photo Jonathan Bellenand Marine Nationale
29 avril 2011 Ouest France
Les négociations entre la France et la Russie, pour la fabrication de quatre porte-hélicoptères de type Mistral, devaient se dérouler jusqu’à une date butoir fixée à l’origine au 30 avril. Mais elles se poursuivront au-delà et sont actuellement toujours en cours, a indiqué hier la direction des chantiers STX.
Fin janvier, la France et la Russie avaient signé à Saint-Nazaire l’accord politique sur la fabrication de ces quatre navires destinés à la marine russe, deux étant produits essentiellement en France et deux en Russie. Officiellement, le 30 avril marquait la date limite de la validité de l’offre faite par les chantiers français pour ce contrat très controversé. Mi-avril, Sergueï Tchemezov, chef de l’agence russe chargée de ventes d’armements avaient indiqué que les négociations étaient « bloquées » sur les transferts de technologie - systèmes de communication et de commandement. De nouvelles négociations pourraient avoir lieu en marge de la visite du président russe Dmitri Medvedev en France lors du sommet du G8 à Deauville les 26 et 27 mai, selon la presse russe. Le premier BPC, livrable en décembre 2013, serait construit à 80 % en France, les 20 % restants étant assurés en Russie. Pour le deuxième, livrable un an plus tard, la part russe pourrait monter à 40 %, le rapport devant ensuite « s’inverser pour les bateaux 3 et 4 », selon la direction de STX France.
