09.10.2012 Par BCR Var
Du 27 septembre au 7 octobre, le bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) « Var » participait à Noble Mariner, un exercice majeur de l’OTAN conduit par la France en Méditerranée et qui a rassemblé 25 navires de 10 nations différentes. Cet exercice revêtait une importance toute particulière pour la marine française, qui devait par cette occasion se qualifier à prendre le commandement de la composante maritime de la « Nato Response Force », une force interarmées et multinationale destinée à intervenir rapidement en cas de crise potentielle. Ainsi, l’ensemble des forces engagées dans l’exercice étaient placées sous commandement OTAN dont l’Etat-major avait pris place à bord du BPC « Tonnerre ».
Unité pleinement intégrée à la force OTAN jouant Noble Mariner, le BCR « Var » accueillait quant à lui l’Etat-major en charge de la composante guerre des mines de l’exercice. Cet Etat-major était en grande partie composé d’officiers étrangers : Anglais, Américain, Portugais, Canadien, Grec, Italien et Letton. La mission était donc double pour le « Var » : servir de bâtiment support à cet Etat-major puis ravitailler l’ensemble des chasseurs de mines français et alliés engagés dans le scénario tactique. Cela donnant tout son sens aux missions de commandement et de ravitaillement du BCR.
Le « Var » a donc ravitaillé de nombreux chasseurs de mines, que ce soit à la mer ou au mouillage, les chasseurs venant s’accoster à couple du BCR dans cette dernière configuration. Dans pareil contexte le BCR est très utile à une force de guerre des mines ; les chasseurs ont en effet une autonomie limitée. Le BCR concourt grandement à augmenter leur capacité à agir dans la durée en leur apportant le soutien nécessaire (eau, gazole, électricité, vivres…). Les périodes de ravitaillement au mouillage permettent également aux équipages des chasseurs de se reposer après plusieurs jours de chasse aux mines intensive. Le BCR est donc un formidable vecteur d’endurance et de résilience.
Si la prise en charge logistique du groupe de chasseurs de mines a pris une part prépondérante dans l’activité, le « Var » a aussi ravitaillé d’autres navires de la force, et notamment plusieurs frégates étrangères.
Au terme de 10 jours à la mer bien rentabilisés, l’équipage du « Var » a retrouvé Toulon pour entamer un mois à quai destiné entre autres à la préparation organique de l’arrêt technique à venir.
