20 mai 2011 BRUXELLES2
C’est devenu un fait habituel. Mais c’est désormais un fait institutionnel. Anders Fogh Rasmussen, le secrétaire général de l’OTAN, assistera à toute la réunion des ministres de la Défense de l’UE qui a lieu lundi (23 mai).
C’est une nouveauté. Jusqu’à présent, le secrétaire général de l’OTAN assistait à la réunion pour la partie « partenariats de l’UE » de la réunion. Or aucun point sur le partenariat OTAN-UE n’est à l’ordre du jour. Et pour cause. L’amélioration de la coopération entre les deux organisations, sur lequel A.F. Rasmussen a été mandaté, coté Otan – comme Lady Ashton l’a été coté UE – bute toujours sur la question, hautement politique, chypriote-turque. Et l’espoir d’un accord entre les deux pays est réduit. Et même de plus en plus réduit. « On note plutôt un raidissement sur cette question depuis (le sommet de) Lisbonne » remarque un haut diplomate européen.
La participation du secrétaire général de l’OTAN aux réunions des ministres de défense l’UE s’établit désormais comme un fait quasi-acquis, lui permettant d’avoir une prise directe sur des sujets qui sont parfois uniquement du domaine de l’UE (la formation des soldats somaliens, par exemple) et donnant ainsi une prééminence à une organisation (militaire) sur l’autre (civile), une organisation dont ne sont pas membres tous les pays de l’UE et qui regroupe d’autres pays non-membres (Etats-Unis, Canada, Turquie, Norvège).
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