23 août 2011 par Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2)
L’OTAN est prête à continuer son engagement au delà de l’opération militaire, si requis et nécessaire, afin d’assurer la stabilisation du pays. Mais « sans avoir de troupes au sol. Comme l’OTAN n’a pas de troupes au sol depuis le début de l’opération ». Une contradiction dont la porte-parole est bien consciente et dont les ambassadeurs du NAC doivent justement débattre cet après-midi (et sans doute dans les jours qui viennent). Un rôle que revendique également l’Union européenne d’ailleurs.
L’expérience de l’OTAN
Selon le porte-parole de l’Alliance, Oana Lungescu, l’OTAN a une certaine crédibilité sur ce sujet. L’alliance pourrait ainsi apporter en particulier « une aide pour la réforme du secteur de sécurité en Libye, un domaine où l’OTAN a une expérience extrêmement importante. Plusieurs alliés – d’ex-pays communistes – ont fait cette réforme avec l’assistance de l’OTAN. Expérience que l’on peut mettre à disposition de la Libye ou des autres pays de la région. »
Petite contradiction sur la présence au sol
L’OTAN reste cependant très prudente, et disserte sur ce futur rôle. Sur les contours exactes de cette future mission, la porte-parole a précisé que « cela reste à décider. Notre rôle reste un rôle d’aide, ce ne sera pas un rôle principal, et sans avoir de troupes de l’OTAN sur le terrain » a-t-elle encore précisé. Reste à savoir si on considère des formateurs ou des experts (en habits civils) comme des « troupes sur le terrain ». On le voit, on joue sur les mots. Mais nous sommes sur un terrain très glissant.
