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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 07:50

Tom Enders photo EADS

 

28/02 Par Alain Ruello à Berlin, Les Echos

 

EADS se porte mieux sans  BAE Systems , affirme le patron du groupe après avoir pourtant défendu le projet de fusion.

 

« EADS restera un acteur important dans la défense. » En attendant de connaître le nouveau plan stratégique, vers le milieu de l'année, une fois le nouveau conseil d'administration en place, Tom Enders a été clair, hier, en commentant les résultats 2012 : malgré l'échec du projet de fusion avec BAE Systems, pas question d'abandonner le marché militaire. En novembre, peu de temps avant son abandon, la fusion avec BAE était présentée comme la meilleure réponse - celle de la nécessaire consolidation industrielle - aux restrictions budgétaires dans les pays occidentaux, européens en particulier : activités Airbus et non Airbus allaient s'équilibrer. La fusion allait aussi hisser le groupe parmi les dix premiers fournisseurs du Pentagone.

 

Trois mois plus tard, EADS doit imaginer son futur sans BAE. Tout confondu (Airbus Military, activités correspondantes d'Astrium et d'Eurocopter, et Cassidian, la division électronique militaire), la défense pèse 12 milliards d'euros, soit 21 % des revenus du groupe. Très loin des 37 milliards de la partie civile d'Airbus. « Ca me va très bien », a pourtant martelé Tom Enders hier. Sous-entendu : compte tenu des coupes budgétaires décidées aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, ou à venir en France, mieux vaut être moins exposé. Par rapport à novembre, les difficultés budgétaires ne se sont pourtant pas fondamentalement aggravées. Leur état actuel était en tout cas largement prévisible. En d'autres termes, Tom Enders affirme, sans le dire ouvertement, qu'EADS se porte presque mieux aujourd'hui sans qu'avec BAE…

 

Renégociations de contrats difficiles

 

La situation est pourtant loin d'être idéale. Confronté à des renégociations difficiles des contrats d'hélicoptères de combat Tigre et de transport Nh90, en Allemagne notamment, Eurofighter a dû passer une charge de 100 millions d'euros au quatrième trimestre. Chez Cassidian, la facture est encore plus lourde : 98 millions de provisions liées aux 850 suppressions de postes décidées l'an dernier et 100 millions pour la revue d'activité et de contrats en cours.

 

Cassidian est la seule division dont les résultats ont baissé en 2012. Son portefeuille d'activités, très (trop) large, va être réduit pour éliminer tout ce qui ne dégage pas assez d'argent dans le cadre d'un grand programme d'amélioration de la compétitivité, qui doit déboucher fin 2014. En attendant, l'activité commerciale reste tirée par Eurofighter (44 %) et MBDA (37,5 %). L'heure est au serrage de boulons, en attendant de savoir ce que Tom Enders voudra faire de cette division.

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