29/11/2012 digitalcongo.net
Kinshasa - Le porte-parole de la mission onusienne a révélé à son point de presse hebdomadaire de mercredi que le poste opérationnel de la Monusco à l’aéroport de Goma est occupé à renforcer ses positions de défense en y déployant plusieurs véhicules blindés convoyant nuit et jour des vigilantes patrouilles.
Le poste opérationnel de la Force de la mission des Nation Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), déployée à l’aéroport de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, continue de renforcer ses positions défensives autour de l’emprise aéroportuaire, par le déploiement de plusieurs véhicules blindés qui conduisent sans relâche des patrouilles de jour comme de nuit, dans le but de dissuader toute attaque des éléments du M23 le porte-parole militaire de la MONUSCO, le lieutenant colonel Félix Basse, qui a donné ces précisions, mercredi, à Kinshasa, au cours de la conférence de presse hebdomadaire des Nations Unies, a rappelé les violents combats ayant opposé, le 22 novembre 2012, les FARDC aux rebelles du M23, dans la localité de Sake et ses environs.
Ces combats ont provoqué le mouvement des populations locales parmi lesquelles 300 personnes déplacées, quatre représentants du HCR et 17 des ONGS qui ont trouvé refuge au poste opérationnel de la Force de la MONUSCO. Les éléments du M23 ont traversé, selon la même source, la localité de Mubambiro et se sont déployés vers Sake. Ils occupent présentement les collines de cette localité.
Deux mutins se sont rendus au poste opérationnel de la MONUSCO de Himbi. Par ailleurs, selon le porte-parole de la MONUSCO, Madnodje Mounoubai, le Conseil de sécurité de l’ONU continue de suivre « attentivement » la situation en RDC il a reçu, mardi, un briefing de la part de Mme Susana Macera, émissaire spéciale du secrétaire général des Nations Unies à la dernière réunion de Kampala.
M. Hervé Ladsous, sous secrétaire général de l’ONU et chef des opérations de maintien de paix, a également fait un exposé en rapport avec cette situation. La MONUSCO a envoyé à Bukavu et à Goma une délégation conduite par le représentant spécial adjoint du secrétaire général par intérim, chargé de l’Etat de droit, Abdallaah Wafy qui est revenu avec 22 magistrats qui avaient quitté Goma, après l’entrée du M23, pour des raisons de sécurité. 180 Congolais avaient été extraits de Goma pour les raisons de sécurité.
Roger Meece le patron de la Monusco pointe le M.23 et lui fait porter la responsabilité sur toutes les violations des droits humains
Toutes les violations des droits humains encourues par la population de Goma pendant l’occupation de cette ville par le M.23 (viols, pillages, recrutement dd force des mineurs seront imputées à cette bande des terroristes soutenus par le Rwanda, a déclaré le patron de la Monusco, M. Roger Meece.
Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, Roger Meece, a déclaré, mardi, à Kinshasa, lors d’un point de presse tenu, au siège de la MONUSCO, que « toutes sortes des violations des droits humains telles que les pillages, les viols, le recrutement des mineurs par force, etc, dans la ville de Goma, auront pour responsables, les rebelles du M23 ».
M. Roger Meece a précisé que le Conseil de sécurité se concerte pour voir s’il peut changer le mandat de la MONUSCO concernant la crise qui sévit dans l’Est de la RDC, tout en soulignant que les propositions sont en cours en ce qui concerne la surveillance des frontières, mais, les membres du Conseil de sécurité sont entrain d’étudier les possibilités. Il s’est dit préoccupé par l’inaccessibilité des partenaires humanitaires dans l’Est de la RDC depuis la prise de la ville de Goma par le M23.
Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU, a signalé également qu’il se pose un problème sérieux de l’eau et de l’électricité dans cette partie du pays , suite aux violents combats qui ont opposé les FARDC aux éléments du M23, ajoutant que la MONUSCO travaille en collaboration avec la Société nationale d’électricité (SNEL), pour la reprise du courant électrique dans ce coin, et dès qu’il sera fait, l’eau également va couler à nouveau à Goma, a-t-il dit. M. Moustapha Soumare, représentant spécial adjoint du secrétaire général de l’ONU chargé de la situation humanitaire en RDC, a, pour sa part, fait état de 300.000 personnes déplacées depuis le mois d’avril jusqu’au mois d’octobre 2012, et ces personnes ont besoin de l’appui humanitaire.
Il a également indiqué que le Programme alimentaire mondial(PAM) et les différents partenaires ont déjà distribué des rations alimentaires à quelques personnes déplacées.
En outre, l’UNICEF et ses partenaires ont aussi distribué des articles non alimentaires pour aider les personnes qui ont fui les atrocités des combats. Il a souligné que les humanitaires ont des contraintes pour acheminer des rations, des médicaments ainsi que des kits non alimentaires dans certains axes occupés par les rebelles mais aussi, à cause de la dégradation de l’état des routes dans l’Est.
Le général Patrick Boubée de Gramont, chef d’état-major de la force de la MONUSCO, a indiqué, quant à lui, que concernant le bilan des morts, il y a eu 64 morts du côté du M23 et 8 à 10 morts du côté des FARDC, avant la prise de la ville de Goma. Ils n’ont pas le bilan exact de la situation actuelle.
