22.01.2013 19h10 Romandie.com(ats)
L'aviation française a visé mardi un "centre de commandement" d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) à Tombouctou, ville du nord-ouest de Mali. Les Etats-Unis ont annoncé le même jour avoir commencé à transporter troupes et équipements français. Le Nigeria est aussi entré en scène.
La France s'est attaquée directement à AQMI, le plus important des trois groupes islamistes armés qui occupent le nord du Mali, en visant notamment "un centre de commandement des terroristes" près de Tombouctou, selon des sources concordantes françaises.
La France a dans le même temps bénéficié d'un soutien de taille de la part des Etats-Unis: "A la demande du gouvernement français, nous avons commencé à affréter par les airs de l'équipement et du personnel de la France vers le Mali", a indiqué un porte-parole de l'armée américaine, sans autre précision. "Une aide à titre gracieux", selon le Pentagone.
Plus de 2000 soldats français
Pour l'instant, plus de 2150 soldats français sont déjà déployés au Mali pour combattre les groupes islamistes armés. Un chiffre qui va augmenter dans les prochains jours.
Gao (1200 km de Bamako) et Tombouctou (900 km de la capitale) sont contrôlées depuis plus de neuf mois par des groupes islamistes armés, qui y ont multiplié les exactions. Mardi matin, des soldats maliens parcouraient les rues de Diabali, à 400 km au nord de Bamako, comme ils l'avaient fait la nuit précédente.
Nouvelle aide
Les soldats français, qui ont aidé lundi les Maliens à reprendre Diabali, se sont retirés de la localité dans la soirée. L'armée française semble réticente à stationner dans les villes: une fois reprises aux islamistes, elle préfère en laisser le contrôle à l'armée malienne.
Par ailleurs, de nouveaux pays ont répondu aux demandes d'aide logistique et financière de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) pour le déploiement d'une force au Mali qui, à terme, sera composée de quelque 6000 soldats africains.

