
31 janvier 2012
par Barbara Leblanc L’USINE NOUVELLE
Après l’annonce de la vente des Rafale de Dassault à l’Inde, le gouvernement et les politiques n’ont pas manqué de réagir.
- François Fillon, Premier ministre, affirme que cette décision est une "très bonne nouvelle pour la société Dassault, pour la France, pour l'industrie française. Elle vient « récompenser à la
fois la qualité de l'industrie aéronautique française, la ténacité qui a été celle de l'industrie comme du gouvernement, (...) et l'engagement personnel du président de la République". Nicolas
Sarkozy a "voulu que l'Inde soit avec la France engagée dans un partenariat stratégique qui fait que nous discutons aujourd'hui non seulement de la fourniture d'avions de combat mais aussi de la
construction de deux réacteurs nucléaires EPR", rappelle-t-il. Le Premier ministre a souligné que la décision de construire le Rafale avait été prise sous la mandature de François Mitterrand,
président socialiste. "Je pense que nous pourrions ensemble partager l'honneur qui est fait à notre pays par l'Inde, a encore déclaré M. Fillon. Il y a là un moment qui doit être de satisfaction
pour l'ensemble des Français."
- Le président de la République, Nicolas Sarkozy, affirme lors de la présentation de ses voeux à la presse que la vente du Rafale en Inde est un signe de confiance pour toute l'économie
française. "Ca va bien au-delà de la société qui les fabrique, bien au-delà de l'aéronautique, c'est un signal de confiance pour toute l'économie française", souligne-t-il.
- Pour le ministre de la Défense, Gérard Longuet estime que c’est une bonne nouvelle pour la France et pour son président. "C'est un engagement pour 30 à 40 ans de la part des Indiens. C'est un
partenariat ancien qui est confirmé, une grande fierté pour l'industrie française", déclare-t-il dans les couloirs de l’Assemblée Nationale. "Lorsqu'elle sera confirmée", la commande s'étalera
"sur plus d'une dizaine d'années vraisemblablement".
- Par communiqué, le député en charge de la commission de défense nationale, Guy Teissier, salue dans la décision de l’Inde l’excellence française en matière d’aéronautique. "Je salue à cette
occasion la qualité de nos équipes d’ingénieurs, que ce soit de Dassault, de SNECMA-Safran, de Thalès, de MBDA et de l’ensemble des sous-traitants, explique-t-il. Ce succès marque la capacité des
équipes étatiques et industrielles à convaincre une des plus grandes puissances de la qualité des productions françaises et de leur compétitivité. Il témoigne aussi de la capacité de l’industrie
française à nouer des partenariats industriels avec les pays émergents, ce qui constitue une des voies d’avenir que j’ai toujours privilégiée pour notre industrie de défense".
