BAE Systems - véhicule BvS10 MkII
31 mai 2012 Par Barbara Leblanc – USINE NOUVELLE
Le groupe de défense britannique va notamment fermer son site historique de Newcastle.
Le numéro un européen de la défense a annoncé son intention de restructurer son activité d’armement terrestre au Royaume-Uni.
La ville de Newcastle est particulièrement visée avec quelque 330 emplois concernés et une fermeture du site planifiée pour la fin 2013.
Le groupe justifie ces annonces par le fait que l’activité n’a plus aucune perspective de production d’engins blindés. Une conséquence de l’arrêt de la production du véhicule Terrier pour l’armée britannique à la fin de l’année prochaine.
Trois autres sites vont être affectés dans le pays avec la suppression de 280 postes dans les activités de munitions et une dizaine d’autres postes vont être mis à mal au siège du groupe à Farnborough, dans la banlieue de Londres.
Le groupe souhaite notamment améliorer ses performances dans le secteur. Il a subi la baisse de commandes de munitions de la part du ministère de la Défense britannique, touché par des restrictions budgétaires. "Nous devons nous adapter à des conditions de marché très difficiles et réduire encore nos frais afin d'être plus compétitifs", a commenté Charlie Blakemore, un dirigeant de BAE.
Le groupe de défense compte actuellement 35 000 personnes au Royaume-Uni et 100 000 au total dans le monde. La direction avait déjà annoncé la suppression de près de trois mille emplois en Grande-Bretagne en septembre dernier. Une conséquence là encore des coupes dans les budgets de défense en Europe et aux Etats-Unis.
Signe positif tout de même : le groupe a décroché des succès commerciaux au mois de mai avec un total de 2,5 milliards d’euros. Il a notamment vendu des contrats pour fournir des avions d'entraînement Hawk à l'Arabie Saoudite.
