03/02 à 17:53 Par Les Echos (AFP)
Les frappes aériennes, qualifiées « d'importantes », ont repris au nord de Kidal. Selon des sources militaires, des combats ont opposé au sol des soldats français et maliens à des hommes d'Ansar Dine dans la même région.
16h51 : « Clarification politique » du Qatar -Harlem Désir, premier secrétaire du PS, a demandé une « clarification politique » du Qatar à l'égard des groupes terroristes, après les critique émises par le Premier ministre cheikh Hamad sur l'intervention française au Mali. « Il faut une clarification politique de la part du Qatar qui a toujours nié participer à quelque financement de groupe terroriste que ce soit et qui devrait avoir une attitude sur le plan diplomatique beaucoup plus ferme vis-à-vis de ces groupes qui menacent la sécurité du Sahel », a déclaré M. Désir sur Radio J. Le numéro un du PS a relevé « des déclarations politiques d'un certains nombre de responsables qataris mettant en cause l'intervention de la France (...) il y a là une attitude qui n'est pas coopérative et qui est une forme d'indulgence à l'égard des groupes terroristes qui occupaient le nord Mali et qui n'est pas normal de la part du Qatar ».
15h39 : Combats au sol avec des jihadistes - Selon des sources militaires maliennes, des combats ont opposé samedi des soldats français et maliens à des hommes d'Ansar Dine dans les environs de Kidal. Des hélicoptères d'assaut et des avions de transport de troupes français acheminant des forces spéciales ont quitté Gao pour renforcer les contingents de la France et du Tchad stationnés à l'aéroport de Kidal. La ville de Kidal elle-même est contrôlée par les autonomistes touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), qui s'y sont installés après la fuite des combattants d'Ansar Dine lundi.
14h47 : Les chefs des groupes islamistes visés par les frappes - La zone de Tessalit, à 200 km au nord de Kidal, près de l'Algérie, a été la cible dans la nuit de samedi à dimanche « d'importantes frappes aériennes », selon le porte-parole de l'état-major des armées françaises, le colonel Thierry Burkhard. Il a précisé que ces bombardements visaient « des dépôts logistiques et des centres d'entraînement » des groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda, un peu plus de trois semaines après le début de l'intervention militaire française. C'est aussi dans cette vaste zone de montagnes et de grottes autour de Kidal que, selon des experts et des sources de sécurité régionales, une bonne partie des chefs et des combattants des groupes islamistes se sont réfugiés. Parmi eux, se trouveraient l'Algérien Abou Zeïd, un des émirs les plus radicaux d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et Iyad Ag Ghaly, chef d'Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), un ex-rebelle touareg malien des années 1990, originaire de Kidal qui connaît parfaitement la région. Les rebelles touareg du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) ont d'ailleurs affirmé avoir eu vendredi « un accrochage » avec une unité d'islamistes dans la région de Tessalit, qui s'est conclu par « l'arrestation de plusieurs jihadistes ». De nouveaux renforts français sont arrivés samedi à Kidal par avion, selon des habitants. Et des soldats tchadiens (pays non membre de l'Afrique de l'Ouest) ont commencé à se déployer en ville. Selon plusieurs témoignages d'habitants, militaires français et tchadiens ont patrouillé pour la première fois samedi dans les rues de Kidal. Des Tchadiens ont même été aperçus sur le marché de la ville, en train de faire des courses. Le contingent tchadien à Kidal serait d'environ 150 soldats, selon des témoins
