Overblog Tous les blogs Top blogs Entreprises & Marques Tous les blogs Entreprises & Marques
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 11:45

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130128-operation-serval-48h-pour-reprendre-le-controle-de-la-boucle-du-niger/48h-pour-reprendre-le-controle-de-la-boucle-du-niger-2/2153932-2-fre-FR/48h-pour-reprendre-le-controle-de-la-boucle-du-niger-2.jpg

 

29 janvier 2013 par Romain Mielcarek - actudefense.com

 

Après les forces spéciales, les hélicoptères, l’aviation, l’infanterie blindée et même les VBCI qui arrivent tout juste à Dakar, c’est au tour des parachutistes d’entrer en scène au Mali. Mais quelle est l’utilité de larguer 200 légionnaires à quelques centaines de mètres du reste des troupes ?

 

Au Mali, la France est en train d’offrir une magnifique démonstration de tous les moyens de l’armée de terre. Il ne manquait plus que, ce week-end, une opération de largage aéroporté. C’est chose faite à Tombouctou où la deuxième compagnie du 2ème Régiment étranger parachutiste (REP) a été parachuté au nord de la ville dans la nuit de samedi à dimanche : 200 hommes lâchés en un passage des cinq avions arrivés sur place à 30secondes près de l’horaire prévu.

 

Les avions ne pouvant faire qu’un seul passage, les légionnaires ont été dispersés sur près de 1800m. Ils abandonnent alors leurs voiles sur place et se regroupent avec leur Etat-major tactique. Objectif : couper toute retraite aux combattants islamistes qui fuiraient Tombouctou devant l’avancée du groupement tactique interarme (GTIA) blindé du 21ème Régiment d’infanterie de marine (RIMa). Les parachutistes n’auront finalement pas eu à faire face à des combats, la plupart des rebelles ayant vraisemblablement fui la ville quelques jours plus tôt ou s’étend fondus dans la population.

 

A quoi bon une telle opération, pourrait-on s’interroger ? Le largage de parachutistes avec leur matériel est risqué : les hommes se retrouvent dans un premier temps dispersés et dénués d’appui. Dans le secteur de Tombouctou, la décision de cette approche peut s’expliquer par la réalité du terrain : les pistes sont mauvaises et le sable omniprésent, ils compliquent l’avancée des troupes au sol par le sud … et rendrait d’autant plus difficile d’y associer un contournement par le nord.


Une approche similaire a d’ailleurs été choisie quelques jours plus tôt à Gao. La France y a, dès la prise de l’aéroport, déployé des renforts, dont 40 Tchadiens et 40 Nigériens, au cours d’un posé d’assaut. Une manoeuvre qui est tactiquement associée à une opération aéroportée. Difficile de faire exactement la même chose à Tombouctou : les islamistes avaient bloqué la piste avec la carcasse d’un vieil avion et d’autres décombres.

 

Le 2ème REP était prépositionné à Abidjan en attendant son déploiement, prévu bien en amont. Le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l’Etat-major des armées, insiste sur le besoin pour une telle séquence d’être « soigneusement préparée ». La mission initiale des deux percées sur Gao et Tombouctou est de « désorganiser le commandement adverse et sa logistique ». Les Maliens et leurs alliés devraient dorénavant profité à présent de l’avantage logistique que représentent les aérodromes de ces deux villes.

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories