photo Mike Lehmann
17.02.2013 Romandie.com (ats)
L'association Pro Libertate veut s'engager pour le maintien de la Patrouille Suisse, au besoin par le lancement d'une initiative. Pro Libertate a présenté ses arguments dimanche matin dans un communiqué. Récemment, Ueli Maurer a fait planer le doute sur l'avenir de cette institution fondée en 1964.
Pro Libertate s'oppose farouchement à la position du Conseil fédéral à propos de la Patrouille Suisse, dont l'avenir demeure incertain à l'horizon 2016. "La suppression de cette patrouille n'est pas acceptable", déclare Pro Libertate dans son communiqué.
Les opposants à son abolition soulignent qu'elle est une carte de visite de l'armée suisse, le devoir de la Patrouille Suisse consistant à démontrer la précision et les capacités d'utilisation des avions suisses, soulignent-ils. Elle sert également, selon Pro Libertate, à motiver les jeunes pour l'aviation en Suisse.
Mercredi, le ministre de la défense Ueli Maurer avait notamment déclaré que la formation de vol acrobatique de l'armée aux couleurs suisses devrait disparaître du paysage aérien. Il a fait cette annonce lors d'une réunion de la commission de la politique de sécurité du Conseil national portant sur les avions Gripen.
Les couleurs en moins
Le Conseil fédéral souhaite remplacer dès 2016 les Tiger F-5E, utilisés par la Patrouille Suisse, par les jets suédois. L'âge des Tiger F-5E constitue la raison principale de leur mise au placard. Il s'avèrerait trop coûteux de les conserver uniquement pour des démonstrations.
Ueli Maurer n'exclut cependant pas que les Forces aériennes suisses s'adonnent dans le futur à des démonstrations ponctuelles de vol acrobatique avec d'autres appareils, les F/A-18 ou les nouveaux Gripen. Ceux-ci ne porteraient toutefois plus les couleurs nationales.
Fondée à l'occasion de l'Exposition nationale de 1964, la Patrouille Suisse se compose de la crème des pilotes professionnels du pays, selon le site officiel des Forces aériennes suisses. Basée à Emmen (LU), elle maîtrise un total de 20 figures répondant entre autres aux noms de "chaise à traire" ou de "fourchette à fondue".
