27-02-2013 - Sécurité et défense - REF. : 20130225STO06073
"Pour la protection de notre prospérité et sécurité, il serait désastreux de réduire davantage le budget de la défense. Nous avons déjà dépassé les limites de l'acceptable", a averti le lieutenant général Ton van Osch, chef de l'État-major de l'UE, lors d'une discussion au Parlement le 26 février sur le futur de la défense européenne. Les députés ont eux aussi exprimé leurs inquiétudes quant au budget, aux menaces envers la souveraineté et aux doublons possibles avec les actions de l'OTAN.
Le lieutenant général Ton van Osch, directeur général de l'Etat-major de l'Union européenne, a appelé à une approche globale et une meilleure synchronisation des ressources, pour renforcer le "bras armé de l'Europe". Le député démocrate socialiste polonais Janusz Zemke a aussitôt demandé: "Qu'entendez-vous par là, une armée européenne? Combien cela coûterait-il?". Ton van Osch a répliqué ne pas être à la poursuite d'une armée européenne conjointe "utopique" ni d'un budget commun pour la défense européenne, mais simplement de capacités suffisantes pour les opérations européennes.
Selon lui, il serait nécessaire de réinvestir dans l'industrie de la défense si nous souhaitons protéger notre prospérité et notre sécurité. C'est en tout cas ce qu'il a affirmé aux députés de la sous-commission sécurité et défense.
"Existe-t-il une coordination quelconque avec l'OTAN, un débat sur qui fait quoi?", s'est enquis le démocrate chrétien allemand Michael Gahler. Ton van Osch a rétorqué qu'une coopération étroite était effectivement maintenue, ajoutant qu'au sein de l'Europe, il n'y aurait aucune menace envers la souveraineté des Etats membres. "Il ne s'agit pas seulement de la liberté de décider", a-t-il déclaré. "Cela concerne aussi la possibilité d'agir, sans cela c'est inutile. Parfois, il est nécessaire de collaborer avec d'autres pour obtenir les capacités nécessaires."

