19/11/2012 Sources : EMA
Le 25 octobre 2012, la force Epervier a déployé une dizaine de militaires pour conduire un exercice de « Combat Search and Rescue »(CSAR) au Nord de la capitale Tchadienne, N’Djamena. Cet exercice a pour but de les entraîner aux missions de recherche, sauvetage et récupération de pilotes éjectés en territoire hostile et en situation de guerre.
L’équipe était composée de pilotes de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre (ALAT), de fusiliers commandos de l’Air et d’un médecin du Service de santé des armées de l’opération Epervier.
Simulant l’éjection d’un équipage de Mirage 2000D, un pilote a déclenché sa balise depuis un endroit isolé, situé à quelques kilomètres au nord de N’Djamena. Pour élever la difficulté de l’exercice, un membre d’équipage a été déclaré blessé, nécessitant une prise en charge médicale. L’équipe en alerte sur la base Kosseï n’a alors que très peu de temps pour préparer sa mission à partir des informations recueillies : localiser la zone, reconnaître l’itinéraire d’après la cartographie, récupérer l’ISO PREP, (Isolated Personnel Report), essentiel pour procéder à l’identification des personnels éjectés. Ce document est rempli par tous les équipages qui arrivent en escadron, et contient des informations personnelles. Lors de l’identification des pilotes par les commandos de l’air, des questions très précises leur seront posées, et chaque réponse devra correspondre aux informations inscrites dans l’ISO PREP.
Trente minutes après le déclenchement de l’alerte, un hélicoptère Puma a déposé sur la zone de crash l’équipe CSAR composée de commandos de l’air, dont deux medics(commandos formés au sauvetage de combat) et d’un médecin. Le sauvetage s’est alors organisé sous les ordres du chef d’équipe : sécurisation du périmètre, authentification des pilotes, réalisation des premiers soins, conditionnement et évacuation par hélicoptère. Un autre Puma déployé sur zone était quant à lui chargé de survoler le périmètre d’action afin d’assurer surveillance et la sécurité. Trente minutes ont suffi pour réaliser cette exfiltration en toute sécurité.
950 soldats français arment la Force Epervierparmi lesquels les équipages d’aéronefs du groupement air. Les exercices CSAR sont fréquents, et ce type de mission est indispensable à la qualification, à la coordination ainsi qu’au perfectionnement du travail conjoint des équipes interarmées de la Force.



