Rafale et Eurofighter ont démontré leur aptitude sur le théâtre des
opérations, tant en Afghanistan qu’en Libye SIPA
2 novembre 2011 Par Actu France Soir
Les avions Rafale et Eurofighter s’affrontent en un duel sans précédent entre Européens pour équiper l’armée indienne.
Les deux rivaux doivent présenter vendredi leurs offres commerciales au ministère de la Défense, répondant à un appel d’offres pour 126 appareils, dont 108 seront montés en Inde. Le contrat, le plus important pour des avions de combat depuis les années 1990, est évalué à 12 milliards de dollars, soit 8,5 milliards d’euros. Il est d’autant plus alléchant que la commande pourrait monter ultérieurement jusqu’à 180 appareils. C’est la première fois que le Rafale, du français Dassault, et l’Eurofighter, construit par les Britanniques de BAE Systems, les Italiens de Finmeccanica, les Allemands et les Espagnols au sein du groupe d’aéronautique et de défense EADS se retrouvent face à face sur un marché à l’exportation. A la surprise générale, leurs rivaux américains, Boeing et Lockheed Martin, russes, MiG, et suédois, Saab Gripen ont été éliminés au tour précédent en avril. Concernant le Rafale, qui n’a pas encore décroché de commandes à l’étranger, comme pour l’Eurofighter, les prochains contrats sont vitaux pour maintenir leur filière industrielle. Avec 180 appareils déjà commandés par la France, « nous sommes assurés de maintenir ouverte la chaîne d’assemblage du Rafale jusqu’en 2019 au moins », a déclaré Charles Edelstenne, PDG de Dassault Aviation.
Le Rafale en pole position
Rafale et Eurofighter ont démontré leur aptitude sur le théâtre des opérations, tant en Afghanistan qu’en Libye, mais aussi impressionnants que soient leurs faits d’armes, c’est l’offre commerciale, qui comprend notamment le prix à l’achat ainsi que le coût de maintenance sur une durée de vie de quarante ans, qui pourrait être déterminante. A cet égard, le Rafale devrait avoir l’avantage. L’Eurofighter a vu ses coûts déraper de 75 % depuis le lancement du programme, d’après le National Audit Office (la Cour des comptes britannique) et est plus cher que son concurrent. En Inde, le candidat le moins-disant remporte généralement le contrat. L’Inde, même si elle s’équipait principalement en Union soviétique, a toujours tenu à conserver d’autres fournisseurs. Elle est cliente de Dassault depuis les années 1950. En juillet, elle a signé avec Dassault et son partenaire, le groupe d’aéronautique Thales, un contrat de modernisation de 51 Mirage 2000. Quelle que soit l’issue de ce duel, EADS ne sera pas perdant : il détient 46,32 % des parts de Dassault Aviation.
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