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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 16:55

gulf-map source petroleum-economist.com

 

24/10/2012 Par Mathilde Golla - bourse.lefigaro.fr

 

Un virus informatique qui avait infesté les systèmes des compagnies saoudienne Saudi Aramco et qatari RasGas pourrait toucher d’autres infrastructures gouvernementales des pays du Moyen-Orient.

La menace de cyberattaques sur les infrastructures gouvernementales des pays du Moyen-Orient est de plus en plus forte. Des pirates informatiques se sont attaqués en août dernier à la compagnie pétrolière saoudienne Saudi Aramco. Près de 30.000 ordinateurs de la société ont ainsi été contaminés par un virus connu sous le nom de Shamoon. Ce dernier a ainsi effacé près des trois-quarts des données contenues dans les ordinateurs d’Aramco, souligne le New York Times. Les systèmes informatiques de la firme qatarienne de gaz naturel, RasGas, ont également été attaqués par ces pirates informatiques.


«A l’heure actuelle, nous connaissons seulement deux victimes de Shamoon, et tout ce que je peux dire aujourd’hui, c’est que ce n’était pas les premières et que ce ne seront pas les dernières cibles de ce virus», a confié Costa Raiu, directeur du groupe russe spécialisé dans la sécurité informatique Kaspersky au Financial Times.


De son côté, Leon Panetta, le secrétaire à la Défense américaine, estime que le sabotage perpétré sur Aramco témoigne «d’une escalade significative de la menace de piraterie informatique». Les cyberattaques sont «le champ de bataille du futur», a par ailleurs récemment déclaré le secrétaire d’État. Ce dernier a même évoqué une possible «cyber Pearl Harbor».

L’Iran à la manoeuvre, selon les États-Unis

Un groupe autoproclamé «l’épée tranchante de la justice» (Cutting Sword of Justice) a revendiqué l’attaque. Ils disent vouloir protester contre l’aide de Riyad aux régimes «oppressifs» de Syrie, de Barhein, du Liban, du Yemen et d’Egypte, ainsi que contre «l’approche de la communauté mondiale» dans ces pays «victimes de crimes et d’atrocités». Le New York Times précise que le drapeau américain en train de brûler avait remplacé les données des ordinateurs chez Aramco.


Mais les États-Unis ont laissé entendre que l’Iran pourrait être à la manœuvre, affirme le New York Times. Téhéran répliquerait ainsi à l’attaque conjointe des États-Unis et d’Israël, en 2010, qui visait à détraquer le programme nucléaire iranien via le virus Stuxnet. La cyberguerre que se livre les États-Unis et l’Iran pourrait s’être déplacée.

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