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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 07:45
African Union to establish emergency military force

May 27, 2013 ASDNews (AFP)

 

The African Union said Monday it will set up an emergency military force to rapidly quell conflict on the continent, amid frustration that a planned peacekeeping force was still not operational after a decade.

 

"Almost all countries have agreed that we will have rapid response capability in Africa," AU chairman and Ethiopian President Hailemariam Desalegn told reporters at the close of a two-day AU summit.

 

The AU's "African Standby Brigade" to intervene in sudden crises -- a proposed force of 32,500 troops and civilians drawn from five regions of the continent -- has made little headway since preparations for it started a decade ago.

 

Only two of five regional sections are close to becoming operational.

 

"This is meant as an interim measure pending the full operationalisation of the African standby force," AU security commissioner Ramtane Lamamra told reporters at the pan-African bloc's headquarters in the Ethiopian capital.

 

"In the meantime, crises, unconstitutional changes of government, massive violations of human rights are likely to happen here and there, so from a responsible point of view, we say we cannot wait until we get a perfect tool to be used."

 

South Africa, Uganda and Ethiopia have pledged troops to the proposed interim force, Lamamra said. Funding and troop contributions will come from member states on a voluntary basis.

 

The AU was criticised for not responding fast enough in Mali, after soldiers seized power in a coup in March 2012, opening the way for Islamist rebels to take over the country's north.

 

This led to the rapid collapse of one Africa's more stable democracies, prompting a French military intervention to oust the extremists in January.

 

"Africa could have done better, could have moved faster and could have perhaps made some significant effort so that the French contribution would not have been indispensable," Lamamra added.

 

"It's quite unfortunate that 50 years after our independence our security is so much dependent on a foreign partner."

 

The AU's Peace and Security Council (PSC), the bloc's body for tackling conflict, remains hampered by financial constraints, with military missions largely funded by western donors.

 

However, the AU's force in Somalia, where 17,700 AU troops from five nations are fighting to claw back territory from Al-Qaeda linked Shebab insurgents from the government, has made impressive achievements.

 

But this success is not without cost.

 

One senior UN official recently estimated as many as 3,000 African troops had been killed in Somalia since 2007, similar to the numbers of UN peacekeepers killed worldwide since 1948.

 

Although funding for that mission comes mainly from Western backers, its role in Somalia shows the potential for an AU force.

 

The commitment of African nations to peacekeeping roles is clear: the peacekeeping mission in Sudan's war-torn western Darfur region is a hybrid AU-UN force, while Mali now has a -- belatedly deployed -- African-led international support mission.

 

Five of the top ten contributors of soldiers and police officers to UN missions are African.

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 07:45
Algérie : Guenaïzia reçoit une délégation des Emirats arabes unis

28-05-2013 letempsdz.com

 

Dans le cadre de la réalisation des projets industriels, initiés par le ministère de la Défense nationale, en partenariat avec les Emirats arabes unis, Abdelmalek Guenaïzia, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, a reçu en audience, le 28 mai 2013 au siège du ministère de la Défense nationale, une délégation des Emirats arabes unis, a indiqué hier un communiqué de presse du MDN parvenu à notre rédaction. Selon la même source, cette délégation a été conduite par Khaled Ghanem El-Ghaith, assistant du ministre des Affaires étrangères des Emirats arabes unis, chargé des affaires économiques, et composée notamment du général major Khalifa Mohamed Thani Al-Roumaithi, chef de département logistique des Forces armées émiraties, ainsi que de dirigeants d'opérateurs économiques des Emirats arabes unis. L'ambassadeur des Emirats arabes unis à Alger a assisté à l'audience, ajoute la même source.

 

«Durant les entretiens, un large tour d'horizon a été dressé, sur les différents partenariats industriels et commerciaux, engagés qui doivent constituer des pôles d'excellence à la hauteur des relations de fraternité existant entre les deux pays. De même, que les deux parties se sont accordées à élargir cette coopération en investissant de nouveaux domaines d'intérêts communs», souligne le communiqué du ministère de la Défense nationale.

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 07:45
Conclusions du Conseil relatives au Mali

27/5/2013 EU source: Council Ref: CL13-050FR

 

Summary: 27 mai 2013, Bruxelles - Conclusions du Conseil relatives au Mali 241ème session du Conseil AFFAIRES ETRANGERES

 

"1. L'Union européenne (UE) salue le résultat et les conclusions de la Conférence de haut niveau des donateurs pour le développement du Mali organisée le 15 mai à Bruxelles en soutien au Plan pour la relance durable du Mali. Elle appelle le Mali et tous les partenaires internationaux à mettre en oeuvre rapidement leurs engagements mutuels dans le cadre d'un suivi efficace et coordonné de la Conférence. L'UE souligne que le Mali a l'entière responsabilité dans la mise en oeuvre de la Feuille de Route pour la Transition.

 

2. L'UE estime encourageants les efforts des autorités maliennes pour accélérer la mise en oeuvre de la Feuille de Route pour la Transition, notamment l'adoption d'un cadre légal et administratif révisé pour les élections présidentielles de juillet. L'UE réitère son soutien à la préparation d'un processus électoral crédible et sa volonté de continuer à apporter une assistance technique et financière à un tel processus, en étroite coordination avec les Nations Unies, sous la conduite du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour le Mali, et les autres acteurs engagés sur le terrain. Dans ce contexte, le Conseil soutient la décision de la Haute Représentante de déployer une mission d'observation électorale à la demande des autorités de la transition.

 

3. L'UE rappelle l'importance qu'elle accorde à la protection des populations civiles, ainsi qu'au respect des droits de l'Homme et du droit international humanitaire. La lutte contre l'impunité et le plein exercice de la justice doivent constituer un élément fondamental de la réconciliation.

 

4. L'UE réitère son soutien à la Commission Nationale de Dialogue et de Réconciliation et elle l'encourage à engager ses travaux dans les meilleurs délais afin d'assurer un dialogue national inclusif ouvert à la fois aux représentants civils et aux représentants des groupes armés nonterroristes et non-criminels qui ont déposé les armes. Elle salue également la désignation d'un représentant du Gouvernement pour conduire des pourparlers avec ces groupes pour autant qu'ils se soient engagés à respecter l'unité, l'intégrité territoriale et la souveraineté du Mali. Il est de la plus haute importance que les conditions soient réunies pour le rétablissement de l'administration d'Etat sur l'ensemble du territoire malien et pour la tenue d'élections y compris dans la région de Kidal ainsi que dans les camps de réfugiés.

 

5. L'UE salue l'apport crucial de la Mission Internationale de Soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA) au plein rétablissement de l'intégrité territoriale du Mali et elle soutient sa transformation en une Mission des Nations Unies de Stabilisation au Mali (MINUSMA) dans le cadre de la Résolution 2100 (2013) du Conseil de Sécurité des Nations Unies. La MINUSMA apportera une contribution importante à la protection des populations civiles sur toute l'étendue du territoire.

 

6. Le Conseil réitère sa disponibilité à examiner, dans le cadre de la PSDC et des autres instruments pertinents et à la lumière des conclusions de la Conférence des donateurs, les options d'un soutien urgent aux autorités maliennes dans le domaine de la sécurité intérieure et de la justice afin de contribuer à la stabilisation durable de l'ensemble du pays, en étroite collaboration avec la MINUSMA.

 

7. Le Conseil salue les progrès enregistrés par la mission militaire EUTM Mali pour fournir du conseil et de la formation aux forces armées maliennes y compris dans les domaines des droits de l'Homme et du droit international humanitaire. Le Conseil encourage les Etats membres et partenaires internationaux du Mali à apporter ou à accroître leur soutien afin de fournir aux forces maliennes les ressources et l'équipement nécessaires à la conduite de leurs missions. Il salue les engagements déjà pris et les contributions reçues dans ce cadre.

 

* * *

 

Niger

 

8. En ce qui concerne la région dans son ensemble, l'UE réaffirme son engagement à lutter contre le terrorisme et à promouvoir, en coordination avec ses partenaires internationaux, la sécurité et le développement dans le Sahel. A cet égard, le Conseil condamne avec la plus grande fermeté les attentats terroristes du 23 mai 2013 à Agadez et Arlit au Niger."

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 07:45
Côte d’Ivoire : la force Licorne contribue à la formation de l’armée ivoirienne

28/05/2013 Sources : EMA

 

Du 13 au 24 mai 2013, la force interarmées de l’opération Licorne a conduit des détachements d’instruction technique (DIT) dans les domaines des transmissions et de la maintenance au profit d’une vingtaine de soldats des forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI).

 

Les DIT se sont déroulés au camp de Port Bouët et au Détachement d’intervention lagunaire (DIL). Ils étaient encadrés par 10 formateurs spécialisés dans les Systèmes d’information et de communications (SIC) et 2 formateurs de la Section réparation et maintenance (SRM).

 

Le DIT transmissions avait pour objectif de délivrer à une dizaine de lieutenants ivoiriens participant à ce stage une formation sur les missions élémentaires de l’officier SIC et notamment sur le déploiement d’un réseau de transmissions au niveau régimentaire.

 

Alternant formation théorique et pratique, les stagiaires ont été entraînés à la rédaction de documentation interne, à l’installation d’un réseau local permettant le raccordement d’un système de commandement et à l’utilisation des moyens de communication HF, VHF, UHF et satellitaires.

 

Le DIT s’est achevé par un exercice de synthèse d’une journée qui a confronté les stagiaires à un cas pratique nécessitant l’application des différents savoir-faire et connaissances acquises durant les 10 jours de stage.

 

Parallèlement, une dizaine de sous-officiers et de militaires du rang des FRCI ont suivis un DIT articulé autour de la maintenance des circuits de freinage et électriques du Véhicule léger de reconnaissance et d’appui (VLRA). L’instruction, dispensée par deux sous-officiers atelier blindé de la SRM, a permis aux futurs maintenanciers ivoiriens d’apprendre à identifier les pannes les plus courantes sur ce type de véhicule et à les réparer.

Côte d’Ivoire : la force Licorne contribue à la formation de l’armée ivoirienne

La deuxième partie du stage était consacrée à l’apprentissage des différentes manœuvres de force et moyens de remorquage à appliquer sur des véhicules immobilisés, ensablés ou en panne.

 

La qualité de restitution des connaissances dont ont fait preuve les militaires ivoiriens au cours de ces différentes instructions encouragent la force Licorne à renouveler ce type de stage. Après avoir largement contribué à la mise en condition opérationnelle des unités FRCI destinées à rejoindre le BATLOG de la MISMA, la force Licorne contribue également à la formation de l’armée ivoirienne au travers d’instructions plus techniques.

Côte d’Ivoire : la force Licorne contribue à la formation de l’armée ivoirienne

La force Licorne comprend 450 hommes qui accompagnent la réforme de l’armée ivoirienne, en soutien de l’ONUCI. Elle organise notamment des formations pour les militaires ivoiriens, des aides à la dépollution ou à la destruction de munitions, ainsi que des actions civilo-militaires.

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 07:45
Défense : l’Afrique du Sud critique la RDC

28/05/2013 Philippe Omotundo - afrique7.com

 

La ministre sud-africaine de la Défense a confirmé vendredi dernier l’envoi de soldats en République Démocratique du Congo dans le cadre de la brigade onusienne, tout en critiquant ouvertement la gestion de l’armée congolaise par les autorités de ce pays.

 

Selon son secrétaire général Ban Ki-moon, cette brigade d’intervention doit être prête d’ici un à deux mois. Les 3 000 hommes qui la composeront, en provenance du Malawi, de la Tanzanie et de l’Afrique du Sud, viendront en renfort des 17 000hommes de la MONUSCO (Mission de l’ONU pour la Stabilisation de la RDC). La contribution sud-africaine à cette brigade onusienne est d’environ 1 000 hommes. Mais la ministre sud-africaine à la Défense a tenu a rappeler les défaillances de l’administration  congolaise dans la gestion de son armée, notamment dans la rémunération des soldats.

 

Pretoria s’est engagé à poursuivre son travail de baby-sitter jusqu’à ce que, comme l’Afrique du Sud après les élections multiraciales de 1994, la République Démocratique du Congo parvienne à une restructuration réussie de ses instances gouvernementales. Pour Ban Ki-moon, qui était vendredi à Kigali dans le cadre d’une tournée régionale, l’objectif de cette force, la stabilisation du Congo et plus particulièrement de sa partie orientale, ne pourra être atteint sans une contribution du Rwanda. Ce souhait de voir une mobilisation régionale pour résoudre cette crise a vu sa première concrétisation avec la signature fin février par onze pays de la région d’un accord-cadre visant à ramener la paix dans l’est de la RDC.

 

L’Afrique du Sud compte également des soldats déployés en République Centrafricaine. Ce déploiement des soldats sud-africains à l’étranger ne fait pas toujours l’unanimité dans le pays. Le gouvernement avait été critiqué par l’opposition après la mort de 14 soldats lors d’affrontements avec les rebelles centrafricains du Séléka d’avoir utilisé l’armée pour défendre des intérêts personnels.

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 22:45
Les forces armées nigérianes tentent actuellement d’encercler les islamistes de Boko Haram dans l’est du Nigéria (Photo: Archives/Gabonews)

Les forces armées nigérianes tentent actuellement d’encercler les islamistes de Boko Haram dans l’est du Nigéria (Photo: Archives/Gabonews)

28/05/2013 par Sara Teodosio – 45eNord.ca

 

L’armée nigériane déclare avoir tué trois combattants du groupe islamiste Boko Haram dans le nord du pays, près de la ville de Maiduguri.

À son tour, le chef présumé de Boko Haram, Abubakar Shekau, affirme dans une vidéo, visionnée par l’AFP ce mardi, que son groupe a enregistré plusieurs victoires et ne déplore que peu de pertes depuis l’offensive armée lancée contre son groupe le 15 mai dernier à l’appel du président Goodluck Jonathan.

Le 14 mai, un état d’exception avait été décrété par le président nigérian dans les États Borno, Yobe et Adamawa, dans le nord du pays, suite aux offensives de Boko Haram contre des objectifs gouvernementaux.

Le Nigéria est le pays le plus peuplé d'Afrique avec une population de plus de 162 millions d'habitants. Malgré une production de pétrole importante il demeure relativement pauvre (illustration: Clicplanet)

Le Nigéria est le pays le plus peuplé d’Afrique avec une population de plus de 162 millions d’habitants. Malgré une production de pétrole importante il demeure relativement pauvre (illustration: Clicplanet)

Partie de la stratégie de l’armée face au aux islamistes de Boko Haram, les services de téléphonie portable ont été fermés dans la région nord est du pays afin d’empêcher le groupe de coordonner ses attaques par téléphone ou messages sms, pratique dont il est réputé, a expliqué à l’AFP une source sécuritaire de haut rang.

La population ne dispose donc d’aucun moyen de communication, le réseau de téléphone fixe étant peu développé. À Maidguri, les habitants vivent le conflit au quotidien.

Boko Haram a été fondé en 2002 à Maiduguri, lieu des affrontements. Groupe voulant instaurer la charia au Nigéria, Shekau appelle dans la vidéo les islamistes de plusieurs pays du monde dont l’Afghanistan, le Pakistan et l’Irak à participer à la lutte pour la création d’un Etat islamique au Nigéria.

Le conflit qui oppose Boko Haram et l’armée aurait fait 3600 morts depuis 2009 selon l’ONG Human Rights Watch.

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 21:45
La défense de l’Afrique par les Africains n’est sans doute pas pour demain

28 mai 2013 pointschauds.info

 

En décidant de créer une force de réaction rapide, les chefs d’Etat africains veulent résoudre les crises du continent et tirer les leçons de ua keynialeur récent échec au Mali, mais leur impuissance a des causes plus profondes, du poids de l’histoire au manque de conscience collective, préviennent mardi les experts

 

Le sommet de l’Union africaine qui s’est terminé lundi à Addis Abeba a fêté cinquante ans de construction panafricaine, depuis la création de l’Organisation de l’unité africaine le 25 mai 1963.

 

Mais ces célébrations n’ont pu faire oublier que l’intégrité territoriale d’un des Etats membres, le Mali, venait d’être sauvée in extremis par l’envoi de 4.000 soldats de l’ancienne puissance coloniale, la France, pour chasser les milices islamistes qui occupaient le nord du pays.

 

“Il est vraiment dommage que cinquante ans après notre indépendance, notre sécurité dépende à ce point d’un partenaire étranger”, soupirait lundi soir l’un des plus capés des responsables de l’UA, le commissaire à la paix et à la sécurité Ramtane Lamamra.

 

D’où la décision surprise du sommet: créer une force africaine de réaction rapide, à partir des contributions offertes par trois des pays les mieux équipés en la matière (Afrique du Sud, Ethiopie et Ouganda), pour intervenir “immédiatement” dès que l’intégrité, la Constitution ou la protection des citoyens d’un des 54 Etats membres de l’UA serait menacée.

 

Le président français François Hollande, invité à Addis Abeba, a également appelé les Africains à prendre davantage en mains leur sécurité -proposant pour cela d’organiser un sommet à Paris.

 

Le nouveau projet de force, appelée “capacité africaine de réaction immédiate aux crises” doit voir le jour alors même que l’Afrique peine depuis plus de dix ans à mettre sur pied une Force africaine en attente (FAA), forte de 32.500 hommes, dont la création, annoncée pour 2010, est désormais repoussée à 2015.

 

“Une des choses différentes, à propos de la nouvelle force de réaction, est qu’elle sera fondée sur la capacité militaire réelle des Etats membres”, fait valoir l’Ethiopien Solomon Ayele Dersso, expert à l’Institut d’études sur la sécurité (ISS). Le projet plus ambitieux de FAA cherche depuis des années à mobiliser toutes les nations africaines, “or toutes ne sont pas en position de contribuer à la paix et la sécurité”.

 

Mais si les pays africains peinent à assurer leur propre sécurité collective, “c’est surtout qu’il y a derrière cela un vrai problème de confiance collective et une incapacité à partager une même analyse” sur les conflits en cours, estime Roland Marchal, chargé de recherches au CNRS français.

 

De fait, l’UA a eu le plus grand mal à parler d’une seule voix sur les récents conflits sur son sol, de la Côte d’Ivoire à la Libye en passant par la République centrafricaine.

 

A ce manque de cohérence politique s’ajoutent la difficile compatibilité de forces armées africaines avec chacune son équipement, sa langue et ses traditions -armée professionnelle au Kenya, issue au contraire de mouvements de guérilla en Ouganda ou en Ethiopie.

 

Peu d’Etats viables

 

Dans son souci de trouver des solutions africaines aux conflits africains, l’UA cite volontiers l’exemple de la Somalie, où sa force, composée de soldats burundais, ougandais et plus récemment kényans, financée par la communauté internationale, a réussi en un an et demi à déloger les islamistes shebab de la plupart de leurs bastions.

 

Mais selon M. Marchal, “rien n’est réglé en Somalie”, parce qu’on y commet l’erreur habituelle de privilégier une solution militaire sans avoir de réponse politique à l’effondrement depuis 22 ans des structures étatiques dans ce pays.

 

“Si vous voulez créer une force de réaction rapide, préparez-vous à intervenir partout, car la plupart des Etats africains ne sont pas viables, même si leurs dirigeants refusent de le reconnaître. Ils sont dans la même situation que le Mali, c’est juste une question de temps”, estime Musambayi Katumanga.

 

Pour ce professeur de sciences politiques à l’Université de Nairobi, l’insécurité africaine a commencé dès la Conférence de Berlin de 1884-1885, quand les puissances coloniales européennes se sont partagé le continent, traçant des frontières niant l’histoire du continent.

 

S’y est ajouté ensuite la perte de légitimité de la plupart des gouvernements issus de l’indépendance, dû au mépris avec lequel ils ont traité leurs administrés. “En Afrique malheureusement, la priorité a toujours été (la défense du) régime et c’est pourquoi les armées nationales ne parviennent pas défendre leur Etats. Un Etat appartient à son peuple. D’abord le peuple, ensuite le gouvernement et puis l’armée. Si vous ne respectez pas cette trinité, vous aurez toujours des problèmes”, prévient cet expert.

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 18:45
Serval : inspection du chef du CPCO sur le théâtre malien

28/05/2013 Sources : EMA

 

Du24 au 26 mai 2013, une délégation du centre de planification et de conduite des opérations (CPCO) s’est rendue au Mali pour inspecter les soldats de l’opération Serval.

 

Accueillie à Bamako par le général de Saint-Quentin, commandant la force Serval, la délégation conduite par l’amiral Baduel, chef du CPCO, a visité le poste de commandement interarmées de théâtre(PCIAT) et le détachement Air (DETAIR) pour une présentation de la force Serval déployé sur le théâtre.

 

Avant de quitter Bamako pour Gao, la délégation est allée rencontrer les militaires qui œuvrent au sein de la mission de l’Union européenne« EUTM ». A Gao, où ils ont passé la deuxième partie de la journée, ils ont pu rencontrer les hommes de la brigade Serval aux ordres du général Kolodjiez.

Serval : inspection du chef du CPCO sur le théâtre malien

Après un briefing sur la situation dans la zone et sur les opérations à venir, la délégation à rejoint Niamey au Niger. Elle y a d’abord rencontré le CEMA nigérien puis visité le détachement « air »qui y est actuellement déployé.

 

Les visites d’inspections effectuées par le CPCO au Mali comme sur tous les autres théâtres d’opération permettent au commandement de toujours mieux appréhender les réalités opérationnelles sur zone.

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 16:45
Africa, Mid-East Defense Market Seen Growing

May 28, 2013 defense-aerospace.com

(Source: Frost & Sullivan; issued May 28, 2013)

 

Continued Modernisation of Forces Fortifies Growth of Defence Market in the Middle East and Africa

 

LONDON --- Modernisation programmes and the procurement of advanced platforms have lent momentum to the defence market in Africa and the Middle East. This is particularly true for the Gulf states of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, which are looking to develop their military capabilities in the light of civil unrest and international instability.

 

New analysis from Frost & Sullivan, “The Middle East and Africa Defence Market Assessment,” finds that the market earned revenues of $29.67 billion in 2012 and estimates this to reach $45.49 billion in 2021.

 

“Political resolve to maintain up-to-date systems drive opportunities in support services and upgrades, especially in long range strike capabilities and air platforms,” said Frost & Sullivan Aerospace and Defence Research Analyst Yasha Izadpanah. “Highest growth is expected in the command, control, communications, computers, intelligence, surveillance and reconnaissance (C4ISR) and support in service segments, with compound annual growth rates (CAGR) of 4.5 per cent and 6.7 per cent respectively between 2012 and 2021.”

 

While the successful acquisition of these contracts may depend on the ratification of offset agreements, defence companies are finding it difficult to fully implement offset conditions, curbing market growth in the Middle East and Africa.

 

The market is further restrained by arms regulations in Western countries, which limit the licensing of military technology to the regions. This restriction compels procurement agencies to seek contracts in countries such as Russia or China that employ less stringent controls. The lack of transparency adds to the challenge.

 

Therefore, relationships between potential suppliers and senior members of government are often necessary to compete in these markets. Collaboration with domestic companies to create sophisticated local solutions that plug into high-end capabilities too is crucial.

 

“Defence suppliers must also establish a presence in smaller countries where procurement opportunities for modest budgets are available,” proposed Izadpanah. “Return-on-investments may be limited in the short term, but demand in countries like Morocco, Kuwait and South Africa is likely to increase rapidly in the long term.”

Africa, Mid-East Defense Market Seen Growing
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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 11:45
L’offensive Serval
 
 

Depuis le 11 janvier 2013, dans le cadre de la résolution 2085 des Nations-Unis, la France s’est engagée au côté des troupes maliennes dans le combat contre les groupes terroristes.

 

4 000 militaires français et 6 900 militaires des troupes africaines participent à l’opération Serval pour permettre au pays de retrouver son entière intégrité territoriale.

 

Retrouvez l’avancée des troupes et toutes les opérations effectuées depuis le début de l’intervention française au Mali sur notre carte interactive.

 

Cliquez sur informations générales pour mieux comprendre le contexte de l’intervention Serval, sur la légende ou directement sur les zones rouges de la carte pour voir les villes contrôlées par les forces françaises et maliennes, la présence des forces tchadiennes, des troupes africaines et tous les évènements de l’intervention mois par mois.

 

>>> L’offensive Serval sur carte interactive

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 11:45
photo EMA

photo EMA

 

28/5/13 LAURENT LARCHER, à TESSALIT - la-croix.com

 

Du 26 février au 4 mars, les Français engagés au Mali ont livré dans la vallée de l’Ametettai, dans l’Adrar des Ifoghas, la bataille la plus violente de leur intervention. Le commandant des forces terrestres de l’opération Serval, le général Barrera, a raconté à La Croix ce combat

 

Devant le poste de commandement encore debout du camp de Tessalit, un carré de 1 km sur 1 km balayé par le vent du désert et construit par l’armée américaine dans les années 2000 sur les flancs de l’Adrar des Ifoghas, dans l’extrême nord du Mali, le général Bernard Barrera dépose son quart de café sur le capot couvert de sable d’une P4 (jeep militaire). Un biscuit sec tiré de sa ration du jour, son pistolet automatique le long de son treillis, le commandant des forces terrestres de l’opération Serval goûte à ces quelques minutes de solitude et de calme dans les premières lueurs de l’aube.

 

De ce PC du bout du monde, cet homme a conduit la bataille la plus dure, la plus violente et la plus âpre de la campagne du Mali. Elle a été livrée à pied, chaque fantassin pouvant voir le visage de son ennemi, tuant au plus près celui qui voulait le tuer. Un combat à mort entre 1 200 soldats français au sol et des centaines de combattants d’Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) aguerris et déterminés à combattre au cri d’« Allah Akbar ».

 

La montagne aux mains des djihadistes

 

Cette lutte s’est déroulée dans un lieu particulièrement hostile, la vallée de l’Ametettai, un bassin lunaire de pierre et de sable de l’Adrar des Ifoghas. Aqmi avait sanctuarisé tout le massif, construit dans la roche des positions de tir, investi des grottes naturelles, occupé les puits d’eau, chassé les habitants. Les djihadistes étaient les maîtres de la montagne.

 

 « Jusqu’au 19 février, la libération du Mali du Nord s’était déroulée sans accrocs, se souvient le général français. Nous avons libéré Gao le 26 janvier, Tombouctou le 28 janvier. Le 8 février, un premier escadron prend position à Tessalit (500 km au nord de Gao). Le 14, il est rejoint par un bataillon du 2e   REP, soit 600 parachutistes. Je les envoie aussitôt grenouiller dans le massif. Les Tchadiens arrivent de leur côté à Kidal, au sud-est de l’Adrar. Le 19 février, premier contact avec l’ennemi. Une embuscade violente. Le sergent-chef Harold Vormezeele du 2e   REP est tué. Les blindés sont engagés, ils tirent une trentaine d’obus. Mais l’ennemi ne cède pas. J’envoie deux hélicoptères Tigre pour mitrailler les défenses djihadistes. Les paras et les blindés maintiennent leurs positions pour bloquer la sortie de la vallée. » Ce 19 février marque un tournant : après avoir refusé le combat, les djihadistes sont résolus, désormais, à l’engager.

 

« Les phrases étaient courtes, les visages tendus »

 

Le 22 février, le corps expéditionnaire tchadien pénètre dans la vallée de l’Ametettai par l’est. Les djihadistes les attendaient. Les pertes des Tchadiens sont importantes : 26 tués et 70 blessés ! Le général Barrera suspend ses opérations le temps de les secourir. « Cela nous a pris deux jours pour évacuer les blessés, dit-il. Au même moment, je monte à Tessalit pour y prendre mes quartiers. Je ne le sais pas encore mais je vais y rester six semaines. Le 25 février, je réunis mes hommes pour leur dire qu’ils vont investir l’Ametettai afin de soulager nos amis tchadiens, qu’ils vont devoir combattre des hommes déterminés, disséminés dans des positions de défense, que nous allons subir des pertes et qu’il faudra continuer le combat. Les phrases étaient courtes, les visages tendus. Je nous donnais cinq à six jours pour prendre cette vallée : au-delà, nous dépassions nos résistances physiques. Il faisait plus de 50 °C, les hommes partaient en autonomie dans un milieu hostile et extrêmement compliqué pour le ravitaillement. À 1 750 km de Bamako, notre soutien logistique ne pouvait qu’être aérotransporté avant l’arrivée du premier convoi logistique à travers le désert. J’envoie environ 600 paras dans le nord de la vallée. Un mouvement tournant rapide dans lequel je mobilise tous les véhicules disponibles. »

 

Une lente progression

 

Les paras roulent une dizaine d’heures, de nuit, dans des camions de fortune, avant d’être lâchés sur le flanc nord de la vallée. « Le 25 février au soir, les ordres étaient donnés, les hommes engagés ; comme beaucoup de mes soldats, j’admirais le ciel d’Afrique parsemé d’étoiles et j’ai prié Dieu en silence ». Aussitôt arrivés, le 26 février, ils partent à pied vers le sud. À l’ouest, le 1er  Rima est chargé de pénétrer dans la vallée, en direction des Tchadiens. Ils sont appuyés par quatre mortiers de 120 mm et deux canons Caesar, tout juste arrivés de Gao. « Avec leur portée de 40 km et leur précision chirurgicale, je savais qu’ils nous seraient très utiles », lance le général.

 

Mais la progression du 1er  Rima est vite bloquée par les mines et le feu ennemi. Au nord, les paras avancent lentement. Ils font face à des djihadistes fanatisés. Blessés, ceux-ci continuent à se battre, chargent désespérément les soldats, se font tuer à bout portant. Des adolescents d’une quinzaine d’années, endoctrinés, sont faits prisonniers.

 

Pendant trois jours, les Français ne progressent pas. L’issue de la bataille de l’Ametettai est incertaine. Toutes les forces dont dispose le général Barrera à Tessalit sont engagées dans l’affrontement. Les blindés, les Caesar, les hélicoptères et les avions pilonnent la vallée. En deux jours, les Français tirent 250 obus de mortier. Le 27, ils n’en ont plus. Au même moment, un avion atterrit à Tessalit pour y débarquer des munitions. Elles sont aussitôt envoyées en première ligne, de nuit, par hélicoptère.

 

2 000 hommes, 800 obus, 40 000 balles

 

 « Cinq de mes gars ont été directement sauvés grâce à leur gilet pare-balles. D’autres ont eu beaucoup de chance, comme ce soldat qui a reçu une balle entre l’oreille et le casque. Cela ne pouvait pas durer. Il fallait que l’on débloque la situation. Ce 27 février, nous repérons une concentration de pick-up djihadistes au sud de la vallée. Il doit y avoir une quarantaine de terroristes. Je fais intervenir les Caesar et l’aviation. Ils leur font très mal, comme on peut l’entendre dans leur communication radio. Je demande au 1er  Rima d’avancer, de prendre encore plus de risques, de percer le verrou de l’Ametettai. Le temps presse. »

 

Simultanément, au centre de la vallée, les paras montent à l’assaut des lignes ennemies, s’emparent des puits d’eau, attaquent et asphyxient les djihadistes. Le caporal Cédric Charenton est mortellement blessé le 2 mars. « Le moral des djihadistes flanche : ils n’ont plus d’eau, plus de communications, plus de grands chefs. La vallée tombe le 3 et le 4 mars, le 1er Rima et les Tchadiens font leur jonction avec les paras. Nous avions brisé la colonne vertébrale d’Aqmi. Il nous a fallu encore cinq semaines pour explorer tout l’Adrar des Ifoghas. Mais le combat le plus dur venait d’être livré. Nous n’avions pas connu de tels affrontements depuis la guerre d’Algérie. Nous avons tiré 800 obus, 40 000 balles, plusieurs dizaines de missiles anti­chars, de bombes avion, et mobilisé au plus fort de l’action 2 000 hommes à Tessalit. » Le bilan humain de cette bataille s’élèverait à deux tués et moins de 100 blessés côté Français, entre 200 et 300 morts côté djihadistes.

 

La vie reprend

 

 « Aujourd’hui, nous gardons environ 350 hommes à Tessalit. À cette heure, 150 sont en opération pour plusieurs jours dans la zone : ils marquent notre présence, rassurent la population, déminent le terrain. Nous avons encore du travail. Mais peu à peu, la vie reprend, les habitants retournent dans leurs villages. C’est un très bon signe pour l’avenir », conclut Bernard Barrera en regagnant son PC. Deux jours plus tard, le caporal-chef Stéphane Duval, engagé au nord de Tessalit, saute sur une mine posée par les djihadistes. Il est tué sur le coup. Deux de ses camarades sont grièvement blessés et rapatriés en France.

 

Tessalit and the Adrar des Ifoghas mountains source BBC

Tessalit and the Adrar des Ifoghas mountains source BBC

L’Adrar des Ifoghas, refuge et repaire

 

L’Adrar des Ifoghas est un massif montagneux situé dans le nord-est du Mali et le sud de l’Algérie. Il fait partie des principaux massifs montagneux du Sahara, avec l’Aïr, le Hoggar et le Tibesti. Il fait également partie de la zone d’évolution dénommée Azawad par les Touaregs.

 

La superficie du massif est de 250 000 km2  environ. La région est jonchée d’empilements granitiques sous la forme de blocs très érodés. Les vallées y sont larges et peu encaissées ; elles s’ouvrent à l’est sur la plaine du Tamesna, à l’ouest sur le fossé du Telemsi, au sud vers le bassin occidental de l’Azawagh et au nord sur le Tanezrouft.

 

Ce massif montagneux situé en plein cœur du Sahara accueille une importante population touarègue, les montagnes jouant dans le désert le rôle de « châteaux d’eau ». On y trouve de nombreuses gueltas (vastes cuvettes d’eau).

 

Les principales villes du massif ou de sa périphérie sont Kidal, chef-lieu de la 8e  région du Mali, Abeïbara, Aguel’hoc, Boughessa, Essouk et Tessalit.

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 11:45
Belgian donation to the Malian Armed Forces.

 

28 mai 2013 EUTM Mali

 

Belgium, one of the twenty-two members of the European Union supporting the European Union Training Mission in Mali, has made a donation to the Malian Armed Forces on Friday 24th  May during a ceremony which has taken place at the Malian Ministry of Defense in Bamako.

 

    The military equipment supplied by the Belgian Army included generators, operational assets (compasses and binoculars) and logistic items (camp beds, chairs and tables) which are going to be supplied by the Malian Armed Forces to furnish the next battalions which are going to be trained by EUTM at Koulikoro.

 

    The military ceremony was presided by the Malian Minister of Defense, General Yamoussa Camara, accompanied by the Joint Chief of Staff (CEMGA in the French abbreviation) of the Malian Armed Forces, General Dembelé, the Belgian Military Attaché representative of the Belgian Kingdom, Full Colonel Antonio Vitale and the Deputy Commander of EUTM Mali, Colonel Stefano Di Sarra.

 

     The Malian Minister of Defense Yamoussa Camara thanked this donation of the Belgian Army and its contribution to the recovery of the integrity of the Malian territory.

Inspecting the materials

Inspecting the materials

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 18:45
Projet d'attaque contre le Tchad depuis le Sud libyen

 

27 mai 2013 Romandie.com (AFP)

 

AGADEZ (Niger) - Les islamistes préparaient une attaque depuis le Sud libyen contre le Tchad parallèlement aux deux attentats suicide qui ont visé le nord du Niger la semaine dernière, a affirmé lundi le président nigérien Mahamadou Isssoufou.

 

Pour le Niger en particulier, la menace principale s'est déplacée de la frontière malienne vers la frontière libyenne. En effet je le confirme, l'ennemi qui nous a attaqués à Agadez et Arlit vient du Sud (libyen, ndlr), d'où parallèlement une autre attaque est préparée contre le Tchad, a-t-il déclaré lors d'une cérémonie d'hommage aux victimes de l'attentat d'Agadez perpétré le 23 mai par des groupes jihadistes.

 

Le chef de l'Etat, qui s'exprimait devant une délégation du Tchad, pays engagé comme le Niger au Mali voisin contre les jihadistes, n'a pas précisé si ce projet d'attaque avait été déjoué.

 

La situation au Mali, qui n'est qu'une conséquence de la crise en Libye, ne doit pas détourner la communauté internationale de son devoir de stabiliser la situation en Libye, (qui) constitue aujourd'hui le principal foyer de déstabilisation du Sahel, a-t-il estimé.

 

M. Issoufou avait déjà affirmé samedi que les auteurs des deux attentats suicide dont a été pour la première fois victime le Niger venaient du Sud libyen.

 

L'attentat d'Agadez, la grande ville du Nord désertique, et la fusillade qui a suivi ont fait le 23 mai à l'aube une vingtaine de morts, essentiellement des militaires nigériens, selon les autorités, qui ont aussi annoncé que huit assaillants avaient été tués.

 

Presque au même moment, à Arlit (plus de 200 km au nord), un autre attentat à la voiture piégée sur un site d'uranium d'Areva faisait un mort et 14 blessés parmi les employés nigériens du groupe nucléaire français. Deux kamikazes y ont trouvé la mort, selon Niamey.

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 17:45
Force africaine en attente  source diplomatie-presse

Force africaine en attente source diplomatie-presse

27 mai 2013 Romandie.com (AFP)

 

ADDIS ABEBA - Les dirigeants africains réunis en sommet à Addis Abeba ont annoncé lundi la création prochaine d'une force de réaction rapide, affirmant vouloir tirer la leçon de leur incapacité à intervenir militairement dans les récentes crises sur le continent, dont dernièrement celle du Mali.

 

Le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, président en exercice de l'Union africaine (UA), a fait état devant la presse d'une décision historique (du sommet) d'avoir une force de réaction rapide à laquelle de nombreux pays ont proposé de contribuer.

 

Une telle force serait opérationnelle immédiatement grâce aux contributions d'ores et déjà offertes par l'Afrique du Sud, l'Ouganda et l'Ethiopie, a précisé devant les journalistes Ramtane Lamamra, commissaire de l'UA à la Paix et la Sécurité. Les contributions en hommes, matériel et financement à cette force se feront sur une stricte base de volontariat, a-t-il ajouté.

 

La mise en place d'une telle force se veut une mesure provisoire en attendant que (le projet de) Force africaine en attente soit totalement opérationnelle, a poursuivi M. Lamamra.

 

Les dirigeants africains discutent depuis des années de cette Force africaine en attente (FAA), prévue dès la constitution de l'UA, mais sa mise en place, initialement prévue pour fin 2010 a été repoussée et n'interviendra au mieux qu'en 2015.

 

La nécessité, d'ici là, d'une force de réaction rapide est encore apparue lors de la crise au Mali, où la France a envoyé quelque 4.000 soldats pour repousser les milices islamistes qui avaient conquis le nord du pays, tandis que les pays africains peinaient pendant ce temps à apporter une réponse militaire immédiate.

 

L'Afrique aurait pu faire mieux, aurait pu agir plus vite et peut-être faire un effort significatif, pour faire en sorte qu'une contribution française ne soit pas indispensable, a relevé M. Lamamra.

 

Il est vraiment dommage que cinquante ans après notre indépendance, notre sécurité dépende à un tel point d'un partenaire étranger, a pouruivi le commissaire africain.

 

L'idée d'une telle force rapide a été avancée au cours du sommet de l'UA qui s'est achevé lundi par le président sud-africain Jacob Zuma, et l'Assemblée (des chefs d'Etat) a accepté, de nombreux pays se proposant de fournir des forces, à la fois des soldats et des forces de police, a précisé le Premier ministre éthiopien.

 

La Force africaine en attente doit compter à terme 32.500 membres, militaires ou civils, issus des cinq principales régions du continent. Mais les progrès ont été long depuis le lancement de cette idée il y a une dizaine d'années, et seules deux des cinq sections régionales envisagées pourraient être prochainement opérationnelles.

 

D'ici là, des crises, des changements inconstitutionnels de pouvoir, des violations massives des droits de l'Homme risquent de se produire ici ou là, donc si nous voulons être réalistes, nous ne pouvons pas attendre d'avoir l'outil parfait à notre disposition, a fait valoir M. Lamamra.

 

Présent samedi à Addis Abeba, le président français François Hollande a invité pour sa part les chefs d'Etat africains les 6 et 7 décembre à Paris pour un sommet destiné à discuter de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme en Afrique.

 

M. Lamamra a estimé que cette proposition était en soi positive, incontestablement, mais qu'il s'agira de bien préparer cette rencontre. Il s'agira de se mettre d'accord sur (...) la ligne directrice fondamentale selon laquelle l'Afrique a la responsabilité principale et que les partenaires internationaux se mobiliseront autour de l'Afrique, en soutien a l'Afrique, en appoint à l'Afrique dans la plus grande transparence, a-t-il ajouté.

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 16:45
L'UA veut une force de réaction rapide

27/05/2013 JDD

 

Les dirigeants africains réunis en sommet à Addis Abeba ont décidé de créer une force de réaction rapide chargée d'intervenir dans les conflits sur le continent, a annoncé lundi le président en exercice de l'Union africaine.

 

Le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn a fait état devant la presse "d'une décision historique (du sommet) d'avoir une force de réaction rapide à laquelle de nombreux pays ont proposé de contribuer".

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 11:45
photo EUTM Mali

photo EUTM Mali

26 mai 2013 EUTM Mali

 

Le mardi 21 mai 2013, le Secrétaire d’Etat pour la Défense du Royaume Uni, monsieur Philip Hammond, accompagné par le général Patrick Sanders, est venu à Koulikoro afin que lui soit présenter la mission EUTM Mali et pour rencontrer les formateurs britanniques.

 

Après avoir été accueilli par un piquet d’honneur des élèves officiers maliens, en dernière année de formation, et par le chef des écoles maliennes, il a eu un entretien avec le général Lecointre. Le général a ainsi pu présenter la mission d’entraînement de l’Union Européenne et échanger avec monsieur Hammond sur des sujets d’intérêt commun.

 

Le secrétaire d’état a ensuite répondu aux questions des journalistes qui l’accompagnaient dans ce voyage. Le major Simon Holden,chef du détachement UK, lui a alors présenté trois ateliers afin d’illustrer les savoir-faire enseigner par le détachement britannique : l’infanterie et l’artillerie (avec des mortiers).

 

Après une dernière photo collective, le Secrétaire d’Etat pour la Défense a remercié le général Lecointre et le colonel Paczka pour leur accueil et la qualité du travail accompli, puis il est retourné à Bamako.

Echanges clairs entre généraux  - photo EUTM Mali

Echanges clairs entre généraux - photo EUTM Mali

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 06:45
Défense: Fin de stage de formation des Fusiliers Commandos Marins (FUMACOS) de la Marine nationale ivoirienne

26 mai 2013 news.abidjan.net

 

Abidjan, 24 mai 2013 - Dans le cadre du renforcement des capacités des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), des éléments fusiliers commandos marins (Fumacos) viennent d’achever leur stage de formation sanctionné par un exercice militaire baptisé « Opération FOUDRE », qui a débuté à la base navale de LOCODJO pour s’achever dans les encablures de Vridi-AKO, à l’île BOULAY.

 

Le Contre-Amiral DJAKARIDJA KONATE, Commandant la Marine nationale ivoirienne (COMAR), vient d’organiser une cérémonie de fin stage des Fusiliers Commandos marins, à laquelle ont pris part des officiers supérieurs français dont le Colonel BRUNO-CLEMENT, Attaché de Défense de l’Ambassade de France près la République de Côte d’Ivoire, assisté du Lieutenant-Colonel DEZOTEUX.

 

Cette initiative du Commandement de la Marine nationale ivoirienne répond au souci du Contre-Amiral DJAKARIDJA KONATE, de tester la valeur physique et les capacités opérationnelles de cette Compagnie d’élites que constituent les FUMACOS.

 

Trois temps forts ont marqué cette cérémonie de fin stage de nos marins qui viennent d’accroître leurs connaissances pratiques et techniques dans les opérations d’embarquement ; de débarquement et de combats à terre.

 

En effet, l’opération amphibie a consisté à l’embarquement d’une section de soldats à bord du Chaland de Transport Maritime ‘’CTM TIAGBA’’, navire marin de transport d’engins lourds et semi lourds et de trois autres engins de transport de troupes, à la Base navale de LOCODJO. Trois pneumatiques de type zodiac commis à l’escorte jusqu’à l’étape de débarquement à l’île BOULAY.

 

Notons que la sécurisation du chaland de transport jusqu’au débarquement a été assuré par un détachement AMI.

 

Enfin, il a été donné d’apprécier au débarquement, l’articulation parfaite orchestrée par le premier bord pour la ‘’mise en garde des éléments’’. Il s’en est suivi la dernière étape d’embarquement à bord des véhicules de combat au sol, à destination de JACQUEVILLE de la troupe.

 

Tout est bien qui finit bien ; l’exercice militaire de fin stage de formation s’est achevé par la visite du Centre d’Instruction de l’île BOULAY.

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 05:45
photo EMA

photo EMA

26.05.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Le roulier MN Pélican qui a chargé une centaine de véhicules (dont des AMX-10RC et des VBCI) et deux fois plus de conteneurs à Abidjan, la semaine dernière, est attendu à La Pallice (port de La Rochelle). La cargaison du roulier y sera réceptionnée par les hommes du détachement local du 519e GTM (Groupe de Transit Maritime, basé à Toulon) dont une section avait été projetée à Abidjan.

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 11:45
3 mai 2013, 15h37, opération de reconnaissance, progression d’une colonne de véhicules des forces spéciales.

21.05.2013 Crédit : EMA/ECPAD

 

Cette opération de 14 jours dans la zone nord-est du Mali, menée par les forces spéciales, visait à poursuivre la destruction des groupes terroristes.

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 13:45
photo EMA

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25 May 2013 BBC Africa

 

France has begun a key stage of its military withdrawal from Mali, four months after sending troops to push Islamist rebels out the north.

 

A convoy of dozens of lorries left a base outside the capital, Bamako, on its way south to Ivory Coast.

 

France began withdrawing some of its 4,000 troops from the country in April.

 

They plan to gradually hand over to the Malian army and a UN peacekeeping force, which will deploy in July ahead of planned nationwide elections.

 

Saturday's withdrawal comes just two days after Islamist rebels targeted an army barracks and French-run uranium mine in neighbouring Niger, killing 21 people. French special forces helped Nigerien soldiers end a hostage siege at the barracks on Friday.

 

It is not known if the attacks will affect French troop deployments.

 

'Surplus to requirements'

 

The French intervention in Mali in January was prompted by Islamist rebels' increasing control of the north and their advance further south towards Bamako.

 

The militants had taken advantage of weak central government after a coup in March 2012 and the inability of Malian forces to secure territory. Major towns such as Gao, Kidal and Timbuktu fell, and a strict form of Islamic law was imposed.

 

Within weeks of launching their offensive, French and Malian soldiers, backed by fighter jets and helicopters, forced the rebels out of urban areas. However, some fighters retreated to hideouts in the mountains and desert, from where they have launched isolated attacks.

 

The BBC's Alex Duval Smith in Bamako says the French intervention has been immensely popular, and most Malians have dreaded the beginning of the withdrawal.

 

The convoy leaving Bamako for Abidjan is impressive in its size, but the French insist it is simply carrying equipment and vehicles that are surplus to requirements, our correspondent adds.

 

Tanks and most heavy patrol vehicles will remain in northern Mali for now.

 

France still has 3,800 troops in its former colony. It says their number will be down to 2,000 by September and 1,000 by the end of the year.

 

The United Nations' Multidimensional Integrated Stabilisation Mission in Mali (Minusma) is to be composed of 11,200 soldiers and 1,440 police officers. The force says it will be deployed to help establish stability and to rebuild the Malian armed forces.

 

Last week, more than $4bn (£2.6bn) was pledged at an international donor conference in Brussels to fund the Malian government's plan for a "total relaunch of the country".

 

It includes rebuilding government institutions, repairing damaged infrastructure, organising presidential elections, holding dialogue with rebel groups in the north and stimulating the economy.

photo EMA

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 12:45
photo EUTM Mali

photo EUTM Mali

25 mai 2013 EUTM Mali

 

Une formation militaire d’un bataillon appelé à monter sur la ligne de front ne pouvait s’envisager sans des séances de tirs. Or, le champ de tir de TIENTIENBOUGOU, des écoles militaires maliennes, se situe à une vingtaine de kilomètres de piste, soit 45 minutes de pick-up, du camp de Koulikoro. L’utilisation de ce champ de tir présentait deux difficultés majeures pour le bataillon malien. Tout d’abord, la distance et les problèmes logistiques associés (Véhicules, carburant, …). Mais aussi, en saison des pluies, la piste pour y parvenir pourrait rapidement devenir totalement inutilisable.

 

Devant ces difficultés, EUTM Mali a décidé d’apporter son soutien aux armées maliennes afin de réaliser un champ de tir plus proche et simple d’accès. Deux sites avaient été initialement reconnus, les autorités maliennes ont choisi les environs du village de TANABOUGOU pour accueillir cette infrastructure.

 

Sa réalisation a demandé 3 semaines de travaux. Il a fallu tout d’abord défricher et déboiser le terrain (350m*70m), le niveler, monter une butte de tir (6 m de haut), réaliser la route d’accès en latérite. Ce sont en tout 6 000 m3 de sable, terre et de latérite qui ont été bougés.

 

Il a fallu ensuite que les autorités maliennes définissent les règles d’utilisation du champ de tir en liaison avec EUTM Mali.  La gestion et l’emploi ont été confiés à la mission Européenne, le temps qu’elle existera.

 

C’est donc le Lundi 6 Mai 2013 que s’est déroulé le 1er tir du bataillon WARABA.

 

Reportage photo

photo EUTM Mali

photo EUTM Mali

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 12:45
Frégate type La Fayette (FLF) Guépratte

Frégate type La Fayette (FLF) Guépratte

24/05/2013 Sources : EMA

 

Le 14 mai 2013, la frégate type La Fayette (FLF) Guépratte a quitté le port de Djibouti pour rejoindre l’opération européenne de lutte contre la piraterie Atalante. A cette occasion, elle a mené une succession d’exercices en mer avec toutes les composantes des forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj).

 

Dès l’appareillage de la frégate, des exercices ont été menés avec les fusiliers marins du groupe d’intervention et de renfort (GIR) qui assurent la protection des bâtiments à quai et lorsqu’ils quittent le port.

photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

Peu de temps après avoir atteint la pleine mer, l’alerte aérienne a été déclenchée à bord du Guépratte, 4 chasseurs ayant été détectés en approche à grande vitesse du bâtiment. Quatre Mirage 2000D de l’escadron de chasse 3/11 Corse, stationnés sur la base aérienne 188 (BA188) ont effectué plusieurs passages pour entrer dans la zone de défense aérienne du bâtiment. A l’issue de cet exercice de défense aérienne (air defense exercise - ADEX), un hélicoptère Puma du détachement de l’aviation légère de l’armée de Terre (DETALAT) s’est entraîné à effectuer des manœuvres de Touch and go (TAG) en multipliant les appontages-décollages sur la plateforme du Guépratte. Cet exercice permet aux pilotes de s’entraîner à effectuer cette délicate  manœuvre sur un bâtiment en mouvement.

photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

Ces entraînements organisés avec les FFDj et les bâtiments de la Marine nationale en escale contribuent à renforcer l’interopérabilité entre les trois armées et à améliorer les compétences à travers le partage des expériences et l’apprentissage des savoir-faire.

 

Actuellement, la frégate Guépratte est déployée avec la frégate de surveillance (FS) Nivôse et un avion de surveillance maritime Falcon 50 au sein de l’opération Atalante. Cette opération a pour mission d’escorter les navires du Programme alimentaire mondiale (PAM), de participer à la sécurité du trafic maritime et de contribuer à la dissuasion, à la prévention et à la répression des actes de piraterie au large des côtes somaliennes. La France participe à l’opération Atalante avec le déploiement permanent d’au moins une frégate de la marine nationale. Le dispositif peut être renforcé ponctuellement par un avion de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL 2) ou de surveillance maritime Falcon 50 ou par un avion E3F.

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 11:45
La RDC et la Zambie décident de renforcer la sécurité le long de leur frontière commune

24 mai, 2013 Radio Okapi

 

La RDC et la Zambie se sont engagées jeudi 23 mai, à Lubumbashi (Katanga), à renforcer la coopération entre leurs services de défense et sécurité pour combattre la contrebande et le vol de véhicules le long de leur frontière commune. Les deux pays en sont convenus à l’issue de la 8è session de leur commission permanente mixte. Ils ont également décidé de travailler ensemble pour examiner la question des 14 000 réfugies et 15 000 demandeurs d’asile congolais qui séjournent sur le territoire zambien.

 

Le ministre zambien de la Défense, Joffrey Bwalya Mwamba, a indiqué que la mise en pratique de ces résolutions permettra de mettre fin au problème de sécurité qui concerne ces deux pays.

 

«Le but de cette commission permanente mixte est de s’assurer que la paix et la stabilit sont garanties dans les deux pays et le long de notre frontière commune», a-t-il souligné.

 

De son côté, le ministre congolais de l’Intérieur, Richard Muyej Mangez, a exprimé la volonté de la RDC d’appliquer les résolutions issues de cette bipartite.

 

La police de migration de la Zambie avait arrêté, début avril dernier, trente-deux commerçants congolais en séjour irrégulier dans la localité de Mining Stone en Zambie, frontalière de Kasumbalesa.

 

Le chef de poste de la Direction générale des migrations (DGM) à Kasumbalesa (Katanga), Hilaire Longeli, avait indiqué que certaines femmes, parmi ces trafiquants, ont été arrêtées avec leurs bébés.

 

L’Association des commerçants transfrontaliers (ACT) ont dénoncé le fait que ces Congolais aient passé une heure dans le conteneur de la police de migration zambienne, avant d’être transférés à chilabombwe, ville zambienne située à 30 km de Kasumbalesa.

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 20:38
photo EMA

photo EMA

24 mai 2013 à 14:11 liberation.fr (AFP)

 

Les forces spéciales françaises sont intervenues vendredi matin à Agadez, dans le nord du Niger, pour y faire cesser la prise d’otages qui avait démarré jeudi après un attentat suicide, a annoncé le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

 

Le ministère de la Défense a précisé à l’AFP que l’assaut avait fait au moins deux morts dans le camp des «terroristes» preneurs d’otages.

 

«L’assaut s’est déroulé vendredi à l’aube», a-t-on assuré, alors que le ministre nigérien de la Défense, Mahamadou Karidjo, avait affirmé que l’opération s’était achevée jeudi soir.

 

«A l’heure où je vous parle, la situation est stabilisée, en particulier à Agadez, où nos forces spéciales sont intervenues en soutien des forces nigériennes à la demande du président (nigérien Mahamadou) Issoufou», a indiqué M. Le Drian, interrogé à la mi-journée par BFMTV, après un discours du président François Hollande devant l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) à Paris.

 

«L’objectif (des terroristes, ndlr) était que le Mali devienne un sanctuaire islamiste, ça ne le sera pas. Il faut maintenant éviter qu’il y ait, soit au Nord-Niger, soit dans une partie du Tchad, des risques identiques», a-t-il conclu, qualifiant la région du Sahel de «zone d’instabilité».

 

La veille, M. Hollande avait déclaré que Paris appuierait «tous les efforts des Nigériens pour faire cesser la prise d’otages» à Agadez et «anéantir» le groupe qui a porté les attaques contre un camp militaire et un site d’Areva à Arlit (nord).

 

«Il ne s’agit pas d’intervenir au Niger comme nous l’avons fait au Mali, mais nous aurons la même volonté de coopérer pour lutter contre le terrorisme», avait déclaré le chef de l’Etat, en marge d’une visite à Leipzig, en Allemagne.

 

Vendredi, M. Hollande a une nouvelle fois condamné les deux attentats suicides, voyant dans les actes terroristes perpétrés jeudi au Niger «une preuve supplémentaire» de la nécessité de soutenir l’Afrique contre le terrorisme.

 

Les deux attentats ont été revendiqués par les islamistes du Mujao et «supervisés» par le jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar, selon un porte-parole de son groupe. La formation de Belmokhtar a menacé de lancer de nouvelles attaques au Niger, dans un communiqué mis en ligne vendredi par des sites islamistes.

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 16:45
SU-25 Ukrainien avec une partie de l'armement qu'il peut emporter (crédit : Wikimedia)

SU-25 Ukrainien avec une partie de l'armement qu'il peut emporter (crédit : Wikimedia)

 

24 Mai 2013 par La Rédaction - enderi.fr

 

L’Ukraine a récemment vendu au Niger deux SU-25 Frogfoot, tirés de ses stocks de guerre froide. La France, qui aurait participé au financement de cet achat conséquent pour un pays comme le Niger, voit d’un très bon œil le renfort de moyens aériens locaux dans sa lutte sahélienne contre les mouvances terroristes, particulièrement dans le contexte des attaques sur les sites d’Areva.

 

Les deux avions font la fierté de la petite mais vaillante armée de l’air nigérienne, qui jusque là ne comptait que quelques avions de transports et quelques hélicoptères de manœuvre. Les deux SU-25 (portant les numéros d’immatriculation 5U-MCC et 5U-MCF, 5U étant le préfixe OACI du Niger naturellement) seront les premiers véritables avions de chasse de cette armée de l’air. Ils sont vraisemblablement arrivés au Niger en février, car les premières informations à leur sujet remontent à cette date. Ils ont très certainement été livrés début février en toute discrétion, sous la forme de kits apportés par avions gros porteurs, en même temps que l’outillage et les pièces nécessaires à la maintenance. Ces avions proviennent sans doute de la 4070ème Base de Réserve ukrainienne qui, jusqu’à une date récente, stockait sous cocon une trentaine de SU-25 en version de base.

Quelques exemplaires de cette version originelle du SU-25, aussi appelée Frogfoot-A en codification OTAN, ont déjà été vendus par l’Ukraine à la Macédoine (4 appareils en 2001, dont 1 SU-25UB biplace), à la Guinée équatoriale (4 exemplaires entre 2007 et 2009 dont 2 SU-25UB) et au Tchad (6 ou 7 exemplaires entre 2008 et 2010 dont au moins 2 SU-25UB). Les appareils destinés au Niger ont d’abord suscité l’intérêt de la République Démocratique du Congo en 2012, qui a finalement renoncé à l’achat et créé une opportunité pour le Niger. Bien que cet investissement ait été qualifié « d’urgent » par le Niger, il n’a pas de lien avec l’offensive terrestre française au Mali, état donné que la commande a été passée à l’été 2012. Par contre, il découle directement de l’aggravation de la situation sécuritaire au Mali dont la France continue de faire les frais à travers les otages enlevés sur le site d’Arlit il y aura bientôt trois ans. A l’instar de ce qui se passe chez les autres clients du SU-25 en Afrique, le Niger va très probablement confier le pilotage et l’entretien de ces avions à des contractors ukrainiens, connus pour officier de la même façon au Tchad ou en Guinée équatoriale. Mais à la différence du Tchad, où des pilotes tchadiens sont formés à prendre la relève des pilotes ukrainiens, le Niger ne dispose pas de version biplace permettant une formation dans de bonnes conditions. Les avions nigériens vont donc rester vraisemblablement longtemps entre les mains de mercenaires coûteux, peu prompts à prendre des risques et dont le comportement au combat peut être sujet à caution.

Mais malgré les réticences que peut susciter l’emploi de mercenaires, le Su-25 est probablement le meilleur choix possible pour une armée africaine. C’est un avion rustique spécialisé dans l’attaque au sol et l’appui des forces terrestres. Il est le pendant russe de l’A-10 américain, bien que son design et sa masse le rapproche plus de l’YA-9 de Northrop, concurrent malheureux de l’A-10 lors de l’appel d’offre. La ressemblance est d’ailleurs suffisamment prononcée pour se demander s’il n’y a pas eu migration discrète des schémas de l’YA-9 de l’autre côté du rideau de fer. Quoiqu’il en soit le SU-25 est un biréacteur subsonique, avec environ 800 km de rayon d’action (à pleine charge avec deux réservoirs supplémentaires), ce qui est relativement faible notamment dans les immensités sahéliennes. Ce rayon d’action limité est compensé par la facilité avec laquelle l’avion peut être déployé sur des pistes sommaires avancées, avec un minimum de logistique : sur de courtes périodes, le SU-25 ne nécessite pas d’infrastructures particulières, à part une piste d’une longueur suffisante. Une équipe d’une demi-douzaine de mécaniciens, équipée d’un outillage rudimentaire et de quelques pièces détachées permet une utilisation opérationnelle de plusieurs semaines sur des bases sommaires. En termes d’armement, le SU-25 est équipé du redoutable canon GSh-30-2, canon de 30 mm automatique à deux tubes fixes, mais avec la particularité d’avoir une seule culasse. Ce canon tire toutes les munitions en calibre 30x165mm, dont certaines contiennent de l’uranium appauvri. Il se retrouve également sur les MI-24P, facilement reconnaissable du fait des deux tubes visibles sur le côté droit du fuselage. Il est également réputé pour être particulièrement rustique. Bien que pouvant tirer quasiment aux mêmes cadences que le canon GAU-8A de l’A-10 des munitions aux effets équivalents, on notera qu’il pèse 20 fois moins lourd : à peine 115 kilos hors munitions. Avec 4 tonnes de charge utile réparties sur 11 points d’emport, le SU-25 peut embarquer une bonne partie de l’inventaire soviétique des munitions air-sol, mais il est utilisé de manière privilégiée en Afrique avec des bombes lisses de 250 ou 500 kg de type RBK ou OFAB (voir article sur les bombes syriennes pour plus de détails sur les bombes russes). Ce sont des munitions non guidées, à effet de zone ou effet de souffle. Aucun détail n’a pour l’instant filtré sur les munitions que pourraient emporter les SU-25, sachant que les Nigériens ne dispose pas de stocks de telles armes, en théorie, n’ayant eu jusque là aucun aéronef pour en utiliser.

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