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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 19:54

Aeroport GAO source RN

 

Mis à jour le 27/01/2013 à 18:10 Par Tanguy Berthemet envoyé spécial à Sévaré – LaFigaro.fr

 

Le ministère français de la Défense assure même que le maire de la ville, jusque-là réfugié à Bamako, a regagné la localité.

 

L'offensive des forces maliennes et françaises a atteint son premier objectif. Samedi, le ministère français de la Défense a annoncé que les forces coalisées avaient repris le contrôle de Gao. Cette ville, au nord-est du Mali, était l'un des bastions des islamistes, avec Tombouctou et Kidal.

 

Dans un communiqué, le ministère a affirmé que «dès ce samedi soir, Sadou Diallo, le maire de Gao réfugié à Bamako, a pu regagner sa ville, accompagné par le colonel Dako».

 

Selon le ministre, le contingent malien, soutenu par des troupes spéciales françaises, s'était plus tôt rendu maître de deux points clefs de la cité: l'aéroport, situé à sept kilomètres du centre, et le pont enjambant le Niger. Dans la foulée, aucun combat n'avait été rapporté. «Il n'y a pas de combat à proprement parler», a précisé un porte-parole de l'état-major, «mais sporadiquement, des opérations de harcèlement avec des éléments terroristes qui ouvrent le feu sur nos positions après s'être abrités dans des zones urbaines». Un habitant de Gao, joint sur un téléphone satellite, assurait que la ville était calme. «Pour l'instant on n'entend rien.»

 

Les combattants du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), qui avaient fait de Gao leur capitale, s'étaient faits très discrets depuis le début des bombardements par l'aviation française. Pour se protéger, ils avaient choisi de quitter les quartiers urbains pour se cacher dans la brousse à la périphérie. «Mais certains soldats sont toujours là. Ils sont dans les maisons et d'autres reviennent pour se ravitailler», détaillait, il y a quatre jours, un résident en fuite. Une source militaire française assurait que le gros des troupes aurait cependant quitté la zone pour remonter plus au nord, autour des villes de Tombouctou et Kidal. Samedi, selon l'Agence France-Presse, le Mujao, qui détient en otage le Français Gilberto Rodriguez Leal depuis novembre, expliquait vouloir engager des pourparlers. «Le Mujao est prêt à négocier la libération de l'otage Gilberto. Nous voulons négocier», a déclaré Walid bu Sarhaoui, un porte-parole du mouvement.

 

Un retour des islamistes dans cette région presque impossible

 

Pour l'état-major malien, la prise de Gao représente une étape importante. Elle scelle le contrôle de la rive sud du fleuve, première partie de la reconquête du Mali. La mainmise sur le pont de Wabary, l'un des deux ouvrages stratégiques franchissant le Niger en aval de Bamako, rend désormais presque impossible un retour des islamistes dans cette région.

 

Pour reprendre totalement la ville, les Maliens et les Français pourront compter sur l'appui des soldats nigériens cantonnés à la frontière, à 300 kilomètres de Gao. Un millier de militaires tchadiens ont également été déployés au Niger. Une partie de ces troupes a été parachutée sur l'aéroport de Gao, et se déploie dimanche matin dans la ville.

 

Le soutien pourrait aussi venir des Français, dont un important détachement, est arrivé samedi matin à Douentza et à Hombori, à 250 kilomètres à l'est. Douentza est un verrou qui contrôle la route sud de Tombouctou. En parallèle, un autre bataillon français progresse depuis Diabali en direction de Tombouctou.

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 12:39

Aeroport-GAO-source-RN.jpg

 

MOSCOU, 26 janvier - RIA Novosti

 

L'armée malienne et le contingent français ont pris samedi l'aéroport international de Gao considéré comme un bastion des islamistes qui occupent le nord du Mali, ont annoncé les médias internationaux.

 

Les forces maliennes et françaises contrôlent actuellement deux sites d'importance stratégique: l'aéroport international situé à 1.200 km au nord-est de Bamako et le pont Wabary sur le Niger.

 

Un groupe islamiste a annoncé samedi matin qu'il était prêt à négocier la libération d'un otage français enlevé en novembre 2012 dans l'ouest du Mali.

 

La situation dans ce pays africain s'est considérablement dégradée ces dernières semaines suite aux attaques lancées par les islamistes contre les troupes gouvernementales dans les régions centrales du Mali. Le 10 janvier, un contingent français fort de 1.400 hommes est arrivé à Bamako pour appuyer l'armée malienne dans sa lutte contre les islamistes. Depuis, les effectifs français au Mali ont été portés à 2.000 personnes. L'opération baptisée Serval réunit également les militaires des pays membres de la Communauté économique de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO).

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 12:37

Rafale point-de-situation-du-15-janvier-2012-1

 

WASHINGTON, 27 janvier 11h07  - RIA Novosti

 

Le Pentagone a accepté de ravitailler en vol les avions de combat français intervenant au Mali, a fait savoir l'armée américaine dans un communiqué de presse diffusé samedi soir.

 

Selon le porte-parole du Pentagone George Little, les forces armées françaises ont demandé à l'administration Obama de mettre ses avions-ravitailleurs à la disposition des appareils français opérant au Mali. Le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta a pris la décision d'approuver cette requête, a indiqué le porte-parole.

 

Les Etats-Unis, ainsi que certains pays européens et africains apportent leur soutien aux forces françaises en mission au Mali. Ainsi, la Grande-Bretagne a mis à la disposition de la France des avions de transport tactique et stratégique, tandis que les Etats-Unis fournissent à Paris un soutien en matière de renseignements à l'aide de leurs satellites. L'Allemagne pour sa part étudie à présent la possibilité d'octroi de l'aide logistique, humanitaire et médicale aux forces françaises.

 

Au 16ème jour de l'intervention française au Mali, les militaires français et maliens se sont emparés samedi du bastion islamiste de Gao, la principale ville du Nord du pays, marquant ainsi un tournant majeur dans la lutte contre les islamistes armés.

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 12:32

Ravitaillement en vol d'un Rafale

 

27 janvier 2013 à 07:09 Guysen International News

 

Les Etats-Unis ont accepté de ravitailler en vol les avions français qui participent à l'intervention au Mali, a annoncé le Pentagone. Cette décision, prise à la demande de la France, donne une nouvelle dimension à l'implication américaine au Mali, qui était limitée jusqu'ici au partage d'informations et à la fourniture d'un soutien logistique pour transporter une unité française d'infanterie mécanisée au Mali.

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 12:27

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130126-point-de-situation-25-26/serval-24-26-janvier-4/2152586-1-fre-FR/serval-24-26-janvier-4.jpg

photo EMA

 

27.01.2013 09h34 Romandie.com (ats)

 

L'aviation française a bombardé des positions islamistes à Kidal et sa région, dans l'extrême nord-est du Mali. Elle a notamment détruit la maison du chef du groupe armé Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), a-t-on appris dimanche de sources concordantes.

 

Kidal et sa région sont le fief d'Ansar Dine. Dirigé par Iyad Ag Ghaly, ex-militaire et ex-figure des rébellions touareg des années 1990 au Mali, ce groupe est apparu au grand jour en 2012. Il a été renforcé par des combattants qui étaient des membres actifs de la branche maghrébine d'Al-Qaïda.

 

Kidal avait été la première ville conquise par les rebelles touareg et les groupes islamistes en mars 2012. Les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) avaient ensuite été évincés de la région par leurs anciens alliés.

 

Opération à Gao

 

Samedi, soldats français et maliens se sont emparé de Gao, autre bastion islamiste. Des soldats maliens, tchadiens et nigériens étaient en cours de déploiement dans cette ville, a annoncé dimanche le porte-parole de l'état-major des armées françaises à Paris.

 

Selon lui, les forces africaines ont été projetées par voie aérienne sur l'aéroport de Gao, pris dans la nuit de vendredi à samedi par les forces spéciales françaises.

 

"La prise de contrôle de Gao, qui compte 50'000 à 60'000 habitants, par les soldats maliens, tchadiens et nigériens est en cours", a précisé le porte-parole.

 

Aide américaine

 

Les Etats-Unis ont décidé de ravitailler en vol les avions français intervenant au Mali, a annoncé samedi l'armée américaine.

 

Outre les avions gros porteurs C-17, mis à disposition à titre gracieux, Washington fournit également à Paris un soutien en matière de renseignements à l'aide de ses satellites et vraisemblablement de drones.

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 12:26

Opération Serval

 

27 January 2013 updated at 10:48 GMT BBC Africa

 

French-led forces in Mali are advancing on the key northern city of Timbuktu, as they press on with their offensive against Islamist rebels.

 

On Saturday Malian and French forces seized Gao, another key northern city.

 

The advance comes as African Union leaders are meeting to discuss sending more troops to Mali.

 

Islamists seized the north of the country last year, but have been losing ground since French forces launched an operation earlier this month.

 

Late on Saturday French Prime Minister Jean-Marc Ayrault said Malian and French troops would arrive "near Timbuktu soon".

 

Overnight they secured Gao - northern Mali's most populous city- after special forces captured the airport and a strategic bridge to the south.

 

Most militants appear to have fled into desert hide-outs and the hunt for them may prove more difficult once all major towns are secure, says the BBC's Thomas Fessy in the capital, Bamako.

Troops from Niger and Chad are to assist Malian forces in further securing the town.

 

Also overnight, French forces bombed Islamist position in Kidal, Malian officials say.

 

An army source told AFP news agency that the home of the head of Ansar Dine, the main militant group in northern Mali, had been destroyed in a raid.

 

US refuelling


African Union leaders are holding a summit in Addis Ababa in Ethiopia, as members move to deploy troops to help the French-led operation there.

 

Outgoing AU chairman Boni Yayi on Sunday hailed France for its military intervention, saying it was something "we should have done a long time ago to defend a member country".

 

In a statement on Saturday, the AU said it wanted to make "an African Standby Force" operational in Mali soon.

African states have pledged nearly 5,700 troops to support French and Malian forces in their campaign. Only a small part of the African force has so far deployed.

 

Meanwhile, the US said it would provide mid-air refuelling for French warplanes. The Pentagon said it had also discussed plans for the US to transport troops to Mali from countries including Chad and Togo.

 

Some 3,700 French troops are engaged in Operation Serval, 2,500 of them on Malian soil.

 

France intervened in its former colony after Islamist launched a push to the south earlier this month. Paris said the whole of Africa, and even Europe, was under threat if the Islamist offensive succeeded.

 

As French and Malian troops moved into Gao, Malian officials spoke of scenes of joy, but also some looting.

 

Malian Foreign Minister Tieman Coulibaly said ahead of the summit in Addis Ababa: "This terrorist group intends to spread its criminal purpose over the whole of Mali, and eventually target other countries."

 

The AU has recommended civilian observers monitor the human rights situation in the areas which have come back under the control of the Malian government.

 

Human rights groups have accused the Malian army of committing serious abuses.

 

Islamist groups and secular Tuareg rebels took advantage of chaos following a military coup to seize northern Mali in April 2012. But the Islamists soon took control of the region's major towns, sidelining the Tuaregs.

 

map
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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 09:00

BPC Mistral photo Marine Nationale

 

25 January 2013 by defenceWeb

 

Two French Navy ships, Nivôse and Mistral, will arrive in Cape Town at the end of the month and early February for brief visits.

 

The surveillance frigate Nivôse will stop in Cape Town from January 31 to February 4, as part of its mission in the French and Australian Southern and Antarctic Areas, according to the French Consulate of Cape Town. Nivôse will be docked at Cape Town’s V&A Waterfront.

 

Nivôse is stationed at Reunion. She carries out patrols in the Indian Ocean and in the Southern and Antarctic Lands, patrolling overseas maritime areas under French sovereignty and in the deep sea to protect France’s interests.

 

She is equipped with a Eurocopter Panther helicopter and is armed with MM38 Exocet missiles, a 100 mm and two 20 mm guns. The 93.5 metre long vessel is powered by four 2 200 hp diesel engines and three diesel generators and has a crew of 15 officers, 61 petty officers and 21 seamen. The captain is Samuel Majou. Nivose is one of six ships of her class.

 

In accordance with a treaty between Australia and France, Nivôse takes part in a cooperative fishing police and surveillance operation French and Australian economic areas and every year Australian Customs Officers and Australian Fisheries Management Authority (AFMA) Fisheries Officers embark on board Nivôse. In addition, Nivôse supports the scientific missions based on Kerguelen, Crozet and Saint Paul French Austral islands.

 

As fighting piracy has become a major issue, the French frigate was the first warship to participate to the European Union Operation Atalanta in the Indian Ocean. Since 2008, Nivôse has caught more than 80 suspected pirates.

 

Nivôse also bolsters bilateral relations with regional powers through port visits and joint maritime exercises, such as Oxide with the South African Navy in 2011.

 

The other vessel to visit South Africa will be FNS Mistral, an amphibious assault vessel, which will arrive in Cape Town on February 5.

 

Mistral-class ships are able to carry up to 16 helicopters. Their landing barges and hovercraft allow vehicles, tanks and soldiers to be deployed to shore. Mistral is one of three in service and was commissioned in 2006.

 

Mistral’s sister ship Dixmude visited Cape Town in May last year, accompanied by the anti-submarine frigate FS Georges Leygues.

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 21:57

Opération Serval

 

26/01/2013 18 :39 Ministère de la Défense

 

Les forces françaises sont parvenues à saisir cette nuit la zone de l’aéroport de Gao ainsi que le pont sur le fleuve Niger. Plusieurs groupes terroristes ont combattu les forces françaises intervenant en soutien de l’armée malienne. Leurs moyens mobiles et plusieurs sites logistiques leur appartenant ont été détruits.

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian adresse ses plus vives félicitations aux militaires français ayant rempli ces dernières heures avec succès la mission qui leur a été confiée. Leur détermination, leur courage et la qualité de leur préparation ont permis de mener à bien cette opération complexe au nord-est du Mali, décidée par le président de la République pour libérer Gao des groupes terroristes djihadistes.

 

Le dispositif militaire sur la zone de Gao se renforce aujourd’hui avec l’engagement de militaires maliens et d’une unité du sous-groupement tactique interarmes. Des contingents africains, formés de militaires nigériens et tchadiens, arrivent sur zone pour prendre le relai de nos forces. Les armées africaines et malienne devront sécuriser la région de Gao et ses habitants, progressivement libérés du risque terroriste.

 

Le rétablissement des pouvoirs réguliers à Gao suppose de mettre hors d’état de nuire les terroristes djihadistes et de permettre le bon fonctionnement des autorités locales. Ainsi dès ce soir, Sadou Diallo, le maire de Gao réfugié à Bamako, a pu regagner sa ville accompagné par le colonel Dako.

 

3700 militaires français sont aujourd’hui engagés dans l’opération Serval, dont 2500 sur le territoire malien. Les contingents africains de la MISMA et tchadien atteignent désormais un effectif de plus de 1900 militaires.

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 21:55

operation-serval-4

 

26.01.2013 Par Frédéric Lert (FOB)

 

Le ministère de la Défense l’annonce en milieu de journée ce 26 janvier : les forces françaises de l’opération Serval ont « saisi la zone de l’aéroport et le pont de Gao ». Gao est la principale ville dand le nord est du Mali, à 150km de la frontière avec le Niger et le pont dont il est question enjambe le fleuve Niger au sud de la ville, sur la route reliant Mopti à Gao.  Le communiqué ajoute que « Les terroristes djihadistes qui ont affronté les armées malienne et française ont vu le nombre de leurs moyens mobiles et de leurs sites logistiques détruits ». On ne sait par contre pas quels moyens ont été engagés : hélicoptères du GAM, du 4ème RHFS en provenance  du Niger, colonne motorisée remontant de la région de Mopti ? Ou certainement un peu tout à la fois… Le SGTIA établi dans la région de Mopti avait été renforcé ces derniers jours par des éléments en provenance de Markala et des journalistes présents sur place avaient noté des déplacements de troupe françaises vers le nord ces dernières heures. On sait par ailleurs que des bombardements aériens avaient eu lieu ces dernières 48 heures dans la région de Gao, avec l’intention de réduire la volonté de résistance de l’adversaire et de détruire ses stocks logistiques.

 

En début de soirée, le ministère de la Défense semble préciser que Gao a été libérée des éléments islamistes, le maire de la ville revenant dans les fourgons de l’armée malienne pour reprendre ses fonctions. Autre précision apportée, l’attaque sur Gao aurait été conduite de nuit, signe que les forces françaises auront sans doute joué un rôle déterminant. Le dernier communiqué français précise que « des groupes terroristes  ont combattu les forces françaises intervenant en soutien de l’armée malienne », ce qui signifie un engagement direct des militaires français. On ignore s’il y a eu des pertes côté français. Les contingents nigérien et tchadien arriveraient maintenant sur place pour prendre le relais des troupes françaises dans la sécurisation de la ville.

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 21:52

Opération Serval

 

jan 26, 2013 Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2)

 

Les « forces françaises ont saisi la zone de l’aéroport et le pont de Gao, au nord-est du Mali » a annoncé le ministre de la Défense, JY Le Drian samedi matin (26 janvier). L’opération s’est produite dans la nuit de vendredi à samedi. La tenue de ces deux points était stratégique afin de garantir le ravitaillement des troupes françaises et maliennes comme l’arrivée de renforts africains. L’offensive se poursuit avec comme objectif la ville de Gao mais aussi Bourem, puis Tombouctou d’un coté, Kidal de l’autre. « Les terroristes djihadistes qui ont affronté les armées malienne et française ont vu nombre de leurs moyens mobiles et de leurs sites logistiques détruits » ajoute le communiqué. De source officielle, 3700 militaires français étaient samedi (26 janvier) engagés directement dans l’opération Serval, dont 2500 sur le territoire malien.

 

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 21:41

AvionC130-Spain-Vers-Dakar-source-Bruxelles2.jpg

 

Jan 26, 2013 Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2)

 

L’avion C-130 avec 30 premiers militaires de l’armée de l’air espagnole sont arrivés à 16h10 samedi (26 janvier) à l’aéroport de Dakar (Sénégal) . Une vingtaine de soldats devraient suivre dans le milieu de la semaine prochaine.

 

Suite de l’article

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 21:30

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130126-point-de-situation-25-26/serval-24-26-janvier-1/2152571-1-fre-FR/serval-24-26-janvier-1.jpg

 

26/01/2013 Sources : EMA

 

Au cours des dernières 36 heures, les forces engagées dans l’opération Serval ainsi que plusieurs unités maliennes ont conduit des opérations aéroterrestres qui ont permis de s’emparer de l’aéroport et du pont de Gao et de détruire plusieurs groupes terroristes.

 

Au cours d’une manœuvre aéroterrestre conduite par les forces spéciales et appuyées par les forces aériennes, la zone de l’aéroport de Gao ainsi que le pont sur le Niger ont été saisis cette nuit. Plusieurs éléments terroristes qui avaient pris à partie nos forces ont été détruits au cours de cette opération. Actuellement, le dispositif sur la zone de Gao se renforce avec notamment l’engagement de 350 militaires maliens et d’une unité du GTIA 21e RIMa par voie terrestre ainsi que par l’aéroportage de plusieurs véhicules. Après projection par avion de transport tactique, des unités tchadiennes et nigériennes doivent très prochainement rejoindre la zone de Gao.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130126-point-de-situation-25-26/serval-24-26-janvier-2/2152576-1-fre-FR/serval-24-26-janvier-2.jpg

 

Sur le fuseau ouest, les dernières 36 heures ont permis à un détachement constitué du GTIA 21e RIMa et d’unités maliennes, appuyé par le groupement aéromobile (GAM) de conduire une reconnaissance offensive de nuit de Diabali vers Léré, où plusieurs éléments terroristes étaient encore signalés il y a quelques jours. La progression est rendue difficile par l’état des pistes. Jusque là, le détachement engagé dans cette reconnaissance n’a pas rencontré de résistance.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130126-point-de-situation-25-26/serval-24-26-janvier-3/2152581-1-fre-FR/serval-24-26-janvier-3.jpg

 

Ces opérations aéroterrestres ont été précédées par une importante phase de frappes aériennes sur des objectifs autour de Gao et Tombouctou. Près d’une trentaine de bombes ont été larguées par les chasseurs sur des cibles terroristes au cours des deux nuits précédentes. Au total, ce sont près de 30 sorties aériennes qui ont été effectuées au cours des dernières 36 heures. Deux Rafale supplémentaires ont été déployés le 25 au profit de l’opération Serval et immédiatement engagés pour ces frappes. Actuellement, ce sont 14 chasseurs qui sont engagés dans les opérations aériennes.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130126-point-de-situation-25-26/serval-24-26-janvier-4/2152586-1-fre-FR/serval-24-26-janvier-4.jpg

 

Simultanément, la force poursuit son renforcement logistique et atteint désormais l’effectif de 2500 hommes engagés sur le sol malien. Une seconde antenne chirurgicale a été déployée sur Sévaré tandis que le GAM a terminé sa montée en puissance. Sur les dernières 36 heures, une dizaine de gros porteurs ont permis l’acheminement de fret et de matériel au profit de l’opération Serval. Enfin, les contingents africains de la MISMA et tchadien atteignent désormais un effectif de plus de 1900 hommes.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130126-point-de-situation-25-26/serval-24-26-janvier-5/2152591-1-fre-FR/serval-24-26-janvier-5.jpg

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 17:30

http://defense.blogs.lavoixdunord.fr/media/00/02/1325020930.JPG

 

25/01/2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. Défense globale

 

« La dernière étape avant le Mali. » Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, s’est rendu ce vendredi 25 janvier à la ZRA (Zone de regroupement et d’attengte) de Miramas et à la Base aérienne 125 d’Istres dans les Bouches-du-Rhône pour s’assurer du bon déroulement du transfert des hommes et des matériels vers le Mali. Actuellement, à la ZRA de Miramas, 640 soldats sont en attente d’un départ (ici, une compagnie du 1er RIMA d'Angoulême). Ce qui portera dans les prochains jours, la force française à 3 150 soldats. A la hauteur de l’ancienne Task Force La Fayette en Kapisa et Surobi en Afghanistan. Pour un terrain grand comme deux fois et demi la France…

 

La ZRA, qui peut héberger et maintenir en condition jusqu’à 1 300 soldats, 600 véhicules et 300 conteneurs en attente, tourne à plein par les temps qui courent (plus de mille soldats actuellement, 640 sur le départ pour le Mali). Sa proximité de la base d’Istres (15 km), de l’aéroport de Marignane, des ports de Toulon et même de Fos-sur-Mer, en fait « un carrefour stratégique », comme le dit le colonel Santoni, le chef du 503e RT (train) de Nîmes, également responsable de la zone (un ancien du CFT à Lille).

 

Sur les parkings de Miramas, patientent un impressionnant assortiment de véhicules militaires : PVP (petit véhicule protégé), blindés ERC 90, camions du génie, anti-IED (engins explosifs improvisés), de transport, de dépannage, du service des essences, des VAB sanitaires, des antennes chirugicales avancées…

 

Outre des médecins et des infirmiers, croisés à Istres dans un C17 américain prêt au décollage, les prochains à partir seront les 195 « tringlots » du 511e RT d’Auxonne près de Dijon. « On ignore encore où nous serons déployés mais nous sommes prêts », glisse un maréchal des logis chef souriant. La logistique arrive. Une priorité pour le déploiement.

 

Patientent, parfois depuis neuf jours, un escadron du 1er RIMA (infanterie de marine avec VBL Milan, VAB canon de 20 mm) d'Angoulême, une compagnie du 31e RG (génie) de Castelsarrasin, une autre du 126e RI (infanterie) de Brive, le BPIA de Chalon-sur-Saône (base pétrolière interarmées) et le 68e RAA (artillerie d’Afrique) de La Valbonne.

 

Déployée à Tora en Surobi pour le désengagement d’Afghanistan pendant trois mois cet été, cette batterie de 80 hommes (les artilleurs de l’arrière et les appuis au feu de l’avant) et quatre Caesar (canons sur camion, qui patientent au port de Toulon) attend depuis une semaine son ordre de départ. Parmi elle, le première classe Samuel, de Douai, engagé depuis deux ans et servant pièces d’artillerie. « C’est long mais nous sommes sereins, comme d’habitude, plaisante un autre. On verra bien comment ça se passe là-bas. »

 

Pendant ce temps-là, à la base aérienne d’Istres, le rythme n’est pas au ralenti mais poussé au maximum. Les aviateurs qui gèrent les expéditions de matériels sont aux taquets. Ce vendredi matin, trois C17, américain (à gauche), canadien et émirati, chargent à bloc des véhicules et des hommes (ici à droite, des officiers médecins). « La montée en puissance », comme le dit Jean-Yves Le Drian.

 

OL. B.

 

http://defense.blogs.lavoixdunord.fr/media/00/02/2546726273.JPG

 

NB :  on ne pouvait terminer ce bref déplacement sans taquiner deux secondes le ministre de la Défense et le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Ract-Madoux, qui se félicitaient de l'apport du C17 américain, prêté gracieusement par le gouvernement américain. L'avion rempli, prêt au décollage, les mécaniciens américains ont commencé à démonter un capot moteur du transporteur... Comme quoi, il n'y a pas que chez nous que ça arrive. Et que ça n'arrivera même plus quand l'A400M sera là !

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 17:30

Général Lecointre source B2

 

Jan 26, 2013 Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2, exclusif)

 

De retour de Bamako, le général Lecointre — qui va commander la mission de formation de l’armée malienne (EUTM Mali) — est venu devant les 27 ambassadeurs du COPS – le Comité politique et de sécurité – pour présenter un état de la situation et, surtout, répondre aux questions des ambassadeurs. Entamé à partir de 16h15, le point Mali a suscité plusieurs questions des ambassadeurs notamment sur les objectifs de la mission mais aussi sur les (possibles) exactions ou le respect des droits de l’Homme, ainsi que l’ont confié des participants à la réunion. A l’improviste, le général Lecointre a accepté de répondre à quelques questions de B2…

 

Suite de l’article

 

Le détail des formations, comment vont-elles se dérouler, la “force protection”, la suite de l’entretien sur le club de B2

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 14:39

Carte-Regionale-AQMI-344 2 0

 

26 janvier 2013 14h03 Romandie.com (AFP)

 

NIAMEY - Des troupes tchadiennes stationnées au Niger pour une possible intervention au Mali se sont positionnées samedi à Ouallam, à une centaine de km au nord de Niamey, s'approchant de la frontière malienne, a-t-on appris de source sécuritaire nigérienne.

 

Les Tchadiens sont arrivés sur le camp de Ouallam, a indiqué à l'AFP cette source.

 

Parallèlement, une partie des troupes nigériennes qui étaient cantonnées à Ouallam depuis plusieurs jours sont ressorties du camp en 4x4 avec des armes et se dirigent vers Niamey, a-t-elle affirmé.

 

Selon la même source, ces soldats nigériens pourraient être convoyés par voie aérienne à Gao, à une centaine de km de la frontière, l'un des bastions des islamistes armés dans le nord du Mali.

 

Les troupes du Niger et du Tchad doivent intervenir dans la zone de Gao (1.200 km au nord-est de Bamako), indiquaient cette semaine des sources militaires des deux pays.

 

Des soldats français et maliens ont pris samedi le contrôle de l'aéroport de Gao, selon le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et une source de sécurité malienne.

 

Samedi matin, un très important convoi de militaires tchadiens avait quitté le camp de la gendarmerie en périphérie de Niamey où ils étaient cantonnés et était parti en direction de Ouallam.

 

Ils étaient très nombreux, ils avaient des chars, des 4x4 surmontés d'auto-mitrailleuses, avait rapporté une source sécuritaire nigérienne.

 

Il n'y avait plus samedi matin de soldats tchadiens dans l'immense camp de gendarmerie en périphérie de la capitale, mais il y restait des véhicules pour le transport des munitions, selon une autre source sécuritaire.

 

Quelque 500 soldats tchadiens ont été récemment convoyés au Niger, sur les 2.000 promis par N'Djamena. Le contingent nigérien compte 500 militaires.

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 14:22

Opération Serval

 

26.01.2013 13h07 Romandie.com (ats)

 

Des soldats français et maliens ont pris samedi le contrôle de l'aéroport de Gao, un bastion islamiste situé à 1200 km au nord-est de Bamako, selon une source de sécurité malienne. Des troupes tchadiennes stationnées au Niger sont parties samedi par la route pour se rendre dans cette zone.

 

"Les forces maliennes et françaises sécurisent l'aéroport de Gao et le pont Wabary de Gao. Ces deux endroits stratégiques sont sous contrôle des forces malienne et française", a déclaré cette source à l'AFP. L'aéroport se situe à environ 6 km à l'est de Gao. Le pont est lui placé à l'entrée sud de la ville.

 

Gao, l'une des principales villes du Nord du Mali, est un bastion des islamistes du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao). Ce groupe a annoncé samedi matin à l'AFP qu'il était prêt à "négocier la libération" de l'otage français qu'il détient depuis deux mois.

Zone évacuée

 

La source de sécurité n'a pas fait état de combats. D'autres sources ont indiqué que la plus grande partie des combattants islamistes avaient évacué la ville ces derniers jours, remontant vers l'extrême-nord-est du Mali pour échapper aux frappes aériennes françaises.

 

Par ailleurs, des troupes tchadiennes stationnées au Niger sont parties samedi par la route vers Ouallam, à une centaine de km au nord de Niamey, région voisine du Mali où est cantonné un contingent nigérien, ont indiqué une source sécuritaire nigérienne et des riverains. Ces contingents devraient rejoindre Gao.

 

Les militaires tchadiens "étaient très nombreux, ils avaient des chars, des 4x4 surmontés d'auto-mitrailleuses", a indiqué une source sécuritaire nigérienne. Samedi matin il n'y avait plus de soldats tchadiens dans le camp de gendarmerie où ils étaient cantonnés ces derniers jours, mais il y restait des véhicules pour le transport des munitions, selon une autre source sécuritaire.

 

Quelque 500 soldats tchadiens ont été récemment convoyés au Niger, sur les 2000 promis par N'Djamena. Le contingent nigérien basé à Ouallam compte 500 militaires.

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 14:01

Opération Serval

 

Mis à jour le 26/01/2013 à 13:15 Le Figaro.fr avec AFP

 

Des soldats français et maliens ont pris aujourd'hui le contrôle de l'aéroport de Gao, un ville contrôlée par les islamistes située à 1200 km au nord-est de Bamako, indique une source de sécurité malienne.

 

"Les forces maliennes et françaises sécurisent l'aéroport de Gao et le pont Wabary de Gao. Ces deux endroits stratégiques sont sous contrôle des forces malienne et française", a déclaré cette source à l'Agence France Presse.

 

L'information a été confirmée par le ministère français de la Défense.

 

L'aéroport se situe à environ 6 km à l'est de Gao. Le pont est lui placé à l'entrée sud de la ville. Gao, l'une des principales villes du Nord du Mali, est un territoire des islamistes du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao).

 

La source de sécurité n'a pas fait état de combats. D'autres sources ont indiqué que la plus grande partie des combattants islamistes avaient évacué la ville ces derniers jours, remontant vers l'extrême-nord-est du Mali pour échapper aux frappes aériennes françaises.

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 11:34

Opération Serval

 

01.25.1312:25 PM By David Axe - wired.com/dangerroom 

 

Jet fighters, armored vehicles and high-tech helicopters may have hogged the media spotlight, but in the 2-week-old international campaign to recapture northern Mali from Islamic militants, secretive special operations forces are doing much of the heavy lifting.

 

French and British commandos are reportedly on the ground in Mali, leading Malian troops and calling in air strikes by French Mirage and Rafale fighters. Meanwhile Algerian special troops, on standby to rescue hostages in neighboring Mali, also pulled off the ballsy, and bloody, liberation of an Algerian oil facility seized by militants allegedly in retaliation for the intervention in Mali.

 

It’s less clear what, if any, role U.S. special operations forces are playing. Prior to last year’s political upheaval in southern Mali, which presaged the Islamists’ capture of the north, American commandos worked closely with the Malian military. Officially, the U.S. troops evacuated after a military coup in March, but a fatal accident occurred shortly after the official departure — raising questions about whether the U.S. Special Operations Command is really done with Mali. 

French special operations forces arrived in Mali soon after the Jan. 11 opening battle in the town of Konna, in which Mirage planes and Gazelle helicopters based in nearby Chad and Burkina Faso blunted an advance by hundreds of militants traveling in as many as 200 vehicles.

 

Paris’ commandos came with Patsas light armored vehicles and Caracal and Gazelle copters of their own, according to Joseph Henrotin, a French analyst and military academy instructor. “They are engaged in recon and combat operations,” Henrotin tells Danger Room. French army operations in Mali are depicted in the official video release above.

 

But the French special troops are not fighting door to door, Henrotin says. Instead the commandos are advising, commanding and supporting Malian soldiers as they handle most of the direct combat. In that way the commandos are essentially the glue holding together the poorly-trained, under-equipped Malian army.

 

In the first confrontations with the Islamists, many Malian troops deserted. “When the first French troops arrived, everything changed,” Malian Capt. Cheichne Konate told Agence-France Presse. “They helped us to reconstitute the defense formations. The men who had left returned. Without them it would be over for us.”

 

French air controllers, which in the U.S. are considered special operations forces, have also coordinated the aerial bombardment, helping fighter pilots spot targets on the ground.

 

These “Tactical Air Control Parties,” as they’re known, are a relatively new specialty for the French. “Since 2001, a lot of progress has been made in terms of TACP development, training and equipment,” Henrotin says. Four years ago, Paris acquired its first handheld Remote Video Terminals that allow ground troops to exchange video directly with drones and pilots in the air.

 

The U.K., too, has deployed a small number of special operations forces to Mali, The Guardian reported. The British commandos are part of a team of military and intelligence personnel working alongside French commanders and are not doing any actual fighting, The Guardian claimed.

 

Likewise, Algeria’s commandos are engaged only on the periphery of the French intervention. After militants kidnapped seven of Algiers’ diplomats in the northern Malian city of Gao last April, Algerian special troops went on a “war footing” on their side of the border, ready to launch a rescue, according to French analyst Eric Denécé.

 

But the Mali rescue never happened, and when Algerian special operations forces swung into action, it was on home soil. Last week, militants based in Mali seized a natural gas facility in remote eastern Algeria, taking hostage hundreds of Algerian and foreign workers, including Americans.

 

Commandos led a rescue effort on Saturday. When the smoke had cleared, 29 militants and 37 hostages lay dead, the latter either executed by the terrorists or killed in the crossfire. Governments protested the hostages’ deaths, but Denécé said it was wrong to blame the commandos, who have been battling militants on their own doorsteps for 20 years and take for granted a high death toll. “This is a different psychology, that of a country that has experienced two decades of bombings and terrorist massacres.”

 

If the U.S. has its own special operations forces in Mali, it’s not saying. In years past, U.S. Special Operations Command frequently sent commandos to the West African country in order to train Malian troops. But the U.S. government announced that relationship ended in March of last year, after the very Malian army officers the U.S. trained toppled the democratically elected government, which began a chain of woes that led to the Islamists’ capture of the north.

 

“The Department of Defense’s Defense Security Cooperation Agency received a memorandum from the State Department dated 19 April notifying the DoD of the coup designation and the termination of all military assistance programs,” Col. Tom Davis, spokesman for U.S. Africa Command, said in a statement. “Upon receiving this notification from State Department [sic], we began arranging the departure of personnel and equipment from Mali.”

 

According to The Washington Post, the U.S. had already ended all training and civil-affairs efforts in Mali by the end of March, before the State Department notification. But some special troops were still in the capital of Bamako on April 20, the day after the order to depart. That night, three American commandos — two civil affairs soldiers and an intelligence specialist — accidentally drove their Toyota Land Cruiser off a bridge and into the Niger River. All three died along with three Moroccan prostitutes also in the vehicle.

 

That a few commandos were still on the ground in Mali a day after being told to leave is not itself all that strange. What’s notable is the government’s explanation for their continued presence. In the aftermath of the accident Africa Command told The Washington Post that “a small number of personnel” had remained in Mali to “provide assistance to the U.S. embassy” and “maintain situational awareness on the unfolding events.”

 

Asked if any Special Operations Command troops were still working for the embassy in Mali, a command spokesman referred us to Africa Command. Africom, based in Germany, did not respond to a message sent early Friday.

 

If any commandos remain at the U.S. embassy, they’re in good company, in a war waged largely by special operations forces from allied nations. And if not, however much the Pentagon might want to limit the U.S. contribution to the Mali war, the pressures of a sustained fight against the Islamists might create pressure for Washington to send them there.

 

 


 
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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 11:18

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/thumb/f/f8/Drapeau_de_l%27Union_africaine_%282010%29.svg/800px-Drapeau_de_l%27Union_africaine_%282010%29.svg.png

 

26 janvier 2013 00h58 Romandie.com (AFP)

 

ADDIS ABEBA - Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'Union africaine (UA) a décidé vendredi soir d'augmenter les effectifs de la force africaine au Mali et a pressé le Conseil de sécurité de l'ONU de fournir une aide logistique temporaire d'urgence pour accélerer son déploiement.

 

Le CPS charge l'UA et la Cédéao (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest), en collaboration avec l'ONU, l'Union européenne et les autres partenaires, de réviser le concept opérationnel de la Misma (Mission internationale de soutien au Mali) (...) afin d'augmenter les effectifs de la Misma, selon un communiqué publié à l'issue d'une sommet à Addis Abeba.

 

Le Conseil a demandé aux Etats membres de l'UA, désireux de fournir des troupes à la Misma, d'informer les Commissions de l'UA et de la Cédéo dans un délai d'une semaine, pour faciliter les efforts de renforcement de la Misma et les dispositions appropriées pour leur déploiement dès que possible.

 

L'augmentation des effectifs comprendra l'intégration des troupes fournies par le Tchad et d'autres contingents en préparation, poursuit l'UA dans ce texte.

 

Le Commissaire de l'UA à la Paix et la Sécurité, Ramtane Lamamra, a refusé de chiffrer l'augmentation prévue des effectifs. Le nombre sera celui que les chefs d'état-major, qui travaillent à actualiser le concept opérationnel, nous fourniront, a-t-il déclaré à la presse.

 

Mais nous savons avec certitude, au vu des premières hypothèses sur lesquelles ils travaillent, que la taille de la force va devoir être augmentée de façon significative, a-t-il ajouté.

 

Par ailleurs, dans son communiqué, le CPS presse le Conseil de sécurité d'autoriser (...) la mise en place immédiate par les Nations unies de mesures temporaires qui permettront à la Misma de se déployer rapidement et de remplir efficacement son mandat.

 

Il faut recourir à des mesures exceptionnelles au sein des Nations unies afin de satisfaire des besoins urgents, notamment pour la fourniture des moyens logistiques indispensables à la Misma, tels que transport de troupes, mais aussi rations alimentaires, médicaments ou hôpitaux de campagne, a expliqué M. Lamamra.

 

Il s'agit de l'accompagner d'urgence en lui fournissant le soutien logistique nécessaire, via une assistance temporaire d'urgence sur le budget des Opérations de maintien de la Paix des Nations unies, a-t-il expliqué.

 

La logistique reste un sérieux obstacle au déploiement au Mali de la Misma, mise sur pied depuis plusieurs mois par la Cédéao pour venir en aide aux forces maliennes face aux groupes islamistes armés qui ont pris le contrôle de la moitié nord du pays mi-2012. La Misma, commandée par un général nigérian, Shehu Abdulkadir, a été entérinée par la résolution 2085 du conseil de sécurité de l'ONU en décembre.

 

La Cédéo prévoyait de fournir initialement 4.000 hommes, dont moins d'un millier sont arrivés au Mali. Le Tchad, non membre de la Cédéao, a de son côté commencé à envoyer 2.000 hommes pour l'appuyer.

 

Mi-janvier l'offensive des groupes islamistes en direction de Bamako a déclenché l'intervention en urgence, à la demande du gouvernement malien, de troupes françaises qui ont lancé une contre-offensive avec l'armée malienne et reconquis plusieurs villes sous contrôle de ces groupes.

 

Le CPS a exprimé vendredi soir sa satisfaction sur le fait l'intervention française au Mali (...) avait permis de bloquer l'offensive islamiste.

 

Une fois révisé, le nouveau concept opérationnel devrait être soumis à une nouvelle approbation du Conseil de sécurité de l'ONU.

 

La situation au Mali sera au centre du Sommet semestriel des chefs d'Etat de l'UA, dimanche et lundi à Addis Abeba, qui sera suivi le lendemain, 29 janvier, d'une conférence des donateurs pour le Mali, destinée à financer non seulement la Misma mais aussi la formation et la restructuration des forces maliennes.

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 11:16

CEDEAO

 

26 janvier 2013 11h09 Romandie.com (AFP)

 

ABIDJAN - Les chefs d'état-major de l'Afrique de l'Ouest se sont retrouvés samedi à Abidjan pour travailler sur la montée en puissance de la force africaine au Mali, qui doit soutenir les troupes françaises et maliennes sur le terrain face aux groupes islamistes armés, a constaté l'AFP.

 

Cette réunion des chefs d'état-major des pays de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) est destinée à assurer la montée en puissance de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma), a déclaré à l'ouverture le général Soumaïla Bakayoko, le patron de l'armée ivoirienne, dont le pays préside actuellement la Cédéao.

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 11:07

Opération Serval - Secteur Sévaré Mopti, le 22 janvier 2

photo MinDef FR

 

26/01/2013 à 10:09 MOHAMED SIFAOUI – LeFigaro.fr

 

Du Sahel au Maghreb, les forces franco-maliennes et leurs alliés sont confrontés à trois groupes animés par une seule idéologie : la charia.

 

En se lançant à la reconquête des étendues arides du nord du Mali, les forces franco-maliennes et leurs alliés africains se heurtent à des combattants aguerris. Voilà des années que ces bandes d'islamistes radicaux et de soldats perdus de la cause touareg écument ces immenses étendues entre Sahara et Sahel. Enrichis, entre autres, par les prises d'otages, équipés grâce, notamment, à l'armement récupéré en Libye et basés - avec une certaine complaisance des autorités locales? - dans les profondeurs du désert algérien, ils se sont taillé des fiefs au Mali sans grande difficulté.

 

C'est à leurs trousses que les 2000 soldats français flanqués de leurs camarades africains se sont lancés il y a deux semaines. Combien d'hommes composent ces bandes fanatisées, et qui sont leurs chefs? Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) et Ansar Dine («Les partisans de la religion») : une même idéologie anime les trois groupes jihadistes maîtres du Nord-Mali. Ces milices armées partagent trois principes: le salafisme, le jihad et la charia comme mode de gouvernance, non seulement au Mali, mais dans l'ensemble du Sahel et des pays du Maghreb.

 

Aqmi, dirigée par l'Algérien Abdelmalek Droukdel, alias Abou Mossab Abdelwadoud, est la plus ancienne. Conséquence de la guerre civile algérienne des années 1990, ses principaux émirs ont fait leurs classes au sein du tristement célèbre Groupe islamique armé (GIA), avant de faire scission et de créer, en 1998, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC).

 

En septembre 2006, le GSPC a fait allégeance à Oussama Ben Laden et Ayman al-Zawahiri et s'est rebaptisé al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) dans la foulée. Les liens entre les terroristes algériens et al-Qaida sont anciens et se sont noués aussi bien dans la zone pakistano-afghane qu'en Europe.


 

Mais le label «al-Qaida» va permettre à l'émir Droukdel et à ses hommes de dépasser le cadre national pour recruter au-delà des frontières algériennes et asseoir une légitimité internationale. Aqmi va s'étendre de la Libye à la Mauritanie en passant par le Niger, le Burkina Faso et le Mali.

 

L'Algérie reste son navire amiral, mais ses opérations vont désormais viser aussi bien la Mauritanie que le Niger et le Mali, où la France, ennemi désigné, compte des intérêts et plusieurs milliers de ressortissants

Des millions d'euros tirés des rapts

Dès 2003, le GSPC-Aqmi va investir le Sahara et se spécialiser dans les prises d'otages. Le rapt de 32 ressortissants allemands, autrichiens et suisses va inaugurer ce mode opératoire fructueux financièrement et rentable sur le plan politico-médiatique. Pour libérer les captifs, les Etats mettront la main à la poche: 5 millions d'euros déboursés par l'Allemagne, l'Autriche et la Suisse.

 


 

Les kidnappeurs du désert s'appellent Amar Saïfi, alias Abderrazak El Para, et Mokhtar Belmokhtar, plus connu chez les islamistes sous le pseudonyme de Khaled Abou al-Abbas. Si le premier a été remis aux autorités algériennes à la suite de son arrestation par la rébellion tchadienne, le second va, lui, s'imposer comme l'homme fort du Sahara aux côtés d'Abdelhamid Abou Zeid, cadre d'Aqmi dans le sud algérien.

 

Mais les deux hommes vont entrer en concurrence. Vieux routier du jihad, Belmokhtar est un authentique salafiste et pas un simple «trafiquant de cigarettes» comme l'affirme la propagande algérienne. Cet ancien d'Afghanistan connaît personnellement les chefs d'al-Qaida. Il en a fréquenté certains dans la zone pakistano-afghane et en a rencontré d'autres au début des années 1990 lorsqu'il était allé trouver Ben Laden au Soudan pour solliciter son aide financière. Il se considère comme le vrai patron des terroristes du désert. Ce n'est pas l'avis d'Abdelmalek Droukdel qui, lui, préfère Abou Zeid. En décembre 2012, Mokhtar Belmokhtar prend donc ses distances avec Aqmi tout en poursuivant les objectifs de l'organisation. Emir de la katiba des Moulathamines (Brigade des dissimulés), il crée une nouvelle brigade baptisée al-Mouwakioune bel Dimaa (Ceux qui signent avec le sang).

Une menace contre les intérêts français dans toute la région

Dans une vidéo du 5 décembre dernier, il menace de s'en prendre aux intérêts français et à ceux des pays qui soutiendront François Hollande dans une action militaire au Mali. Promesse tenue: cette katiba investira le site gazier d'In Amenas cinq jours après le début de l'opération militaire française. Belmokhtar, qui commande plus de 200 hommes selon des sources algériennes, ne veut pas s'arrêter en si bon chemin. Le 20 janvier dernier, il menaçait les intérêts occidentaux et français dans toute la région. Un avertissement à prendre au sérieux: malgré les divergences entre cadres d'Aqmi, l'accord sur les questions doctrinales reste entier, notamment sur la nécessité des opérations contre les sites stratégiques (algériens et étrangers) et contre les ressortissants occidentaux.

 

La propagande algérienne affirme que les membres d'Aqmi ne seraient que quelques dizaines d'hommes en armes. En fait, le groupe en compte 500 à 600 dans le nord de l'Algérie et près d'un millier dans le sud. Des terroristes répartis en sections mobiles de quelques dizaines de combattants dotés d'un important arsenal, de moyens financiers et de faux documents. Ils disposent d'un réseau d'informateurs, d'aides logistiques et de sympathisants en Afrique et, dans une moindre mesure, en Europe. Dissident d'Aqmi mais idéologiquement proche, le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) compte moins d'un millier d'hommes. Lourdement armés, ils se sont emparés de Gao et d'une partie du nord malien.

 

Ce groupe est apparu dans le courant de l'année 2011. Il a fait parler de lui en enlevant sept agents consulaires algériens à Gao. Fondé par Hamada Ould Mohammed Kheirou, 42 ans, alias Abou Ghoum-Ghoum, le Mujao a également chassé les Touareg laïques du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) des villes qu'il a conquises.

Des Nigérians de Boko Haram, une violente secte antichrétienne

Salafiste mauritanien, Abou Ghoum-Ghoum a fait plusieurs séjours dans les geôles de Nouakchott. Notamment en 2005, après avoir battu des musulmans qui ne respectaient pas assez les principes de l'islam. Au bout de quelques mois, il s'est évadé pour entrer dans la clandestinité. C'est à ce moment qu'il se rapproche de Mokhtar Belmokhtar. En 2009, il est arrêté, cette fois par les autorités maliennes. Incarcéré à Bamako, il est relâché en février 2010 dans le cadre des négociations pour la libération de l'otage français Pierre Camatte.

 


Hamada Ould Mohammed Kheirou a pris ses distances avec Aqmi pour des raisons «ethniques». Il reproche aux chefs de l'organisation de ne pas accorder assez de place dans le commandement aux non-Algériens. D'où la création du Mujao qui garantit son autonomie sans rompre avec la «maison-mère». Essentiellement composés de Mauritaniens, Maliens et de Nigériens, ses rangs comptent aussi des Nigérians du groupe Boko Haram, qui s'est récemment illustré par une série d'attentats antichrétiens meurtriers au Nigeria. Après avoir visé des intérêts algériens, le Mujao s'en est pris à des cibles mauritaniennes. Désormais, tous ses efforts sont concentrés sur le Nord-Mali, où il s'est déjà taillé une part du gâteau.

 

Dernier-né des djihadistes sahéliens, le groupe Ansar Dine (les partisans de la religion) a profité de la chute du régime libyen pour récupérer une partie de ses milices touareg et de son armement. Créée par Iyad Ag Ghali (voir portrait page 32), un chef touareg proche des services algériens - le fameux Département de renseignement et de sécurité (DRS) -, c'est sa milice qui a mené l'offensive vers le sud du Mali pour étendre la règle de la charia à l'ensemble du pays. Fort de près de 3000 hommes, Ansar Dine est l'un des groupes les mieux armés de la région.

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 11:05

operation-serval-4

 

24 janv. 2013 HotNews2013

 

26/01/2013 à 01h29 source rue89.com

 

Il montre les résultats des frappes françaises et les bâtiments désertés par les combattants islamistes, alors que les troupes françaises ont pénétré dans la zone contrôlée par les groupes armés islamistes, en route vers Tombouctou et Gao.

 

Note RP Defense : présence d'un BRDM-2 dans le reportage

 


 
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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 10:54

Opération Serval

 

26 janvier 2013 François RIHOUAY correspondant à Léré / Ouest-France

 

C'est l'offensive majeure de l'opération Serval, à l'ouest de la ligne de front. « Plus de 600 éléments d'un groupement tactique interarmes, le GTIA » montent au combat, aux ordres du colonel Paul Gèze qui commande le 21e RIMa. Le commandement envoie ses ordres depuis Bamako, le GTIA s'exécute.

Arrêtée sur le bord de la piste, au milieu d'une végétation qui s'assèche, la colonne française semble n'avoir pas de fin. Combien sont-ils, ces blindés et ces camions partis de Niono aux petites heures du jour hier matin ? Une centaine ? « Pas facile à dire. Les unités combattantes sont en éclairage devant nous, à plusieurs kilomètres. Nous suivons avec la logistique », explique un lieutenant.

 

Des moyens colossaux

 

Dans un nuage de poussière ocre, les véhicules français se suivent à vitesse réduite. Derrière eux, les occupants de la position malienne de Dogofri ont salué les véhicules. Les villageois ont agité des drapeaux français et maliens avec excitation. Devant, ce sont « les territoires occupés ». Il faut rallier et sécuriser Léré, près de la frontière mauritanienne. Puis, reconquérir Tombouctou, le fief d'Al-Qaida au Maghreb islamique.

 

« On bivouaque à Léré ce soir, mon capitaine ? », demande un soldat. La réponse fait écho aux « instructions surprises » du jour. « Peut-être au-dessus ; on a un itinéraire. On monte au plus haut ce soir », fait savoir le capitaine Capedeville, chef du train de combat du 2e régiment d'infanterie de marine du Mans.

 

Pour s'assurer d'une telle progression, les forces françaises ont déployé des moyens colossaux. Une telle rapidité pour mobiliser et coordonner 2 500 hommes au total sur le terrain malien, « c'est du jamais vu », glisse un « marsouin » (soldat de l'infanterie de marine). Ici, il y a des parachutistes, des artilleurs, des marsouins, des combattants aux mille accents de la Légion étrangère. Ils viennent du Mans, d'Angers, de Fréjus mais aussi de Côte d'Ivoire et du Tchad.

 

« Beaucoup ont au moins une petite expérience de l'Afrique, explique un adjudant-chef du 2e RIMa. Mais le terrain est particulièrement difficile au Mali. » La terre rougit les visages, imprègne les uniformes et se glisse dans le matériel. Les problèmes mécaniques s'enchaînent, provoqués par la chaleur et l'ancienneté des moteurs. « Et ça ne va pas aller en s'arrangeant, plaisante un soldat. Là-haut, c'est du sable et des températures très rudes avec l'arrivée de la saison sèche. » Un test de 800 000 km2 pour l'opération Serval !

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 10:53

operation-serval-4

 

26.01.2013 Michel Goya, la Voie de l’Epée - Article sur AGS

 

L’opération Serval est une action militaire d’ampleur mais qui reste un instrument au service d’une vision stratégique plus large englobant aussi nécessairement des actions diplomatiques et économiques voire idéologiques.  On ne peut donc lui demander plus d’effets politiques qu’elle ne peut offrir. C’est dans ce cadre que l’on peut essayer de réfléchir aux options opérationnelles possibles en fonction des forces disponibles de part et d’autre.

 

Au onzième jour de l’opération, nous sommes encore dans une phase que l’on qualifiera de « bouclier » dont l’objectif premier est de protéger Bamako ou au moins Mopti de toute offensive ennemie, en attendant la fin de la montée en puissance du dispositif français et africain. Face à nous, les possibilités d’action des rebelles et djihadistes sont limitées mais pas impossibles dans le cadre qui sera désormais celui d’un combat psychologique appuyé par des actions de combat. Du fait de la faible densité des forces (la zone de front fait presque 400 km de large), il leur reste toujours la possibilité de s’infiltrer par petits groupes pour tenter des « coups » symboliques comme des attentats à Bamako, éventuellement contre des ressortissants français, ou des actions de harcèlement contre les forces de Serval considérant l’impact stratégique de chaque mort français. Les djihadistes peuvent aussi refuser le combat contre les Français pour s’en prendre aux forces maliennes, plus vulnérables.


 

La seconde phase de l’opération Serval aura, conformément aux objectifs définis par le Président de la République et à la résolution 2085 du CSNU, de rétablir l’autorité de l’Etat malien sur l’intégrité du territoire, en d’autres termes de reconquérir le Mali du Nord.  Cette phase peut débuter assez rapidement dans quelques jours si le critère premier est la vitesse, auquel cas les forces françaises seront les plus impliquées, ou plus tardivement s’il s’agit surtout de mettre en avant des forces africaines encore en cours de mise en place.


L’objet premier de ce Serval 2 sera bien entendu la prise des villes le long du fleuve Niger. On peut imaginer une double attaque vers Gao, le point clé de la zone, l’une à dominante tchadienne partant de Niamey, l’autre à dominante franco-africaine partant de Sévaré. On profiterait ainsi d’un rapport de forces très favorables et d’axes routiers de meilleure qualité. Cela permettrait de frapper d’abord un mouvement djihadiste, le MUJAO, et donc de laisser encore une possibilité de négociation à Ansar Dine. A partir de Gao, il est ensuite possible soit de pousser vers Kidal, le fief d’AQMI dans le Nord, soit vers Tombouctou à l’Ouest. La progression franco-africaine vers Gao peut s’effectuer aussi en parallèle sur les axes Sévaré-Gao et Diabali-Nampala-Tombouctou-Gao. 


Face à cette manœuvre, tout en ayant toujours la possibilité de tenter ses actions symboliques dans la profondeur, l’ennemi peut essayer de nous harceler le long des axes ou nous freiner à partir des localités où il peut toujours s’appuyer classiquement sur les deux diviseurs de notre puissance de feu que sont les infrastructures et la population. A partir de ces « petits Falloujah » (Gao compte au maximum 80 000 habitants, Tombouctou, 50 000 et Kidal, 25 000), il peut s’efforcer de résister suffisamment longtemps pour ternir l’image des forces françaises et lui infliger des pertes, en considérant encore une fois que son but n’est pas de vaincre l’armée française au Mali mais en France, en influençant le comportement de ses dirigeants. Il peut décider aussi de refuser un combat jugé trop défavorable pour lui et se réfugier dans la zone désertique et l’Adrar des Ifoghas. Dans tous les cas, il préférable que l’offensive alliée sur le fleuve Niger se termine avant le mois de mai et le début de la saison des pluies, susceptibles de réduire nos possibilités de manœuvre et d’appui.


Une fois la reconquête du fleuve Niger terminée, il s’agira ensuite de considérer la poursuite de la lutte dans une zone sahelienne et saharienne plus grande que la France et face à des groupes qui, non seulement connaissent parfaitement cette région mais ont également la possibilité de se réfugier dans les pays voisins. A l’instar des opérations aéromobiles dans le Tibesti tchadien en 1970, cette phase risque d’être la plus difficile. Il faudra peut-être alors se poser la question de son coût-efficacité et de la possibilité de se contenter, là encore comme au Tchad, de la restauration de l’autorité de l’Etat sur le « Mali utile », Kidal incluse, et de laisser les groupes rebelles gouverner des cailloux. Il faudra aussi se poser la question de l’alliance plus ou moins ouverte avec le MNLA susceptible de nous aider dans cette guerre du désert et donc de pousser l’Etat malien à des concessions politiques.


La dernière phase, qui débutera aussi après la reconquête du fleuve Niger et qui sera la plus longue, sera celle de la stabilisation. Il ne suffit pas en effet de libérer les villes, il faut aussi les tenir. Ce sera là, logiquement, la mission des forces maliennes mais en faisant en sorte que les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets et que ces forces ne s’effondrent pas à nouveau en cas de retour offensif des rebelles. Cette phase sera donc aussi une phase de transition avec la relève progressive des forces françaises et MISMA par des troupes maliennes à la fois solides et respectueuses de la population, chaque exaction de nos alliés entachant indirectement la légitimité de l’opération française. Une présence militaire française sera donc sans doute nécessaire, pendant plusieurs années, pour aider les forces locales, protéger les intérêts de la France et en premier lieu ses ressortissants tout en maintenant la pression sur les groupes djihadistes et sans apparaître comme une force occupante.


En résumé, la difficulté majeure sera sans doute de savoir où s’arrête ce qui suffit et de ne pas aller au-delà du point culminant de la victoire.


 

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 10:17

Ravitaillement en vol d'un Rafale

photo MinDef FR

 

jan 26, 2013 (BRUXELLES2)

 

Le manque d’avions ravitailleurs se fait sentir pour l’opération Serval. Les Français disposent en tout et pour tout de cinq ravitailleurs. Et un seul appareil a été fourni par la coalition – le KDC 10 néerlandais – qui peut aussi servir au transport de matériel. Paris s’est donc tourné vers Londres – qui dispose d’une capacité de ravitailleurs – ainsi que Berlin pour leur demander de fournir des avions. La réponse n’est pas négative. Mais elle traîne… Au total quand tous les moyens seront engagés, les Français disposeront de 8 avions tactiques, 6 avions de transport lourd et 1 avion de surveillance.

 

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