bord d’un hydravion Latécoère 300 La Croix-du-Sud. Partis de Cherbourg, ils rallient Ziguinchor au Sénégal après 32 heures de vol et 4347 km parcourus.

 

23 juin 1940 : Hitler visite Paris. Seule visite connue d’Hitler à Paris.

 

23 juin 1940 : les Allemands à Châtellerault.  « Les Allemands prennent possession de la Manufacture d’armes. Entrés la veille dans la ville, les officiers se rendent à la manufacture dont ils prennent le contrôle immédiatement ; les ouvriers seront durant toute la guerre contraints de travailler à l’effort de guerre allemand dans la fabrication de composants d’armes, jamais d’armes entières ; la « manu » deviendra rapidement un foyer de résistance et la répression y sera impitoyable ». OCTAA Nicolas Jacob (Chef du SHD/CAAPC).  Le centre des archives de l’armement et du personnel civil (CAAPC) est installé sur les lieux mêmes de la manufacture (MAC).

 

23 juin 1952 : bombardement américain en Corée (actuelle Corée du Nord). 4 centrales électriques sont détruites par l’aviation américaine réduisant de 90% la production électrique du pays.

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 16:50
photo T. Fumat / Armée de Terre

photo T. Fumat / Armée de Terre

 

24/04/2015 par Service de santé des armées

 

Temps fort pour célébrer l’amitié et le partenariat franco-allemand : la cérémonie en l'honneur du service de santé pendant la guerre de 1914-1918 au « vieil Armand »

 

Le 22 avril , dans le cadre des commémorations liées au centenaire de la Grande guerre et du  troisième séminaire du service de santé des armées française et allemande, une cérémonie s’est déroulée au monument national du Hartmannswillerkopf, lieu hautement symbolique de l’offensive de 1915.

 

Le General oberstabsarzt Dr Ingo Patschke, et le médecin général des armées  Jean-Marc Debonne, directeurs centraux des services de santé des armées allemande et française,  ont procédé à la lecture de l'ordre du jour et deux soldats français et allemand ont déposé  une gerbe sur le monument national.

 

Des sections du troisième régiment médical d’Ulm, de l’académie allemande de santé de Munich ainsi que de l’École du Val-de-Grâce, de l’ESA de Lyon et du régiment médical de La Valbonne représentaient les deux services de santé.

 

Le troisième séminaire franco-allemand s’est tenu à Colmar du 21 au 23 avril 2015 : « plus que des partenaires, nous sommes de vrais amis unis par les mêmes idéaux ».

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photo T. Fumat / Armée de Terre

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 12:50
Webdocumentaire - 1914-1918 : Des Amérindiens dans les tranchées

 

04-06-2015 Par Claire Arsenault - RFI

 

La tourmente qui a emporté l’Europe dans la Première Guerre mondiale est allée chercher ses combattants bien au-delà des zones de combats. Ainsi, des milliers d’Amérindiens se sont engagés dans les armées américaine ou canadienne. Pour cela, ils ont revêtu les uniformes des « Visages pâles ». Au combat, ils ont souvent fait plus que leur part et nombreux sont ceux qui ne sont jamais revenus. Nous allons vous raconter l’histoire de quelques-uns d’entre eux…

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 07:55
The attack on the Japanese cruisers Mogami and Mikuma, 6 June 1942. Charcoal and chalk by Commander Griffith Bailey Coale, USNR, official U.S. Navy combat artist, 1942

The attack on the Japanese cruisers Mogami and Mikuma, 6 June 1942. Charcoal and chalk by Commander Griffith Bailey Coale, USNR, official U.S. Navy combat artist, 1942


03.006.2015 source SHD
 

3 juin 1330 : Philippe VI de Valois crée officiellement deux charges de Maréchal de France.

 

3 juin 1565 : les Espagnols attaquent Fort Caroline (Floride). Première colonie française fondée par des Huguenots, Fort Caroline est attaqué et détruit par le capitaine général Menendez, commandant d’une flotte espagnole. Plusieurs centaines de rescapés des combats sont exécutés par Menendez, dont Ribault le chef des colons, qui est tué et brûlé comme hérétique. La tentative de colonisation de la Floride organisée par de Coligny échoue.

 

3 juin 1917 : début de mutinerie au 217ème RI. « Alors que les contre-attaques allemandes sont enrayées sur le Chemin des Dames, commence la mutinerie du 217ème RI, qui dure jusqu’au 12 juin. Les soldats refusent collectivement de monter vers les tranchées mais acceptent d’obéir à leurs officiers pour les taches du service intérieur. Les jugements, fin juin et début juillet, sont relativement modérés et correspondent à un retour à la normalité ». LCL Remy Porte – EMAT.

 

3 juin 1918 : mort de Louis Jaurès. « Le fils de Jean Jaurès, Louis, est tué au front ». LCL Remy Porte – EMAT.

 

3 juin 1940 : bombardement allemand de Paris. 300 bombardiers de Luftwaffe attaquent Paris. 167 morts.

 

3 juin 1942 : début de la bataille de Midway (Océan Pacifique). Du 3 au 6 juin, les flottes japonaise et américaine s’affrontent près de Midway par l’intermédiaire de leurs avions embarqués. Défaite japonaise (4 porte-avions coulés, 3500 marins nippons disparus dont beaucoup de pilotes chevronnés alors que les américains ne perdent qu’un porte-avions et un destroyer).

 

3 juin 1943 : création du CFLN (Comité français de libération nationale). Les généraux de Gaulle et Giraud créent le CFLN qu’ils président tous deux.

 

3 juin 1944 : création du GPRF (Gouvernement provisoire de la République française). Le CFLN se transforme en gouvernement où de Gaulle a pris l’ascendant sur Giraud.

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 11:55
Première utilisation des gaz lors de la Grande Guerre - Crédits Archives départementales de la Charente-Maritime

Première utilisation des gaz lors de la Grande Guerre - Crédits Archives départementales de la Charente-Maritime

 

02/06/2015 M. Bernard Edinger - armée de Terre

 

La première utilisation de gaz de combat à grande échelle sur le front de l’Ouest pendant la Première guerre mondiale eut lieu le 22 avril 1915 près d’Ypres en Belgique par les forces allemandes contre les troupes françaises.

 

« Nous avons vu le ciel absolument obscurci par un nuage jaune-vert qui lui donnait l’aspect d’un ciel d’orage », devait témoigner un médecin de bataillon cité par l’historien Yves Buffetaut.

« Nous étions alors dans les vapeurs asphyxiantes. J’avais l’impression de regarder au travers de lunettes vertes. En même temps, l’action des gaz sur les voies respiratoires se faisait sentir : brûlures de la gorge, douleurs thoraciques, essoufflement et crachements de sang, vertiges. Nous nous crûmes tous perdus. »

Un autre médecin, Octave Béliard, qui était en seconde ligne, vit refluer « des hordes sans chefs qui fuyaient. Des régiments entiers avaient jeté leurs armes, tournaient le dos à l’ennemi. Des hommes se roulaient par terre, convulsés, toussant, vomissant, crachant le sang. Et une terrible odeur  charriée par le vent, entra dans nos narines »

Toutefois, le nuage se dissipant, les troupes françaises se ressaisissent. Les forces allemandes, méfiantes du gaz, n’exploitent pas vraiment leur succès.

En dépit des immenses effets  psychologiques résultant de son usage, les pertes causées par les gaz pendant la Première guerre mondiale furent relativement limitées, en partie grâce aux  masques de plus en plus performants. Dans l’armée française, « seulement » 8.000 morts dus aux gaz sur 1.4 million tués pendant la guerre. Et 190.000 dangereusement atteints sur quatre millions.

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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 11:55
photo 27e BIM

photo 27e BIM

 

30/05/2015 SCH Beltran Sources : 27e BIM

 

A l’occasion des commémorations du centenaire de la Grande Guerre, un colloque international sur le thème des combats dans les Vosges en 1915 s’est tenu à Epinal et à Colmar du 21 au 23 mai dernier.

 

34 spécialistes et historiens sont venus de toute l’Europe pour aborder cette période particulièrement tragique pour la région. C’est en effet en 1915 qu’ont eu lieu les combats les plus acharnés sur le front des Vosges, unique front de montagne sur les sols français et allemand.

 

Les batailles héroïques menées dans la région par les bataillons de chasseurs alpins et le 152e régiment d’infanterie ont forgé l’identité des troupes de montagne. A cette occasion, la 27e brigade d’infanterie de montagne (27e BIM) a rendu hommage au sacrifice de ses 20 000 soldats morts pour la France dans les Vosges.

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