26 octobre 2012 Jocelyne RAT - entreprises.ouest-france.fr
Le salon Euronaval s'achève, aujourd'hui, au Bourget. Il a permis à l'un des leaders mondiaux de l'industrie navale de défense d'afficher son avance technologique.
L'ADN de la navale
L'étiquette high-tech qui colle aujourd'hui à l'image de DCNS ne lui fait pas renier 300 ans d'histoire dans l'industrie navale. « Nous sommes tirés par nos gènes », reconnait volontiers Bernard Planchais, numéro deux du groupe. En 2011, le chiffre d'affaires de 2,6 milliards d'euros est toujours alimenté à 90 % par la défense navale.
Les navires militaires multimissions sont l'un des produits phare du groupe. Dans la vitrine : les frégates de combat de la gamme Fremm, fabriquée à Lorient. Mais également les sous-marins nucléaires de Brest et Cherbourg, dont les systèmes de propulsion sont conçus et usinés à Nantes-Indret. Sans compter les nouveaux concepts d'information centralisée, liés à des interventions militaires ou à la surveillance des côtes.
Champion de l'innovation
À travers son plan de développement Championship, DCNS dévoile son ambition : innover et diversifier ses activités, pour porter le chiffre d'affaires à 5 milliards d'euros en 2020.
Doté de plusieurs filiales à l'étranger, il joue la carte de l'export : au Moyen-Orient, en Russie, en Inde ou au Brésil. Autant de juteux contrats à la clé. Les prises de commandes totalisent 3,2 milliards d'euros.
Sa stratégie conduit DCNS à nouer des alliances par projets : avec les chantiers STX de Saint-Nazaire, pour les coques de navires ; avec EDF et Areva, pour le nucléaire civil...
L'énergie marine
Le groupe parie sur les énergies marines renouvelables (EMR) et met le paquet dans la recherche et développement, à Indret. Il a créé un incubateur à Brest. Dès 2013, il fera flotter un prototype d'éolienne off shore (Winflo), semi-submersible, au large de Groix. DCNS collabore par ailleurs avec EDF pour implanter quatre hydroliennes de 2 mégawatts, au large de Bréhat, en 2014.
Le groupe est entré en 2011 au capital d'Openhydro, un fabricant irlandais d'hydroliennes. Avec l'intention d'en prendre le contrôle cette année. Objectif : créer une filière industrielle dans le domaine des EMR. Le site de Cherbourg, près du Raz-Blanchard, constitue à cet égard, un laboratoire (1).
Chiffres clés
DCNS, c'est 12 829 emplois sur quatorze sites en France, dont Brest (2 600) ; Cherbourg (2 200) ; Lorient (2 000) ; Nantes-Indret (1 050).
(1) Dans la perspective de l'installation d'une ferme de sept machines avec EDF.

