Photo : Dassault Aviation
17 oct 2011 par Romain Mielcarek ActuDéfense
Après Alain Juppé, c’est Gérard Longuet qui revient sur le dossier Rafale aux Emirats Arabes Unis. Le ministre de la Défense assure que les négociations touchent à leur fin et devraient aboutir d’ici la fin de l’année. Abou Dabi pourrait acheter jusque 60 exemplaires du chasseur français.
Le ministre de la Défense semblait optimiste ce matin sur la chaîne de télévision LCI. Gérard Longuet a assuré que le dialogue concernant la vente du Rafale aux Emirats-Arabes Unis est dans la phase de « négociation finale ». Quelques formalités resteraient à régler du fait que l’acheteur « pose ses conditions » et que le constructeur « défend ses intérêts ». Un contrat dont le ministre assure qu’il représentera l’avenir de la flotte émirati pour les 40 années à venir. Il s’agit à priori toujours des réclamations du client pour l’obtention d’un moteur et d’un radar plus puissants.
Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, serait monté au créneau dés la semaine dernière alors que des rumeurs commençaient à circuler de nouveau sur ce fameux contrat. Une source anonyme au sein du gouvernement avait ainsi laissé entendre que les négociations devraient aboutir d’ici la fin de l’année 2011. Le dossier du Rafale aux Emirats est sur la table depuis maintenant plus de trois ans, Abou Dabi ayant changé à plusieurs reprises d’avis.
Du côté de la Direction générale de l’armement (DGA), le délégué général, Laurent Collet-Billon annonçait en début de semaine dernière devant la commission Défense de l’Assemblée nationale que la France devrait avoir exporté pour 7,5 millions d’euros d’armement en 2011. Un chiffre honorable bien qu’inférieur aux premiers objectifs. Il n’inclut cependant pas l’éventuelle vente de 30 Rafale suivis de 30 autres en option aux Emirats.
Le Rafale n’a pour l’instant encore pas enregistré de succès à l’exportation. Malgré de nombreuses pistes, le chasseur français, de très bonne qualité mais trop cher, peine à s’imposer face à ses concurrents. En plus des Emirats Arabes Unis, les Suisses ont également repris l’étude d’un potentiel achat. En Inde et au Brésil, les négociations s’éternisent : les enjeux politiques compliquent les évaluations effectuées par les militaires.
