26 octobre 2012, Usine Nouvelle
L'Etat fédéral pourra ainsi acquérir 7,5% des 15% détenus par Daimler. Berlin compte ainsi préserver l'équilibre franco-allemand dans le groupe européen d'aéronautique et de défense.
Les députés de la commission des Finances du Bundestag ont débloqué jeudi 25 octobre les 1,6 milliard d'euros nécessaires au rachat de la moitié des parts de Daimler dans EADS, a annoncé l'agence allemande DPA.
L'abandon du projet de fusion entre EADS et BAE Systems a relancé les discussions entre l'Allemagne et la France concernant un rééquilibrage du poids des deux pays au capital du groupe européen d'aéronautique et de défense. Elles avaient été interrompues pendant les négociations entre les deux groupes de défense.
Avec cette somme, la banque publique KfW -équivalent de la Caisse des dépôts outre-Rhin et bras financier du gouvernement fédéral- va ainsi pouvoir racheter les 7,5% d'EADS que Daimler souhaite céder.
Berlin craignait que la transaction ne soit pas réalisée à temps, avec le risque que Daimler, qui a prévu de se séparer de ses parts avant la fin de l'année, les vende sur le marché libre.
Au total et en ajoutant le rachat prévu ultérieurement de 4,5% des 7,5% du capital d'EADS détenu par un groupe d'investisseurs public-privé, Dedalus, l'Etat allemand devrait débourser environ 3 milliards d'euros nécessaires pour restaurer l'équilibre franco-allemand dans le groupe européen.
Cette estimation - réalisée par le ministère des Finances allemand dans une lettre dont l'AFP a obtenu une copie - se base sur un prix de 30 euros par action, soit légèrement au-dessus du cours actuel d'EADS qui valait mercredi 24 octobre environ 26,60 euros.
"Il est à noter qu'aussi bien le cours de l'action et le taux de refinancement sont encore des variables inconnues", a précisé le ministère.
