12 octobre 2011 par Barbara Leblanc L’USINE NOUVELLE
Le groupe Dassault et ses partenaires espèrent toujours être choisis par le gouvernement brésilien pour moderniser l’armée de l’air.
Le consortium aéronautique français a proposé à des universités et des entreprises de Rio de Janeiro de s’associer au développement de leur programme, si le Rafale était choisi par le Brésil. C’est ce qu’annonce Jean-Marc Merialdo, directeur de la filiale Brésil de Dassault le 11 octobre. "Nous avons signé huit accords avec des entreprises et des universités" explique-t-il.
Par exemple, l'entreprise MDBA a signé un accord avec Avibras, la pionnière brésilienne de l'aérospatiale. MBDA accompagnait Dassault car il est lié avec lui pour la fourniture des missiles du Rafale. Le contrat porte sur la remotorisation d’un missile pour la marine brésilienne.
Le patron de la filiale Brésil a réalisé cette annonce à l’occasion du quatrième séminaire du consortium au Brésil. L’objectif étant d’élargir l’éventail de partenariats. Le groupe Dassault est déjà partenaire du motoriste Snecma et du groupe d'électronique aérospatiale et de défense Thales au sein du consortium.
Transfert de technologies
Le groupe Dassault et ses partenaires concourent pour décrocher le projet F-X2, un mégacontrat de plus de 4 milliards d'euros pour la fourniture de 36 avions de combat multi-rôles. Le Rafale est en compétition avec le F/A-18 Super Hornet de l'américain Boeing et le Gripen NG du suédois Saab.
Mais le consortium rappelle qu’il est le seul des compétiteurs à offrir au Brésil un transfert de technologies sans restriction. "Le projet de transfert de technologie et les compensations couvriront plus de 160% du contrat de vente de l'appareil", affirme-t-il.
Le projet de Dassault et ses partenaires faisait figure de favori. Mais la présidente brésilienne Dilma Rousseff a ajourné sa décision au mieux à 2012 du fait de restrictions budgétaires décidées pour cette année.

