Overblog Tous les blogs Top blogs Entreprises & Marques Tous les blogs Entreprises & Marques
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 06:30

nato

 

04/10/2011 Par Isabelle Lasserre –LeFigaro.fr

Les ministres de la Défense de l'Alliance se réunissent à Bruxelles mercredi et jeudi pour identifier les points positifs et les lacunes à combler.

La guerre n'est pas tout à fait terminée, mais son issue est suffisamment proche et certaine pour que les ministres de la Défense, qui se réunissent mercredi et jeudi à Bruxelles, en tirent les premiers enseignements. Succès militaire, l'intervention des alliés contre le régime de Kadhafi a prouvé que les Européens étaient capables de conduire une opération que les États-Unis se sont bornés à soutenir. «Le format européen fonctionne. C'est un nouveau modus operandi». En escale à Paris avant de rejoindre le siège de l'Alliance, le général Stéphane Abrial, qui dirige depuis 2009 à Norfolk, aux États-Unis, l'un des commandements stratégiques de l'Alliance (ACT, dédié à la Transformation), estime que la Libye a «renforcé la crédibilité» de l'Otan. La rapidité de réaction de l'Alliance, qui a pris le relais de la coalition six jours seulement après le début des frappes, l'efficacité des bombardements aériens et la précision des frappes qui ont pratiquement évité les dégâts collatéraux, permettent selon lui à l'Otan de sortir grandie de l'opération.

Le retour de Paris dans le commandement intégré

Le tandem franco-britannique aurait-il été aussi productif si Paris n'avait pas réintégré le commandement le l'Otan en 2009 ? Non, tranche le haut responsable militaire français, pour qui ce retour dans l'Alliance a permis à la France d'être «plus influente», au couple européen d'être «plus efficace», et au passage de relais entre la coalition à l'Alliance d'être «plus rapide».

 

Les pays de l'Otan vont aussi se pencher à Bruxelles sur les lacunes révélées par l'intervention: le manque de drones et d'avions ravitailleurs, les faiblesses dans le renseignement et des dysfonctionnements dans la chaîne de ciblage. Plus grave, le contexte économique difficile et la baisse des budgets défense des pays européens empêchent les États d'agir seuls dans les crises. Or, comme la crise libyenne est venue le rappeler fort à propos, l'histoire est «une succession de surprises stratégiques» - ce qui implique que les États, même affaiblis financièrement, doivent pouvoir continuer «à se battre sur tous les fronts».

 

Nulle autre solution, donc, pour pouvoir générer les capacités nécessaires au bon fonctionnement de l'Alliance, malgré la baisse des budgets individuels, que de favoriser les «approches multinationales des problèmes», encourager les accords du type de celui qui a été scellé entre Londres et Paris il y a un an. Sans capacités, pas d'opérations. «La meilleure sécurité est une sécurité partagée», prévient le général Abrial. Une devise que les ministres de la Défense de l'Otan devront méditer s'ils veulent tirer les leçons de l'intervention libyenne et préparer l'avenir.

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories