21 novembre 2012 Par Julien Bonnet – Usine Nouvelle
La ministre française de la Recherche Geneviève Fioraso a annoncé qu'un texte commun avait été préparé avec l'Allemagne. Il prévoit une évolution vers un lanceur plus robuste - option privilégiée par la France - mais également une étape intermédiaire avec une version évoluée d'Ariane 5.
Entre une modification du lanceur actuel et une nouvelle génération, France et Allemagne ont tranché. Ce sera... les deux !
A l'occasion du conseil ministériel de l'Agence spatiale européenne (ESA) qui se tient ce mercredi 21 novemebre à Naples et où se jour l'avenir du lanceur européen, la ministre de la Recherche Geneviève Fioraso a en effet indiqué que la France et l'Allemagne avaient préparé "un texte commun (...) qui s'élargit naturellement à nos autres partenaires d'Ariane".
"L'évolution vers Ariane 6 a été actée, avec l'objectif d'un lanceur plus robuste et mieux adapté à l'évolution du marché, tout en optimisant la transition pour garantir les emplois et les compétences industrielles", a indiqué le ministère français de la recherche dans un communiqué.
Mais l'accord prévoit également une étape de transition avec une version évoluée d'Ariane 5, dite Ariane 5 ME. Cette option était priviégiée par l'Allemagne et les industriels qui estimaient ce pari moins risqué.
Ariane 5 ME pour 2017, Ariane 6 pour 2021
"Des synergies vont être recherchées dans Ariane 5 étape intermédiaire avec un horizon de mise en vol en 2017", a ajouté Geneviève Fioraso, en précisant que la mise en service d'Ariane 6 était "envisagée pour 2021, 2022".
"Après des discussions intenses, la France et l'Allemagne sont aujourd'hui unies dans une vision commune de l'espace pour les 10 ans à venir, avec des engagements précis, de moyen et long terme", a assuré le ministère.

