8 février 2012 Par IsraelValley Desk (source Les Echos)
Encore des tensions entre Israéliens et Français sur un dossier militaire binational. Difficile de savoir qui fait de la désinformation où de l’information. Même si la rédaction de notre journal en ligne IsraelValley est libre d’expression, nous sommes selon notre charte le “Site Officiel de la Chambre de Commerce France-Israël”. Nous avons sur ce dossier très sensible un devoir de réserve. (DR)
Selon le journal Les Echos daté du 7 février 2012, “le projet d’avion sans pilote proposé avec l’israélien IAI se heurte à des problèmes techniques. La signature du contrat avec la DGA a peu de chances d’intervenir avant la présidentielle. Le remplacement des Harfang d’EADS ne devrait pas intervenir avant fin 2014, au mieux. Le projet de drones de Dassault Aviation aurait du mal à décoller.”
Selon le site Boursier.com : "Selon ‘Les Echos’ du jour, des problèmes techniques auraient ainsi fait prendre au moins 6 mois de retard à ce programme d’avion sans pilote, basé sur une association entre Dassault et le groupe israélien Israël Aerospace Industries (IAI).
Dérivé du Heron TP d’IAI, cet appareil devait initialement entrer en service au premier semestre 2014 dans l’armée française, en remplacement des Harfang d’EADS. Le nouveau drone est prévu pour durer jusqu’à la mise en service, vers 2020, du drone franco-britannique de nouvelle génération.
Mais, selon des sources concordantes citées par le quotidien économique, les travaux se heurtent à des soucis techniques, liés principalement à la transmission des images par satellites… Du coup, la signature du contrat avec la Direction générale de l’armement (DGA), prévue initialement en avril, ne serait plus attendue avant l’automne, pour une livraison au mieux fin 2014 des 7 exemplaires prévus.
En discussion depuis deux ans et choisi en juillet 2011 par le ministre de la Défense Gérard Longuet, ce projet de drone franco-israélien se heurte depuis le début à des critiques politiques et militaires. En effet, l’état-major de l’armée de l’air et les troupes françaises en Afghanistan s’étaient prononcés en faveur d’un appareil rival, le Reaper de l’américain General Atomics, jugé plus adapté et moins cher…
Fin novembre 2011, le financement du projet a fait l’objet d’une passe d’armes au Parlement. Le Sénat a réduit les crédits alloués, en estimant que le ministère avait fait un choix “financièrement désavantageux, militairement contestable et industriellement hasardeux” en choisissant le Heron TP face au Reaper. Mais l’Assemblée Nationale, qui s’était rangée au choix de Gérard Longuet, a finalement rétabli les 300 Millions d’Euros de crédits prévus…" (V.A. – ©2)
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En décembre 2011, Serge Dassault, le PDG du Groupe Dassault, avait défendu son projet de drone fabriqué en coopération avec la société israélienne Israel Aerospace Industries (IAI), alors que le budget de la défense de 2012 devait être examiné. La commission de la Défense du Sénat avait voté un amendement réduisant les crédits alloués à ce programme, remettant ainsi en cause la décision du gouvernement confiait à Dassault Aviation la fabrication des drones pour les besoins à moyen terme de l’armée française.
Le ministère de la Défense avait annoncé en juillet 2011 l’ouverture de négociations avec Dassault Aviation pour la fourniture d’un nouveau système de drones à l’armée française à partir de 2014, ce qui paraissait alors éloigner le spectre d’un achat de drones américains.
Dassault Aviation proposait alors une version francisée et évolutive du drone Heron TP en coopération avec la société israélienne IAI. Le choix de ce tandem avait été présenté par le ministre de la Défense Gérard Longuet comme une solution visant à préparer la livraison, dans un second temps, de drones franco-britanniques, dans le cadre d’un accord de coopération signé entre les deux pays en novembre 2010.
Des critères de préservation de l’emploi et de savoir-faire dans l’Hexagone avaient été cités pour justifier la décision du gouvernement. Ces arguments, avancés également par Serge Dassault, ont été critiqués mercredi dernier lors de l’examen par la Commission.
