19 septembre 2012 USINE NOUVELLE
Le ministre délégué aux Affaires européennes français, Bernard Cazeneuve, était invité dans l’émission "Preuve par trois", sur Public Sénat, mardi 18 septembre.
C’est à l’évocation des différents partenariats stratégiques noués par les deux groupes de défenses avec des entités non européennes, que le ministre délégué a souligné qu’il existait "par conséquent énormément d'obstacles techniques à lever". Ils "risquent de bloquer l'opération", a-t-il prévenu.
Mercredi dernier, après des fuites dans la presse, EADS et BAE Systems ont confirmé avoir entamé des discussions en vue de créer le numéro 1 de l’aéronautique et de la défense, laissant Boeing loin derrière.
Bernard Cazeneuve, parlant d'un "questionnement essentiellement technique", a jugé qu'il pouvait "justifier à un moment donné qu'on prenne des précautions pour assurer le mariage entre un groupe qui s'est spécialisé dans les affaires de défense (BAE) et un groupe qui s'est ouvert à des activités civiles (EADS)".
"Le regroupement de nos industries de défense pour avoir une base industrielle de défense qui, en Europe, permette de faire face à la concurrence internationale est une nécessité dès lors que l'on veut avoir une politique européenne de sécurité et de défense pertinente", a-t-il toutefois souligné.
Quant aux conséquences sociales d'une telle fusion, il a affirmé que l'on ne cherche pas à "garder une base industrielle avec, pour premier objectif, de réduire le niveau des emplois et des emprises industrielles sur le territoire européen".
Les deux groupes se sont donné jusqu'au 10 octobre pour finaliser le projet ou l'abandonner.

