Après une première phase théorique au sol, les vols commencent très rapidement.
19/03/2013 Capitaine Karim Djemaï - Armée de l'air
Du 04 au 30 mars 2013, près de 80 aviateurs ont participé au Tactical Leadership Program (TLP), stage multinational formant les pilotes de chasse au label de «chef de mission». Dispensée à Albacete en Espagne, cette formation est l’une des plus réputées et des plus exigeantes au monde.
En 35 ans d’existence, la méthode d’apprentissage de TLP a fait ses preuves.
Ce second volet de l’année 2013 rassemble près d’une trentaine d’avions « Blue Air » (simulant les forces amies), ainsi qu’une dizaine d’avions plastronnant des avions agresseurs, dits « Red Air ». Un avion-radar, ainsi que des hélicoptères complètent le dispositif aérien. L’ensemble de ces aéronefs provient de France, d’Espagne, des États-Unis, d’Italie, de Grèce, de Pologne, de Belgique et des Pays-Bas.
Dispensée à Albacete en Espagne, cette formation est l’une des plus réputées au monde.
Côté français, huit avions de chasse ont été déployés : deux Mirage 2000C, deux Mirage 2000D, deux Mirage 2000N, ainsi que deux Alphajet remplissant le rôle d’Aggressors. Au sol, des spécialistes "guerre électronique" français sont également mobilisés, ainsi que des commandos espagnols dédiés aux missions de Close Air Support (CAS - appui aérien rapproché).
Du 04 au 30 mars 2013, près de 80 aviateurs participé au Tactical Leadership Programme (TLP) en Espagne.
« Les cours TLP bénéficient d’une variété de moyens internationaux unique en Europe, explique le commandant Sébastien Salgues, responsable de la Flying Branch (division des activités aériennes). Cela nous permet de dispenser une formation très proche de la réalité opérationnelle, dans un environnement totalement multinational.»
Après ce stage, les pilotes et équipages français obtiennent la qualification de « mission commander »
Jusqu’en 2009, la formation TLP était dispensée à Florennes en Belgique, mais l’encombrement et l’exiguïté de l’espace aérien belge et des pays environnants a nécessité un déplacement. Aujourd’hui, la taille des zones de travail en Espagne augmente considérablement la marge de manœuvre des équipages. En outre, la base aérienne d’Albacete bénéficie de conditions météorologiques plus clémentes, paramètre indispensable à l’activité aérienne.
En 35 ans d’existence, la méthode d’apprentissage de TLP a fait ses preuves. Après une première phase théorique au sol, les vols commencent très rapidement. Durant les quatre semaines de stage, une COMAO est programmée chaque jour. Cette dernière obéit à un scénario dont la difficulté est croissante. Tous les types de missions aériennes sont étudiés : interdiction aérienne, entraînement au combat de type DACT (Dissimilar Air Combat Training), attaques au sol, reconnaissance, missions de recherche et de sauvetage au combat (Combat Search and Rescue – CSAR)…
Réglées comme du papier à musique, les journées s’écoulent à une vitesse supersonique. « Pour un stagiaire, un jour à TLP dure au minimum douze heures, de 10h00 à 22h00, détaille le commandant Salgues. Les vols ne représentent qu’une petite partie de leur travail. La préparation en amont est longue et minutieuse. A posteriori, les vols sont suivis par des débriefings durant lesquels chaque action est finement décortiquée. La vingtaine d’instructeurs expérimentés de TLP suit les stagiaires pas à pas, du départ de la mission jusqu’au débriefing final. » Ce n’est qu’au prix de tous ces efforts que les pilotes et équipages français obtiennent la précieuse qualification de « mission commander »




