
01/02/2012 par Renaud
Honoré – LesEchos.fr
La PME allemande a une nouvelle fois remporté un appel d'offres de la Commission européenne pour la fabrication de huit satellites qui viendront compléter le futur système Galileo de «
GPS » européen.
La Commission européenne doit annoncer demain jeudi qu'elle confie à OHB Technology la construction de huit satellites qui doivent compléter la constellation Galileo. De sources concordantes, la
PME allemande a été une nouvelle fois préférée à Astrium, la branche spatiale du groupe EADS pour ce contrat estimé à environ 250 millions d'euros, confirmant ainsi une information du site
Internet « La Tribune ».
C'est la deuxième fois que la société basée à Brême dame le pion au géant européen Astrium. En janvier 2010, elle avait déjà remporté un premier contrat portant sur la construction de 14
satellites destinés au système Galileo, pour un total de 560 millions d'euros. Ces appareils étaient la première base de ce qui doit devenir le système européen de radionavigation par satellite.
Les deux premiers ont été lancés en octobre dernier de Kourou en Guyane par une fusée russe Soyouz, et deux autres le seront également d'ici à l'été prochain.
OHB moins cher
Il y 15 jours, lors d'un point presse, François Auque, le patron d'Astrium, ne cachait pas son pessimisme quant à ses chances d'emporter ce second round. « On nous demande d'être moins chers que
la première offre, alors que notre concurrent pourra amortir ses coûts sur un plus grand nombre de satellite », expliquait-il. Lors du premier appel, Astrium avait présenté une offre de près de
20% plus chère que celle d'OHB selon des proches du dossier. L'espoir d'Astrium résidait dans le fait que la Commission européenne avait laissé entendre à plusieurs reprises qu'elle verrait d'un
bon oeil le fait d'avoir deux fournisseurs pour les satellites Galileo, afin de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier.
Las ! Visiblement, la proposition tarifaire d'OHB a encore une fois fait la différence. Un proche du dossier souligne d'ailleurs que c'est « la première fois qu'un satellite coûtera moins cher
que le prix de la fusée pour le lancer vers l'espace ».
