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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 12:30
Le Secrétaire d'État américain John Kerry et son homologue russe, Sergeï Lavrov, accompagnés de leurs principaux collaborateurs, à Genève, le 14 septembre (Department of State)

Le Secrétaire d'État américain John Kerry et son homologue russe, Sergeï Lavrov, accompagnés de leurs principaux collaborateurs, à Genève, le 14 septembre (Department of State)

MOSCOU, 17 septembre - RIA Novosti

 

Paris, Londres et Washington coordonnent leurs positions sur la Syrie. Premier résultat : l’élaboration d’un projet de résolution commun pour le Conseil de sécurité des Nations unies, écrit mardi 17 septembre le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

 

Les mesures austères suggérées par la France pourraient entraîner une nouvelle impasse au Conseil de sécurité et remettre en cause le règlement pacifique du conflit syrien. Les Etats-Unis ont laissé entendre que le plan de désarmement d'Assad pourrait être appliqué pour forcer d'autres régimes à détruire leurs armes de destruction massive.

 

Le désarmement chimique de Damas, conformément au plan convenu à Genève la semaine dernière par les ministres des Affaires étrangères russe et américain, Sergueï Lavrov et John Kerry, était le thème central de la réunion d'hier entre les ministres des Affaires étrangères français, américain et britannique. Le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu était également invité par Kerry à cette réunion à Paris.

 

Ankara a salué le plan Lavrov-Kerry, tout en soulignant qu'Assad pourrait en profiter pour gagner du temps.

 

Malgré tout Paris, Washington et Londres ont préparé hier un projet de résolution qui fixerait la procédure de destruction des arsenaux chimiques syriens. La France et le Royaume-Uni ont reconnu l'aspect positif de l'accord Lavrov-Kerry mais aspirent à la destitution du président Bachar al-Assad et veulent continuer à faire pression sur le régime syrien.

 

"Il faut prévoir des sanctions en cas de non respect de l’accord par le régime syrien, a déclaré le président français François Hollande." Selon lui le projet de résolution pourrait être soumis au vote au Conseil de sécurité cette semaine et il estime qu'il pourrait être adopté.

 

Il est évident que les menaces évoquées dans le projet de résolution soulèveront des questions au Conseil de sécurité de l'Onu, notamment de la part de la Russie. "Les déclarations sur la nécessité d'une résolution sévère sont une déformation de la réalité. Une décision doit d'abord être prise par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques", a rappelé hier Sergueï Lavrov.

 

Il semblerait que le jeu politique autour du projet de résolution risque de pousser le débat au Conseil de sécurité de l'Onu dans une nouvelle impasse, bien qu'il reste du temps pour travailler sur la rédaction du document. La France compte insister sur la version sévère de la résolution et les Américains vont tenter de l'assouplir.

 

"Au cours de la préparation de la réunion du Conseil de sécurité la Russie et la Chine donneront leur point de vue et tenteront de trouver un terrain d'entente sur les formulations, a déclaré l'académicien Alexeï Arbatov, chef du Centre de sécurité internationale à l'Institut de l'économie mondiale et des relations internationales (IMEMO). Les USA veulent éviter de tomber dans une nouvelle impasse : l'utilisation de la force militaire serait alors à nouveau évoquée, chose que les Etats-Unis cherchent à éviter. Personne ne souhaite une guerre en Syrie, à l'exception de l'opposition armée."

 

Le secrétaire d'Etat John Kerry cherche à s'assurer le soutien des Européens dans la mise en œuvre du plan convenu avec Lavrov. Il a également besoin de la Turquie et de l'Arabie saoudite, qui sponsorisent la partie radicale de l'opposition syrienne.

 

Enfin, il a besoin de l'approbation d'Israël. Il a expliqué dimanche dernier au premier ministre israélien Benjamin Netanyahou les différents points du plan de désarmement chimique et a déclaré que si le désarmement d'Assad était un succès, cette méthode pourrait être appliquée aux régimes nord-coréen et iranien.

 

Le président américain Barack Obama a confirmé la pertinence d'une telle approche en déclarant sur ABC News que les armes chimiques syriennes n'étaient pas pour lui un problème aussi important que le dossier nucléaire iranien. Il a précisé que le plan de désarmement de la Syrie ne signifiait pas qu'il n'entreprendrait pas de mesures militaires à l'égard du régime iranien.

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