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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 17:55
Livraison du deuxième A400M français à la DGA


12/11/2013 Armée de l'air

 

La direction générale de l’armement (DGA) a réceptionné le deuxième exemplaire de série de l’avion de transport militaire A400M Atlas, le mercredi 6 novembre 2013.

 

L’appareil, qui porte le numéro de série MSN8, rejoindra la semaine suivante la base aérienne 123 d’Orléans-Bricy, sa base de mise en œuvre au sein de l’armée de l’air.

 

Pour en savoir plus sur l'A400M Atlas, consultez notre webdocumentaire ainsi qu'un dossier web complet dédié au nouvel avion de transport de l'armée de l'air.

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 18:55
Livraison du deuxième A400M

 

07/11/2013 Actualité DGA

 

La direction générale de l’armement (DGA) a réceptionné le deuxième exemplaire de série de l’avion de transport militaire A400M Atlas le mercredi 6 novembre 2013.L’appareil, qui porte le numéro de série MSN8, rejoindra la semaine prochaine la base aérienne d’Orléans-Bricy, sa base de mise en œuvre au sein de l’armée de l’air.

 

Avion de transport militaire tactique doté d’une allonge stratégique et à la pointe de la technologie, l’A400M produit par Airbus Military est sans équivalent sur le marché mondial. Équipé de quatre turbopropulseurs, il est conçu pour transporter jusqu’à 37 tonnes de matériels et réaliser l’ensemble des missions liées au transport, notamment les liaisons inter et intra-théâtre, les poser d’assaut sur terrains sommaires, l’aérolargage de personnel et de matériel y compris à très grande hauteur, le ravitaillement en vol ou les évacuations sanitaires.

 

Sept pays clients participent au programme de l'avion de transport européen A400M : Allemagne, Belgique, Espagne, France, Luxembourg, Royaume-Uni et Turquie.La France est le premier pays à recevoir des avions A400M.

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 06:50
Interview : Claude-France Arnould, directrice exécutive de l'Agence Européenne de Défense

25/10/2013 Par Guillaume Steuer - Air&Cosmos

 

Retrouvez ci-dessous un extrait de l'interview de Claude-France Arnould publiée dans le numéro 2379 d'Air&Cosmos.

 

Il y a quelques semaines, on fêtait l'arrivée dans l'armée de l'Air du premier A400M. Est-ce une vraie réussite du point de vue européen ?

 

C'est indéniablement un bel exemple de coopération, et nous essayons de travailler main dans la main avec l'Occar. Mais je crois qu'il faut désormais aller encore plus loin dans la coopération autour de cet appareil, et nous plaidons pour développer un "pool" de kits de ravitaillement en vol qui permettraient de pallier quelque peu les insuffisances européennes dans le domaine.

 

Le sujet des drones agite toutes les grandes forces aériennes européennes, dont la France. Comment abordez-vous cette problématique ?

 

Tous les éléments sont réunis pour confirmer l’Union Européenne dans un rôle structurant autour des drones. D'abord parce qu'il y a un besoin de réglementer leur usage dans le trafic aérien général européen, et que la Commission européenne est pleinement dans sa compétence.. Nous voulons également coopérer avec l'EASA et les agences de sûreté aéronautique militaires nationales pour faciliter les processus de certification.

 

Cela fait au moins 10 ans que l'Europe se casse pourtant les dents sur le sujet.

 

Oui, mais désormais nous n'avons plus le choix entre plusieurs programmes de drones. C'est un programme, ou rien. Les industriels ont été les premiers à prendre la mesure de la nécessité d'harmoniser les besoins dans le domaine au niveau européen. Et ils demandent aussi une harmonisation des procédures de certification, ce en quoi nous pouvons les aider.

 

L'AED fêtera l'an prochain ses dix années d'existence. Est-il nécessaire de la faire évoluer pour s'adapter à de nouveaux défis ?

 

Nous travaillons effectivement à une réorganisation autour de trois grands piliers. Le premier serait consacré au soutien des coopérations au niveau européen, afin de lancer une vraie dynamique qui permettrait le lancement de coopérations "à la carte" entre les Etats-membres. Un autre pilier sera justement consacré aux projets et programmes réunissant les aspects capacitaires, recherche et armement, tandis que le dernier doit nous permettre d’améliorer l’interaction avec les politiques européennes, comme le Ciel unique, Horizon 2020, etc. sur l'activité des pays membres.

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 07:55
Le « Journal de la Défense » d’octobre 2013 en ligne

16/10/2013 Journal de la Défense

 

Retrouvez l’intégralité du magazine TV « Journal de la Défense, mission défense » sur votre site internet. Ce journal tout en images inédites propose des reportages en immersion au sein des forces armées.

 

Les reportages du mois :

 

    Le cybercentre de l’Otan, basé à Tallinn, en Estonie. Créé en 2008, ce centre d’excellence de cyberdéfense est un agitateur d’idées qui accueille aujourd’hui une quarantaine de membres de différentes nationalités.

    La Forad (force adverse) au centre d’entraînement aux actions en zone urbaine (Cenzub) de Sissonne. Sous un feu nourri, des militaires s’entrainent face à un ennemi déterminé, la Forad.

    Le métier d’opérateur de liaison tactique à bord de l’avion radar Awacs.  L’adjudant-chef Christian Babonnaud est Link Manager  à bord l’avion radar E-3F (ou AWACS dans l’Otan).

    Le grand angle : l’école de plongée des armées de Saint-Mandrier. Ils sont tous issus d’armées différentes et pourtant les plongeurs militaires ont désormais tous un point commun, être passé par l’école de plongée de la Marine nationale.

 

Pour ce numéro, les plateaux du « Journal de la Défense » ont été réalisés sur la base aérienne 123 d’Orléans-Bricy, qui a reçu le premier A400M Atlas, le nouvel avion de transport de l’armée de l’air. Ce mois-ci, plein feu sur cet aéronef hors norme.

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 06:35
First of four aircraft ordered by RMAF was expected to be delivered by the 2015

First of four aircraft ordered by RMAF was expected to be delivered by the 2015

10 Oktober 2013 Defense Studies

FLEXIBILITY: Airbus A400M can do the jobs of 3 aircraft

SEVILLA (SPAIN): A RADICAL shift is expected in the way the Royal Malaysian Airforce (RMAF) approaches  military and humanitarian missions, once it  takes delivery of the  new Airbus A400M Atlas aircraft.

The aircraft, dubbed the "next generation airlifter", is to play a pivotal role in the airforce's operations once it comes into service in two years.

Airbus Military head of media relations Maggie Bergsma said first of four aircraft ordered by RMAF was expected to be delivered by the 2015 deadline.

"We are on track and the first delivery for Malaysia is scheduled for 2015. We have launched long-lead items up to MSN33, which includes two A400Ms for Malaysia. The fourth delivery for the RMAF is scheduled for 2016," she said.

RMAF had placed an order for the aircraft on Dec 8, 2005.

She said the A400M was expected to change the way military and humanitarian operations were carried out by RMAF.

Bergsma said this was due to the A400M's ability to perform tasks that were previously executed by three aircraft.

"The A400M will mark a difference in the way military and humanitarian missions are approached.

"The versatility of the A400M allows one aircraft to do the job of three aircraft.

"The A400M can deliver the contents of its bigger payload faster, further and nearer to where it is needed.

"The RMAF will not only have three aircraft in one with each A400M, it will also have an aircraft that can do better than these three together. This is certainly a change. And it is a change for good."

On the question of the difficulty in transition between the RMAF's fleet of C-130 fleet and the A400M, Bergsma said this would not be a problem.

"The RMAF was involved in the programme from the start and is fully participating with the Airbus Military teams to prepare for the delivery and entry into service."

She said discussions were in place with Malaysia to ensure that all services needed for the operation of the aircraft were ready in time for the delivery.

Malaysia joins seven airforces -- Belgium, France, Germany, Luxembourg, Spain, Turkey, and the United Kingdom -- to have the A400M in their fleets.

Bergsma said Malaysia, like all of the A400M launch customers, had been participating in the design and manufacturing of several A400M secondary composite structural components.

She said Composite Technology Research Malaysia (CTRM) was the sole source of such components, notably the complete vertical tail plane leading edge, the main landing gear doors, and access panels on the wings and horizontal tail plane, plus nacelle fairings.

She said this following the delivery ceremony of the A400M in Airbus Military's production facility in Sevilla, Spain, on Sunday.

The ceremony was graced by Felipe, Prince of Asturias. Also present was French Defence Minister Jean-Yves Le Drian.

(New Straits Times)

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 11:50
Défense : en finir avec le (dernier) tabou de la famille Europe

11/10/2013 Général Robert Creuzé– LaTribune.fr

 

L'Union Européenne ne sait pas sur quel pied danser avec sa politique de défense. Le Général Robert Creuzé appelle les pays membres à une vraie réflexion stratégique, faute de quoi l'avenir de l'industrie aéronautique et de défense serait mis en péril...

 

Fin de la période de la « guerre froide » et de l'utopie des « dividendes de la paix », retour aux réalités de la menace terroriste, des conflits aux portes de l'Europe, de la crise économique et financière : autant d'éléments qui auraient dû ou devraient conduire les responsables politiques à définir une vision commune de la Défense au service de l'Europe. Mais, alors que les différents sondages montrent que, globalement, les opinions publiques placent les questions de sécurité et de défense en première ligne et, souvent, devant les questions sociales ou sociétales, les pouvoirs publics sont en décalage croissant avec leurs peuples.

Les questions de défense au sein de l'UE sont un peu comme les questions de sexologie : on en parle entre mère et fille mais pas en famille. La défense est parfois au cœur de discutions bilatérales (cela n'engage à rien !), voire multilatérales comme dans l'enceinte de Weimar ou Weimar Plus, voire régionales comme dans le cas de la Coopération Nordique (Nordefco), mais pas au niveau de l'Europe !

 

L'opportunité du Conseil de décembre

Une opportunité s'ouvre avec la décision de consacrer un Conseil européen aux questions de défense en fin de cette année, répondant à une demande formulée depuis plusieurs années par de nombreuses instances, dont le Conseil économique de la défense dans ses travaux et ouvrages (1). Mais si l'intention est là, l'essai doit encore être transformé. Or depuis l'annonce de la réunion du Conseil, nous sommes passés d'un "Conseil consacré à la Défense", à un "Conseil principalement consacré à la défense". Ceci ouvre la porte à un "Conseil partiellement consacré à la défense" si l'actualité (terrorisme, économie, conflits…), comme cela est souvent le cas, vient à modifier l'ordre du jour préétabli.

Dans la préparation et le déroulement de ce Conseil, la France a un rôle important à jouer en raison de son poids historique, de son implication dans les questions de défense et de ses "leviers" au sein des instances européennes : Pierre Vimont, Secrétaire Général Exécutif du Service Européen pour l'Action Extérieure, Claude-France Arnould, chef exécutif de l'Agence européenne de défense, général Patrick de Rousiers, Président du Comité Militaire de l'Union européenne. Privilégions une approche pragmatique et réaliste, mais volontariste et ambitieuse et convaincre nos responsables que ce Conseil n'est pas une finalité mais le point de départ d'un long processus dans lequel les Chefs de Gouvernement devront s'impliquer et privilégier le long terme au court terme électoraliste. Cela nécessite que soit pérennisé le principe d'un Conseil/Défense chaque année.

 

Une réflexion stratégique est obligatoire

La première et fondamentale question à laquelle les chefs de Gouvernement doivent répondre est celle des responsabilités que les pays européens veulent assumer en matière de défense. Que doit faire l'Europe ? Se donner les moyens d'une autonomie de décision ou accepter une dépendance vis à vis de l'Otan et des Américains pour les opérations militaires ? L'Europe doit-elle se limiter aux opérations humanitaires ou civilo-militaires?

Les pays européens ne pourront pas faire l'économie d'une réflexion stratégique, voire à une révision de la stratégie de sécurité européenne de 2008, en liaison avec l'évolution du concept stratégique de l'Otan. Cette discussion permettrait au Service européen d'action extérieure de s'approprier officiellement les enjeux de défense et de sécurité et obligerait les États à clarifier et défendre leur position vis à vis d'une Europe de la défense. Cette réflexion doit être menée dans un esprit de coopération et de valorisation des spécificités de chacun et non dans un esprit de compétition. L'exemple de la coopération entre le Commandement suprême allié Transformation (Sac-T) et l'Agence européenne de défense (Aed) est un bon exemple.

 

Créer un Quartier Général européen

Pour être en mesure de prévenir et d'agir efficacement, une première décision devrait être adoptée en vue de la mise sur pied d'un centre de planification et de conduite permanent, réduit mais apte à être renforcé en cas d'opération menée par l'UE, sous la responsabilité d'une « Nation Cadre » par des modules pré-identifiés. En parallèle, il pourrait être acté le développement, en coopération, des capacités dans la fonction « anticipation- connaissance », en surmontant les questions de « souveraineté ».

Ce Quartier Général aurait vocation à supprimer les cinq Quartiers Généraux nationaux existant ((France, Royaume-Uni, Allemagne, Grèce, Italie) et donc à limiter les duplications, et à compléter la structure commune de la Psdc (Politique de Sécurité et de Défense Commune) à Bruxelles pour favoriser une approche globale.

Une étude de principe pourrait être confiée, sous autorité du SEAE, au Président du Comité militaire de l'UE, à charge pour le groupe de proposer des recommandations précises en termes de structure et de fonctionnement, recommandations qui seraient examinée lors d'un prochain Conseil consacré à la défense en 2014.

Améliorer la communication

Une seconde mesure mériterait d'être prise en considération : le développement d'une campagne de communication visant à mieux informer les opinions publiques sur les avancées en termes de défense et de sécurité : meilleure connaissance des institutions, des organismes en charge et des réalisations. L'exemple de l'opération « Atalante » dans la corne de l'Afrique est intéressant car il montre, en vraie grandeur, les capacités propres de l'Europe dans une approche globale à intégrer les volets militaires, sécuritaires, administratifs, juridiques…et à impliquer plusieurs services.

Cette opération, reconnue par nos principaux partenaires comme une réussite, reste, inexplicablement, peu mise en valeur au sein de l'Europe. Il convient de ne pas faire le lit des résolument pessimistes, les plus actifs !, mais de redonner confiance aux défenseurs d'une Europe forte et influente.

 

Quelques pistes pour dynamiser la/les coopérations

Dans le souci de rester pragmatique et réaliste, quelques pistes pourraient faire l'objet d'une étude de faisabilité et permettre de tester la volonté des pays.

- Constitution d'un embryon de flotte européenne de Surveillance maritime autour d'un noyau dur franco-britannique au moment où les pays s'équipent de drones et où, d'un côté, le Royaume-Uni réfléchit au remplacement des Nimrod et, de l'autre, la France prépare la modernisation des ATL2.

 - Constitution d'une unité européenne de Sar de Combat (C/Sar) pour la récupération des pilotes et équipages en territoire ennemi. Compte-tenu de ses capacités et de son expérience (valeur opérationnelle validée par les Américains dans les Balkans), la France pourrait proposer des recommandations politiques, opérationnelles et techniques en vue de la création d'une telle unité incluant quelques pays aptes et volontaires.

- Création d'un Easa (European Aviation Safety Agency) militaire dans le cadre du développement du projet de ciel unique européen « Sesar ». L'Agence européenne de défense a récemment permis la définition de standards de navigabilité. La méthode utilisée dans le cadre de ce projet pourrait être réutilisée pour définir des standards en matière de formation des équipages, des aérodromes…

 - Développement de centres de formation communs, création d'une filière drone, soutien commun pour l'A 400M…autant de sujets qui méritent étude et attention et qui démontrent qu'il y a encore « du pain sur la planche » !

 

Pragmatisme et réalisme mais ambition et volontarisme

Du bon déroulement de ce Conseil dépend l'avenir de la Défense, bras armé de la politique internationale et du poids de l'Europe dans le futur. Sans « bras armé » pas de crédibilité internationale et de possibilité d'influence sur le déroulement des grands enjeux de demain. Deux écueils sont à éviter : la généralisation avec le recours à des termes génériques comme la mutualisation ou l'externalisation (sans contenu précis) et la dispersion avec une liste trop détaillée de projets (sans priorités).

Sans défense solide et crédible, pas d'avenir pour l'industrie d'aéronautique et de défense, avec, à moyen terme, perte de compétences technologiques et de parts de marché dans un environnement de plus en plus concurrentiel. La responsabilité de nos dirigeants est directement engagée lors de ce Conseil sur l'avenir de l'Europe

 

 

______________________________

 (1) « Défendre la France et l'Europe » chez Perrin, mai 2007, « Eurodéfense, pour une relance d'une Europe de la défense » chez Unicomm, juin 2009, « Un monde sans Europe ?»  chez Fayard, juin 2011

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 10:55
Les secrets de l'A400M (4/4) : Atlas/Caracal, futur duo gagnant

11/10/2013 Par François Julian - Air & Cosmos

 

C'est une capacité qui n'existe pour le moment que sur le papier, mais que Airbus Military devrait prochainement tester en vol : la possibilité de ravitailler en vol un hélicoptère avec l'A400M, grâce à sa capacité à voler à de faibles vitesses (195-215 km/h de vitesse air indiquée).

 

Pour mémoire, sur l'A400M le ravitaillement peut être effectué grâce à deux nacelles tuyau/panier sous voilure ou à une unité centrale de ravitaillement FRU (Fuselage Refuelling Unit) installée dans le fuselage.

 

Pour autant, peu d'hélicoptères dans le monde sont capables d'être ravitaillés en vol : on peut citer le HH-60G Pave Hawk, le MH-53H, le V-22 ou le MH-47 Chinook.

 

En France, une seule voilure tournante a cette capacité : l'EC725 Caracal d'Eurocopter, et plus précisément les machines équipant l'escadron 1/67 « Pyrénées » de l'armée de l'Air.

 

Et faute d'un ravitailleur adéquat en France, les aviateurs doivent pour le moment s'entrainer à cette pratique avec leurs homologues italiens qui alignent des KC-130J. A raison d'un entrainement annuel depuis 2008, une dizaine de pilotes français sont actuellement qualifiés à cette pratique.

 

Sur le plan opérationnel, la plus-value est significative pour un hélicoptère de manœuvre : les hommes du « Pyrénées » ont ainsi réalisé sur Caracal des vols de 6 heures (contre trois habituellement) avec deux ravitaillements.

 

En attendant, pour étendre l'allonge des hélicoptères, il faut compter sur des procédures d'avitaillement plus classiques comme les FARP (Forward Arming and Refueling Points), c'est à dire l'installation d'un point de ravitaillement de campagne.

 

A400M ravitaillement

Essai de ravitaillement (sans contact) entre A400M et EC725.

 

Coté Airbus Military, les essais de ravitaillement entre A400M et un hélicoptère ont débuté en mai dernier avec un premier rapprochement entre EC725 (appartenant à Eurocopter) et l'un des avions d'essais (notre photo). Aucun contact n'a encore eu lieu.

 

 

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 11:55
En rouge, les équipements de mission de l'A400M– source Airbus Militay

En rouge, les équipements de mission de l'A400M– source Airbus Militay

 

11/10/2013 Par François Julian – Air & Cosmos

 

Il aura été l'un des systèmes les plus délicats à mettre au point dans le programme A400M : le FMS (Flight Management System), ou logiciel de gestion de vol, dont le développement a été confié à Thales.

 

« C'est le FMS le plus perfectionné qui puisse exister aujourd'hui », explique t-on chez Thales. Perfectionné, ce logiciel l'est car il reprend rien de moins que toutes les fonctionnalités déjà implémentées sur celui de l'A380, avec en plus d'autres spécifiquement destinées à un avion militaire.

 

Le tout, avec une interactivité et une ergonomie encore plus poussée. La preuve, pour un pilote habitué à voler sur Airbus, le passage sur A400M peut se faire relativement simplement, comme nous l'avions expliqué lors de notre essai en vol, consultable ici.

 

Reste que Thales n'en a pas encore fini avec ce développement, puisque beaucoup des fonctions militaires restent encore à être validées, voir implémentées.

 

Pour l'heure, le FMS est certifié dans la version IOC (Initial Operating Clearance) de l'avion, ce qui lui permet de réaliser l'intégralité de ses missions logistiques. Les versions plus militaires, SOC 1 et SOC 1,5, sont quant à elles encore au stade du test, sur les avions d'essais d'Airbus.

 

Car c'est essentiellement grâce aux différentes itérations de ce FMS que vont être débloquées les différentes capacités spécifiques de l'A400M. Les versions du FMS, actuellement en cours de test, vont ainsi offrir des fonctions d'aérolargage. Plus tard, ce sera au tour des fonctions de ravitaillement en vol d'être débloquées.

 

La fonctionnalité la plus dure à mettre au point, ce sera le « Low Level Flight » qui permettra le vol automatique à basse altitude avec suivi de terrain sur données de cartographie numérique. Cet ultime fonctionnalité doit être prête pour 2018.

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 11:55
MBDA fournit le système de lance-leurres Saphir-400 - photo Airbus Military

MBDA fournit le système de lance-leurres Saphir-400 - photo Airbus Military

 

10/10/2013 Par François Julian  Air & Cosmos

 

C'est un industriel auquel on ne pense pas vraiment lorsque l'on évoque l'A400M. Et pourtant MBDA est bien présent sur le quadrimoteur à hélices d'Airbus.

 

Le missilier européen fournit le Saphir-400, le système de lance-leurres (infrarouges et électromagnétiques). Ce dernier s'intègre dans la suite de systèmes d'autoprotection DASS (Defensive Aids Subsystem) de l'avion, fournie par EADS Cassidian, qui comprend également des détecteurs d'alerte (missile, radar et laser).

 

Concernant le détecteur d'alerte radar (ou RWR pour Radar Warning Receiver), c'est le système AR-400 développé par l'espagnol Indra avec l'aide d'EADS, qui a été retenu.

 

C'est Thales et EADS qui sont responsables du système d'alerte missile. Baptisé Miras (Multi-colour Infrared Alerting Sensors), ce détecteur de départ missile infrarouge bicolore sera efficace contre des menaces sol-air aussi bien à haute qu'à basse altitude.

 

Thales et EADS seraient également associés pour le développement d'un DIRCM (Directional Infrared Counter Measures), un système de contre-mesures infrarouge à effet dirigé. Mais il est difficile d'obtenir des informations sur le développement de ce système.

 

Globalement, tous les A400M européens devraient avoir un niveau d'autoprotection relativement équivalent. Exception faite de la Grande-Bretagne qui a choisi une suite d'autoprotection un peu différente avec notamment des systèmes déjà en service sur ses C-17.

 

Selon MBDA, le Saphir-400 a été commandé par les sept nations partenaires du programme A400M. En France, il est notamment prévu que 25 kits d'autoprotection (intégrant donc le système Saphir-400) soient commandés pour les 50 A400M prévus.

 

En attendant, c'est le 18 juin dernier que Airbus Military a réalisé les premiers largages de leurres infrarouges, depuis l'un des avions d'essais (notre photo).

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 07:55
Le dernier numéro d’Armées d’aujourd’hui est en ligne !

09/10/2013 Ministère de la Défense

 

Comme tous les mois, retrouvez dès maintenant la revue du ministère en version numérique sur notre site.

 

En ouverture, le ministre de la Défense présente les grandes lignes des ambitions du ministère pour les six années à venir, à l’heure des travaux parlementaire en cours sur la loi de programmation militaire 2014-2019.

La rubrique « Forces en action » vous conduit sur les champs de tir du Larzac, sur lesquels les tireurs d’élites des unités d’infanterie mènent un challenge serré.

Le 30 septembre, l’Atlas s’est définitivement posé à la BA 123. Le ministre l’a baptisé « Ville d’Orléans ». La rédaction y était et vous conte cette arrivée du titan dans les armées.

Le désengagement des forces sur les théâtres afghan est une réalité. Conformément au calendrier, 500 militaires français demeurent à Kaboul depuis juillet. Six pages pour vous expliquer ce qu’ils y font.

Levez le voile sur la prochaine carte à puce qui prendra bientôt place dans vos portefeuilles, celle qui remplacera la carte de circulation Sncf en papier, en vigueur depuis 1844.

Réforme de l’Ecole de guerre, enquête sur les accidents d’aéronefs d’Etat, garnison de Pau, autant d’autres sujets à découvrir dans la rubrique Focus Défense.

Le dossier du mois est consacré aux opérations extérieures, sous l’œil du photographe. Civils et militaires, huit reporters photos ont accepté de commenter une de leur prise de vue sur les multiples théâtres qu’ils ont parcourus. Un numéro qui se conjugue au plus-que-parfait de l’objectif.

Bonne lecture et au mois prochain.

 

>>> Lire le magazine

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 07:50
Airbus A400M - Video von Bundeswehr

29 sept. 2011 Bundeswehr

Größere Reichweite und mehr Nutzlast kennzeichnen das neue Transportflugzeug der Bundeswehr, die Airbus-Maschine A400M. Unser Reporter hat den Produktionsprozess begleitet und er stellt die Neuerungen vor.

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 18:55
Appelez le " Ville d'Orléans"  - Video

1 oct. 2013 ministeredeladefense

 

L'avion de transport militaire de nouvelle génération, l'A400M, a été officiellement reçu par l'armée de l'Air à Orléans-Bricy, le lundi 30 septembre. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a présidé la cérémonie d'inauguration.

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 15:50
A400M : Signature d’un partenariat de formation franco-allemand

Des mécaniciens de l'armée de l'air en formation sur A400M

 

03/10/2013 armée de l'air  - Economie et technologie

 

Lundi 30 septembre 2013, le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air, et le général Karl Müllner, son homologue de la Luftwaffe, ont signé un partenariat franco-allemand relatif à la formation sur l’A400M Atlas.

 

L’un des objectifs majeurs du programme A400M est une amélioration de l’interopérabilité par une plus grande standardisation de l’exploitation de l’appareil entre les différents pays partenaires. Plusieurs groupes de travail internationaux se rencontrent régulièrement sous l’égide de l’European Air Transport Command (EATC) afin de définir des procédures opérationnelles et un cursus d’entraînement communs.

 

Sur le plan de la formation, la mutualisation des moyens est déjà une réalité. La signature de l’arrangement technique franco-allemand concernant la formation sur A400M des équipages et mécaniciens le 30 septembre 2013 entérine les conditions du partenariat unissant la France et l’Allemagne sur ce projet.

 

À terme, la formation des mécaniciens à la maintenance aéronautique sur A400M se fera sur la base aérienne de Wunstorf en Allemagne (à partir de l’été 2015), ainsi que la formation de type des équipages et leur entraînement sur des missions logistiques. La formation des équipages sur les missions tactiques sera réalisée au centre de formation A400M de la base aérienne d’Orléans (dès 2014 pour les stagiaires français et à compter de 2018 pour leurs collègues allemands).

A400M : Signature d’un partenariat de formation franco-allemand
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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 16:51
L’A400M, une réussite européenne… et des leçons pour l’avenir

01.10.2013 Helen Chachaty à Séville et Orléans - journal-aviation.com

 

A400M, Airbus Military, EADS, Armée de l'air, Europe,Défense, Danjean, OCCAR,

 

Les officiels semblaient s’être donné le mot à Séville et à Orléans le 30 septembre, ne tarissant pas d’éloges lors des cérémonies célébrant l’arrivée officielle (l’avion ayant déjà été livré le 1er août à la DGA et le 2 août à l’armée de l’air) de l’A400M d’Airbus Military au sein des forces aériennes françaises.

 

« Je voudrais saluer la démarche européenne qui a rendu possible l’A400M. Avec la livraison se concrétise une réussite politique, celle de la mise en place d’une coopération européenne qui a rassemblé sept pays » a déclaré le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian à Séville, ajoutant ensuite que « cette réussite confirme que nous n’appelons pas seulement de nos vœux l’Europe de la Défense, mais que nous la construisons par des actes, par des projets, qui peuvent peut-être prendre du temps mais dont la réussite est manifeste et permet d’aborder avec optimisme les enjeux de demain ».

 

Même son de cloche chez Airbus Military. Son CEO Domingo Ureña-Raso a affirmé que la cérémonie espagnole célébrait la « consolidation d’un grand défi », mais aussi la célébration de ce que l’Europe était capable de réaliser lorsque les nations travaillaient en coopération. « Seul, aucun pays n’aurait pu le faire. Avec l’A400M, nous jouons en première ligue dans la Défense. »

 

Le directeur adjoint de l’OCCAR, Eric Huybrechts encensait également la coopération européenne : « Il y a de l’espoir pour que la coopération en Europe se renforce et soit le moyen le plus rentable de combler des lacunes capacitaires avec des équipements de premier plan. C’est une nouvelle ère de la coopération dans le domaine de l’aviation militaire. […] Le programme A400M démontre clairement ce que peut réaliser la coopération européenne. »

 

Le prince Felipe des Asturies a lui aussi déclaré que ce programme était une réussite, qui « contribue à construire une Europe forte avec une influence internationale réelle et crédible ». Il a décrit l’A400M comme un « magnifique produit de la coopération européenne ».

 

Des propos très élogieux et optimistes, de mise pour ce genre de cérémonie officielle, mais qui laissent de côté les difficultés passées du programme. Celles-ci ont toutefois été relevées par le CEO d’EADS Tom Enders, qui, comme à son habitude, a osé le franc-parler. Après avoir parlé d’une journée placée sous le signe de la « fierté » et de la « joie », Tom Enders a salué le soutien « personnel » du roi Juan Carlos « même dans les heures les plus sombres du programme en 2009 et en 2010 ». Le PDG du groupe européen d’aéronautique et de Défense a décrit les dix années passées du programme A400M comme n’étant « certainement pas une balade dans un parc », ni pour les industriels, ni pour les clients.

 

Il ne s’est pas étendu sur les difficultés connues de tous, mais a lancé quelques pistes sur les leçons à retenir de la « saga A400M » : « Les industriels, les politiques et les leaders militaires devront éviter de répéter les erreurs que nous avons faites pour l’A400M : des délais irréalistes et des fonds insuffisants dès les débuts du programme, des exigences qui parfois vont au-delà des capacités physiques ». Le grand patron d’EADS a également mis l’accent sur la nécessité de constituer une autorité européenne de certification militaire, qui serait le pendant de l’AESA pour l’aéronautique civile. Enfin, il a émis le souhait que ces problématiques soient évoquées lors du prochain Conseil européen de décembre 2013, consacré aux questions de Défense.

 

Un point de vue partagé par Arnaud Danjean, président de la sous-commission « sécurité et défense » du Parlement européen, qui a salué la franchise du PDG : « Il a eu le mérite de faire un discours qui pose les enjeux pour le futur ». L’eurodéputé affirme lui aussi que l’A400M « reste un succès, malgré les aléas », inhérents à tout programme ambitieux. Il renchérit sur les paroles prononcées par Tom Enders un peu plus tôt, assurant lui aussi qu’il faut « rationaliser les prises de décision, envisager un maître d’œuvre unique pour tout programme à dimension européenne ».

 

Revenant sur le passé, Arnaud Danjean analyse les difficultés du programme A400M : « Il y a eu beaucoup de perte de temps au début et trop d’ambition sur les délais par exemple, mais c’était surtout lié à la volonté politique. » Il salue toutefois cette première livraison, assurant que la France pouvait « se satisfaire d’avoir un si bel avion » et qu’il ne fallait pas s’attarder sur le passé : « c’est l’avenir qui est important, il faut apprendre de ses erreurs », rejoignant ainsi le discours de Tom Enders sur les écueils à éviter pour les futurs programmes européens.

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 16:50
Airbus célèbre le premier A400M, avec l'export comme objectif

01.10.2013 journal-aviation.com - par Tim Hepher et Brenda Goh

 

SEVILLE/PARIS/LONDRES, 30 septembre (Reuters) - De nombreux responsables politiques européens participent ce lundi à Séville à la cérémonie organisée par Airbus pour célébrer la livraison du premier avion de transport militaire A400M mais ce programme, le plus important à l'échelon européen dans la défense, pourrait bien être le dernier du genre avant longtemps.

 

Après 30 ans de développements laborieux, le premier des 170 A400M commandés par sept pays - livré à l'armée française - permet à l'Europe de franchir une nouvelle étape en matière d'indépendance de ses transports militaires.

 

La cérémonie de Séville, où est installée l'usine d'assemblage de l'appareil, doit aussi donner un nouvel élan à la campagne commerciale à l'export hors d'Europe, indispensable pour assurer l'équilibre financier du programme mais handicapée par quatre ans de retard et de coûteuses difficultés de mise au point des moteurs.

 

Au-delà de l'A400M, Airbus s'interroge sur la manière dont l'Europe, économiquement affaiblie et politiquement divisée, pourra répondre à de futurs conflits comparables à ceux de la Syrie, de la Libye ou du Mali, et sur la volonté des Etats à coopérer dans le cadre de grands projets de défense.

 

"Je pense que nous sommes encore plus loin d'une politique étrangère et de sécurité commune aujourd'hui qu'à aucun moment au cours des 20 dernières années", a dit Tom Enders, le président exécutif d'EADS, la maison mère d'Airbus, lors d'un discours la semaine dernière.

 

"Je ne m'attends pas, dans ma planification stratégique, à ce que, dans les 10 à 15 prochaines années, il y ait un grand projet européen dans notre sphère d'activité. Je constate que les gouvernements cherchent plutôt à arrêter ou à réduire des projets déjà lancés", a-t-il ajouté.

 

L'EUROPE ESPÈRE DES ROYALTIES À L'EXPORT

 

L'A400M a été conçu pour répondre aux besoins de capacités de transport militaire de sept pays de l'Otan: l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, la France, la Grande-Bretagne, le Luxembourg et la Turquie.

 

Mais le budget du programme, fixé initialement à 20 milliards d'euros, a augmenté en chemin de cinq milliards, ce qui a obligé les pays partenaires à remettre la main au portefeuille en 2010 à hauteur de 3,5 milliards, une somme qu'ils sont censés récupérer sous forme de royalties sur les ventes à l'export.

 

Présent à Séville, Jean-Yves Le Drian, qui reviendra en France à bord du premier A400M livré par Airbus Military, a estimé que l'appareil disposait d'un "énorme" potentiel à l'exportation.

 

La décision récente d'interrompre la production du Boeing C-17, peut en effet jouer en faveur de l'A400M.

 

Jusqu'à maintenant, en dehors des sept pays initiateurs du projet, la Malaisie est le seul acheteur de l'A400M, pour quatre appareils, l'Afrique du Sud ayant annulé une commande.

 

Airbus estime à plusieurs centaines d'exemplaires le marché potentiel de l'avion. Mais le constructeur s'inquiète de la volonté affichée de plusieurs pays européens acheteurs, comme l'Espagne, de revendre une partie de leur flotte hors du Vieux Continent.

 

Tom Enders a déclaré à Reuters que de tels projets étaient "compréhensibles" dans le contexte budgétaire actuel mais il a ajouté: "En tant qu'industriel, je ne peux pas être très satisfait de cette approche et je dois faire en sorte que nous ne laissions pas la valeur s'échapper."

 

En France, l'A400M, dont le premier exemplaire est basé à Orléans, est destiné à remplacer le Transall C-160, dont certains exemplaires volent depuis 50 ans. (avec Adrian Croft à Bruxelles; Marc Angrand pour le service français, édité par Jean-Michel Bélot)

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 16:50
First A400M Official Delivery Ceremony held in Seville
Seville, 30th September 2013: OCCAR
 
In a spectacular ceremony held at the A400M Final Assembly Line in Seville, the first production A400M was officially delivered to the French Air Force. In attendance at the ceremony were VIPs including the French Minister of Defence, Jean-Yves Le Drian, the CEO of EADS, Mr Tom Enders, a representative of the Government of Andalucia and His Royal Highness Crown Prince Felipe of Asturias, son of King Juan Carlos of Spain.
 
After a video presentation of the A400M’s production process and capabilities, the A400M was revealed in a lightshow of animations. Using the plane and factory door as a canvas, the audience was shown an animation of how the aircraft is built and then takes flight through a variety of missions in diverse environments to fully demonstrate the aircraft’s capabilities.
Mr Eric Huybrechts, Deputy Director of OCCAR-EA, made a speech during the ceremony, and explained how this ceremony marked a major milestone for A400M and indeed for OCCAR: “... The A400M programme and OCCAR were established at nearly the same time. OCCAR was created to provide an optimised framework for co-operative armaments programmes in Europe and to manage these in a more efficient way than before by adopting common rules. A400M constituted nothing less than a test case for our young organisation. It has passed that test, as a unique programme successfully meeting the requirements of all Participating States together. ...”
 
 
Mr Eric Huybrechts, OCCAR-EA Deputy Director

Mr Eric Huybrechts, OCCAR-EA Deputy Director

Mr Domingo Urena, CEO of Airbus Military, paid particular tribute to the role played by OCCAR in successful delivery of the programme. Finally the aircraft was symbolically handed over to the French Minister of Defence. The French delegation then departed on one of the A400M planes to a further ceremony at the A400M’s French home of Orleans.

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 16:50
La France et l’Allemagne s’associent sur la formation A400M

02.10.2013 Helen Chachaty journal-aviation.com

 

Le 30 septembre, à l’issue de la réception officielle de l’A400M sur la BA 123 d’Orléans-Bricy, le CEMAA, le général Denis Mercier et son homologue allemand le général Karl Müllner ont signé un accord de partenariat concernant la formation des équipages et des mécaniciens.

 

Ce partenariat prévoit qu’à partir de la mi-2015, les équipages effectueront leur formation de type et leur entraînement logistique sur la BA de Wunstorf, qui accueille depuis 1978 l’escadron de transport 62 de la Luftwaffe. L’entraînement tactique s’effectuera ensuite au centre de formation A400M de la BA 123 d’Orléans. « Nous posons les bases d’un premier partenariat et nous verrons par la suite quel pays souhaitera nous rejoindre » a déclaré le général Müllner, rejoint en ce sens par le général Mercier.

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 16:55
photo Ministère de la Défense

photo Ministère de la Défense

01/10/2013 Paul Hessenbruch Economie et technologie

 

L’avion de transport militaire de nouvelle génération, l’A400M, a été officiellement reçu par l’armée de l’Air à Orléans-Bricy, le lundi 30 septembre. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a présidé la cérémonie d’inauguration.



 

L’A400M, nouvel avion de transport militaire français, a été officiellement inauguré lundi 30 septembre sur la base aérienne 123 d’Orléans-Bricy. Lors de la cérémonie, présidée par le ministre de la Défense, ce premier exemplaire livré à l’armée de l’Air a été baptisé du nom de « Ville d’Orléans ». Vers 17h l’Atlas a effectué un vol inaugural destiné aux personnels de la base, personnalités locales et autorités militaires.

Le matin même à Séville, chez Airbus Military, Jean-Yves Le Drian a participé à la cérémonie officielle de livraison de l’A400M. C’est à bord de cet avion que la délégation française a rejoint Orléans.

photo Ministère de la Défense

photo Ministère de la Défense

« Décoller de Séville, de l’un des sites majeurs de l’industrie de défense européenne, pour atterrir sur la base d’Orléans, au cœur de nos forces aériennes, est une expérience exceptionnelle (...) Je suis bien conscient de vivre un événement comme il s’en produit peu, dans un mandat de ministre de la Défense. Il faut remonter à treize ans, en 2000, pour voir l’armée de l’Air accueillir un avion entièrement nouveau. C’était alors le Rafale. Aujourd’hui, c’est l’A400M qui fait son entrée dans nos forces aériennes, pour concourir au succès des armes de la France. »

photo Ministère de la Défense

photo Ministère de la Défense

Cet avion de nouvelle génération permet de franchir 8 700 km sans escale, de disposer de 340 m3  de volume de soute (deux fois plus qu’un  C130-Hercules), et d’emporter une charge quatre fois supérieure à celle d’un Transall, tout en étant deux fois plus rapide. Le ministre a rappelé l’importance pour la France de disposer de cette nouvelle capacité : « L’enjeu, ici c’est la dilatation de notre espace stratégique. Avec cette capacité de transporter davantage, plus loin et plus vite, nous renforçons le lien entre le territoire métropolitain et ses antipodes, où nous pourrions intervenir demain. »

Un deuxième exemplaire de l’Atlas devrait être réceptionné par la France d’ici la fin de l’année, la loi de programmation militaire 2014-2019 fixant à 15 le nombre d’A400M en 2019.

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 12:55
La France reçoit le premier avion militaire A400M

30/9/2013 Jacques Marouani, ElectroniqueS

 

170 exemplaires ont été commandés par sept pays de l'Otan (l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, la France, la Grande-Bretagne, le Luxembourg et la Turquie), et quatre exemplaires par la Malaisie.

 

De nombreux responsables politiques européens ont participé, ce lundi 30 septembre, à Séville (Espagne), à la cérémonie organisée par Airbus pour célébrer la livraison du premier avion de transport militaire A400M. Mais ce programme de défense, le plus important au niveau européen, a bien failli ne pas se concrétiser et sera, quoi qu'il en soit, le dernier, avant longtemps, estiment les observateurs.

 

Il faut remonter 30 ans en arrière pour retrouver les origines de ce programme. Il doit permettre à l'Europe de franchir une nouvelle étape en matière d'indépendance de ses transports militaires. 170 exemplaires ont été commandés par sept pays de l'Otan (l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, la France, la Grande-Bretagne, le Luxembourg et la Turquie).

 

C'est à Séville qu'est située l'usine d'assemblage de l'appareil dont la vocation est également d'être exporté hors d'Europe, afin d'assurer l'équilibre financier du programme qui est handicapé par quatre années de retard. Jusqu'à maintenant, en dehors des sept pays initiateurs du projet, la Malaisie est le seul acheteur de l'A400M, pour quatre appareils, l'Afrique du Sud ayant annulé une commande.

 

"Je pense que nous sommes encore plus loin d'une politique étrangère et de sécurité commune aujourd'hui qu'à aucun moment au cours des 20 dernières années", a dit Tom Enders, le président exécutif d'EADS, la maison mère d'Airbus, lors d'un discours la semaine dernière.

 

"Je ne m'attends pas, dans ma planification stratégique, à ce que, dans les 10 à 15 prochaines années, il y ait un grand projet européen dans notre sphère d'activité. Je constate que les gouvernements cherchent plutôt à arrêter ou à réduire des projets déjà lancés", a-t-il ajouté.

 

Le budget du programme, fixé initialement à 20 milliards d'euros, a augmenté en chemin de cinq milliards, ce qui a obligé les pays partenaires à remettre la main au portefeuille en 2010 à hauteur de 3,5 milliards, une somme qu'ils sont censés récupérer sous forme de royalties sur les ventes à l'export.

 

L'A400M a la particularité d'être certifié selon les normes civiles et militaires. En fonction de ses missions, l'appareil peut emporter jusqu'à 37 tonnes de fret, ou 116 passagers, et peut également avoir une configuration mixte (fret et passagers).

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 12:55
VIDEO A bord de l'A400M avec Jean-Yves Le Drian

30/09 par Alain RUELLO - Les Echos.fr

 

Le ministre de la Défense était ce lundi à bord d'un A400M reliant Séville à Orléans à l'occasion de la livraison officielle du premier exemplaire de l'avion militaire européen à la France.

 

Durant les deux heures d’un vol sans problème de Séville à Orléans, Jean-Yves Le Drian a pu se familiariser avec l’A400M dont le premier exemplaire a été livré à la France. Après avoir passé une grande partie du trajet dans le cockpit, le ministre de la Défense livre ses impressions aux « Echos », et revient sur ses intentions vis-à-vis du programme.

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 11:55
A400M : la France entame une négociation délicate

30/09 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

La France va devoir négocier un étalement de ses livraisons avec les pays partenaires.

 

Jour de fête pour l'A400M. L'Europe célèbre ce matin à Séville, dans l'usine espagnole d'Airbus où il est assemblé, la livraison du premier exemplaire de son avion de transport militaire. Peu importe que la livraison ait déjà eu lieu, début août à la France en l'occurrence. Peu importe aussi qu'elle soit intervenue avec quatre années de retard. En présence du prince Felipe, l'héritier du trône, du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, ou encore de Tom Enders, le patron d'EADS, la cérémonie sera l'occasion de vanter l'un des programmes d'armement européens les plus chers de tous les temps (plus de 25 milliards d'euros).

 

Pourtant, sitôt les lampions éteints, les 7 pays partenaires de l'A400M vont devoir entamer une délicate négociation entre eux et avec EADS, quitte à rouvrir la boîte de Pandore. Fin 2010 on s'en souvient, un accord avait été paraphé après des mois d'un bras de fer terrible pour répartir les 5,2 milliards de surcoûts du programme, liés notamment à la mise au point du moteur. Tom Enders avait même menacé de tout arrêter. « J'ai sauvé l'A400M d'une mort certaine. Les Britanniques voulaient basculer sur des C-17, et les Allemands n'avaient pas d'argent », rappelle, à raison, Hervé Morin, le ministre de la Défense français à l'époque.

 

Résultat, la cible - c'est-à-dire le nombre d'appareils à produire - a été réduit de 180 à 170 (hors commande de la Malaisie). Les calendriers de livraison ont été revus avec chaque armée de l'air cliente, lesquelles ont accepté que les appareils ne remplissent pas l'ensemble des missions prévues tout de suite. Airbus a résolu les derniers problèmes techniques et les livraisons ont démarré.

 

Tout irait bien, si la crise n'était pas venue balayer les budgets militaires européens. Dans son projet de loi de programmation militaire, la France prévoit ainsi 15 livraisons d'A400M d'ici à 2019, contre 35 dans le contrat renégocié il y a trois ans, a déclaré récemment Marwan Lahoud, le patron de la stratégie d'EADS. « Nous saurons nous adapter », a-t-il relativisé. La montée en charge de la chaîne d'assemblage démarre à peine, et le groupe peut compenser avec les avions civils et l'export. Peu avant le Bourget, Domingo Urena, le patron d'Airbus Military, évoquait un potentiel de 50 à 100 commandes sur les dix prochaines années. « Entre 30 et 40 pays sont intéressés », assurait-il.

 

Révision des livraisons

 

Encore faut-il ne pas casser le programme car, n'en déplaise à Marwan Lahoud, la partie ne va pas être facile. Pour obtenir une révision de ses livraisons, la France va devoir obtenir l'accord des six autres partenaires du programme, via l'Occar, l'agence qui gère le contrat. Lequel contrat n'offre que très peu de flexibilité. L'objectif bien sûr c'est de s'en tirer avec le moins de pénalités possible. « Nous ne sommes pas en position de force », reconnaît-on au ministère de la Défense, très discret sur le sujet.

 

Le pire serait que la France ne s'engage plus sur les 50 A400M commandés. Et que d'autres pays s'engouffrent dans la brèche pour faire de même. La répartition de la charge industrielle ayant été faite entre les pays au prorata de leurs commandes, s'ouvrirait alors un marchandage terrible pour redistribuer le travail. Si tant est que ce soit possible, car les usines ont été construites ! Ce serait par ailleurs un très mauvais signal envoyé aux prospects étrangers.

 

Officiellement, le ministère de la Défense n'a pas remis en cause la cible de 50. Mais il ne l'a pas confirmée non plus. Jean-Yves Le Drian évoque « une cinquantaine » d'appareils, laissant planer le doute. Hervé Morin, lui, en est convaincu  : la France n'ira pas au-delà de 35 A400M.

 

A400M : la France entame une négociation délicate

Le plus gros programme militaire européen

Lancé en 2003 sous l'égide de l'Occar - l'Organisation conjointe de coopération en matière d'armement - pour 20 milliards d'euros et 180 appareils à produire auprès de 7 pays partenaires (Allemagne, Belgique, France, Royaume-Uni, Espagne, Luxembourg, Turquie).

La Malaisie a commandé 4 exemplaires en 2005.

La cible a été revue à 174 appareils en 2010 (- 7 pour l'Allemagne, 3 pour le Royaume-Uni).

Premier vol le 11 décembre 2009.

Premier exemplaire livré à la France le 1er août 2013.

Selon le calendrier contractuel en cours, quatre A400M devraient être livrés cette année : trois à la France et un à la Turquie

- Airbus table sur 50 à 100 commandes à l'exportation d'ici à dix ans.

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 11:54
30.09.2013 A400M Séville Orléans photo C. Guilloteau

30.09.2013 A400M Séville Orléans photo C. Guilloteau

01.10.2013 Safran

 

Le premier A400M, l’avion de transport militaire développé par Airbus Military, a été livré à l’Armée française, une livraison célébrée par une cérémonie officielle qui s’est déroulée le 30 septembre à Séville et Orléans. Cet avion polyvalent est équipé de quatre turbopropulseurs auxquels Snecma (Safran) a apporté une contribution majeure. Explications avec Pierre-Yves Bourquin, directeur du programme chez Snecma.

 

Snecma est l’un des quatre motoristes du consortium européen EuroProp International* (EPI) qui a spécifiquement conçu le TP400 pour l’A400M. Quelle a été la contribution de Snecma à ce programme ?

Avec 32 % du programme, Snecma est le principal partenaire du consortium EPI. Sur le plan technique, Snecma est responsable des parties chaudes du moteur, c’est-à-dire la chambre de combustion et la turbine haute pression. Ce sont les zones les plus sensibles et les plus complexes à développer, exigeant le plus haut niveau de technicité. Nous sommes également chargés de l’intégration d’éléments critiques, comme le système de régulation du moteur (incluant le système carburant et le calculateur FADEC**), l’AGB (accessory gearbox) fournie par Hispano-Suiza (Safran), qui permet d’alimenter l’avion en énergie, ainsi que d’autres équipements. Mais notre contribution va au-delà de la technique : notre longue expérience de motoriste a également été profitable au programme, et nous a permis de résoudre à plusieurs reprises des problèmes complexes. Par ailleurs, Safran a mis à disposition ses bancs d’essai moteur installés à Istres et à Liers, en Belgique, chez Techspace Aero (Safran).

 

Quelles sont les particularités qui font du TP400 un moteur exceptionnel ?

Avec 11 000 CV, le TP400 est le plus puissant turbopropulseur (moteur à hélice) jamais construit dans le monde occidental. Sa deuxième caractéristique remarquable est un fort taux de dilution***. C’est un paramètre clé du moteur qui conditionne son efficacité énergétique, et donc sa consommation. Pour un tel avion, moins de consommation signifie un rayon d’action plus long ou davantage de charge utile. Autre particularité : le calculateur FADEC pilote à la fois le moteur et l’hélice, pour en optimiser la performance. Enfin, il s’agit du premier turbopropulseur à bénéficier d’une double certification civile et militaire, élevant le niveau d’exigence en termes de sécurité des vols au standard mondial civil et ouvrant à l’avion d’éventuels débouchés dans ce secteur.

 

L’expérience acquise par Snecma au sein d’EPI pourra-t-elle bénéficier à d’autres projets ?

Ce partenariat sur dix ans avec plusieurs motoristes européens a été très enrichissant pour nos équipes. Il nous a permis par exemple de renforcer nos relations, notamment avec Rolls-Royce et MTU Aero Engines. L’équipementier allemand et Sagem (Safran) ont créé une entreprise commune spécialisée dans le domaine des logiciels et équipements critiques pour les applications militaires et civiles, qui a développé le logiciel du système de contrôle du TP400.

 

* Le consortium européen EuroProp International regroupe les motoristes Industria de Turbo Propulsores (ITP - Espagne), MTU Aero Engines (Allemagne), Rolls-Royce (Grande-Bretagne) et Snecma (France).

 

** FADEC : « Full Authority Digital Electronic Control », système (calculateur) qui assure électroniquement la régulation du moteur.

 

*** Taux de dilution : ce ratio désigne le rapport entre le débit d’air brassé par les hélices et le débit qui traverse les parties chaudes.

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 07:55
photo Ministère de la Défense

photo Ministère de la Défense

30 septembre 2013 Par Hassan Meddah - Usinenouvelle.com

 

Les forces armées françaises fête à Séville en Espagne l'intégration de l'A400M d'Airbus Military dans ses moyens aériens. La loi de programmation militaire prévoit l'acquisition de 15 appareils d'ici 2019

 

L'usine San Pablo dans la banlieue de Séville s'est mise sur son 31, habillée aux couleurs de l'A400M et de la France. Et pour cause, les forces françaises vont réceptionner officiellement le premier appareil A400M, l'avion de transport militaire de nouvelle génération d'Airbus Military. Ce premier exemplaire a été livré le 1er août dernier. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian en a profité pour visiter la chaîne d'assemblage de l'avion de transport. Une visite plus que symbolique pour rappeler que la France a été l'un des pays clés pour soutenir le plus important programme de défense européen... qui a failli être abandonné suite aux surcoûts chiffrés en milliards d'euros.

 

Son maitre d'oeuvre EADS a, en effet, rencontré des difficultés du fait de la complexité des nouveaux moteurs et de son avionique particulière. D'ailleurs, Michel Alliot-Marie, ministre de la Défense quand ce programme a été lancé (2002) et qui a défendu sa poursuite malgré les difficultés, était conviée pour la cérémonie officielle de livraison. La France a donc tenu à rappeler son soutien à ce programme en réaffirmant que l'objectif de la loi de programmation militaire (LPM) est d'avoir 15 A400M Atlas en 2019.

 

"La cible finale n'est pas le sujet de la LPM. La France maintiendra inchangée ses premières livraisons et sera le premier client de l'appareil. Ainsi la France permet le lancement du processus de production de l'aéronef", précise également le communiqué de presse du ministère de la Défense. Le ministère rappelle aussi qu'il vise une cible d'une cinquantaine d'A400M d'ici 2025.

 

Le programme représente 40 000 emplois industriels en Europe dont 12 000 en France. L'avion va rejoindre dans la journée la base aérienne 123 à Orléans pour sa cérémonie officielle d'accueil au sein de l'armée de l'air.

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 07:55
First A400M delivered to French Air Force, finally

09/30/2013  Defence IQ Press

 

The first A400M was officially handed over to the French Air Force on Monday at the Airbus assembly line in Seville. It is the first of 50 ordered by France and of the total of 174 on order globally.

 

It’s been a torrid time for EADS getting the A400M from the design room to assembly line spanning 30 years, but the unveiling of the first aircraft today gives a much needed boost to the European aerospace sector as other programmes faces lengthy delays and cuts.

 

While EADS CEO Tom Enders no doubt sees the A400M delivery as a triumph, he is not hopeful of increasing workloads in the future. In a recent a speech on transatlantic security Enders said, "I do not assume in my strategic planning that in the next 10 to 15 years there will be any new major European projects in our sphere of activity. I see governments are even trying to cut or reduce projects that previously been agreed.”

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 18:16
Maquette motorisée de l’A400M dans la grande soufflerie S1MA de l’Onera  photo Onera Airbus

Maquette motorisée de l’A400M dans la grande soufflerie S1MA de l’Onera photo Onera Airbus

30.09.2013 – Aéronautique - onera.fr

 

La conception de l’A400M a nécessité un volume d’essais en souffleries supérieur à celui réalisé pour l’Airbus A380. Le principal défi était aérodynamique: tester l’interaction entre les hélices de très forte puissance, le fuselage et les surfaces de contrôle. Mission réussie par l’Onera!

 

Les campagnes d’essais sur l’A400M, qui se sont déroulées de 2002 à 2007, ont mobilisé les équipes des grandes souffleries ONERA de Modane (Savoie) et du Fauga-Mauzac (Haute-Garonne).

 

La problématique aérodynamique a nécessité le quasi doublement en volume de l’effort expérimental prévu initialement. Le problème d’interaction entre les moteurs, le fuselage et la voilure est en effet difficilement accessible par le calcul, du moins pas avec la précision requise. L’Onera a ainsi réalisé des campagnes sur différents types de maquettes, conçues et réalisées par ses spécialistes : de la maquette complète motorisée à celles de différents sous-systèmes.

 

30.09.2013 A400M Séville Orléans photo C. Guilloteau

30.09.2013 A400M Séville Orléans photo C. Guilloteau

Ces campagnes ont permis de mesurer les efforts générés par les moteurs sur l’ensemble de l’appareil. Les caractéristiques de la tuyère et des étages de sortie du moteur TP400 ont aussi été explorées, autorisant la poussée. Les qualités de vol ont elles été totalement identifiées, ce qui a permis de déterminer les lois de contrôle de l’appareil.

Livraison du premier A400M : l’Onera revient sur sa collaboration avec Airbus

Une coopération de cinq ans qui aura permis de relever le défi aérodynamique de l’A400M.

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