15.03.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense
Quelques précisions et une carte pour comprendre la bataille de la vallée d’Amettetaï (vallée en rouge sur la carte ci-dessus) qui a mis en scène trois plots franco-tchadiens.
Le GTIA 2 (blindé) était positionné à l'entrée ouest de la vallée. A lui de boucler l'accès vers Aguelok et d'appuyer les éléments progressant dans la vallée située au nord du massif de Terarrar (photo ci-dessous: J Dupuis).
A l'est, les éléments tchadiens après avoir fait manoeuvre par Tessalit puis avoir longé la frontière algérienne en faisant route vers le sud, ont piqué plein ouest pour prévenir toute fuite des combattants islamistes vers l'est. Ils sont arrivés au contact le 22 février, perdant d'emblée une vingtaine d'hommes dans une embuscade, selon un confrère tchadien Abdelanasser Garboa. « Il s’agissait de prendre l’ennemi à revers, moins pour la surprise que pour l’empêcher de se replier vers l’Algérie », lui a expliqué le général Mahamat Idriss Deby, le fils du président tchadien et numéro deux du contingent tchadien.
Le 3e plot (GTIA para, avec le 2e REP et le 1er RCP) est descendu, à marche forcée, du nord vers la vallée. Mon collègue du Monde, Jean-Philippe Rémy, a raconté cette manoeuvre impliquant 500 paras:
"D’abord, dans le plus grand secret, il a fallu transporter les 500 hommes nécessaires à l’opération, essentiellement des légionnaires du 2e REP et des parachutistes du 1er RCP. Puis traverser l’adrar par les lignes de crête, lors d’une marche de cinq à six jours, selon les unités. Le colonel Sébastien, du 1er RCP, a été l’artisan de cette percée avec des hommes chargés comme des mules (40 à 50 kg sur le dos), qui se sont lancés à l’assaut des pitons et des caches naturelles dans lesquelles les combattants d’AQMI ont installé des positions de tirs, que les frappes aériennes ne peuvent anéantir en raison de leur profondeur."



