17/06 Par Alexia Eychenne – LesEchos.fr
La défense aérienne maintient ses volumes d’embauche malgré la baisse des budgets militaires, et embauche dans des domaines où les civils ne l’attendent pas toujours.
Parmi plus de 2.000 recrues qui intégreront l’armée de l’air en 2013, un grand nombre se dirigeront vers les postes clefs de la défense aérienne. « Mécanicien aéronautique, pilote de chasse, experts de l’avionique, mais aussi spécialistes des systèmes au sol, des radars ou du contrôle aérien par exemple », énumère le lieutenant-colonel Bernard Ernst, chef du bureau recrutement de la direction des ressources humaines de l’armée de l’air.
D’autres profils sont plus inattendus. « Nous avons aussi pour priorité de recruter dans des domaines que les civils n’associent pas à l’armée de l’air et qui lui sont pourtant indispensables », poursuit-il. C’est le cas de l’informatique au sens large – systèmes d’information, pose de lignes, entretien du matériel et des serveurs – ou encore du renseignement humain, électromagnétique et radio, qui sert à préparer les opérations.
Les embauchés reçoivent tous une formation militaire et professionnelle. Autour de 1.000 recrutements par an se font au grade de sous-officiers, pour des postes d’encadrement intermédiaire. 700 concernent les militaires du rang et 250 à 300 les officiers, à des fonctions de management de haut niveau.
D’après Bernard Ernst, le nouvel effort budgétaire demandé par le dernier Livre blanc de la défense ne devrait pas menacer les volumes d’embauches. « Nous avons déjà connu des réductions drastiques d’effectifs depuis 2010, tout en continuant à recruter plus de 2.000 personnes par an, observe-t-il. Même si les arbitrages n’ont pas encore été rendus, rien ne dit pour le moment que ce ne sera plus le cas. »
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