19/10/2012 Sources : EMA
Du 1er au 18 octobre 2012 a eu lieu en Corse, l’exercice Tigre 2 organisé conjointement par les forces spéciales françaises et saoudiennes. A l’issue d’une première semaine d’entraînement franco-saoudien, la phase tactique de l’exercice a réellement commencé le 9 octobre sur l’ensemble de l’île.
L’exercice a été dirigé en bilatéral à partir d’un poste de commandement franco-saoudien en charge de coordonner l’ensemble des moyens terrestres, maritimes et aériens. Les unités du commandement des opérations spéciales (COS) ont été déployées sur le terrain en mettant en œuvre leurs modes opératoires spécifiques. Les forces sont entrées progressivement en action conformément au thème du scénario, « d’une rare complexité », comme le souligne un officier de la Brigade des Forces Spéciales Terre (BFST).
Trois phases se distinguent clairement : tout d’abord la phase de recueil du renseignement qui permet aux forces spéciales d’évaluer les capacités de l’ennemi, afin de préparer une réponse adaptée. Puis la préparation opérationnelle durant laquelle les équipes étudient leurs zones d’action, qu’elles soient aérienne, maritime et/ou terrestre. Les FS préparent et adaptent alors le matériel et les modes opératoires sont répétés. Enfin, la troisième phase est celle de l’action : les forces spéciales agissent le plus souvent de nuit, en toute discrétion, en mettant en œuvre leurs procédures spécifiques dans le cadre du plan établi et validé par le PC GFS. La Corse et ses spécificités de terrain – maquis et relief - ont offert un lieu d’entraînement optimal pour éprouver les modes d’infiltration.
Le bilan est éloquent pour l’ensemble de l’exercice : 700 sauts en parachute dont 70 de nuit avec dérive sous voile et infiltration, une quarantaine de poser d’assaut avec manœuvres d’infiltration/exfiltration. Quantitativement, les moyens français ont réalisé environ 200 heures de vol d’hélicoptères et plus de 150 heures pour les avions.
Cet exercice inédit et de grande ampleur, a demandé plus de huit mois de préparation, il a rassemblé prés de 1000 militaires français et saoudiens dont 600 commandos. Opérer en Corse a également permis aux forces spéciales des deux nations de s’entraîner à la projection logistique. Cet exercice s’est inscrit dans les objectifs définis par l’accord de coopération et d’assistance militaire franco-saoudien, dont les deux axes principaux sont la formation et la coopération opérationnelle. Cet exercice a pleinement satisfait les besoins de coopération des deux armées.




