25 juin 2012 Quentin Michaud - infosdefense.com
Un deuxième Falcon 2000 est entré en service ces dernières semaines au sein de l’Escadron de Transport d’Entraînement et de Calibration (ETEC) de l’armée de l’air. Il rejoint les rangs d’une flotte d’avions aux missions multiples.
L’ETEC est implanté sur la base aérienne 107 de Villacoublay. Il assure des missions de transport de hautes autorités politiques et militaires, françaises ou étrangères, ou encore des évacuations sanitaires de militaires français blessés sur les théâtres d’opération. L’escadron est composé d’un Airbus A330-200 dédié particulièrement au transport du président de la République française, de sept TBM-700, de trois hélicoptères Super-Puma et de six Falcon (deux Falcon 900, deux Falcon 7X, deux Falcon 2000). Le premier Falcon 2000 avait été livré le 7 novembre 2011. Les deux Falcon 50 ainsi remplacés sont cédés à la marine nationale. Il sont actuellement en cours de transformation dans les ateliers de Dassault Aviation pour être adaptés à la patrouille maritime. Les deux Falcon 900 seront également remplacés à partir de 2013 par des Falcon 2000.
La base aérienne 107 subit, elle aussi, en ce moment quelques changements. La piste est actuellement en travaux, elle doit être prolongée pour permettre à terme l’arrivée de l’A400M. Les avions de l’ETEC sont temporairement basés à Orly.
Par ailleurs, une fausse rumeur circulait, ces dernières semaines, dans le milieu aéronautique en particulier, au sujet d’une pseudo « transformation » de ces deux nouveaux Falcon 2000 ordonnée expressément par le nouveau président de la République François Hollande. Il était question de modifier les accoudoirs des sièges pour poser des bouteilles de champagne et d’installer des emplacements réfrigérés pour du caviar. Il n’en est rien, cette rumeur était infondée.
Enfin, depuis l’élection de François Hollande, l’ETEC est particulièrement sous-employé. Les personnels de l’escadron en sont quasiment réduits à ne faire exclusivement que des heures de vols d’entraînement. Le nouveau président de la République préférant prendre le TGV pour se rendre en province afin de faire des économies budgétaires. Néanmoins, il n’empêche qu’un hélicoptère survole le TGV présidentiel, qu’un Falcon est envoyé en « spare » sur les lieux de la destination et qu’un convoi de véhicules du GSPR a même déjà été de la partie pour offrir une autre solution de transport en cas de besoin. Dans ces conditions, pas sûr que l’économie soit réellement substantielle.
