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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 17:57
Arrivée du nouvel avion de transport militaire A400M Atlas dans l’armée de l’air le 30 septembre 2013

30.09.2013 photos Ministère de la Défense

Arrivée du nouvel avion de transport militaire A400M Atlas dans l’armée de l’air le 30 septembre 2013
Arrivée du nouvel avion de transport militaire A400M Atlas dans l’armée de l’air le 30 septembre 2013
Arrivée du nouvel avion de transport militaire A400M Atlas dans l’armée de l’air le 30 septembre 2013
Arrivée du nouvel avion de transport militaire A400M Atlas dans l’armée de l’air le 30 septembre 2013
Arrivée du nouvel avion de transport militaire A400M Atlas dans l’armée de l’air le 30 septembre 2013
Arrivée du nouvel avion de transport militaire A400M Atlas dans l’armée de l’air le 30 septembre 2013
Arrivée du nouvel avion de transport militaire A400M Atlas dans l’armée de l’air le 30 septembre 2013
Arrivée du nouvel avion de transport militaire A400M Atlas dans l’armée de l’air le 30 septembre 2013
Arrivée du nouvel avion de transport militaire A400M Atlas dans l’armée de l’air le 30 septembre 2013
Arrivée du nouvel avion de transport militaire A400M Atlas dans l’armée de l’air le 30 septembre 2013
Arrivée du nouvel avion de transport militaire A400M Atlas dans l’armée de l’air le 30 septembre 2013
Arrivée du nouvel avion de transport militaire A400M Atlas dans l’armée de l’air le 30 septembre 2013
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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 14:12
A400M First Delivery

30 sept. 2013 airbus

A400M First Delivery Ceremony will take place in Seville, Spain, next 30th September.

This aircraft, the most modern airlifter in the world, will be delivered to its first customer, the French Air Force, after seven nations have worked together to achieve today´s answer to tomorrow´s challenges.

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 12:55
photo Airbus Military

photo Airbus Military

30/09/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Ce lundi, le groupe EADS livre le premier avion de transport européen à la France. La Tribune revient sur la saga de ce programme hors norme depuis la signature du contrat en 2001.

 

C'est l'une des trop rares heures de gloire de l'A400M, qui a collectionné tant et tant d'avatars techniques, financiers et industriels depuis 2001, date de la signature du contrat. Mais l'image est belle : l'arrivée de François Hollande à bord de cet avion de transport militaire très sophistiqué lors du salon aéronautique du Bourget en juin dernier. A ce moment-là, tous les acteurs de cette longue saga incroyable  - industriels, politiques, militaires - espèrent enfin que ce programme allait tirer une bonne fois pour toute un trait sur son histoire très chaotique. D'autant que l'A400M était proche de la date de la livraison du premier exemplaire remis à l'armée de l'air française ce lundi. Une livraison très attendue mais qui a été repoussée à plusieurs reprises en raison d'aléas techniques aussi inattendus que désespérants.

Après son premier vol fin 2009 dans le ciel de Séville, l'histoire de l'A400M ne sera pas un long fleuve tranquille. Bien au contraire. EADS et les pays clients ont ce jour-là un sourire figé tant l'avenir de l'appareil est compliqué. L'avion de transport militaire va devoir traverser encore beaucoup de zones de turbulences. Notamment son avenir sera suspendu aux très longues négociations à tiroir, qui n'en finissent pas sur le refinancement du programme, qui a dérapé de plus de 11 milliards d'euros, selon un audit secret. Une facture qui a explosé et qui paralyse complètement EADS, le maître d'œuvre du programmer. En clair, comment se partage-t-on la douloureuse ? Un abandon de ce projet de 20 milliards d'euros aurait alors menacé entre 10.000 et 40.000 emplois. Certains craignent même pour la survie du groupe européen au début de 2010.

 

Un accord de principe

Après moins de trois mois de négociations, le suspense autour de l'avenir de l'A400M est levé. Les sept pays clients (Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni, Belgique, Luxembourg et Turquie) trouvent début mars « un accord de principe » à Berlin… que EADS finit par accepter. Les Etats prennent à leur charge une partie des surcoûts du programme européen (3,5 milliards sur les 7,6 milliards identifiés à ce jour). L'issue de ce protocole d'accord lève les doutes sur la poursuite de l'A400M, en retard de plus de quatre ans.

D'ailleurs, EADS considère que cet accord fournit « une base solide pour un développement réussi du programme ». Le groupe a quand même a dû faire un effort. « Compte tenu de cet accord, une estimation des revenus et des coûts incluant une évaluation des risques, revue par le conseil d'administration d'EADS, conduit à augmenter la provision pour perte du programme A400M de 1,8 milliard d'euros avant impôts pour l'ensemble de l'exercice 2009 », explique la société. Cette nouvelle charge intégrée aux comptes 2009 viendra s'ajouter aux 2,4 milliards d'euros de provisions A400M déjà passées par l'entreprise. Soit 4,2 milliards d'euros. Le groupe a également identifié des risques pour un montant de plus de 3 milliards d'euros.

 

La France maintient sa commande à 50 appareils

A cette époque, la France, pour qui les surcoûts du programme s'élèvent à 550 millions d'euros, compte recevoir un premier exemplaire de l'appareil début 2013. Et le ministre de la Défense Hervé Morin maintient la commande de l'armée de l'air à 50 avions. Les autres Etats-clients s'engagent quant à eux à ne pas réduire les commandes au-delà de dix avions.  En août, la Grande-Bretagne, qui a commandé 25 avions, n'en veut plus que 22. Berlin réduit quant à elle sa commande de sept appareils en plusieurs étapes. Au niveau des livraisons, Airbus prévoit quatre appareils en 2013, huit de plus en 2014 et 2015, avant de passer à deux par mois en 2016.

Après cet accord, Airbus reparle enfin de « business ». Et rêve même de placer Outre-Atlantique son avion de transport militaire. « Les campagnes à l'export commenceront au second semestre 2010 », indique mi-mars le directeur d'Airbus Military, Domingo Urena-Raso. « Le potentiel de vente à l'export est de 500 avions au cours des trente prochaines années, dont 200 aux Etats-Unis ; il est hors de question qu'on n'aille pas se battre aux Etats-Unis. On commencera une approche marketing au second semestre », s'enflamme-t-il.

 

Coup de gueule d'Airbus

Mais en mai, l'accord n'est pas toujours pas signé. Coup de gueule d'Airbus pour finaliser le nouveau contrat A400M entre les pays clients et EADS. Selon des sources proches du dossier, « elles végètent et, à ce rythme-là, il n'est pas du tout évident de signer à l'été ». C'est pourtant ce qui est prévu depuis l'accord de principe arraché en mars entre les États et EADS pour sauver le programme le plus emblématique de l'Europe de la Défense. Chez Airbus, on commence à se méfier aussi des futures contraintes budgétaires qui vont peser sur les États clients. D'autant plus que fin août 2010, le Royaume-Uni et l'Allemagne ont demandé un délai de deux à trois mois avant de finaliser le contrat.

Finalement le 5 novembre, les pays clients confirment leur accord avec EADS sur le financement du programme sur les bases des modalités provisoires annoncées début mars… mais ne signent pas.  « Les États ont renoncé à réclamer les indemnités à Airbus et ont accepté une hausse du prix unitaire de l'avion de 11 millions par avion », explique Hervé Morin, alors que le nombre d'appareils commandés a été réduit de dix, à 170, après la décision de l'Allemagne de ne prendre que 53 A400M, soit sept de moins que prévu. La France qui maintient sa commande de 50 appareils (8,4 milliards d'euros) prendra livraison du tout premier exemplaire début 2013, puis de sept autres en 2014. Fin 2010, Airbus Military cumulera 4 milliards de pertes.

 

Les mois passent... sans la ratification du contrat

Les semaines passent, puis les mois. Pas de ratification de l'accord par les Etats clients.  Finalement, le jeudi 7 avril 2011, les sept pays clients signent avec Airbus Military à Séville, le fameux avenant au contrat sur le nouveau financement de l'A400M. En outre, la certification civile sera obtenue d'ici à la fin de l'année, estime Domingo Urena. Le titre du géant européen est particulièrement bien orienté en Bourse ce jour-là. La valeur qui a gagné jusqu'à 2,40 % termine sur un gain de 0,89 %. Pour le directeur délégué d'Airbus, Fabrice Brégier, cet accord est « l'aboutissement de beaucoup d'efforts. Nous avons dû négocier pendant deux ans la remise à plat du programme avec l'Occar (maître d'oeuvre européen, ndlr) et les sept pays clients », qui paieront 130 millions par avion.  Et d'estimer que « grâce à sa remise à plat le programme A400M est techniquement cohérent. Des motoristes aux équipementiers, y compris Thales, tout est arrangé d'un point de vue technique ».

Plus d'une année passe loin de l'agitation médiatique, l'A400M semble être enfin sur les rails même s'il rate le salon du Bourget pour un nouveau problème technique. Mais en juin 2012, l'A400M refait parler de lui… à nouveau en négatif : pignon cassé dans le moteur, plus précisément dans le réducteur d'hélices, qualification militaire difficile. Airbus ne devrait pas pouvoir livrer le premier exemplaire de l'avion de transport militaire à la France fin 2012 comme il l'avait un temps espéré. Nouvelles inquiétudes pour l'A400M. Et ce qui devait arriver, arriva. Fin 2012, Airbus Military ne livrera pas le premier avion à la France. Ce ne sera pas le cas, confirme un rapport sénatorial sur l'avion de transport militaire, intitulé "A400M : tout simplement le meilleur".

 

Un pignon cassé qui retarde la livraison

Pourquoi un nouveau retard ? "Il s'agissait (ndlr, cette date) d'un pilotage en interne. Nous sommes en train de relâcher les marges", précise le patron du programme Cédric Gautier. Ce léger retard serait totalement anecdotique s'il n'y avait pas ce problème encore mal cerné de pignon fragilisé par des résonances qui traîne encore. C'est pour cette raison qu'il ne volera pas "par mesure de précaution" au salon aéronautique de Farnborough dans la banlieue de Londres, contrairement à ce qu'Airbus avait programmé.

Pourtant le temps presse. Le déficit du transport aérien est béant pour l'armée de l'air. « Nous ne satisfaisons que 25 % à 30 % de cet exigeant contrat, explique alors le chef de l'état-major de l'armée de l'air, le général Paloméros. Un déficit en partie comblé par le commandement du transport aérien européen (EATC), qui mutualise depuis deux ans les flottes de transport de la France, de l'Allemagne, de la Belgique et des Pays-Bas. Mais cette structure ne dispose que de flottes vieillissantes en attendant mieux, c'est-à-dire l'A400M , précise le général Paloméros. Nous avons un besoin urgent de l'A400M , dont les premiers exemplaires devraient être opérationnels dans l'armée de l'air en 2013, rappelle-t-il.

 

Bras de fer entre la DGA et Airbus

En novembre 2012, la tension monte entre la direction générale de l'armement et Airbus. C'est sur le calendrier de livraison du premier appareil pour l'armée de l'air française et sur le soutien des A400M que ferraillent les deux. Le patron de la DGA, Laurent Collet-Billon, évoque même "un petit bras de fer". Pour le patron de la DGA, « l'industriel pense pouvoir obtenir la certification civile au mois de janvier, puis la certification et la qualification militaire deux mois après mais notre estimation est qu'il lui faudra plus de temps. Nous disons à l'industriel que nous ne pouvons pas accepter l'avion sans cette certification militaire et sans une proposition de soutien qui soit financièrement raisonnable. Il y a donc un petit bras de fer entre lui et nous, mais qui se résoudra le moment venu, entre gens raisonnables. Quant à la lacune capacitaire elle est gérée, notamment par l'affrètement d'avions gros porteurs ».

Fin 2012 Airbus, qui  prévoyait une livraison au plus tard à la fin mars 2013, vise maintenant le deuxième trimestre 2013. Finalement c'est début août que la DGA, qui a réceptionné le premier exemplaire de série de l'A400M, livre enfin le 2 août le mSN7 à l'armée de l'air. Cette dernière recevra au total 15 A400M d'ici à la fin de la loi de programmation militaire (LPM) en 2019 dont deux en 2013. Pour Airbus Military, cette étape majeure marque le début d'une nouvelle ère du transport aérien militaire en Europe et au-delà.

Car l'A400M, c'est le nouveau couteau suisse de l'armée de l'air : avion de transport militaire à la fois stratégique et tactique, cet appareil, qui va remplacer les vieux Transall de l'armée de l'air entrés en service en 1967, est sans équivalent sur le marché mondial, selon le ministère de la Défense. Equipé de quatre turbopropulseurs, il est conçu pour transporter jusqu'à 37 tonnes et réaliser l'ensemble des missions liées au transport, notamment les liaisons inter et intra-théâtre, les poser d'assaut sur terrains sommaires, l'aérolargage de personnel (jusqu'à 116 parachutistes) et de matériel y compris à très grande hauteur, le ravitaillement en vol (avions de combat, gros porteurs et hélicoptères) ou les évacuations sanitaires.

 

Export : 400 A400M sur 30 ans

L'avionneur compte montrer d'ici à la fin 2013 l'A400M dans le Golfe et en Asie-Pacifique, où l'Australie notamment a exprimé un intérêt. Le patron d'Airbus Military, Domingo Urena, qui prévoit la vente de 400 d'A400M sur 30 ans, évaluent dans les dix années à venir, entre 50 et 100 appareils vendus sur les marchés export. Entre 30 et 40 pays pourraient être intéressés par cet appareil , estime-t-il. Mais, auparavant, l'avionneur doit encore développer une version export moins sophistiquée que celle configurée OTAN, qui par exemple des communications cryptées par satellite.

"Cet appareil n'a pas été pensé pour l'export, explique-t-il. Nous devons développer des équipements pour le rendre exportable". Seule véritable ombre, le nouveau programme brésilien d'Embraer le KC-390, bien qu'il soit limité par sa charge d'emport (payload), pourrait lui voler une partie du marché en entrée de gamme.

La saga de l'A400M 2010-2013 (2/2) : le temps de l'envol difficile du programme
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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 11:13
A400M: "Le transport aérien militaire va entrer dans une nouvelle dimension"

30/09/2013 Par Valérie Lion - lexpansion.lexpress.fr

 

Délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon explique à Lexpansion.com comment le projet de coopération européenne A400M a échappé de peu à l'échec, et souligne les atouts du nouvel avion.

 

La France réceptionne officiellement ce lundi, à Séville chez Airbus Military puis sur la base aérienne d'Orléans, son premier A400M. Très attendu, cet avion de transport militaire de nouvelle génération a été commandé à 50 exemplaires par Paris. Dernier grand programme de coopération européenne, il a bien failli ne jamais aboutir. Le Délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon, explique pourquoi cet appareil devait absolument voir le jour.

Le premier exemplaire de l'A400M a été livré avec quatre ans de retard à l'armée française. Le programme a bien failli virer au fiasco. Quelles leçons en avez-vous tiré?

Sans l'implication forte des Etats clients, le programme aurait en effet pris fin en 2009. Mes homologues des nations partenaires (Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni, Turquie, Belgique, Luxembourg, NDLR) et moi-même, nous nous sommes mobilisés pour éviter cela.

 

>> Lire: L'histoire mouvementée de l'A400M

 

Nos experts techniques respectifs ont retroussé leurs manches pour sortir un programme alors dans l'impasse. Les leçons à tirer sont multiples, à la fois sur l'empilement toxique des spécifications opérationnelles, sur le niveau de contrôle par le client des travaux industriels et, enfin, sur la nécessité d'organiser la répartition industrielle selon les compétences et non selon la nationalité... C'est aussi, je pense, une démonstration de plus qu'il est beaucoup plus simple d'initier des coopérations à deux, de définir clairement les règles du jeu ensemble avant d'élargir à d'autres partenaires.

Que va apporter cet appareil à l'armée française ? Quels sont les défis à relever lors de la mise en opération?

C'est un avion trois en un : il fait du transport tactique, en opérant depuis des pistes courtes et non préparées en milieu hostile, il fait du transport stratégique, avec un long rayon d'action, et du ravitaillement en vol. Avec l'A400M, le transport aérien militaire français va entrer dans une nouvelle dimension. Concrètement, il pourra convoyer directement sans escale vers des terrains sommaires à plusieurs milliers de kilomètres de la métropole un volume conséquent de soldats accompagnés de leur matériel. Sans parler de sa capacité à ravitailler en vol tous types d'aéronefs, y compris des hélicoptères.

Pour ce qui est des défis à relever, je vois principalement la mise en place d'un soutien en opérations le plus commun possible afin d'éviter les errements de programmes européens passés. Dans les mois à venir, nous allons amorcer cette logique avec un contrat de soutien franco-britannique dans le cadre du Traité de Lancaster House. Ce sera un très bon test et pour nos équipes un réel challenge.

Seul l'export permettra de rentabiliser ce programme très coûteux. Quelles sont les perspectives de ventes?

Il existe déjà un client export qui est la Malaisie. C'est logique, l'A400M constitue le meilleur compromis entre la capacité de transport stratégique d'un C-17 (construit par Boeing) et les qualités requises pour les missions tactiques, telles que permises par le C130J (construit par Lockheed Martin). Les clients potentiels sont notamment au Moyen-Orient, en Asie et en Afrique.

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 10:55
Credits JJ Chatard - DICoD

Credits JJ Chatard - DICoD

30/09/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Ce lundi, le groupe EADS livre le premier avion de transport européen à la France. La Tribune revient sur les déboires de ce programme hors norme depuis la signature du contrat en 2001.


 

Quand l'A4000 a décollé dans le ciel bleu de Séville le 11 décembre 2009 pour son premier vol, qui durera trois heures et quarante-cinq minutes, il y avait à la fois beaucoup de soulagement d'avoir amené ce programme jusqu'à cette étape importante mais aussi... beaucoup d'inquiétudes pour l'avenir de l'appareil de la part de son maître d'œuvre EADS et des responsables politiques invités à la cérémonie. Car le financement des surcoûts faramineux de l'avion de transport européen, qui faisait à cette époque travailler environ 40.000 personnes, était loin, très loin d'être réglé fin 2009.

L'A400M avait traversé depuis la signature du contrat en décembre 2001 tant de turbulences que ce programme, le plus emblématique de l'Europe de la défense, était déjà un rescapé : ce vol s'est effectué avec un an et demi de retard et d'importants dépassements de budget. Un cauchemar pour EADS et son président exécutif, Louis Gallois. Il faut dire que fin 2009 le surcoût de l'appareil de transport militaire est évalué fin 2009 entre 7,5 et 8 milliards d'euros, contre 5 milliards pour le gros porteur A380. « Pratiquement le chiffre d'affaires d'Aerospatiale juste avant son intégration dans EADS », soufflait-on alors perfidement en interne.

 

Un programme sans pilote

L'A400M est un véritable fiasco industriel et politique provoqué par de très nombreux facteurs : beaucoup d'incompétences, dont celle de la filiale espagnole EADS CASA, sousdimensionnée pour gérer techniquement et industriellement un programme aussi ambitieux mais à qui pourtant la direction d'EADS a confié les clés du programme ; des rivalités entre les dirigeants d'EADS et d'Airbus, qui ont laissé l'A400M longtemps en complète déshérence ; une sous-estimation de la complexité du programme. Sans oublier un système de retour géographique de la charge de travail qui a conduit EADS à confier des contrats à des sociétés ne maîtrisant pas les technologies exigées. Bref, un programme sans gouverne, ni pilote.

Fabrice Brégier, alors numéro deux d'Airbus, ne fuit pas les responsabilités "Tout d'abord, explique-t-il fin 2009 à La Tribune, à la signature de contrat, tous les industriels se sont bercés d'illusions et se sont engagés sur une mission impossible : développer un avion militaire comme un avion  commercial. Dès le départ, le référentiel était faussé. Et puis pendant longtemps, EADS et Airbus n'ont pas géré ce programme avec toute la rigueur nécessaire. Nous reconnaissons notre part de responsabilité". Ce que confirmait déjà en février 2009 un rapport parlementaire : « EADS s'est engagé à réaliser un type d'avion qu'il n'avait jamais construit sans se doter de la meilleure organisation pour le faire ». À quoi s'ajoute une expérience très (trop ?) limitée d'Airbus en matière d'intégration de systèmes militaires.

Dans le groupe, on confirme qu'effectivement "il n'y a eu personne aux commandes de l'A400M pendant très longtemps". Après les retards de l'A380 et la valse-hésitation du lancement de l'A350 à cette époque, EADS montre une nouvelle fois à cette époque son incapacité à bien gérer la maîtrise d'œuvre de grands programmes aussi bien civils et militaires. Car ce qui est vrai pour l'A400M l'est aussi alors pour l'hélicoptère de transport NH90 et les drones Harfang et Talarion.

 

De l'euphorie à l'oubli

Pourtant, le 27 mai 2003, lorsque est enfin ratifié à Bonn, après deux ans de tergiversations allemandes, un contrat de 180 avions pour 20 milliards d'euros (développement compris), c'est l'euphorie. EADS tient enfin son premier grand programme militaire, qui va l'aider à rééquilibrer ses activités, trop dépendantes des cycles de l'aéronautique civile. Les politiques européens, de leur côté, espèrent avoir ainsi relancé une défense commune en panne. Et les querelles semblent oubliées entre les États et le constructeur, qui s'est fait tordre le bras au nom de l'emploi en Europe pour choisir des motoristes européens (Snecma, Rolls-Royce, l'allemand MTU et l'espagnol ITP, regroupés dans le consortium EPI), au détriment de Pratt & Whitney Canada, pourtant bien mieux-disant. À la grande rage de Noël Forgeard, le PDG d'Airbus à l'époque.

Puis le programme tombe dans l'oubli ou presque, le groupe saluant en 2005 ses premiers succès à l'export (Afrique du Sud, Malaisie, Chili). Ce seront les derniers… mais il ne le sait pas encore.

 

EADS nie tout retard jusqu'en mars 2007

Tout s'accélère en juillet 2006. La Tribune révèle, sur la base de témoignages de fournisseurs de l'A400M, que le programme pourrait connaître des retards d'un an et demi à trois ans. Pluie de démentis d'EADS et d'Airbus Military. Mais, fin juillet, EADS lance une « revue très approfondie » du programme, au cas où… Tout en continuant à réfuter tout problème, et a fortiori tout retard. Les deux coprésidents du groupe, Tom Enders et Louis Gallois, assurent que l'A400M a un « calendrier très serré » mais « faisable ». En octobre, le PDG d'Airbus, Christian Streiff, affirme que le programme est « à la limite » en termes de calendrier. Mais il lâche aussi une bombe qui passe alors relativement inaperçue : « Nous n'avons pas encore trouvé une base de coûts appropriée pour atteindre nos objectifs de rentabilité ».

L'A400M commence à sentir le roussi. Le feu couve mais les alarmes ne fonctionnent pas. Ainsi, l'audit confirme bel et bien les difficultés du programme mais EADS continue de nier tout retard… jusqu'en mars 2007, où, du bout des lèvres, le groupe admet « trois mois » de dérapage pour le démarrage de la chaîne d'assemblage finale. Pourtant, Tom Enders veut encore y croire : « Peut-être y aura-t-il des retards mais, pour l'instant, nous collons à la date de livraison prévue en octobre 2009 », explique-t-il.

 

Un aveuglement inquiétant

Le crash est proche d'autant que les capitaines continuent de piloter en aveugle. Pourquoi une telle cécité ? « Le management d'EADS et d'Airbus n'avait plus de contact avec le terrain pour comprendre la réalité d'un programme difficile, tente-t-on d'expliquer parmi les fournisseurs. La multiplication des intervenants a aussi entraîné la dilution des responsabilités ».

En juillet 2007, EADS commence enfin à voir l'orage qui s'annonce. Mais il est loin encore de l'évaluer avec toute la finesse requise. Le groupe a surtout identifié un problème sur le moteur et ne cache plus son irritation vis-à-vis d'EPI, le consortium de motoristes. Pendant longtemps, EADS va s'acharner sur ces derniers. Pourtant, c'est l'arbre qui cache la forêt. « La livraison du premier avion au standard définitif serait retardée de quatre ans, ce qui est le double du retard découlant du Fadec [le logiciel du moteur, Ndlr], notait le rapport parlementaire de février 2009. Le retard du Fadec serait sans conséquence sur la date de la livraison au standard définitif ».

 

De nombreux équipements sont en retard, dont ceux d'EADS

Au-delà des moteurs, certains des programmes d'avionique confiés à Thales, Sagem (groupe Safran) et EADS sont très en retard, voire en souffrance. À tel point qu'EADS demande aux clients l'abandon de deux d'entre eux que, ironie du sort, il gère lui-même ! Fin juillet 2007, EADS reporte de six mois le premier vol. C'est le début alors de l'escalade des provisions (qui se montent alors à 2,4 milliards d'euros) et d'une communication au fil de l'eau du groupe. Lequel va subir les dérapages financiers et calendaires de l'A400M pendant dix-huit mois.

Début 2009, tout le monde (maître d'œuvre, fournisseurs, États) est alors au bord de l'implosion. Quelques mois plus tôt, Safran et EADS se sont publiquement déchirés, sous les yeux médusés de la presse, se rejetant mutuellement la responsabilité des retards. Et EADS commence à entonner le couplet du partage du fardeau avec les États. « Nein », répond Berlin, Paris se montrant plus conciliant.

 

Hervé Morin sauve le programme

En février, le ministre français de la Défense, Hervé Morin, qui va mouiller sa chemise tout au long de 2009, s'acharne à mettre tout le monde autour d'une table de négociations. Notamment les Britanniques, qui veulent filer à l'anglaise grâce à une clause du contrat, et les Allemands, qui demandent l'application pure et simple du texte. Tandis qu'EADS, très tactique sur le dossier, se dit prêt à jeter l'éponge. Hervé Morin arrache en avril un premier moratoire de trois mois aux États clients qui restent dans le programme.

En juillet, au Castellet, dans le Var, il obtient des sept pays clients une révision des termes du contrat, qui ouvre la voie à une renégociation complète, tant sur les surcoûts (pénalités comprises) que sur le calendrier et les spécifications de l'appareil. Le programme semble une fois pour toutes sauvé. Mais, dernier rebondissement, le gouvernement allemand sorti des urnes en septembre 2009 reprend sa parole en s'éloignant de l'esprit du Castellet. Il réclame l'application du contrat. Berlin prendra-t-il le risque de faire échouer le programme ? C'est la question qui trotte à cette époque dans toute les têtes.

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 09:20
photo Pierre Bayle

photo Pierre Bayle

29/09/2013 Bruno Besson - lanouvellerepublique.fr

 

Lundi matin, à Séville, le premier Airbus A400M sera officiellement remis à la France. Il sera baptisé à Orléans l’après-midi.

 

A Séville, la cérémonie avec le ministre français de la Défense sera symbolique. En réalité, le premier A400M est déjà sur sa base orléanaise depuis août. Mais le symbole se veut fort : l'initiative de ce nouvel avion fut européenne, le sauvetage du programme, un temps menacé, fut une décision européenne, et France et Allemagne mutualiseront sa mise en œuvre. Jean-Yves Le Drian veut exprimer tout cela et souligner : « Cet avion est sans équivalent sur le marché mondial. »

 

Remplacer le Transall

 

L'A400M est appelé à remplacer le vieux (plus de 40 ans) C160 Transall qui était déjà un avion européen. Il remplacera aussi, à terme, le C130 Hercules américain (plus de 25 ans). L'Airbus A 400M Atlas est une révolution technologique qui aura des répercussions pas seulement tactiques : si l'armée est un instrument de la diplomatie, ses avions de transport en sont un outil privilégié.

 

« Notre mission est de découvrir toutes les capacités de cet avion et d'en rédiger, en quelque sorte, les notices d'emploi », résume le lieutenant-colonel Paul Creuset, patron de la structure mise en place par l'armée de l'air pour « l'intégration de l'avion dans nos forces opérationnelles ».

 

L'officier et son adjoint, le lieutenant-colonel Luneau, ont été formés par Airbus Military ainsi que huit autres pilotes, quatre navigateurs-système d'armes et huit mécaniciens-chefs de soute. Demain, ce sont eux qui formeront les équipages de l'armée de l'air. Pour l'instant, ils testent tout ce que l'avion a dans le ventre. Le défi n'est pas mince : l'A400M doit faire tout ce que faisait le Transall, tout ce que fait l'Hercule, encore plus et mieux. « On sait déjà qu'il va deux fois plus vite que le Transall, a plus d'autonomie (on peut faire l'aller-retour au Mali dans la journée), et peut transporter trois à quatre fois plus. »

 

Comme ses prédécesseurs, cet avion devra être capable d'être mis à toutes les sauces : poser d'assaut (1) – pour des opérations militaires ou humanitaires –, largages en tous genres à basse ou haute altitude, de nuit comme de jour, par tout temps. « Après quelques heures de vol, on sait déjà que le pilotage est un vrai plaisir et que la technologie Airbus libère l'équipage de tâches lui permettant d'être fixé sur sa mission ».

 

« Après les tests tactiques (2), la mise en service opérationnelle devrait intervenir en septembre 2014 », indique le lieutenant-colonel Creuset.

 

1. Déchargement rapide de personnels et/ou de matériels sur la piste suivi d'un redécollage immédiat. 2. Utilisations spécifiquement militaires.

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 12:56
A400M: récits d’une aventure humaine (webdocumentaire)
 

Événement ! L’A400M Atlas est arrivé au sein de l’armée de l’air. Cet été, le titan s’est posé sur le tarmac de la base aérienne 123 d’Orléans, devenant ainsi le fleuron de l’aviation de transport à la fois tactique et stratégique.

 

Cet avènement est le fruit d’une formidable aventure humaine et technologique. Depuis l’expression du besoin jusqu’à la cérémonie officielle de réception, organisée à Orléans le 30 septembre 2013, les aviateurs ont tout mis en œuvre pour accueillir l’Atlas dans les meilleures conditions.

 

À travers une galerie de portraits des principaux acteurs de cette épopée, le webdocumentaire « A400M : récits d’une aventure humaine » revient sur les coulisses de la phase préparatoire à l’arrivée du mastodonte.  Pour découvrir plus en détails les atouts majeurs de l’appareil, une animation 3D* vous conduira au cœur de cet avion de nouvelle génération.

 

Durant plusieurs mois, nos équipes ont suivi les premiers pas des aviateurs aux commandes de ce géant.

 

Lecture d’une nouvelle page de l’histoire de l’armée de l’air.

 

Consulter le webdocumentaire

A400M: récits d’une aventure humaine (webdocumentaire)
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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 16:21
Interview du capitaine D., une pointure de l’escadron de transport 3/61 «Poitou»

26/09/2013 Lieutenant Marianne Jeune

 

Le capitaine D. est pilote à l’escadron de transport «Poitou». Décoré de quatre croix de la valeur militaire de bronze et d’une argent, chevalier de la légion d’honneur et détenteur de la médaille de l’aéronautique, il quitte l’escadron en septembre 2013, après plus de vingt ans d’opérations spéciales. Interview d’une pointure des opérations spéciales.

 

En quelques mots, quel a été votre parcours dans l’armée de l’air ?

Je suis entré dans l’armée de l’air en 1987. J’ai toujours était « fana » de transport et j’ai eu la chance d’aller jusqu’au bout de mon rêve en étant breveté en 1989. Pour ma première affectation sur Transall C160, j’ai rejoint l’escadron de transport «Poitou» qui était alors un escadron conventionnel. J’ai gravi les échelons puis j’ai eu l’honneur d’être retenu en 1993 pour participer à la création de la division opération spéciale (DOS) à Orléans, déplacée en 1995 au centre d’instruction des équipages de transport (CIET), à Toulouse. J’ai ensuite décidé de changer d’avion et de passer sur Hercules C130 à l’escadron «Franche-Comté» de 1997 à 2004, date à laquelle je rejoins la DOS C130. C’est en 2005 que l’escadron «Poitou» a rassemblé les deux entités forces spéciales et je ne l’ai pas quitté depuis. En résumé, j’ai pu assister à la montée en puissance des opérations spéciales dans l’armée de l’air depuis 20 ans.

 

Selon vous, en quoi ont elles le plus évolué ?

Aujourd’hui, réaliser des opérations de nuit est devenu la normalité, alors qu’avant, tout se faisait de jour. On sait poser un avion en condition de black out total, c’est à dire pas seulement en éteignant les phares, mais aussi en n’utilisant aucune communication radio pour être le plus discret possible. Selon moi, c’est le propre des opérations spéciales : on veut toujours aller plus loin. Il est hors de question de se contenter d’un produit qui a 30 ans. Les avancées technologiques sont considérables et permanentes. Cela s’applique également aux procédures et aux modes opératoires. En poser d’assaut ou en aéroportage par exemple, nous avons cherché à rentabiliser la soute au maximum à l’aide de techniques d’arrimage pour passer le moins de temps au sol en position de vulnérabilité. Puis, à force d’entraînements et de répétions des gestes, comme peuvent le faire les équipes de Formule 1 dans un stand de ravitaillement, on peut maintenant réaliser de l’infiltration ou de l’exfiltration de troupes motorisées en moins de quelques minutes !

 
Interview du capitaine D., une pointure de l’escadron de transport 3/61 «Poitou»

Quelles sont les qualités requises pour être recruté à l’escadron de transport «Poitou» ?

Ici, on cherche des gens stables avec beaucoup de bon sens. Travailler dans les forces spéciales demande de l’engagement et une grande capacité à se remettre en question. Bien sûr c’est le cas dans l’ensemble de l’armée de l’air mais tout est encore plus vrai au «Poitou»! De plus, nous sommes à la recherche de l’excellence car l’erreur n’est pas acceptable. Il faut donc être «pro» jusqu’au bout des ongles. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle seuls les volontaires sont sélectionnés. 

 

Quels souvenirs gardez-vous de votre carrière au sein de l’escadron ?

J’ai vécu mes meilleurs moments lors de belles opérations où nous étions tous en bivouac au fin fond d’un pays, au bout du monde. Pilotes, mécaniciens, navigants, commandos… Tout le monde a sa place! Ce sont des moments où la prise d’initiative est maximale et où l’on met en œuvre toutes nos capacités. Ce sont des moments où la rusticité se marie tellement bien avec la technicité et la modernité

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 06:50
EADS se prépare à une baisse des cadences sur l'A400M

19/09/2013 Par Guillaume Steuer – Air & Cosmos

 

C'est Marwan Lahoud, patron de la stratégie d'EADS, qui le reconnaissait ce matin devant les députés de la commission de défense : "la montée en puissance de la production de l'A400M sera plus lente que prévue", expliquait le dirigeant dans le cadre d'une audition sur le projet de loi de programmation militaire (LPM) pour la période 2014-2019.

 

Ce projet de LPM ne prévoit la livraison que de 15 A400M pour les forces françaises d'ici à 2019, alors qu'il en était encore attendu 30 au titre du contrat qui avait déjà fait l'objet d'une renégociation en 2010. Le dirigeant a cependant précisé que cette nouvelle réduction ne devrait pas avoir "d'impact dynamique" sur les emplois, le programme n'en étant que dans sa phase initiale au niveau de la production.

 

Le patron de la stratégie a en revanche nuancé l'impact pour son entreprise du glissement du programme de renouvellement des avions-ravitailleurs français : le projet de LPM prévoit en effet l'acquisition de deux machines seulement sur la période, pour une cible globale de douze A330 MRTT. "Si EADS était une entreprise 100% militaire, ce serait une catastrophe", a-t-il rappelé, soulignant qu'Airbus livrait plus de 10 Airbus A330 chaque mois à des clients civils.

 

S'exprimant au sujet des drones, Marwan Lahoud a partagé son pessimisme quant à l'émergence à court terme d'un projet de drone Male (moyenne altitude longue endurance) européen, constatant que selon la LPM, "aucun programme de ce type ne devrait être lancé" avant la fin de la décennie. Il a en revanche souligné qu'en matière de R&T, la filière hélicoptères partageait de grandes similitudes avec celle des drones et que l'avenir était selon lui aux voilures tournantes "optionnellement pilotées".

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 18:55
Le premier A400M baptisé à Séville et Orléans le 30 septembre

23.09.2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord - Défense globale

 

La cérémonie officielle d'accueil du nouvel avion de transport militaire A400M Atlas au sein de l'armée de l'air française se déroulera le lundi 30 septembre sur la base aérienne 123 d'Orléans-Bricy.

 

Un peu plus tôt ce même jour, la cérémonie pour la livraison des premiers A400M se sera déroulée à l'usine d'Airbus Military à Séville. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, fera d'ailleurs le voyage de Séville à Orléans à son bord...

 

L'arrivée de l'avion stratégique et tactique multi-rôles dans les forces aériennes françaises est l'aboutissement de l'un des plus grands programmes de défense en Europe (sept pays partenaires). L'un des plus coûteux aussi avec des surcoûts de plus de 7 milliards, 10 % du coût total...

 

La France a commandé 50 exemplaires (trois en 2013) pour un budget de 8,7 milliards d'euros. Il reste à observer le décalage précis des livraisons dans la prochaine Loi de programmation militaire 2014-2019. L'objectif est de quinze avions livrés en 2019.

 

Le premier A400M Atlas, arrivé réellement sur la base du Loiret en juin, se nommera " Ville d'Orléans " (comme on avait pu le lire ici). La DGA ne l'a réceptionné officiellement que le 1er août, avec trois ans de retard donc... Le programme A400M a connu des retards techniques moteurs. Il touche enfin au but.

 

A l'occasion de cette cérémonie sur la base 123, le général Denis Mercier, chef d'état-major de l'armée de l'air, et le général Karl Müllner, son homologue de la Luftwaffe, signeront un partenariat franco-allemand de formation A400Mson h

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 16:55
Tapis rouge pour l'avion prodigue!

23.09.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

La cérémonie officielle d'accueil du nouvel avion de transport militaire A400M Atlas au sein de l'armée de l'air française aura lieu le lundi 30 septembre. L'avion arrivera de Séville et se posera à Orléans à 14h (ou plus tard, l'A400 nous ayant habitué à des retards).

 

Jean-Yves Le Drian, qui présidera la cérémonie militaire, fera le vol Séville-Orléans à bord de l'appareil.

 

Comme le dit si bien le communiqué de la DICOD,

"l'arrivée de l'avion stratégique et tactique multi-rôles dans les forces aériennes françaises est l'aboutissement de l'un des plus grands programmes de défense en Europe. De nombreuses autorités, civiles et militaires, françaises et étrangères, assisteront à cette cérémonie, qui s'inscrira dans le prolongement de la cérémonie officielle de livraison organisée le matin même sur le site industriel d'Airbus Military à Séville, en Espagne."

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 18:55
L’armée de l’air présente aux 11ème Universités d’été de la Défense

17/09/2013 Armée de l'air

 

Comme chaque année, l’armée de l’air a participé aux Universités d'été de la Défense, qui se sont tenues à Pau, les 9 et 10 septembre 2013.

 

Rendez-vous incontournable, les Universités d’été de la Défense (UED) rassemblent chaque année les principaux décideurs français et européens du secteur. Cette année, plus de 400 participants, parmi lesquels, hommes politiques français et européens, journalistes spécialisés, chefs d’industrie et généraux des quatre armées, se sont réunis les 9 et 10 septembre 2013, sur les sites de l’armée de terre à Pau afin d’échanger sur des sujets stratégiques. Les thèmes principaux de cette édition paloise portaient sur l’actualité des forces armées, notamment l’opération Serval, la loi de programmation militaire et la cyberdéfense.

 

Dans le panel de matériels présentés cette année, l’armée de l’air a déployé un hélicoptère Fennec en configuration MASA (mesures actives de sûreté aérienne) ainsi qu’un Caracal avec son équipage de recherche et de sauvetage au combat (CSAR). Des stands dédiés au drone Harfang, à la dissuasion, à la liaison tactique de donnée L16 ou à l’animation d’un poste de commandement et de contrôle (C2) déployable était présentés aux universitaires. En fin de journée, deux avions de transport tactique A400M ont survolé l’événement pour parachever le tableau.

 

Au total, une quarantaine d’aviateurs a participé à cette édition sur le site de Pau.

L’armée de l’air présente aux 11ème Universités d’été de la Défense
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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 12:56
2 A400M dans le ciel Palois. (Crédits JJ Chatard  Dicod)

2 A400M dans le ciel Palois. (Crédits JJ Chatard Dicod)

10/09/2013 Paul Hessenbrush – Ministère de la Défense

 

La première journée de la 11e université de la Défense (Pau les 9 et 10 septembre) a réuni les parlementaires et les représentants de la communauté Défense qui ont commencé leurs visites et travaux. L’occasion pour eux de découvrir ou d’approfondir leurs connaissances des forces armées.

 

Les participants à la 11e université d’été de la Défense ont vécu une première journée forte de moments symboliques. Au 5e régiment d’hélicoptères de combat (5e RHC), le général Bertrand Clément-Bollée, commandant les forces terrestres, a ouvert la journée par un discours où il a rappelé l’importance de ces rencontres qui permettent d’améliorer les connaissances de chacun sur les forces armées. « Cette université est organisée dans un contexte riche d’actualité, entre les auditions qui vont commencer pour la loi de programmation militaire et l’opération Serval au Mali, qui nous permet de mieux situer le niveau et les besoins de nos armées », explique Patricia Adam, présidente de la commission Défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale.

 

A400M et programme Scorpion en démonstration

 

Si les conditions météorologiques n’ont pas permis d’assister à l’ensemble de la présentation dynamique prévue pour la 3e dimension, elles ont été suffisantes pour que deux A400 M survolent le podium des universitaires qui ont particulièrement apprécié cette démonstration. Avion de transport militaire  de nouvelle génération, développé en étroite collaboration par plusieurs pays européens, l’A400 M sera dévolu à de multiples missions tactiques et stratégiques. L’armée de l’Air française est la première armée à avoir reçu un exemplaire du programme européen au mois d’août 2013. Autre moment fort de la journée, la présentation de  Scorpion. Ce programme phare de l’armée de Terre permettra de mettre en cohérence les dernières capacités et matériels interarmes. Système de combat global, il va fédérer les combattants et les systèmes d’information par la transmission et le partage instantané d’informations.  Egalement pour la première fois,  l’ hélicoptère Tigre HAD (appui destruction) a fait étalage de ses capacités lors d’un vol et d’une présentation statique.

 
UED : A400M et Scorpion invités à Pau

A l’issue de cette première séquence, les universitaires ont été à la rencontre du personnel militaire des trois armées  et de leurs équipements technologiques. Les parlementaires et industriels se sont  notamment arrêtés sur le stand des forces spéciales pour découvrir leurs nouveaux prototypes de véhicules, dont le Sherpa, un véhicule actuellement en test, très apprécié pour sa robustesse en milieu extrême, sa grande autonomie et son armement très complet.

 
UED : A400M et Scorpion invités à Pau

Dans l’après-midi, les ateliers et forums organisés au Palais Beaumont de Pau ont été l’occasion d’évoquer les sujets principaux du ministère. La loi de programmation militaire, l’opération Serval et la cyberdéfense étaient donc à l’ordre du jour. Ces travaux ont mis en lumière les rapports d’information produits par les parlementaires dans le cadre de leurs missions de contrôle.

 

Mardi 10 septembre, Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense, se rendra à Pau pour conclure cette édition des universités d’été.

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 11:50
L'A400M goûte à la terre et au gravier

04/09/2013 Par François Julian - air-cosmos.com

 

C'est un environnement auquel il sera régulièrement confronté : les pistes non goudronnées, faites de terre et de gravier. Airbus Military vient en effet d'annoncer que l'A400M a terminé une série d'essais sur piste sommaire en Espagne, plus précisément sur un terrain à Ablitas dans le nord de l'Espagne, près de Saragosse.

 

C'est l'avion de développement n°2 (MSN 2) qui a servi à ces essais. Vingt-cinq atterrissages ont été réalisés, qui ont permis de vérifier que les projections de graviers et de pierres n'endommageaient pas l'avion.

 

L'un des objectifs de ces essais était également de montrer que la masse de l'avion au décollage (qui peut atteindre les 141 tonnes) est suffisamment bien repartie pour ne pas endommager irrémédiablement ce genre de piste, souvent meuble.

 

Suite de l’article

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 18:50
L’A400M valide ses essais sur pistes non préparées

04.09.2013 Helen Chachaty - journal-aviation.com

 

L’A400M a effectué avec succès de nouveaux essais sur pistes non préparées, selon Airbus Military. La campagne s’est tenue pendant plus d’une semaine à Ablitas, au nord de l’Espagne et c’est MSN2 qui a été utilisé pour tester et valider les performances de l’avion sur des pistes gravillonnées.

 

Vingt-cinq atterrissages ont ainsi été effectué sur six vols.

 

Il s’agissait notamment de tester des manœuvres au sol, des décollages interrompus et l’inversion de la puissance des TP400-D6 jusqu'à une vitesse de 70 noeuds (130km/h), afin de vérifier les dommages causés sur les turbopropulseurs et sur la cellule.

 

D’après Airbus Military, les essais ont permis de valider la robustesse de l’avion, qui n’a subi que des dégâts minimaux et en cohérence avec les attentes du constructeur. L’ensemble des résultats obtenus va à présent être analysé par Airbus Military et l’OCCAR.

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 16:50
photo Airbus Military

photo Airbus Military

Aug 30, 2013 defense-aerospace.com

(Source: Airbus Military; issued August 29, 2013)

 

First A400M Wings for Royal Air Force Leave for Final Assembly Line

 

The wings for the first Airbus Military A400M Atlas new generation airlifter for the Royal Air Force have left the Airbus plant in Filton, UK where they are made, bound for the final assembly line at Seville, Spain.

 

The wings were loaded onto the Airbus roll-on-roll-off ferry at Royal Portbury Docks.

 

The aircraft, the first of 22 ordered by the United Kingdom, is due to be delivered in September 2014.

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 15:55
French Air Force Working Up on A400M

Aug 30, 2013 defense-aerospace.com

(Source: French Ministry of Defense; issued Aug. 29, 2013)

(Issued in French only; unofficial translation by defense-aerospace.com)

 

Status Report on A400M Activities at Orléans

 

The first A400M Atlas, serial number MSN007, was handed over to the French air force on August 2, 2013. It is currently operated by the Multinational Entry into Service Team (MEST), with the goal of achieving 55 flight hours per month.

 

After an initial maintenance period, flight activity began in week 34. These are mainly training and aircrew qualification flights, with some in-flight trials.

 

In the support area, both personnel and equipment are going through a running-in period for the technical and logistical process.

 

Training and in-flight trials are to continue. A second aircraft is to be delivered by year-end. The coming into service of a simulator will allow the French air force to be self-sufficient for aircrew training.

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 16:30
Airbus Military A400M flies in Turkish Air Force colours

28/8/2013 Airbus Military

 

The first production Airbus Military A400M new generation airlifter for the Turkish Air Force (TAF) has been painted and flown for the first time in its new markings. The aircraft is the first of ten ordered by Turkey and will be delivered in the coming weeks.

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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 16:30
Turkey's first A400M photo Airbus Military

Turkey's first A400M photo Airbus Military

12 Aug 2013 By Craig Hoyle - FG

 

London - Airbus Military has performed a 5h 30min first flight with an A400M transport for the Turkish air force.

 

Conducted from the manufacturer's San Pablo final assembly site in Seville, Spain on 9 August, the milestone moves aircraft MSN9 closer to its planned delivery later this year. Airbus Military has previously outlined a schedule to hand over Ankara's first of 10 examples in late September.

 

Turkey's first pilots, loadmasters and technicians for the A400M are already receiving instruction on the new type at the San Pablo site's international training centre, the company says.

 

MSN9 is the third production A400M to have been flown to date, with the previous two having been built for lead operator the French air force. Airbus Military delivered the programme's first aircraft to the service early this month.

 

Meanwhile, Airbus Military's flight test campaign with the A400M currently involves a fresh series of unpaved runway trials, using development aircraft "Grizzly 2" at a site near Zaragoza, Spain.

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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 12:55
De 1980 à 1996 : la genèse de l’A400M

par LTT GOLFIER Patricia, chargée de recherche au CESA /DERc

 

Dans les années 1980, la France et ses proches voisins européens prennent conscience de la vétusté de leurs transporteurs. En 1982, au cours d’une coopération transatlantique entre BAe (Royaume-Uni), Aérospatiale (France), Messerschmitt-Bölkow-Blohm (Allemagne) et Lockheed (USA), le projet FIMA (Futur International Military Airlifter) est lancé. En 1987, CASA (Espagne) et Aeritalia (Italie) gonflent les rangs du consortium désormais dénommé FLAEG (Future Large Aircraft Exploratory Group). Le but est de développer un remplaçant pour le Lockheed C-130 Hercules et le Transall C-160. Mais en 1989 Lockheed trouvant que le projet n’avance pas, quitte la coopération pour développer la seconde génération d’Hercules : le C-130J.

 

Télécharger l’intégralité de l’article au format pdf

 

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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 07:55
Le premier A400M se pose sur la base aérienne d’Orléans

05/08/2013 Ltt Marianne Jeune - Armée de l'air - Economie et technologie

 

Vendredi 2 aout 2013, le premier exemplaire de série de l’avion de transport militaire A400M a rejoint la base aérienne 123 d’Orléans-Bricy. La cérémonie officielle de l’évènement se tiendra à la rentrée, en présence des autorités concernées.

 

C’est à 14h35 que les trains d’atterrissages de l’A400M «Atlas» ont touchés le sol orléanais sous un soleil de plomb. La base aérienne 123 d’Orléans-Bricy devient ainsi la base de mise en œuvre de l’avion de transport tactique au sein de l’armée de l’air.

L’arrivée de cet appareil, qui porte le numéro de série MSN7, représente l’aboutissement d’un long processus entre les équipes industrielles d’Airbus Military, les équipes étatiques des sept nations partenaires et celles de l’organisation conjointe de coopération en matière d’armement (OCCAR).

 

L’armée de l’air française est la première à recevoir des avions A400M de ce programme européen. Il constitue un matériel indispensable aux forces aériennes pour réaliser ses missions. Avion de transport militaire tactique disposant d'une capacité d'allonge stratégique, à la pointe de la technologie, l’A400M est sans équivalent sur le marché mondial.

 

Ce jour marque le tout début d'une nouvelle ère pour le transport aérien militaire. Cet événement fera l'objet d'une cérémonie officielle à la rentrée en présence des autorités concernées.

Le premier A400M se pose sur la base aérienne d’Orléans
Le premier A400M se pose sur la base aérienne d’OrléansLe premier A400M se pose sur la base aérienne d’Orléans
Le premier A400M se pose sur la base aérienne d’Orléans
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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 14:50
A400M defensive flares test - photo Airbus Military

A400M defensive flares test - photo Airbus Military

July 22, 2013 By Gerald Traufetter - spiegel.de

 

German Defense Minister Thomas de Maizière, in trouble over the costly cancellation of the Euro Hawk drone, faces a potentially even greater problem. Certification for the A400M military transport plane is behind schedule and plagued by legal pitfalls.

 

The image was truly emblematic: A huge, heavy transport plane painted in camouflage gray stood unable to move, the wheels of its landing gear sunk up to the axles in the soft sand of eastern Germany's Lausitz region.

 

Although the incident occurred more than a year ago, few people heard about the pilot mishap that stranded the A400M Atlas aircraft. That is, apart from the manufacturer -- Airbus Military -- the German armed forces, and the six European air forces that had put in orders for the massive four-engine turboprop plane.

 

The aircraft, which was designed for a maximum starting weight of 141 metric tonnes, was undergoing tests on the grass runway of Cottbus-Drewitz Airport. The test landing had gone without a hitch, but when roll and braking tests were conducted, the heavy prototype suddenly slid, and its left undercarriage ploughed into the ground.

 

The image of the stricken colossus could be symbolic of the fate of German military procurement at the present time -- and yet the aircraft is part of a prestigious European project, with orders for 170 planes worth a combined €25 billion ($32.9 billion). Last year crews spent hours using shovels and heavy lifting gear to free the plane from the sandy ground. But now a different and far more serious problem threatens to keep it grounded: The German armed forces, the Bundeswehr, can't meet the legal requirements for getting military certification for the A400M.

 

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 12:55
L'écusson de la Multinational Entry into Service Team. Photo Olivier Fourt RFI

L'écusson de la Multinational Entry into Service Team. Photo Olivier Fourt RFI

14 juillet 2013 Olivier Fourt/RFI

 

L’avion-cargo A400M a ouvert le défilé aérien de ce 14 juillet. L’avion a survolé les Champs-Elysées, suivi d’une cinquantaine d’aéronefs, mais en réalité il faudra encore des mois avant qu’un premier escadron d’A400M soit réellement opérationnel.

France : L’A400M à la Multinational Entry into Service Team (02:22)
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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 19:55
Défense : l'A400M va bientôt atterrir dans l'armée de l'air française

20/07/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

L'A400M a obtenu sa certification militaire, une étape à la livraison du premier A400M à l'armée de l'Air française. Aucune date n'a été en revanche précisée pour la remise du premier appareil de transport militaire à la France.

 

La première livraison de l'A400M à la France vient de franchir un jalon important. Le comité d'experts rassemblant les sept pays du programme, le CQC (certification and qualification committee), a recommandé ce jour la certification militaire de l'avion de transport militaire, qui vient de participer à son premier défilé du 14-Juillet. "L'autorité technique, c'est-à-dire la Direction générale de l'armement (DGA), sera donc en mesure dans les jours prochains d'établir un certificat de type militaire", a précisé le ministère de la Défense dans un communiqué publié vendredi soir. Le comité d'experts, qui comprend un représentant de chaque nation, est présidé par une ingénieure en chef de l'armement de la DGA. "Ce comité a pour mission principale de vérifier la tenue des exigences de sécurité militaire et les performances de l'avion présentées par Airbus Military", a expliqué le ministère. Il s'appuie sur 15 groupes de travail dans tous les domaines concernés : avionique, facteurs humains, guerre électronique, etc...

 

La certification militaire est une des étapes préalables à la livraison du premier A400M à l'armée de l'Air française. Elle s'inscrit dans un processus comprenant également la certification civile qui a été délivrée par l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA), la qualification militaire qui sera prononcée par l'Organisation conjointe de coopération en matière d'armement (OCCAR), avec l'aval de tous les pays partenaires, et les opérations de réception du premier appareil de série réalisées par la DGA. Pour EADS, c'est la fin d'un long chemin de croix pour ce programme très coûteux (6,2 milliards de dépassements de coûts). « Ce programme ne sera jamais rentable », reconnaît-on au sein du groupe EADS. Mais, en excluant les provisions supportées par EADS (plus de 4 milliards d'euros), les commandes des sept pays membres du programme vont permettre au programme d'être à l'équilibre vers la fin de 2022, explique-t-on dans le groupe. Avec les premières livraisons, en principe entre trois et quatre appareils seront remis en 2013 - trois à la France (juillet, mi-août et peut-être fin décembre, voire début janvier) et un à la Turquie (fin septembre-début octobre) -, l'A400M devrait avoir le potentiel de séduire de nouveaux clients à l'export. « Nous avons déjà un avion mature, assure le président d'Airbus Military, Domingo Urena. Il est prêt, ce n'est plus un projet de papier. Nous avons le bon avion au bon moment ».

 

Entre 50 et 100 appareils vendus dans les dix prochaines années

 

L'avionneur européen compte montrer d'ici à la fin 2013 l'A400M dans le Golfe et en Asie-Pacifique, où l'Australie notamment a exprimé un intérêt. Le patron d'Airbus Military, qui prévoit la vente de 400 d'A400M sur 30 ans, évaluent dans les dix années à venir, entre 50 et 100 appareils vendus sur les marchés export. « Entre 30 et 40 pays pourraient être intéressés par cet appareil », estime-t-il. Mais, auparavant, l'avionneur doit encore développer une version export moins sophistiquée que celle configurée OTAN, qui par exemple des communications cryptées par satellite. "Cet appareil n'a pas été pensé pour l'export, explique-t-il. Nous devons développer des équipements pour le rendre exportable". Seule véritable ombre, le nouveau programme brésilien d'Embraer le KC-390, bien qu'il soit limité par sa charge d'emport (payload), pourrait lui voler une partie du marché en entrée de gamme.

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 18:55
Le MSN7, premier exemplaire de l'A400M livré à l'armée de l'air lors de son vol inaugural en mars 2013

Le MSN7, premier exemplaire de l'A400M livré à l'armée de l'air lors de son vol inaugural en mars 2013

22/07/2013 Sources : DICOD

 

Le CQC (Certification and Dualification Committee), comité d'experts rassemblant les sept pays partenaires du programme, a recommandé ce jour la certification militaire de l'avion de transport militaire A400M. L'autorité technique, c'est-à-dire la direction générale de l'armement (DGA), sera donc en mesure dans les jours prochains d'établir un certificat de type militaire.

 

Le comité d'experts comprend un représentant de chaque nation, il est présidé par une ingénieure en chef de l'armement de la DGA. Ce comité a pour mission principale de vérifier la tenue des exigences de sécurité militaire et les performances de l'avion présentées par Airbus Military. Il s'appuie sur 15 groupes de travail, dans tous les domaines concernés (avionique, facteurs humains, guerre électronique, etc.)

 

La certification militaire est une des étapes préalables à la livraison du premier A400M à l'armée de l'air française. Elle s'inscrit dans un processus comprenant également la certification civile qui a été délivrée par l'agence européenne de la sécurité aérienne (AESA), la qualification militaire qui sera prononcée par l'organisation conjointe de coopération en matière d'armement (OCCAR), avec l'aval de tous les pays partenaires, et les opérations de réception du premier appareil de série réalisées par la DGA.

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