MOSCOU, 27 septembre - RIA Novosti
La rhétorique hostile de la Russie et de l'Otan peut être comparée à une mauvaise habitude dont il est difficile de se débarrasser, a estimé jeudi le directeur du bureau d'information de l'Alliance à Moscou Robert Pszczel.
"A l'heure actuelle, les Russes regardent l'Otan plutôt avec méfiance, alors que l'image de la Russie en Europe n'est pas brillante non plus, ce qui s'explique pour beaucoup par une vieille habitude", a constaté M.Pszczel, intervenant lors de la conférence "Russie-Otan: 15 ans sur la voie du partenariat" qui se déroule dans la capitale russe.
Il a avoué d'avoir arrêté de fumer dimanche dernier, ce qui était pénible pour lui.
"Au début, c'est pénible, mais ensuite cela va mieux (…). Je pense que si nous abandonnons une telle rhétorique (hostile entre la Russie et l'Otan), cela profitera à nous tous", a conclu le chef du bureau d'information.
Le développement du système de défense antimissile américain, notamment son déploiement en Europe, constitue une pierre d'achoppement des relations russo-américaines. Washington refuse de garantir que le nouveau système ne visera pas les forces de dissuasion nucléaire russes. Moscou menace de déployer des missiles sol-air Iskander dans la région de Kaliningrad, enclavée entre la Lituanie et la Pologne, et de prendre d'autres mesures militaires et politiques.
