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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 06:40

C-17 canadien BA Istres point-de-situation-du-19-janvier-20

 

24/01/2013 08:51 Par Radio-Canada.ca

 

Le gouvernement du Canada considère la possibilité d'envoyer un deuxième avion pour appuyer la mission militaire au Mali, mais le premier ministre Stephen Haprer tente de dégager un consensus pancanadien avant de s'engager dans cette voie, selon le réseau CBC.

 

Le gouvernement conservateur discute avec les partis d'opposition afin de trouver une façon de soutenir la mission française qui satisferait tous les partis. Le Canada a déjà envoyé un avion de transport CC-17, pour une semaine. Le gouvernement étudie la possibilité de prolonger l'engagement de cet appareil en plus de la possibilité d'en envoyer un deuxième. Ce nouvel appareil serait un avion de transport Hercules C-130.

 

La mission pourrait être prolongée de plusieurs mois, mais l'engagement canadien se limiterait à un soutien logistique. Le premier ministre Harper écarte toute intervention directe des militaires canadiens en sol malien.

 

L'avion mis à la disposition de l'armée française sert uniquement au transport des troupes et de l'équipement entre la France et le Mali. Il n'est pas utilisé en zone de combat. Il en serait de même pour le deuxième appareil.

 

Le commandement de l'armée française tente de déployer le plus de troupes et de matériel possible au Mali et de les acheminer en zone de combats. C'est dans cette optique que le Canada pourrait intervenir, dans le but d'aider les Français à atteindre cet objectif. Les forces canadiennes qui seraient ainsi déployées au Mali se retrouveraient sous le commandement des troupes françaises qui a pris la tête de la coalition dans ce pays d'Afrique.

 

L'armée française a décidé d'intervenir pour libérer le Mali des milices islamistes qui ont pris le contrôle du nord du pays. La prise de Konna, le 10 janvier dernier, a entraîné l'intervention militaire française. La France craignait que la perte de Konna, verrou stratégique entre le nord et le sud du Mali, permette aux combattants islamistes de menacer la capitale Bamako. La France craignait ainsi l'effondrement du pays.

 

La France a déployé 2150 soldats dans le cadre de l'opération Serval au Mali. La force d'intervention française pourrait déployer jusqu'à 3000 soldats. De son côté, la force d'intervention africaine (Misma), fixée à 3300 hommes par une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, pourrait quant à elle doubler.

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 06:32

Opération Serval

 

23 Jan 2013 à 21:10 directmatin.fr

 

Préoccupée des risques d'exactions à l'égard de la population, la France a donné "des consignes" à ses troupes pour éviter que de tels actes puissent être perpétrés par des soldats maliens dans les zones du Mali reconquises par les forces maliennes.

 

"Il faut être extrêmement vigilant", a martelé le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, à l'émission "Politiques" (France 24/RFI/L'Express), appelant les officiers maliens à empêcher tout acte de vengeance de leurs troupes.

 

"Il y a des risques", a-t-il souligné, sans confirmer la réalité de tels actes de représailles, à l'encontre notamment des populations arabe et touareg.

 

La fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) a accusé mercredi des soldats maliens d'avoir perpétré "une série d'exécutions sommaires", notamment dans un camp militaire de l'armée malienne situé à Sévaré (centre), où au moins onze personnes auraient été exécutées.

 

Le risque d'actes de vengeance de la part de soldats maliens est le "souci numéro 1" des autorités françaises, souligne un haut responsable de la défense.

 

Le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major, a affirmé pour sa part qu'"à ce stade", il n'avait "aucune indication qui permette de confirmer" de tels agissements.

 

Des "consignes permanentes d'intervention et de sensibilisation" ont été données aux soldats français, a-t-il souligné au cours d'un point de presse : "Le problème nous préoccupe", "si on était témoin" de tels actes "on interviendrait".

 

Tout en soulignant qu'il s'agissait d'un sujet "extrêmement sensible", il a rappelé les dimensions très importantes de la zone de conflit et le nombre limité de soldats français - environ 450 - déployés dans cette région. "On peut comprendre qu'on ne soit pas en mesure de tout voir et tout savoir", a-t-il dit.

 

Les autorités françaises sont très sensibilisées à ce type de situation, depuis que plusieurs plaintes pour complicité de génocide et de crimes contre l'humanité ont visées dans les années 2000 des militaires français engagés en 1994 dans l'opération Turquoise au Rwanda.

 

"La crainte d'exactions est l'une de nos principales préoccupations. C'est un gros souci", souligne-t-on dans l'entourage du ministre de la Défense. Des dispositions ont notamment été prises pour que toute information allant dans ce sens remonte rapidement aux responsables des unités.

 

Certaines unités maliennes qui ont repris des localités comme Diabali et Douentza lundi, sont accompagnées de militaires français. Une présence susceptible d'éviter que des abus soient commis contre des personnes accusées d'avoir pris le parti des combattants islamistes qui ont occupé la zone.

 

Les exactions viseraient particulièrement les communautés arabe et touareg, très largement majoritaires au sein des groupes islamistes armés.

 

La FIDH a réclamé mercredi la création "immédiate" d'une commission d'enquête indépendante sur les agissements de l'armée malienne. Dans la région de Niono (centre), deux Maliens d'origine touareg auraient, selon elle, également été exécutés par des soldats maliens.

 

Interrogé sur la possibilité de poursuites contre des militaires français en cas d'exactions commises par des soldats maliens, Didier Rebut, spécialiste de droit pénal, estime qu'"il pourrait y avoir des plaintes déposées en France par des personnes qui estiment être victimes de ces exactions". La suite qui pourrait être donnée à de telles plaintes reste selon lui incertaine.

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 02:45

Exercice de mise en situation opérationnelle du Tigre - Cr

 

24 janv. 2013 Pascal Dupont


- Frappe GBU sur un BM 21 volé par les terroristes à l'Armée Malienne
- Frappe Tigre sur 2 Pick-up terroristes

 


 

 

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 02:39

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130124-operation-serval-point-de-situation-du-24-janvier-2013/operation-serval-point-de-situation-du-24-janvier-20132/2150565-2-fre-FR/operation-serval-point-de-situation-du-24-janvier-2013.jpg

 

24/01/2013 23:43 International Sources : EMA

 

Depuis le jeudi 23 janvier (18 heures) jusqu’au jeudi 24 janvier à 18 heures.

 

La situation sécuritaire a été globalement calme ces dernières 24 heures. Renforcement du dispositif d’interdiction sur la ligne Diabali – Sévaré. Montée en puissance de la force et poursuite des frappes sur les positions terroristes.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130124-operation-serval-point-de-situation-du-24-janvier-2013/operation-serval-point-de-situation-du-24-janvier-2013/2150528-1-fre-FR/operation-serval-point-de-situation-du-24-janvier-2013.jpg

 

Les opérations de la journée du 24 janvier ont permis le redéploiement vers la ligne Diabali - Sévaré du groupement tactique interarmes 21e RIMa (GTIA 21e RIMa, commandé par le colonel Gèze), et des autres éléments de la brigade SERVAL. En effet, au cours de la journée, les unités composant le GTIA 21e RIMa se sont regroupées sur la ligne d’interdiction alors que le groupement aéromobile (GAM, commandé par le colonel Gout) et l’état-major de la brigade SERVAL, commandée par le général Barrera, faisaient également mouvement vers Segou. A ce stade, le dispositif d’interdiction face au nord permet d’éviter toute reprise de l’offensive des groupes terroristes et doit permettre d’offrir le temps nécessaire pour achever la montée en puissance des unités africaines sur Bamako. En attendant, les unités françaises restent en appui des unités maliennes qui agissent en avant du dispositif français.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130124-operation-serval-point-de-situation-du-24-janvier-2013/operation-serval-point-de-situation-du-24-janvier-20133/2150570-2-fre-FR/operation-serval-point-de-situation-du-24-janvier-2013.jpg

 

Les opérations aériennes de la journée, avec une dizaine de sortie, ont également permis de renouveler les frappes sur les arrières des positions terroristes au-delà de la ligne Diabali - Sévaré

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130124-operation-serval-point-de-situation-du-24-janvier-2013/operation-serval-point-de-situation-du-24-janvier-20135/2150590-3-fre-FR/operation-serval-point-de-situation-du-24-janvier-2013.jpg

Antonove 225 operatrion Serval

 

Les vols de gros porteurs – une demi-douzaine aujourd’hui - continuent avec la même intensité et ont permis de déployer aujourd’hui près de 300 tonnes de matériel. Le Dixmude, qui a appareillé lundi 21 janvier, est escorté par le LV Le Henaff et fait route vers le théâtre d’opérations.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130124-operation-serval-point-de-situation-du-24-janvier-2013/operation-serval-point-de-situation-du-24-janvier-20134/2150585-2-fre-FR/operation-serval-point-de-situation-du-24-janvier-2013.jpg

LV Le Henaff

 

L’effectif déployé sur le sol malien est désormais de 2 400 militaires français.

 

Les effectifs des contingents africains atteignent quant à eux 1 750 soldats répartis entre le Mali et le Niger : 200 Togolais, 150 Nigérians, 150 Burkinabés, 85 Béninois,  50 Sénégalais, 550 Nigériens et 550 Tchadiens.

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 18:45

GBADS.jpg

 

24 January 2013 by Kim Helfrich- defenceweb

 

It’s been over 10 years in the making but the SA Army’s air defence component can at last boast new high-tech equipment.

 

The ground-based air defence system (GBADS) first became public knowledge at the 2002 Africa Aerospace and Defence exhibition when Armscor announced it was entering into negotiations with Denel for this landward defence component.

 

Last year saw evaluation and testing of GBADs at AFB Swartkop followed by training of operators at 10 Anti-Aircraft Regiment in Kimberley and a final round of testing at the SA Army Combat Training Centre in Northern Cape.

 

“The Army is now taking the new equipment into inventory to initiate the commissioning phase. This will take the GBADS system to operational readiness,” Ralph Mills, chief executive of Denel Integrated Systems Solutions (DISS) said.

 

This follows all contractual hardware delivery requirements.

 

DISS was set up solely to support the SA National Defence Force in acquiring GBADS, under Project Guardian.

 

10 Anti-Aircraft Regiment is part of the Army’s Air Defence Artillery Formation and will be responsible for GBADS deployment.

Mills said he was “proud” of the DISS team for reaching this milestone in Project Guardian.

 

“System integration skills have been identified as a key strategic capability for South Africa and in DISS we now have the basis to build on these crucial skills. Alongside the system engineering discipline it can contribute to many areas in society and it is critical a start be made on developing human capital to be ready for the programmes of the future,” he said.

 

DISS is already working toward developing young system engineers with training and mentoring by DISS engineers underway.

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 18:17

Carte-Regionale-AQMI-344 2 0

 

24 janvier 2013 15h10 Romandie.com (AFP)

 

NIAMEY - Un important convoi de blindés et d'autres véhicules transportant des soldats tchadiens destinés au Mali est arrivé jeudi matin à Niamey, ont indiqué des habitants à l'AFP.

 

Nous avons vu une importante colonne de chars et de véhicules chargés de soldats tchadiens et de matériel entrer dans le camp de la gendarmerie, a déclaré à l'AFP un habitant du Koiré-Tégui, quartier populaire dans la périphérie nord de Niamey, qui abrite un immense camp de la gendarmerie.

 

Ce camp, devant lequel était massée une foule de curieux, est situé sur la route menant à la ville de Ouallam, à une centaine de kilomètres au nord de Niamey, dans une région frontalière du Mali. Le bataillon de 500 soldats nigériens appelé au Mali est cantonné à Ouallam.

 

Selon une source sécuritaire nigérienne, ce renfort de soldats tchadiens est arrivé au Niger par la route après avoir parcouru plus d'un millier de kilomètres.

 

Plus de 200 soldats avaient traversé mardi la frontière entre le Tchad et le Niger en direction de Niamey, selon une source de l'état-major tchadien.

 

Plus de 400 soldats tchadiens sont déjà au Niger, sur les 2.000 promis par NDjamena pour le Mali.

 

Les soldats nigériens et tchadiens doivent être déployés, à une date non précisée, dans la région de Gao (nord du Mali).

 

Lors d'un bref passage à Niamey jeudi, le président tchadien Idriss Deby Itno a rendu visite au contingent tchadien au camp de la gendarmerie, après un entretien avec son homologue nigérien Mahamadou Issoufou.

 

Nous sommes engagés dans une opération militaire périlleuse bien sûr (...). Je suis venu m'entretenir avec mon frère (Mahamadou Issoufou, ndlr) puisque nous allons être ensemble, nos deux armées vont être ensemble pour manoeuvrer ensemble. Je suis venu voir le dispositif du contingent tchadien qui est mis en place, avoir une idée de ce qui est mis en place et évaluer leur capacité, a déclaré M. Deby sur la Voix du Sahel, la radio publique nigérienne.

 

Les militaires nigériens font partie de la force africaine destinée à reprendre les zones tenues par les islamistes armés dans le Nord malien, la Mission internationale de soutien au Mali (Misma). Le contingent tchadien agira en coordination avec la Misma mais n'est pas placé sous son commandement.

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 17:55

Opération Serval

 

24 January 2013 14:10 defenceweb (Reuters)

 

A contingent of 160 soldiers from Burkina Faso has deployed to Markala in central Mali, becoming the first West African troops to link up with French and Malian forces moving against al Qaeda-allied Islamist rebels occupying the north.

 

A Reuters correspondent in Markala, 237 km (147 miles) from the capital Bamako, saw the Burkinabe soldiers on Thursday near a military base in the dusty town of crumbling colonial era buildings and mud huts on the banks of the Niger River.

 

For nearly two weeks, French aircraft have been bombarding rebel positions, vehicles and stores in the centre and north of the West African state as a ground force of African troops assembles to launch a U.N.-backed military intervention against the Islamist fighters, Reuters reports.

 

This force, expected to eventually number more than 5,000, is comprised mostly of units from member countries of the West African regional grouping ECOWAS, but also includes soldiers from Chad who are experienced in desert warfare.

 

"Depending on logistics, we could have more ECOWAS deployments soon," said Aboudou Toure Cheaka, ECOWAS special envoy to Mali.

 

Western and African leaders have expressed strong support for the currently French-led campaign to expel the al Qaeda-allied Islamist fighters from northern Mali, amid fears they could use this vast lawless zone as a launchpad to carry out international terrorist attacks.

 

From January 11, France has sent aircraft and more than 2,000 troops into its former French colony to help the Malian army beat back a surprise offensive by the Islamist rebels which threatened the capital Bamako in the south. French and Malian troops have retaken a number of central towns.

 

But serious questions have arisen over whether the African force being deployed has the weapons, equipment and training needed to maintain a sustained campaign against the rebels in a desert and mountain battleground the size of Texas.

 

Fears of reprisal attacks by Islamist extremists in Africa and the West have also been sharply raised by last week's brief but bloody seizure of a gas plant in neighboring Algeria by al Qaeda-linked guerrillas opposing the French action in Mali. At least 37 foreign hostages were killed in the incident, which ended when Algerian forces stormed the plant.

 

International donors are due to meet in the Ethiopian capital Addis Ababa on January 29 to discuss the African military operation in Mali, and France said they would be asked to provide about 340 million euros ($452 million.

 

The Islamist alliance in the north holds the major towns of Timbuktu, Gao and Kidal. It groups al Qaeda's North African wing AQIM and the Malian militant groups Ansar Dine and MUJWA.

 

Military experts say a fast, efficient deployment of the African ground force is essential to sustain the momentum of the French operations in Mali, and the issue will be high on the agenda of an African Union summit in Addis Ababa this weekend.

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 17:54

soldier combat uniforms armyrecognition south africa army 0

 

24 January 2013 10:53 by Slindo Mbuyisa - defenceweb

 

President Jacob Zuma says South Africa will send troops to Mali should it be collectively decided at the African Union summit this weekend.

 

"We cannot determine what do we do in Mali as an individual country, that's going to be taken by a collective…whatever decision the collective takes, if it feels South Africa should play a particular role, certainly we'll be ready to do so," Zuma told Reuters at the World Economic Forum in Davos, Switzerland.

 

Zuma said that the conflict in Mali requires a collective response as the security situation has deteriorated badly. He said that the causes of the Mali conflict must be understood, especially in light of how the situation in Libya was handled.

 

Acccording to recent reports there are now 1 000 soldiers from West Africa and Chad on the ground in Mali. The African-led International Support Mission to Mali (AFISMA) currently comprieses 830 soldiers from West African nations such as Togo, Benin, Niger and Nigeria and 170 from Chad, Reuters reports.

 

Earlier this year South Africa deployed about 400 troops to the Central African Republic (CAR) in order to assist with capacity building. The 400 soldiers now in the CAR bring to over 2 400 the number of South African National Defence Force (SANDF) personnel doing continental duty. The single largest SANDF contingent is in the DRC (more than 1 200), with close to 800 in Sudan.

 

Reports state that international donors are due to meet in the Ethiopian capital Addis Ababa on January 29 to discuss the African military operation in Mali, and France said they would be asked to provide about 340 million euros ($452 million.)

 

An estimated 30,000 people may have been displaced as a direct result of the fighting in Central/Northern Mali, according to UN spokesman Eduardo del Buey.

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 17:52

African Region maps source ISS

 

24 January 2013 10:47 defenceweb (Reuters)

 

The United States and African leaders threw their full diplomatic weight on Wednesday behind a campaign to expel Islamist rebels from Mali, as French air strikes harried the al Qaeda-allied fighters in their strongholds.

 

For nearly two weeks, French jets and helicopters have been hitting carefully selected targets around rebel-held Malian towns such as Gao and Timbuktu, while African troops gather for a planned ground offensive against the Islamist forces.

 

Last week's bloody seizure of a gas plant in neighboring Algeria by Islamist guerrillas opposing the French action in Mali - in which at least 37 foreign hostages were killed - heightened fears in Africa and the West that Mali's north could become a launchpad for international attacks by al Qaeda, Reuters reports.

 

After halting a surprise Islamist offensive southwards towards Mali's capital Bamako, French ground troops and Malian army soldiers backed by French armored vehicles are securing locations recaptured from the rebels in the last few days.

 

At one of these, Diabaly, a town of mud-brick homes 350 km (220 miles) north of Bamako, jubilant residents welcomed foreign reporters and showed them munitions abandoned by the fleeing Islamist fighters, including several six-foot long shells.

 

Charred rebel pick-up trucks destroyed by the French air strikes were also visible amid the mango trees.

 

The U.N.-mandated intervention in Mali was originally conceived as "African-led, African-owned", but with the Malian army in disarray and African neighbors scrambling to deploy troops, France has taken the lead in the operation.

 

Amid widening international support for the Mali operation, the European Union is preparing a 450-member mission to help train the Malian army while the United States and European governments are helping fly in French troops and equipment.

 

Voicing U.S. backing, Secretary of State Hillary Clinton described the internationally-backed intervention in Mali as a response to "a very serious, ongoing threat" posed by the regional affiliate of al Qaeda and its local allies.

 

"We are in for a struggle but it is a necessary struggle. We cannot permit northern Mali to become a safe haven," she said in Washington, referring to Malian elements of al Qaeda as not only a "terrorist syndicate" but also a "criminal enterprise".

 

African governments, critical in the past of what they saw as meddling by former colonial powers like France, are now embracing the French-led action as a way to avoid a broadening Islamist insurgency in Africa.

 

"All of the African continent, all its heads of state, are happy about the speed with which France acted and with France's political courage," African Union Chairman Thomas Boni Yayi, who is president of Benin, said during a visit to Germany.

 

Nigeria, Africa's No. 1 oil producer, is contributing 1,200 troops to the Mali intervention force, even though it is struggling to control a bloody Islamist insurgency at home by the sect Boko Haram. U.S. and African military officials say Boko Haram has links with al Qaeda and its allies in Mali.

 

"If it is not contained, definitely it will spill into West Africa... It is one of the reasons we have to move fast," Nigerian President Goodluck Jonathan told a panel at the World Economic Forum in Davos, Switzerland.

 

South African President Jacob Zuma, who leads Sub-Saharan Africa's biggest economy, said the Mali situation would figure high on the agenda of an African Union summit this weekend.

 

"It is not just Mali. It is Chad, it is Niger, it is Mauritania," Zuma told Reuters in an interview in Davos, adding that South Africa could play a role in Mali if asked to by the African Union as the continent's top representative body.

 

TIMBUKTU "GADDAFI HOUSE" HIT

 

Among the rebel targets in Timbuktu hit by French airstrikes in the last few days was a house built there by the late Libyan leader Muammar Gaddafi, which Islamist militants were using as a base, local residents said.

 

The Islamist alliance in the north, which groups al Qaeda in the Islamic Maghreb and the Malian militant groups Ansar Dine and MUJWA, holds the major towns of Timbuktu, Gao and Kidal.

 

Mali's state radio reported that, besides the Gaddafi house in Timbuktu, rebel fuel and weapons depots around the fabled Saharan trading town were also bombarded in the French raids.

 

With these keeping the rebels on the defensive, military experts say the swift and effective deployment of African ground forces is crucial to sustain the momentum of an offensive against the Islamists and prevent them melting away into empty desert or rugged mountains near the Algerian border.

 

"The recovery of Mali's sovereignty is under way," French Defense Minister Jean-Yves Le Drian told France 24 TV, adding that the African force for Mali, known as AFISMA and expected to number more than 5,000, was being deployed.

 

Around 1,600 of its members were already in the West African state, a French official said.

 

These came so far from Benin, Nigeria, Senegal, Togo and Niger. Chad, a Central African state whose troops are experienced in desert warfare, was also moving troops towards Mali's border in neighboring Niger to assist in the mission.

 

Ivory Coast said on Wednesday it was sending a 500-strong logistical support contingent to Mali, but no combat troops. Ghana and Guinea were also contributing to the African force, French Prime Minister Jean-Marc Ayrault said.

 

The European Union's military training mission in Mali (EUTM) would be launched in mid-February and led by a French general, but would have no combat role.

 

WHO WILL PAY?

 

International donors are due to meet in the Ethiopian capital Addis Ababa on January 29 to discuss the African military operation in Mali, and France said they would be asked to provide about 340 million euros ($452 million.

 

France's Le Drian told France 24 that the 12-day-old French military operation in Mali had cost 30 million euros so far.

 

Despite the widespread declarations of support for the Mali intervention, some analysts questioned whether western powers like the United States were following up on their words with sufficient concrete action and support to ensure its success.

 

"There is not much money for Africa... It's a low priority" for Barack Obama's U.S. administration, said Vicki Huddleston, who served as U.S. ambassador for Mali in 2002-2005.

 

"We have to come up with a really serious 'boots on the ground' strategy," she told Reuters, adding that Islamist militants in North and West Africa were "looking for their next target".

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 17:49

Carte-Regionale-AQMI-344 2 0

 

24 January 2013 09:14 defenceweb (Reuters)

 

Russia said the rebels fighting French and African troops in Mali are the same fighters the West armed in the revolt that ousted Muammar Gaddafi in Libya.

 

An Islamist alliance of al Qaeda's North African wing AQIM and home-grown Malian groups captured northern Mali last year, armed with weapons seized from Libya after the fall of Gaddafi.

 

Russia backed a U.N. Security Council resolution authorizing military intervention in Mali but is still bristling that its abstention from a U.N. vote over Libya in 2011 allowed NATO air strikes to help the rebels trying to topple the veteran leader, Reuters reports.

 

Russian officials accused the United States and its allies of overstepping their mandate.

 

"Those whom the French and Africans are fighting now in Mali are the (same) people who overthrew the Gaddafi regime, those that our Western partners armed so that they would overthrow the Gaddafi regime," Lavrov told a news conference.

 

The aim of the foreign intervention is to prevent northern Mali from becoming a launchpad for international attacks by al Qaeda and its allies. Fears of this increased sharply after a hostage-taking raid by Islamist militants last week on a gas plant in Algeria.

 

"Terrorist acts have become almost daily in the region, arms are spreading in uncontrollably, infiltration by militants is taking place, including in the Sahara-Sahel area", Lavrov said.

 

"The situation in Mali feels the consequence of events in Libya. The seizure of hostages in Algeria was a wake-up call."

 

Lavrov denied reports that Russia had offered help in transporting French troops to Mali where an African troop deployment and a U.S. military airlift has swelled international support for French operations against Islamist rebels.

 

Russia, the world's second-largest arms exporter, has pointed to the example of Libya to reject Western accusations it is shielding the authorities in Syria where rebels are trying to oust President Bashar al-Assad.

 

Russia, which has a naval facility in Syria, has vetoed three U.N. Security Council resolutions aimed pressuring Assad to end the bloodshed, which began with a crackdown on street protests but later escalated into civil war.

 

"It's important to lift one's head a bit and look over the horizon, look at all those processes more widely, they are interconnected and carry very many threats," Lavrov said, speaking of unrest across the Middle East that could play into the hands of militants.

 

"This will be a time bomb for decades ahead," he said.

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 17:48

Tuareg Rebels

 

24.01.2013 Le Monde.fr avec AFP

 

La chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, a annoncé mercredi que son ministère entendait dorénavant répondre via Internet et les réseaux sociaux à la "propagande" d'Al-Qaida et d'autres groupes islamistes.

 

La secrétaire d'Etat, qui doit quitter son poste dans quelques jours, a expliqué lors d'une audition au Congrès américain sur l'attentat de Benghazi, avoir commencé à mettre sur pied au département d'Etat "deux structures pour lutter contre l'extrémisme" diffusé sur Internet, notamment via Twitter.

 

CELLULE OPÉRATIONNELLE

 

"Les médias sociaux sont de grands outils", s'est exclamée Mme Clinton. Elle a annoncé qu'"une cellule opérationnelle au sein du département d'Etat commen(çait) à tenter de répondre à Al-Qaida et à d'autres propagandes djihadistes". Par exemple, si des islamistes extrémistes "diffusent une vidéo qui montre à quel point les Américains sont épouvantables, nous diffuserons une vidéo montrant à quel point ils sont épouvantables", a-t-elle lancé, voulant concurrencer la nébuleuse de groupes islamistes radicaux "à travers les canaux médiatiques par lesquels ils communiquent avec les gens".

 

Elle a fait une analogie historique avec "la lutte contre le communisme international et l'Union soviétique durant la guerre froide" lorsque "nous communiquions avec les amoureux de la liberté derrière le rideau de fer, via les médias". "Le défi est similaire, même si le monde est différent", a affirmé la secrétaire d'Etat, qui a été une grande avocate des libertés de l'Internet, durant son mandat de quatre ans à la tête du département d'Etat.

 

Le dernier coup d'éclat sur les réseaux sociaux d'islamistes radicaux remonte à la semaine dernière, lorsque des insurgés somaliens shebab ont annoncé sur leur compte Twitter avoir exécuté leur otage français Denis Allex, détenu depuis 2009 et donné pour mort par Paris depuis une opération ratée de commandos français visant à le libérer quelques jours plus tôt.

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 17:45

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Opération Serval : les fantassins de la 1re compagnie du 92e régiment d’infanterie perçoivent des véhicules

blindés de combat de l’infanterie (VBCI) issus du parc d’alerte - Crédits : ADC G. Gesquière/SIRPA Terre

 

24/01/2013 17:08 Armée de Terre

 

18 janvier 2013, Carpiagne dans les Bouches-du-Rhône : la 1recompagnie du 92e régiment d’infanterie (92e RI) se tient prête. Ces soldats doivent renforcer leurs camarades déployés au Mali pour l’opération Serval.

 

34 fantassins de la Vieille Garde (la 1re compagnie) du 92e RI de Clermont-Ferrand étaient en alerte depuis vendredi 18 janvier 2013 à Carpiagne. Le 13e groupement multitechnique (13e GMT) de la 5e base de soutien du matériel (5e BSAMAT) a activé le parc d’alerte (PA) et leur a fourni des véhicules blindés de combat de l’infanterie (VBCI).

 

Alerté dimanche 13 janvier, le 13e GMT a reçu l’ordre de mettre en place une unité élémentaire VBCI pour l’opération Serval. C’est la première fois que le PA est effectivement activé. L’adjudant Walter Adami, chef du PA et du parc de gestion, a travaillé avec ses équipes pendant quatre jours pour déstocker et vérifier les blindés.

 

Les VBCI et les autres véhicules du PA (AUF 1, chars Leclerc, TRM 10 000…) sont habituellement stockés sous des tentes à hygrométrie contrôlée pour éviter l’usure. Et pour fournir un matériel parfaitement opérationnel, ces soldats ont procédé à une vérification point par point.

 

Vendredi 18 janvier en fin de journée, les fiches de perception étaient signées. Avec ses blindés, la 1re compagnie du 92e RI était fin prête pour rejoindre ses camarades de la 4e compagnie partie dimanche 20 janvier.

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 17:18

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24.01.2013, 07h05 Frédéric Gerschel - leparisien.fr

 

Des photos satellites le confirment : les groupes terroristes dans le nord du Mali sont plus lourdement armés qu’on ne le supposait. Chars, missiles sol-air…L’armée française est sur ses gardes.

 

On en parlait depuis longtemps. Mais on ne les avait jamais vraiment vus : les groupes jihadistes opposés à l’armée française au Mali possèdent bien plusieurs dizaines de blindés, notamment des automitrailleuses de type BRDM-2 de fabrication russe et des chars PT-76 d’origine soviétique.

 

Selon des photos satellites et des clichés pris par les services de renseignement occidentaux que notre journal a pu se procurer, ces engins sont en état de marche et disposent de l’armement nécessaire pour causer de gros dégâts. Ils ont été récupérés par les islamistes lors des combats avec l’armée malienne en 2012 et lors de la conquête des villes de Gao, Tombouctou et Kidal. D’après les experts, quelques blindés proviennent également du gigantesque arsenal libyen abandonné au moment de la chute de Kadhafi. Bien sûr, ces véhicules ne sont pas tout neufs et bien moins performants que les chars français déployés au Mali. Mais, pour l’état-major, cela prouve que l’ennemi n’est pas à prendre à la légère et qu’il a largement eu le temps de se préparer à cette confrontation. « Il ne s’agira pas d’une guerre classique front contre front, analyse le spécialiste de la défense Pierre Servent. L’avantage de ces groupes, c’est d’être très mobiles. De foncer sur un objectif et de repartir aussitôt. Ils vont sans doute chercher l’action qui aura la plus forte plus-value médiatique. On peut s’attendre à une guérilla, des embuscades, des actes kamikazes. Le tout dans une zone grande comme la France et la Belgique réunies. »

 

Outre les blindés (dont certains sont ciblés en ce moment par les frappes aériennes françaises), les jihadistes disposent aussi de camions lance-roquettes, de mitrailleuses lourdes soudées sur des pick-up, de canons sans recul, de mortiers, de lance-roquettes portables (RPG) et d’une quantité industrielle d’explosifs en tous genres. Assez pour inquiéter les militaires français, qui redoutent les premières pertes sérieuses après avoir passé treize jours sans véritables combats, en dehors de l’engagement des forces spéciales (qui a fait un mort, le pilote d’hélicoptère Damien Boiteux, dans les premières heures de l’offensive).

 

Des armes lourdes très destructrices

 

Les services de renseignement occidentaux ont une autre préoccupation — de taille — au sujet de quelques missiles sol-air aux mains des jihadistes. Ce sont potentiellement les armes les plus destructrices, puisqu’une seule ogive est capable d’abattre un avion militaire, un hélicoptère. Voire un avion commercial avec tous les passagers à bord… On imagine le retentissement d’un tel acte terroriste. Pierre Servent tempère tout de même cette menace : « Il faut avoir été formé pour faire fonctionner une telle arme. Par ailleurs, elle doit être stockée correctement pour ne pas endommager le gaz fréon qui permet de guider le missile. Si les islamistes avaient pu utiliser leur stock, ils l’auraient sans doute fait depuis un moment. » Quoi qu’il en soit, les militaires français ne cessent d’appeler à la prudence. « Les islamistes sont des experts en communication, prévient un haut gradé français. On voit en ce moment des images d’eux, en sandales, l’air décontracté, apparemment mal préparés. Mais il faut se méfier. Nous restons sur nos gardes. » La guerre du désert risque de durer, ne cessent de répéter François Hollande et son ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Comme pour préparer l’opinion publique à des lendemains plus difficiles.

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 17:14

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BRDM-2

 

24 janvier 2013 à 09:13 Guysen International News

 

Selon les informations du journal Le Parisien, les groupes "terroristes" du Nord-Mali seraient mieux armés qu'attendu. Ils possèderaient plusieurs dizaines de blindés, notamment des automitrailleuses de type BRDM-2 de fabrication russe et des chars PT-76 d’origine soviétique, des camions lance-roquettes, des mitrailleuses lourdes soudées sur des pick-up, des canons sans recul, des mortiers, des lance-roquettes portables (RPG) et une quantité industrielle d’explosifs. Les "terroristes" se seraient procurés ces armes lors d'affrontements avec l'armée régulière malienne et dans l'arsenal libyen abandonné à la chute de Khadafi.

 

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 16:56

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24 Janvier 2013 Par Frédéric Pons - VA

 

Afrique. Avec des capacités limitées et le soutien mesuré d’autres États, la France engage au Mali une mission difficile, de longue haleine, à la fois militaire et politique. Deux inconnues : le jeu de l’Algérie et l’appui international.

 

La France n’avait pas d’autre choix que d’intervenir, sans plus attendre, contre les islamistes du Mali. Ils menaçaient de déferler vers le sud, jusqu’à Bamako, la capitale, pour transformer ce pays de 1,2 million de kilomètres carrés et de 15 millions d’habitants en émirat islamique au coeur du Sahel. L’Algérie n’avait, elle aussi, pas d’autre choix que de riposter vite et fort contre les terroristes responsables de la prise d’otages massive du 17 janvier sur le site gazier de Tiguentourine, près d’In Amenas. Elle devait protéger ses intérêts vitaux (la production de gaz) et dissuader, par le sang, un regain de terrorisme islamiste sur son territoire. Ces deux dossiers lient, intimement, Paris et Alger. Même s’il reste beaucoup de contentieux entre les deux pays, et de vraies ambiguïtés du côté algérien, les intérêts sont communs face à la menace islamiste.

 

Dans l’affaire d’In Amenas, l’Algérie a réagi avec les seules méthodes adaptées, malgré le très lourd bilan de l’assaut : 37 otages étrangers tués (dont un Français, trois Américains, deux Roumains, trois Britanniques, six Philippins, sept Japonais), une trentaine de terroristes éliminés. À l’origine, la quarantaine d’assaillants avait pris le contrôle d’un site abritant près de 790 personnes, dont 134 étrangers de 26 nationalités ! La plupart ont pu s’enfuir, juste avant l’assaut.

 

Alger ne pouvait ni attendre ni négocier, face à des terroristes suicidaires qui n’avaient aucune intention de négocier ni de se rendre. Le traitement réservé aux premiers otages occidentaux tombés entre leurs mains le prouve. Quelques-uns avaient été ceinturés d’explosifs. D’autres étaient tués en essayant d’aider les plus faibles. Parmi eux, le Français Yann Desjeux, un des héros de cette prise d’otages (lire page 33), comme ces employés algériens qui protégèrent leurs collègues étrangers.

 

En négociant, Alger risquait d’encourager d’autres actions terroristes et de perdre l’acquis de vingt ans de lutte antiterroriste. Né dans la guerre de libération contre les Français, endurci par les affrontements fratricides qui ont rythmé son demi-siècle d’indépendance, éprouvé au feu de l’atroce guerre civile menée contre les islamistes entre 1992 et 1999 (150 000 morts), le régime algérien est marqué par une double culture de violence et d’opacité (lire page 35) qui lui a permis, une fois encore, de tenir le choc.

 

Cette riposte brutale s’explique aussi par le défi stratégique lancé au régime par ces Signataires par le sang, un groupe issu de la guérilla islamiste des années 1990 et 2000 (Groupe islamique armé, Groupe salafiste pour la prédication et le combat), affilié à Al- Qaïda, commandé par un vétéran du terrorisme algérien, Mokhtar Belmokhtar. Surgis des immensités qui bordent le Tassili N’Ajjer, aux confins du Niger, du Mali et de la Libye, les terroristes ont frappé au coeur de la richesse algérienne, les hydrocarbures (90 % des revenus de l’État, 30 % du PIB algérien). Par cette cible inédite et le nombre des otages, ils ont franchi un seuil qui appelait cette riposte radicale.

 

Paris n’avait pas d’autre choix que d’apporter son appui à Alger, alors que Londres, Tokyo, Ottawa, La Haye et même Washington s’interrogeaient ouvertement sur les méthodes musclées du régime algérien. Ce soutien français à l’Algérie est stratégique, comme l’appui algérien à la France au Sahel. D’ores et déjà, l’autorisation de survol de l’Algérie par les avions militaires français, la fermeture des frontières et l’échange de renseignements facilitent l’opération Serval, avec l’espoir d’aider au règlement du dossier des huit otages français retenus dans l’immensité de l’adrar des Iforas, aux confins algéro-maliens. Cet appui devra se confirmer dans la durée — ce n’est pas encore sûr, tant Alger a joué un rôle ambigu dans la région, notamment auprès des groupes islamistes. Jusqu’en décembre dernier, le régime refusait toute intervention étrangère au Mali. Abdelaziz Bouteflika l’avait dit à François Hollande, les 19 et 20 décembre, lors de sa visite d’État à Alger. La mission interafricaine de soutien au Mali, pourtant autorisée par la résolution 2085 votée le 20 décembre au Conseil de sécurité de l’Onu, n’était pas la bienvenue. « Pas d’opération militaire internationale au Sahel », avait dit Bouteflika. Hollande s’était voulu rassurant : « Pas un seul soldat français au sol ni en première ligne. »

 

En regroupant leurs forces à Kidal, Gao et Tombouctou pour foncer vers le sud, les djihadistes étrangers et les islamistes maliens ont exploité à fond cette position de principe de l’Élysée, assurés que la France ne s’engagerait pas sur le terrain, comme le répétaient les autorités françaises. Taraudé par d’éventuelles accusations de “néocolonialisme” et par sa volonté obsessionnelle de rupture avec la “Françafrique”, François Hollande a ainsi ouvert, sans le vouloir, un boulevard aux islamistes.

 

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Ansar Dine et le Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) connaissaient aussi la lenteur de la mobilisation de la force interafricaine. Son déploiement au Mali n’était pas attendu avant septembre ou octobre 2013. Ils avaient perçu, enfin, les réticences d’Alger sur ce dossier, d’où le leurre d’Ansar Dine, qui fit croire aux émissaires algériens qu’un dialogue était possible, alors que les islamistes préparaient leur offensive, avant d’enfoncer, sans coup férir, la “ligne de front”. La surprise à Paris a-t-elle été si totale qu’on le dit ? Comme si aucun moyen de renseignements — français ou américain — n’était alors dirigé vers le nord du Mali… C’est improbable. La France aurait-elle laissé faire pour mieux légitimer une intervention qui devenait inévitable ? La rapidité de la réaction française, le 11 janvier, montre que des scénarios de frappe étaient prêts. Les militaires n’attendaient que le feu vert politique.

 

La poussée islamiste et la détermination française ont bousculé l’Algérie, soudain obligée à un virage à 180 degrés. Alger s’est déjà engagé à mieux surveiller son interminable frontière sahélienne : 2 600 kilomètres, de la Mauritanie au Niger. Contrôler cette ligne imaginaire tracée dans le sable, la rocaille et les épineux est évidemment impossible, mais la surveillance peut être améliorée, en “traçant” les trafics (drogues, armes, clandestins) qui alimentent les trésors de guerre d’Aqmi, d’Ansar Dine, du Mujao, à Tindouf (avec le Front Polisario), In Salah, Tamanrasset, Djanet, les grandes cités carrefours du Sud saharien.

 

L’annonce de la fermeture des frontières ne signifie pas grand-chose dans l’immensité du territoire concerné, mais le survol de l’Algérie par des avions militaires français est plus sensible. On n’en aurait rien su sans la bourde de Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères. En annonçant ce soutien direct de l’Algérie, il a mis Bouteflika dans l’embarras, ouvert la polémique à Alger et sans doute dopé des réseaux déjà bien enfiévrés par la guerre au Mali. Les islamistes ont à leur tour été surpris par la foudre française. Dès les premières heures de l’opération Serval, leurs colonnes de pick-up Toyota surarmés encaissent des coups terribles et doivent se disperser. Les renforts français arrivés en urgence du Tchad, du Gabon, de France les repoussent vers le nord. Le 21 janvier, après dix jours de déploiement, 3 150 militaires français étaient engagés dans l’opération Serval, dont 2 150 sur le territoire malien. Ils ont repris le contrôle des passages sur le fleuve Niger, de l’aéroport de Mopti-Sévaré, des villes de Diabali et Douentza. La phase suivante vise à « la reconquête de tout le Mali », assure Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense. Quelle ambition ! Le nouvel objectif, la ligne Gao-Tombouctou, se situe à près de 900 kilomètres à vol d’oiseau au nord-est de Bamako, et Kidal, le fief des islamistes, est à 1 200 kilomètres.

 

Le coup de patte de Serval a aussi créé un électrochoc dans les pays africains, jusque-là trop lents à se mobiliser. Les premiers bataillons de la mission africaine sont arrivés à Bamako, avant-garde d’une force qui devrait compter de 3 300 à 5 000 hommes, placés sous le commandement du Nigeria.

 

La France est toujours seule au sol, mais une demi-douzaine de pays occidentaux, dont les États-Unis et le Canada, fournissent des moyens logistiques appréciables. Ces États sont trop heureux de ne pas devoir s’engager en première ligne. Ce n’est pas forcément une mauvaise nouvelle. Nation-cadre dotée des forces et de l’expertise nécessaires sur ce théâtre, la France n’a pas besoin de contingents danois, allemands, polonais ou roumains. Cette multinationalité ne ferait que compliquer son action sur le terrain. La magie des coalitions multilingues appartient au passé. Pour l’efficacité, ce n’est pas plus mal.

 

La France fait maintenant face à deux défis majeurs pour éviter l’enlisement. Sur le plan militaire, elle doit assurer le démarrage opérationnel de la force interafricaine, en soutien des Maliens, afin de se replacer en deuxième ligne. L’armée française connaît bien ce type de mission. C’est l’une des meilleures au monde pour ce travail. Sur le plan politique, elle doit éviter de se laisser entraîner dans les querelles internes maliennes, alors que certaines unités ou milices veulent déjà régler des comptes avec les “collaborateurs” des islamistes. Les Arabes et les Touaregs sont visés.

 

La crise fait resurgir d’anciennes rivalités ethniques, de part et d’autre de la “frontière intérieure” que forme le Niger, malgré le brassage des populations. Les Français vont devoir contrôler ces forces antagonistes, cohabiter mais sans couvrir les exactions. La situation rappelle à beaucoup de militaires le pénible “syndrome Rwanda” de 1994.

 

En évoquant les « ennemis terroristes criminels » du nord du Mali, une rhétorique maladroite et simplificatrice, François Hollande et Laurent Fabius ne facilitent pas les choses. Les Maliens du Nord — Touaregs, Arabes, Songhaïs —, qui ne se reconnaissent en rien dans la charia et les méthodes islamistes, sont sous le choc. Pour préparer l’avenir et se retirer en bon ordre, le jour venu, la France doit au contraire faciliter la réconciliation, sans ignorer que les dirigeants du Sud portent une part de responsabilité dans l’éclatement du pays et l’effondrement de l’État.

 

En cinquante ans, Bamako n’a jamais su vraiment gérer ses vastes territoires du Nord ni faire preuve d’équité et de justice à l’égard des Touaregs, ce qui explique qu’une partie de la jeunesse touarègue a succombé à l’argent et à la propagande islamistes. Reconstruire l’État et le lien national malien est un chantier de longue haleine. Est-ce bien la responsabilité de la France ? Si elle le faisait, Valéry Giscard d’Estaing aurait alors eu raison en parlant, à mauvais escient, de « néocolonialisme ».

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 16:45

Opération Serval

 

24 Janvier 2013 par Frédéric Pons - VA

 

Stratégie. Ancien chef d’état-major de l’armée de terre, le général Elrick Irastorza commente, en exclusivité, les débuts de l’opération Serval.

 

Saint-cyrien et parachutiste des troupes de marine, le général d’armée Irastorza a notamment commandé le 8e RPIMa de Castres et l’opération Licorne en Côte d’Ivoire (2005-2006). Pendant cinq ans (juin 2006-août 2011), il aura été l’un des principaux artisans de la réorganisation de l’armée de terre et de son adaptation au conflit afghan, d’abord comme major général puis comme chef d’état-major.

 

La France aurait-elle dû intervenir plus tôt ?

 

On ne peut que regretter que la communauté internationale n’ait pas apporté à temps des réponses appropriées à cette crise. La France a réagi in extremis, dans l’urgence. La pusillanimité de la plupart des pays pourtant concernés par cette déstabilisation de la zone sahélienne ne lui laissait pas d’autre choix.

 

Le vide militaire à hauteur de Mopti a-t-il encouragé les islamistes à foncer vers le sud ?

 

Ce vide ne pouvait qu’inciter des unités très mobiles et surtout très bien armées à poursuivre leur avantage. Ces raids motorisés rapides et violents de type rezzou, les GPS et les moyens radio en plus, sont quasi impossibles à arrêter sans renseignements puis frappes aériennes ou moyens puissants au sol, au bon endroit.

 

Quelle est la principale menace pour les forces françaises ?

 

 

D’abord, les distances et le climat. À Mopti, le Mali, c’est 350 kilomètres de large, la distance Paris-Rennes, et la capitale se trouve à 1 200 kilomètres de Gao. Les hommes et nos matériels les plus vieux, les VAB (véhicules de l’avant blindés), âgés de plus de 30 ans, ou les automitrailleuses Sagaie (25 ans) vont souffrir sur les pistes. La dispersion sur le terrain ou l’intrication au milieu des populations de bandes djihadistes bénéficiant de complicités est un risque, comme, pour nos unités, de se retrouver impliquées à leur insu dans des opérations peu respectueuses du droit des conflits armés.

 

De quoi notre armée a-t-elle le plus besoin ?

 

VBCI couv-tim-dossier-equipement

 

Nos faiblesses sont bien connues, notamment en moyens de projection. Ce qui me préoccupe le plus est la protection de nos hommes face à de l’armement d’un calibre très répandu, le 14,5. C’est autre chose que la kalachnikov ! Il est urgent de projeter des engins protégés et équipés au “standard afghan” et surtout de ne pas retarder plus que de raison le remplacement de nos bons vieux VAB.

 

Des scénarios d’intervention au Mali avaient-ils été préparés ?

 

C’est le métier de nos états-majors de planifier en permanence pour proposer au décideur politique, le moment venu, un panel de modes d’action.

 

Quels enseignements tirez-vous de la rapidité de la réaction française ?

 

Notre système Guépard de projection d’urgence et notre dispositif prépositionné ont démontré toute leur pertinence. Les forces spéciales ont facilité l’engagement initial, mais le contrôle continu du terrain ne pourra être assuré, dans la durée, que par des unités plus conventionnelles, les forces spéciales redevenant un outil privilégié pour mener des actions ciblées très puissantes, dans la profondeur ou les intervalles.

 

Cette nouvelle opération valide-t-elle le concept français de projection ?

 

En entrée de théâtre, les choses se passent généralement bien. Dans la durée, tout dépendra de nos intentions. Aller au-delà de la boucle du Niger, par exemple, nécessiterait des moyens d’une tout autre ampleur.

 

Quelles leçons pour notre outil de défense ?

 

Tout est affaire de compromis entre nos moyens et nos ambitions. Si nous voulons continuer à jouer un rôle crédible sur la scène internationale, il faudra nous en donner les moyens. Les derniers événements nous montrent, une fois encore, que c’est bien au sol que se fait la décision.

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 16:45

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22/01/2013 Propos recueillis par Marina Torre – LaTribune.fr

 

La prise d'otage d'In Amenas en Algérie vise le coeur économique du pays: ses intérêts énergétiques. Pour La Tribune, Mehdi Taje, géopoliticien tunisien spécialiste du Sahel et du Maghreb, analyse les enjeux économiques et politiques de cet événement et de la guerre au Mali.

 

Quelle menace la prise d'otage d'In Amenas fait peser sur les intérêts économiques de la région ?


Mehdi Taje - Cette attaque témoigne d'une vulnérabilité des installations pétrolières et gazières, cela créé un sentiment d'insécurité dans la région. Or, l'Algérie ne peut se permettre de voir échapper la manne du pétrole et du gaz. Les hydrocarbures sont la colonne vertébrale de son économie. Cette opération est surtout révélatrice. Les assaillants se seraient infiltrés à travers les lignes maliennes, ils ont donc traversé des centaines de kilomètres pour se rendre à In Amenas. Or, cet été, et suite à l'intervention de la France, l'Algérie a renforcé son dispositif de sécurité et fermé sa frontière. Donc, soit l'armée et les services de sécurité algériens sont composés d'incapables - ce dont je doute fermement - soit ces terroristes ont bénéficié de complicités de très haut niveau.

 

Selon vous, le terroristes auraient été manipulés par des personnalités hauts placées à Alger ?


Il faut en revenir à la sociologie politique de l'Etat algérien. Bien malin celui qui est en mesure d'affirmer avec certitude où est le pouvoir algérien. Je ne veux pas accabler le président Bouteflika, la situation est complexe et il faut prendre en compte une certaine ambiguïté. Ceux qui s'expriment publiquement ne représentent que la partie visible de l'iceberg. Il y a un centre du gouvernement légitime mais à côté gravitent des clans à différents niveaux qui tentent de capter la rente pétrolière et gazière ainsi que le pouvoir. Mon analyse c'est que dans la crise malienne, Alger s'est posté en partisan du règlement politique négocié. Suite à la résolution 2085 des Nations unies, des Algériens ont pu réaliser que l'intervention militaire non seulement était certaine mais devenait inéluctable. Et, qu'en réalité, pour certaines puissances, à la suite de la chute de Ben Ali, de Moubarak et de Kadhafi, il est devenu temps d'assaillir une dernière citadelle : l'Algérie.

 

Bouteflika a pris pleinement la mesure de cet enjeu et a tenté de faire émerger une nouvelle génération, mais il s'est heurté à des clans. D'où sa volonté d'obtenir un quatrième mandat. Contre lui, ces clans utilisent tout ce qui peut le discréditer, notamment la situation sécuritaire. C'est dans ce prolongement qu'il convient d'analyser les événements d'In Amenas. Mais attention, nul n'est dupe. Cette situation intérieure explique la réponse mesurée des autorités françaises, américaines et britanniques qui vise à ne pas trop accabler le président Bouteflika. Ils ont compris qu'il y avait des luttes de pouvoir et donc qu'il était inutile d'enfoncer le clou. Le Japon, dont les ressortissants ont payé un lourd tribut, ne connaît pas cette réalité, et a donc réagi différemment.

 

Quelles seront  les conséquences de cette attaque pour l'Algérie ?

Le président Bouteflika est extrêmement fragilisé car il peut finalement lui être reproché de ne pas avoir su maintenir la sécurité et d'avoir ouvert l'espace aérien algérien - et ce quand bien même les avions français ne l'on pas emprunté mais son passé au-dessus du Maroc. Toute cela va le fragiliser sur le plan interieurl et sur le plan diplomatique.

 

Jusqu'à aboutir éventuellement à son renversement ?

A ce stade, je ne pense pas. Quelle sera l'issue de cette lutte relativement à sa succession ? Nul ne peut le prédire aujourd'hui.

 

Au Sahel, dans quelle mesure les rapports de force entre les acteurs occidentaux - les Etats-Unis et la France notamment - sont-ils bouleversés ?

Il faut d'abord se souvenir que la France s'est désengagée de l'Afghanistan, pas les Etats-Unis. En outre, ces deux pays souffrent de la crise économique. Les Etats-Unis laissent faire la France en lui apportant le strict minimum en terme d'appui. Un peu comme en Libye, les Etats-Unis laissent la France aller en première ligne. Mais, au final, leurs intérêts convergent : sécuriser les richesses énergétiques de la zone sahélienne et dissuader les puissances rivales que sont la Chine, la Russie, mais aussi l'Inde et le Brésil dans une moindre mesure.

 

Comment se traduit cette rivalité ?

Les concurrents sont surtout les Chinois. Ce sont eux qui ont permis au Niger de devenir producteurs de pétrole il y a moins d'un an et demi. Il y a une véritable géopolitique des tubes au Sahel. Les oléoducs et gazoducs y sont cruciaux. D'ailleurs, les richesses naturelles ne sont pas que pétrolières ou gazières. L'uranium occupe une place stratégique notamment pour la France. Sur le sujet, les Chinois sont en embuscade : ils sont en train de négocier avec le gouvernement du Niger, ce qui fragilise la position d'Areva. Et le nord du Mali recèlerait davantage d'uranium que le Niger... Il faut aussi prendre en compte le fer, le phosphate et les terres rares.

 

Dans quelle mesure la chute du régime de Kadhafi a-t-elle contribué à rebattre les cartes?


L'opération libyenne a été l'étape liminaire ouvrant la voie à un processus d'avancée dans le Sahel. Actuellement, les périodes d'exploration des gisements sont terminés : nous passons à l'exploitation aussi nous sommes dans une phase de lutte pour leur sécurisation. Pour la France, cela a été accéléré. Elle voulait renforcer sa présence de façon 'souple' mais suffisante pour dissuader les Chinois, notamment au Burkina Faso et au Niger. Paris voulait africaniser et européaniser le dispositif afin d'éviter de se faire taxer d'hégémonique et de néocolonialiste. Malheureusement, elle a été prise de court par l'attaque d'Ansar Din sur Konna, elle a dû intervenir rapidement pour éviter un éclatement du Mali.

 

Comment l'événement d'In Amenas est-il perçu dans votre pays, la Tunisie ?

Les gens sont interloqués par le nombre de Tunisiens parmi les terroristes. Ils étaient 11 sur 32 selon le Premier ministre, soit un tiers des assaillants. C'est énorme. De plus en plus de jeunes désoeuvrés, au chômage, basculent dans l'islamisme radical. Ils sont instrumentalisés. Ce qui se passe au Mali risque de servir de foyer pour le jihad, de capter des jeunes prêts à aller défendre une terre d'Islam agressée par des "mécréants". Cela devient un problème sécuritaire pour la Tunisie car soit ces jeunes meurent au combat, soit ils rentrent encore plus fanatisés et entraînés au combat.

 

Plus largement, la guerre au Mali et l'attaque en Algérie sonnent-il le glas du "printemps Arabe", autrement dit, va-t-on vers des régimes à la Turque ou plutôt une radicalisation des partis islamistes au pouvoir ?

Les révolutions arabes ont balayé des régimes dictatoriaux dits laïcisants. Elles ont laissé la place aux seules forces capables de se structurer et qui étaient en embuscade : les Frères musulmans en Egypte, ou Ennahdha en Tunisie. Ce n'est pas étonnant. Mais comment ont-ils pu se hisser au pouvoir ? Avec la complicité de puissances étrangères qui les ont aidés financièrement. Je pense par exemple à l'Arabie saoudite et au Qatar. Pour d'autres puissances aussi, la carte de l'islamisme modéré était à jouer, par pragmatisme, par réalisme politique. Il s'agit d'acteurs qui sont totalement favorables à l'économie libérale de marché. Je pense notamment aux Etats-Unis et aux ONG américaines qui gravitent autour du mouvement National Endowment for Democract [NED, Fondation nationale pour la démocratie, association dont le but affiché est de faire progresser les institutions démocratiques dans le monde NDLR]. Elles ont largement participé à la formation des cadres d'Ennahda. Aujourd'hui la Tunisie est traversée par une crise politique, économique et sécuritaire où s'affrontent deux projets de société. La première est basée sur l'Islam et vise à 'débourguibiser' la Tunisie et est à mon sens obscurantiste. L'autre est un projet dit moderniste et progressiste. Elle est à la croisée des chemins.

 

* Mehdi Taje est géopoliticien, spécialiste du Maghreb et du Sahel. Il travaille notamment pour l'Institut Tunisien des Etudes Stratégiques et pour le Centre stratégique pour la Sécurité du Sahel et du Sahara. Il y a notamment publié une étude intitulée "la réalité de la menace de AQMI à l'aune des révolutions"

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 16:45

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24.01.2013 à 14h35 Le Monde.fr avec Reuters

 

Paris va envoyer des forces spéciales protéger les principaux sites d'exploitation d'uranium de l'entreprise française Areva au Niger, affirme Le Point, jeudi 24 janvier.

 

Les forces spéciales n'avaient jamais, auparavant, participé directement à la sécurité d'intérêts privés mais la prise d'otages d'In Amenas, en Algérie, a accru les facteurs de risque. Le ministère de la défense et Areva se sont refusés à tout commentaire. "On ne commente pas les mesures de sécurité", a dit un porte-parole.

 

Des commandos vont renforcer la sécurité des sites d'Imouraren et d'Arlit, où cinq des sept actuels otages français du Sahel avaient été capturés en septembre 2010, précise l'hebdomadaire.

 

L'extraction d'uranium au Niger, qui représente environ les deux-tiers des besoins français, est stratégique pour Areva, tant pour l'alimentation des centrales nucléaires françaises que pour la vente de cette matière à ses clients étrangers. Areva emploie environ 2 700 salariés au Niger, dont 98 % sont des Nigériens. Une trentaine d'expatriés travaillent sur les sites d'Imouraren et Arlit.

 

Une porte-parole d'Areva avait précisé à la mi-janvier que le gouvernement n'avait pas demandé à l'entreprise de réduire ses effectifs au Niger, précisant qu'un dispositif de sécurité de haut niveau avait été mis en place.

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 16:45

Tuareg Rebels

 

24 January 2013 11:51 GMT bbc.co.uk

 

One of the Islamist groups fighting in northern Mali has split and wants dialogue, a statement from the faction seen by the AFP news agency says.

 

Islamic Movement for Azawad said it was splitting from Ansar Dine, and "rejects all forms of extremism and terrorism".

 

According to the statement, the group is headed by Alghabass Ag Intalla, an important Ansar Dine leader and influential figure in Kidal.

 

France sent troops to Mali earlier this month to halt a militant advance.

 

It said al-Qaeda linked Islamists - some of whom were foreigners - threatened to turn Mali into a "terrorist state".

For the last 10 months, three main Islamist groups have controlled northern Mali, where they have imposed strict Islamic law.

 

Along with secular Tuareg rebels they took advantage of chaos after military coup to seize an area of the Sahara Desert larger than France.

 

But the Islamists soon took control of the major towns, sidelining the Tuaregs.

 

'Cease hostilities'


The Islamic Movement for Azawad (IMA) statement said its group was made up entirely of Malians, who wanted a peaceful resolution to the crisis.

 

Azawad is a term used by Tuareg rebels for the northern region of Mali, where they want independence.

 

IMA said it wanted the "Malian authorities and France to cease hostilities in the zones that we are occupying in the north-eastern regions of Kidal and Menaka to create a climate of peace which will pave the way for an inclusive political".

 

Mr Ag Intalla was a negotiator for Ansar Dine during mediation efforts in Burkina Faso in 2012.

Ansar Dine's influence has mainly been in the north-east and the town of Kidal is an important base for the group, made up of mainly Tuareg fighters.

 

This week French and Malian troops recaptured the central towns seized in a rebel offensive that sparked France's intervention.

 

An African force has begun to deploy to Mali to help with international efforts to expel the militant Islamist groups from the north.

 

Meanwhile, Mali's army has been accused of carrying out a series of summary executions by a Paris-based rights group.

 

The BBC's Mark Doyle in Mali says the reports that the mainly black African Malian army, drawn largely from the south, has targeted Arabs and Tuaregs from the north expose a racial aspect to the war which has been hidden by the emphasis on Western troops fighting a war against Islamist insurgents.

 

Fighting in Mali map

Mali's main Islamist militants

  • Ansar Dine - home-grown movement with a number of Tuareg fighters who returned from Libya after fighting alongside Muammar Gaddafi's troops. Reports of split and formation of Islamic Movement for Azawad calling for peace talks
  • Al-Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM) - al-Qaeda's North African wing, with roots in Algeria
  • Movement for Unity and Jihad in West Africa (Mujao) - an AQIM splinter group whose aim is to spread jihad to the whole of West Africa
  • Signed-in-Blood Battalion - a recent AQIM offshoot committed to a global jihad and responsible for Algerian gas facility siege
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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 16:45

operation-serval-4

 

24 janvier 2013 10h06 Romandie.com (AFP)

 

BAMAKO - Un nouveau groupe, le Mouvement islamique de l'Azawad (MIA), issu d'une scission d'avec le groupe islamiste armé Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), s'est créé au Mali et a annoncé dans un communiqué reçu jeudi par l'AFP qu'il veut aller vers une solution pacifique.

 

Le MIA affirme de la manière la plus solennelle qu'il se démarque totalement de tout groupe terroriste, condamne et rejette toute forme d'extrémisme et de terrorisme et s'engage à les combattre, affirme le communiqué qui ajoute: Composé exclusivement de nationaux (maliens) le MIA réaffirme son indépendance et sa volonté à aller vers une solution pacifique à la crise au Mali.

 

Cette scission intervient près de deux semaines après le début le 11 janvier de l'intervention militaire française au Mali, destinée à aider l'armée malienne à reconquérir le nord du Mali devenu en 2012 un sanctuaire pour les groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda, dont Ansar Dine, où ils ont commis de nombreuses exactions au nom de la charia (loi islamique).

 

Le nouveau groupe lance un appel aux autorités maliennes et à la France pour un arrêt des hostilités dans les zones que nous occupons, à savoir les régions de Kidal et Ménaka (nord-est du Mali) et (pour) créer un climat de paix qui va nous permettre d'aller vers l'établissement d'un dialogue politique inclusif.

 

Le MIA a été créé à l'issue de plusieurs jours de débats et de concertation des cadres, notables et combattants de l'aile modérée d'Ansar Dine, un mouvement dirigé par un ex-rebelle touareg malien, Iyad Ag Ghaly.

 

Son secrétaire général est Alghabasse Ag Intalla, issu d'une des grandes familles touareg de la région de Kidal (nord-est du Mali) qui a dirigé la délégation d'Ansar Dine à des négociations menées fin 2012 à Ouagadougou sous la houlette de la médiation du Burkina Faso dans la crise malienne.

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 08:45

Central African Republic Map

 

23 janvier 2013 Par RFI

 

En Centrafrique, plusieurs forces internationales sont toujours présentes dans le pays. Outre les Ougandais qui pourchassent la LRA dans le sud-est du pays, des soldats français, d’Afrique centrale et d’Afrique du Sud restent positionnés dans la capitale centrafricaine. Reportage à Bangui.

 

La crise militaire est passée et les soldats, qu’ils soient Centrafricains ou étrangers, sont moins visibles. L’armée française a été appelée vers un autre théâtre d’opération, le Mali, et dans les rues de Bangui, les treillis frappés du drapeau tricolore sont désormais beaucoup plus rares. « Avec la crise, nous sommes montés à 604 personnels. Les 240 personnels qui resteront d'ici la fin de la semaine reprendront la mission initiale qui est d'assurer un soutien logistique et technique à la Fomac. Et bien sûr, si la situation venait de nouveau à se dégrader, ils assureraient la protection de nos ressortissants et de nos intérêts », explique le lieutenant-colonel Benoît Fine, commandant du détachement français sur place.

 

La force multinationale d’Afrique centrale, elle, n’est pas en phase de désengagement. Ses effectifs devraient passer de 780 à 900 militaires. Mais sa mission évolue. « Nous allons remplir la mission qui est la nôtre, c'est-à-dire reconduire les rebelles à leur base originelle, tel que ça a été décidé dans les accords de Libreville. Il n'y a pas de raison qu'ils refusent puisqu'ils les ont signés », avance le général Jean-Félix Akaga, le patron de la Fomac.

 

Dernière force étrangère présente sur le terrain, prés de 250 soldats sud-africains sont encore à Bangui. Si l’on aperçoit de temps à autres leurs véhicules surmontés de mitrailleuses, pour eux aussi l’urgence est passée. Ce mardi, certains d’entre eux faisaient leurs emplettes dans les magasins de souvenirs.

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 07:45

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130122-operation-serval-point-de-situation-du-22-janvier/operation-serval-point-de-situation-du-22-janvier5/2146857-2-fre-FR/operation-serval-point-de-situation-du-22-janvier.jpg

 

January 23, 2013. David Pugliese - Defence Watch

 

From the Canadian Press:

 

OTTAWA – The Conservative government has cobbled together a nascent political consensus with the Opposition NDP that should permit an extended deployment of Canada’s heavy-lift military cargo plane, which is ferrying war equipment into Mali.

 

New Democrat Leader Tom Mulcair agreed Sunday to allow the air force’s C-17 cargo plane to continue assisting French and African forces as they battle al-Qaida-linked militants, said NDP foreign affairs critic Paul Dewar.

 

Prime Minister Stephen Harper said Wednesday the government is looking at “whether and how” to extend its support of France, which launched an offensive Jan. 10 to dislodge the terrorist organization from northern Mali.

 

Harper said he has reached out to colleagues and opposition parties to build consensus on the next steps in the unfolding crisis, but made it clear that “direct” military involvement in the form of troops is still not in the cards.

 

“Anything we do, I would like a broad Canadian consensus behind that,” Harper told a news conference in Cambridge, Ont.

 

“I do think that it is important to help this mission, but at the same time I think we’ve been very clear — and I think this reflects Canadian opinion — that while we’re prepared to help, we don’t want to see a direct Canadian military mission to Mali.”

 

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 07:45

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130123-operation-serval-point-de-situation-du-23-janvier-2013/operation-serval-point-de-situation-du-23-janvier-2013/2149014-1-fre-FR/operation-serval-point-de-situation-du-23-janvier-2013.jpg

Un C-17 de l’US Air Force à Bamako - photo EMA

 

24.01.2013 par Frédéric Lert (FOB)

 

Nous partîmes cinq cents, mais par un prompt renfort, nous nous vimes trois mille, en arrivant au port. Si le Cid l’a fait, Jean-Yves Le Drian le peut aussi…

 

BPC Dixmude 23.01.2013 photo Marine Nationale

 

En attendant l’arrivée à bon port des matériels lourds apportés par le BPC Dixmude (qui a appareillé lundi dernier), la France engage à ce jour 2300 hommes dans l’opération Serval. 700 autres sont en attente du départ (et d’une visite ministérielle vendredi matin) sur la zone de regroupement et d’attente (ZRA) de Miramas, dans les Bouches du Rhône. Miramas est placée à proximité de la base aérienne d’Istres et à un peu moins de 130 km de Toulon.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130119-operation-serval-point-de-situation-du-19-janvier-2013/point-de-situation-du-19-janvier-2013-3/2142918-2-fre-FR/point-de-situation-du-19-janvier-2013-3.jpg

 

Hier soir également, 1500 soldats africains étaient engagés dans l’opération. Mais seulement un tiers d’entre eux sont effectivement présents au Mali. Les deux autres tiers, 500 Nigériens et autant de Tchadiens, sont pour l’instant cantonnés au Niger.

 

Pour ce qui concerne la France, une redistribution rapide des cartes aboutit à la situation suivante :

 

Un état-major opératif d’une centaine d’hommes, répartis entre Dakar et Bamako a été mis en place sous le commandement du général de Saint Quentin. Cet état-major est en liaison directe avec le CPCO de Paris qui gère directement la crise. Au niveau inférieur, un état-major tactique contrôlant le GTIA (Groupement Tactique Interarmes) déployé en sol malien est en cours de mise en place sous la houlette du général Barrera.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130123-operation-serval-point-de-situation-du-23-janvier-2013/operation-serval-point-de-situation-du-23-janvier-20134/2149029-2-fre-FR/operation-serval-point-de-situation-du-23-janvier-2013.jpg

 

Le GTIA est aujourd’hui organisé en trois sous GTIA. Deux, soit environ 400 hommes, sont directement engagés sur le terrain : le premier dans la région de Diabali et le second dans celle de Mopti. Chaque SGTIA rayonne autour de sa position pour contrôler les intervalles. Markala, verrou tenant les approches de Bamako, a été grandement allégé, les éléments français ainsi libérés étant partis renforcés les positions de Mopti et Diabali. Un élément français réduit reste à Markala, à présent épaulé par les Burkinabés.

 

Le troisième est stationné à Bamako, mais il est à présent rendu disponible par une compagnie du 3ème RIMa engagé qui le remplace dans le rôle  « force protection » : protection des moyens aériens (en liaison avec les commandos de l’Air), du PC et du bataillon logistique (dont une antenne chirurgicale) installés dans la capitale malienne.

 

Les SGTIA positionnés au nord (comme celui de Bamako !) n’ont rencontré jusqu’à présent aucune opposition.

 

C-17 canadien BA Istres point-de-situation-du-19-janvier-20

 

Pour ce qui concerne les opérations aériennes, l’état-major des armées annonce une soixantaine de rotations d’avions de transport stratégiques entre la France et le Mali depuis le début de l’opération. Les Antonov affrétés sont épaulés par des C-17 militaires en provenance des Etats-Unis (trois appareils) de Grande-Bretagne et du Canada (un avion chacun). L’Allemagne a fournit un Airbus A310 seulement apte au transport de passagers. Sur le terrain, le « brouettage » est assuré par les avions de l’armée de l’Air (C-130, C160 et Casa 235) complétés par deux C-130 belges, un danois et deux C-160 allemands.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130119-operation-serval-point-de-situation-du-19-janvier-2013/point-de-situation-du-19-janvier-2013-8/2142943-2-fre-FR/point-de-situation-du-19-janvier-2013-8.jpg

 

Sur le plan offensif, 35 sorties aériennes ont été réalisées au cours des dernières 48 heures. (un avion décollant pour un vol équivaut à une sortie). Huit de ces sorties ont donné lieu à six « frappes », c’est à dire au tir de six bombes.  Aucun tir d’hélicoptère n’a été enregistré ces deux derniers jours. Une vidéo présentée par l’état-major des armées  montrait toutefois un tir canon de 30mm sur des pick-up depuis un Tigre. Des tirs qui étaient donc antérieurs au lundi 21 janvier. Trois hélicoptères de combat Tigre sont actuellement engagés au Mali.

 

Exercice de mise en situation opérationnelle du Tigre - Cr

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 07:10

Opération Serval

 

24/01/2013 03:30:53 cameroonvoice.com

 

Même mort Kadhafi fait peur à la France...

 

L'aviation française a frappé de ses bombes un bâtiment à Tomboctou, appartenant à la famille Kadhafi, un bâtiment que la France affirme être devenu "le siège de commandement des islamistes".

 

Le communqiué du ministère de la Défense évoque carrément "une base de l'Aqmi" qui a été ainsi détruite.

 

Les sources sécuritaires maliennes soulignent quant à elles que le raid n'a fait aucune victime parmi les civils mais plusieurs qaidistes auraient été tués . " La bâtiment a pris feu et les stocks d'armes et de munitions ont été détruits", assurent  les autorités sécuritaires maliennes.

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 07:10

deux-Antonov-124-russes-sur-la-base-aerienne-105-d-Evreux-.jpg

 

24/01/2013 02:32:56 Al Manar - cameroonvoice.com

 

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a démenti mercredi les propos de son homologue français selon lesquels Moscou a proposé officiellement à la France de l'aider à acheminer des troupes au Mali.

 

Moscou n'a pas proposé officiellement à la France de l'aider à acheminer des troupes au Mali, a affirmé Lavrov.

 

"Quand mon collègue Laurent Fabius m'a appelé (...), il m'a demandé s'il y avait des possibilités de fournir des services de transport, ce à quoi je lui ai répondu ce qui suit: nos compagnies privées, comme Volga-Dniepr, AirBridgeCargo, Skol ont plusieurs contrats, notamment avec le ministère français de la Défense et les ministères de l'Intérieur de différents pays africains", a déclaré le ministre russe lors d'une conférence de presse.

 

"Cela relève de leur décision, ce sont des projets commerciaux. Et nous n'avons rien évoqué de plus en ce qui concerne cette question du transport", a-t-il précisé.

 

M. Fabius avait déclaré dimanche que la Russie avait proposé d'acheminer des troupes ou matériels français au Mali, où est intervenue la France à la demande des autorités de Bamako, à la suite d'une offensive islamiste vers le Sud.

 

"Quand cette information est sortie, nos collègues français se sont excusés et ont dit qu'il s'agissait d'une déformation de nos propos", a indiqué M. Lavrov.

 

Le ministre a par ailleurs fait part des inquiétudes de Moscou sur la "déstabilisation de la région du Sahel".

 

"L'instabilité en Afrique du Nord déborde justement là-bas", a-t-il dit, affirmant que "ceux qui combattent au Mali, la France, les Africains, sont ceux qui ont renversé (le leader libyen Mouammar) Kadhafi et ont armé des gens pour renverser Kadhafi".

 

"Nous espérons que la situation au Mali sera stabilisée et que les pays africains déploieront leur opération prochainement comme l'a autorisé le conseil de sécurité de l'Onu", a-t-il déclaré.

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