06/04/11 par Alain Ruello LES ECHOS
Neuf ans après avoir conclu le premier contrat , Airbus et les septs pays clients de l'appareil vont enfin signer l'avenant à ce programme de 20 milliards d'euros.
La saga des déboires techniques de l'A400M prend fin aujourd'hui à Séville. C'est dans l'usine d'assemblage espagnole de l'avion de transport européen qu'Airbus et les septs pays clients de l'appareil doivent en effet signer le nouveau contrat du programme, conclu en 2003 pour 20 milliards d'euros, ce qui en fait l'un des plus importants jamais engagé en Europe en matière d'armement.
Plombé par des problèmes liés à la mise au point du moteur notamment, l'A400M accuse trois ans de retard. Après des mois de négociations, parfois très tendues, Airbus a trouvé un accord avec ses clients en mars 2010 sur un étalement des développements dans le temps, une diminution du nombre d'avions requis (170 au lieu de 180), et un nouveau calendrier de livraison. Surtout, l'avionneur et sa maison mère EADS ont accepté de prendre 1,8 milliard de provisions, tandis que les Etats mettaient la main à la poche à hauteur de 3,5 milliards.
Restaient pour chacun d'eux à entériner cet accord. La France l'a fait très rapidement. En Allemagne, le Parlement a donné son feu vert en janvier, à condition que 13 des 53 A400M achetés soient revendus à l'export. Turquie et Royaume-Uni ont fermé le ban récemment.
Sauf nouvel incident industriel, l'A400M est donc complètement sorti de l'ornière. A ce stade, l'appareil a dépassé les 1.400 heures de vol. La production en série vient d'être relancée, et la certification civile est attendue en fin d'année. La France, dont les vieux Transall sont à bout de souffle, devrait toucher son premier A400M fin 2012 ou début 2013. très confiant, Airbus prévoit de porter ses cadences de production à 2,5 avions par mois trois ans plus tard
