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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 22:52

EADS BAE

 

06/10/2012 Par L'Express

 

Les industriels EADS et BAE pressent les Etats de donner le feu vert à leur fusion. Mais les discussions achoppent sur la participation de chaque pays dans le futur ensemble.

 

Tom Enders, patron d'EADS, et Ian King, son homologue chez BAE, réussiront-ils à publier les bans de leur mariage le 10 octobre? Rien n'est moins sûr. Les atermoiements des Etats concernés, notamment Berlin mais aussi Paris, qui exigent des garanties sur leur influence dans le futur ensemble, pourraient bien contraindre les industriels à prolonger les discussions.


Ce qui ne serait pas forcément un bon signe adressé aux marchés financiers, pressés d'en savoir plus sur cet ambitieux projet. Du coup, les partisans de l'opération mettent la pression et préviennent: "En cas d'échec, BAE serait avalé par les Américains et EADS se trouverait dans une situation très instable." 

L'Allemagne veut monter à 9%

Les négociateurs devaient tenter samedi de sortir de l'impasse les pourparlers entre l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne sur la fusion entre l'avionneur et le fabricant d'armes britannique. Les représentants des trois Etats n'étaient pas parvenus à s'entendre vendredi sur leur participation au capital de la nouvelle entité, qui formerait un géant mondial de l'aéronautique et de la défense loin devant l'américain Boeing.


"Les discussions se poursuivent", a assuré dans la journée de samedi le ministère allemand de l'Economie, sans plus de précision. "Nous avons été informés par les gouvernements de l'état des discussions mais ils ne nous ont aucunement dit qu'il n'y aurait pas d'accord", a déclaré vendredi un porte-parole d'EADS.  


Selon ce qu'ont dévoilé des sources proches des négociations à l'AFP, l'Allemagne entend monter au capital de la future société au même niveau que la France, l'autre grand Etat actionnaire de l'actuel EADS, soit 9%. "L'Allemagne veut le droit d'acquérir le même nombre d'actions que la France, pour des raisons psychologiques", a déclaré une de ces sources.  


La Grande-Bretagne est prête à accepter cette participation des deux Etats à condition que la France s'engage par écrit à ne pas acquérir les parts que le groupe de médias français Lagardère à l'intention de vendre à moyen terme. Or, selon cette source, "les Français disent: nous n'avons pas l'intention de racheter les parts de Lagardère mais nous ne vous donnerons pas une garantie écrite".  

Le siège, pomme de discorde

La Grande-Bretagne, qui se contentera de "l'action spéciale" proposée à chacun des trois Etats pour éviter toute prise de participation hostile, cherche à convaincre ses deux partenaires de rester en dessous de 10% des actions. Tout comme EADS et BAE, elle considère qu'une présence étatique trop importante au capital de la nouvelle société lui fermerait la porte du marché américain de la défense, les Etats-Unis se méfiant des entreprises publiques.  


Mais ce n'est pas la seule pomme de discorde, selon une source proche d'EADS. L'Allemagne insiste toujours pour obtenir le siège de la nouvelle entité, "une demande déraisonnable parce que le choix du siège de la maison est une décision économique", estime-t-on chez EADS. 

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